Agriculture biologique
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L’agriculture biologique est une méthode de production agricole basée sur le respect du vivant et des cycles naturels[1], qui gère de façon globale la production en favorisant l'agrosystème mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques[2].

Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques doivent respecter des cahiers des charges et des règlements qui excluent notamment l'usage d’engrais chimiques de synthèse et de pesticides de synthèse, ainsi que d'organismes génétiquement modifiés[3].

Les agriculteurs qui pratiquent ce type d'agriculture misent, par exemple, sur la rotation des cultures, l'engrais vert, le compostage, la lutte biologique, l'utilisation de produits naturels comme le purin d'ortie ou la bactérie Bacillus thuringiensis, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites.

Définie depuis les années 1920, l'agriculture biologique est organisée à l'échelle mondiale depuis 1972 (International Federation of Organic Agriculture Movements - IFOAM) et reconnue dans le Codex alimentarius depuis 1999. À ce titre, il s'agit de l'une des formes les plus anciennement organisées d'agriculture durable[2]. Au sein de ces dernières, l'agriculture biologique se caractérise notamment par le fait que l'épithète « biologique », ou son abréviation « bio » impliquent une certification attribuée correspondant à des normes et à des cahiers des charges, et que le mot est, souvent, légalement protégé. Plusieurs labels internationaux de reconnaissance pour ce type d'agriculture ont été définis.

Dans le monde, environ 37,5 millions d'hectares étaient consacrés à l'agriculture biologique en 2009[4].

Sommaire

Les labels

L'agriculture biologique est réglementée au niveau international et définie légalement par de nombreux pays. Ces réglementations sont généralement basées sur les normes de la Fédération internationale des mouvements d'agriculture biologique (IFOAM)[5], association internationale coordonnant les organisations actives dans le secteur bio. En Europe, les règlements 834/2007 et 889/2008 et ses annexes s'appliquent obligatoirement à tout agriculteur qui veut être reconnu comme agriculteur biologique. Il est soumis à des contrôles de leur bonne application chaque année. Les cahiers des charges des Labels ne portent pas sur la qualité des produits, mais sur le respect de l'environnement. On parlera aussi d'achats durables pour les clients (entreprises, entités publiques et particuliers) achetant des produits biologiques. Il existe aussi des labels autres plus stricts (Bioprogrès…).

Fondements

Le mouvement de l'agriculture biologique s'est constitué en réaction à l'avènement de l'agrochimie, au milieu du XIXe siècle, et surtout au développement de l'usage des engrais minéraux issus de la chimiosynthèse, dans les années 1930.

On considère usuellement comme ses fondateurs Albert Howard, Rudolf Steiner, Hans Müller (de) et Maria Müller (de), Hans Peter Rusch (de), Masanobu Fukuoka, pour ne citer qu'eux.

L'apparition de l'agriculture biologique s'accompagne de nombreuses critiques sur l'évolution de la pratique agricole. Sont notamment critiqués :

  • L'abandon d'une vision holistique (ou holiste) de la Nature et de la croyance en une Nature bienveillante,
  • Le rejet des pratiques traditionnelles et du rôle prépondérant de l'humus (notamment chez Howard et Fukuoka),
  • La dégradation des liens sociaux et des libertés paysannes, suite aux restructurations du XIXe siècle et au développement des grands groupes agro-industriels (Müller),
  • Le développement d'une vision réductionniste du monde et l'instrumentalisation de la nature aux dépens d'une relation plus spirituelle avec celle-ci, et le désenchantement qui accompagne ce rapport au monde (Steiner, Fukuoka),
  • L'autorité d'une science agronomique confinée au laboratoire et détachée des réalités du terrain (Howard, Fukuoka),
  • La prédominance des intérêts financiers et commerciaux dans la conception des exploitations agricoles et dans les développements technologiques, généralement aux dépens de la fertilité du sol (Howard, Müller, Fukuoka).

Le rejet des produits de synthèse dans la production agricole et la volonté de produire des aliments de bonne qualité ne constituent ainsi, historiquement, que les aspects les plus superficiels du mouvement[6].

Comme équivalent anglophone (Organic farming), l'expression francophone Agriculture biologique apparue vers 1950 est, au sens littéral, un pléonasme car il n'existe pas d'agriculture non biologique ou non-organique. Mais elle a été choisie pour différencier cette agriculture des systèmes de production agricoles faisant appel aux intrants chimiques (engrais), aux pesticides dits « phytosanitaires » (tels que herbicides, insecticides ou fongicides, hormones de synthèses, antiparasitaires…), car polluants[7] pour la santé et l'environnement et ne participant pas à ce que l'on appellera par la suite une agriculture durable.

Bien que l'utilisation massive de la chimie en agriculture soit relativement récente, on la désigne souvent comme agriculture conventionnelle pour l'opposer à l'agriculture biologique. Concrètement pourtant, certaines techniques autorisées en agriculture biologique sont aussi fréquemment employées par des agriculteurs conventionnels : par exemple, en arboriculture, la confusion sexuelle à base de phéromones[8] perturbe donc restreint la reproduction du carpocapse des pommes et des poires (papillon qui pond sous les feuilles et dont la larve à naître, pour assurer son cycle, pénètre dans les jeunes fruits en croissance non à maturité). Ainsi, des cahiers des charges intermédiaires de bonnes pratiques se sont répandus (agriculture raisonnée, production fruitière intégrée, Globalgap, Agriconfiance…) : ils rendent obsolète et simpliste le manichéisme bio contre conventionnel, notamment en Europe.

L'agriculture biologique est en plein développement[9] : elle comprend tout un éventail de techniques et de règles destinées à pérenniser le rendement des cultures, afin d'accroître les surfaces mises en culture et satisfaire une demande grandissante.

Mises en œuvre

L'agriculture conventionnelle compense le prélèvement des nutriments du sol par l'adjonction d'engrais de synthèse, et lutte contre les insectes, mousses et végétaux concurrents à l'aide de pesticides de synthèse. L'agriculture biologique rejetant ces moyens de production, d'autres techniques sont préférées. Entre autres :

  • La lutte biologique protège les cultures des parasites, et des insectes ravageurs, par exemple par l'emploi d'insectes entomophages,
  • L'utilisation de produits phytosanitaires autorisés en agriculture biologique (cuivre, soufre etc.),
  • Les cultures associées, en combinant plusieurs espèces végétales sur une même parcelle, limitent la prolifération des parasites et ravageurs, et permet parfois des gains de productivité.
  • La permaculture est une méthode de conception qui permet de planifier les cultures, entre autres choses, de manière à exploiter au mieux les conditions climatiques et géographiques locales, et à maximiser les interactions entre les cultures,
  • L'agroforesterie intègre les arbres aux exploitations agricoles,
  • Les techniques culturales simplifiées limitent le travail du sol,
  • Le semis direct sous couvert permet de restituer au sol les nutriments prélevés, d'entretenir les bactéries permettant leur assimilation par les plantes, et de limiter le développement des adventices,
  • Le compostage et le paillis permettent de restituer les nutriments prélevés au sol, de limiter les méfaits des intempéries, et d'entretenir le développement de l'humus.
  • Les purins permettent de tuer les insectes, adventices et parasites, et peuvent également être utilisés comme fertilisants.
  • L'agriculture biodynamique prend notamment en compte les cycles lunaires et les mouvements des planètes,
  • La micro-agriculture biointensive.

L'agriculture biologique dans le monde

Une Conférence internationale ONU/FAO de mai 2007[10] sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire a conclu qu'à l'échelle mondiale, l’agriculture biologique, si elle est soutenue par une volonté politique, peut :

  • contribuer à la sécurité alimentaire, dont celle des pays riches également menacés par la crise des énergies fossiles, les changements climatiques et certaines faiblesses de la chaîne alimentaire ;
  • atténuer les impacts de nouveaux problèmes, tels les changements climatiques, grâce à une fixation améliorée du carbone du sol et une meilleure résilience ;
  • renforcer la sécurité hydrique, par exemple la qualité de l’eau, de moindres besoins en irrigation, la restauration humique du sol, de meilleurs rendements en cas de stress hydrique dû aux aléas climatiques ;
  • protéger l’agrobiodiversité, et en garantir un usage durable ;
  • renforcer la suffisance nutritionnelle, par la diversification accrue des aliments biologiques ;
  • stimuler le développement rural, notamment dans des zones où le seul choix est la main d’œuvre, grâce aux ressources et savoirs locaux.

Le Président de la Conférence a souhaité la constitution d'un réseau international de recherche et de vulgarisation en faveur de l'agriculture biologique et des sciences agroécologiques, en estimant que plus d'argent et moyens publics devraient y être consacrés. Il estime aussi que les mêmes règles devraient être appliquées à tous.

Toutefois, le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, a fait le point sur la confusion entretenue sur cette conférence et la position de la FAO. En effet, s'il constate que l'agriculture biologique peut contribuer à la lutte contre la faim dans le monde, il n'en reste pas moins que selon lui, seule l'utilisation de produits phytosanitaires chimiques ou de synthèse, de manière judicieuse, est à même de la combattre[11].

Surface cultivée mondiale

Elle dépassait en 2009 les 37,5 millions d'hectares, avec de fortes variations régionales.

Surface cultivée bio par continent (en millions d'hectares)[12]
Amérique du Nord Amérique du Sud Europe Afrique Asie Océanie
2,7 8,6 9,5 1,0 3,6 12,2

Au Québec

Un nombre croissant[13] d'agriculteurs au Québec se tournent vers l'agriculture biologique pour répondre à la demande des consommateurs. Deux organismes de certification agissent officiellement au Québec, l'organisme Québec Vrai[14] et Garantie bio/Écocert.

En Suisse

Le bio a connu un bel essor[15], en grande partie grâce aux grandes surfaces. Le label le plus connu est le « Bourgeon ». Les productions sont contrôlées uniquement par Bio.inspecta (un organisme indépendant) depuis le 1er janvier 2007. Ce label est réputé pour être un des plus stricts d'Europe.

Les Suisses ont dépensé en moyenne 160 CHF en 2005[16], ce qui fait d'eux les plus gros consommateurs mondiaux de produits biologiques. En 2006, environ 11 % des exploitations agricoles sont certifiées « bio »[17].

Le marché biologique a commencé à stagner pour la première fois en 2005. On explique ce recul par un cahier des charges trop strict ou encore par les baisses de prix dans les grandes surfaces[18].

Malgré cela, les responsables du Bourgeon sont restés optimistes lors des 25 ans de Bio Suisse le 18 août 2006 et pensent que la qualité est supérieure et en rapport avec leur prix.

Le 17 septembre 2009, Roland Charrière, directeur suppléant de l’Office fédéral de la santé publique a déclaré que « c'est une erreur de croire que les produits bio sont meilleurs que les produits conventionnels », selon une étude britannique récente, ainsi que sur les conclusions menées par l’OFSP et de l'OFAG[19].

La Politique agricole 2011 devra permettre à une exploitation de bénéficier d'un label bio, même si les parcelles ne sont pas toutes cultivées en bio. Bio suisse, qui détient le label Bourgeon, conteste cet assouplissement[20].

Dans l'Union européenne

Législation

Au sein de l’Union européenne, le premier règlement sur l'agriculture biologique est entré en vigueur en 1992 (règlement no 2092/91), suivi en août 1999, de règles relatives à la production, l'étiquetage et l'inspection en matière d'élevage (Règlement no 1804/1999). Les règles de base sont l'interdiction d'utiliser des engrais chimiques et pesticides ou herbicides de synthèse. L'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) est également interdite.
Les produits de l'agriculture biologique bénéficient d'un logo protégé au niveau européen.

Ensuite un "Plan d'action européen en matière d'alimentation et d'agriculture biologiques" a été élaboré par la Commission européenne (COM (2004) 415 final du 10.06.2004)[21]. Son but était de définir l'orientation de la politique européenne. Après consultations et débats, il a réuni un consensus des États membres de l'UE pour constituer encore aujourd'hui le socle de la politique européenne pour le bio. Ce plan contient 21 actions concrètes qui sont autant d'objectifs de développement autour de thèmes comme le marché des produits bio, y compris l'information au consommateur, le soutien des producteurs par le développement rural, et l'harmonisation du standard européen -c'est-à-dire le cahier des charges - et des contrôles y afférents.

La réalisation la plus visible de ce plan fut la proposition de la Commission européenne pour un nouveau règlement de l'agriculture biologique en 2005. Après de longs débats entre les États membres, et avec le Parlement européen, celui-ci rendit son avis le 22 mai 2007 (le rapporteur était Marie-Christine Aubert, députée européen Vert française[22]). Un des points les plus épineux des débats concernait les OGM : en effet les OGM sont effectivement strictement interdits en bio et le règlement européen ne prévoit pas de seuil spécifique pour le bio. En conséquence, c'est le seuil applicable en agriculture conventionnelle, qui est de 0,9 %, qui reste d'application pour les produits bio. Au-delà de ce seuil, la réglementation générale oblige à mentionner la présence d'OGM sur les étiquettes, provoquant donc le déclassement automatique de produits bio qui contiendrait accidentellement des substances d'OGM. Cela signifie qu'en cas de contamination à un taux situé entre le seuil de détection (qui est de l'ordre de 0,1 %) et le taux de 0,9 %, un organisme de contrôle n'est pas dans l'obligation de retirer le certificat bio du produit. Les règlements horizontaux européens parlent de présence « fortuite et techniquement inévitable ». Le règlement bio permet aux agriculteurs biologiques, et aux opérateurs de la filière, de se fonder sur l'étiquetage des produits qu'ils emploient pour prouver leur bonne foi, afin de dégager leur responsabilité lorsqu'il n'y a pas eu de négligence de leur part. Le fait qu'il existe un risque théorique de traces d'OGM dans des produits bio a suscité des polémiques, certains y voyant une dérive laxiste de la norme européenne[23] :

Le nouveau règlement no 834/2007 du Conseil[24] remplace l'ancien depuis le1er janvier 2009. Il en reprend toutes les caractéristiques essentielles, précise quels sont les objectifs et les principes de l'agriculture biologique — qui jouissent désormais d'une reconnaissance formelle de l'UE — tout en établissant les niveaux de compétences en matière de législation bio : au Conseil des ministres (et au Parlement européen lorsque le Traité instaurera la co-décision) les grands principes et les objectifs, à la Commission les règles détaillées d'application, et aux États membres les contrôles, ou du moins leur supervision, puisque ceux-ci sont généralement délégués à des organismes de contrôle indépendants. La Commission européenne a fixé les règles d'application détaillées par le règlement no 889/2008 [25]. Le régime particulier des importations de produits de l'agriculture biologique en provenance des pays tiers fait l'objet d'un règlement séparé [25], la Commission devant progressivement établir des listes d'équivalence entre le standard de l'UE et celui de pays tiers ou celui employé par des organismes de contrôle opérant en dehors de l'UE.

8 février 2010 : nouveau logo bio de l'UE: Le nouveau logo bio de l'union européenne a été sélectionné lundi 8 février 2010 par la Commission. Il est sur fond vert, avec des étoiles disposées en forme de feuille. C'est le nouveau logo bio officiel qui figurera obligatoirement sur les produits alimentaires bio préemballés produits dans l'Union européenne à partir du 1er juillet 2010[26]

Place dans la politique agricole européenne du début du XXIe siècle

Surface bio et en conversion en Europe en 2010 ou 2009 et pourcentage (SAU bio et en conversion / SAU nationale)[27]
Pays Surface pourcentage
Espagne (2010) 1 650 866 ha 6,7 %
Italie (2009) 1 106 684 ha 8,7 %
Allemagne (2010, premières estimations) 990 702 ha 5,9 %
Royaume Uni 718 345 ha 4,2 %
France (2010) 845 440 ha 3,1 %
Autriche (2010) 544 672 ha 19,4 %
République Tchèque (2010) 448 202 ha 10,5 %
Suède (2010) 438 878 ha 14,2 %
Pologne (2010) 367 062 ha 2,4 %
Grèce (2009) 326 252 ha 3,9 %
Danemark (2010) 173 513 ha 6,6 %

Les réformes de la PAC des années 2000 ont profondément modifié le soutien à l'agriculture européenne. Les agriculteurs sont désormais tenus de respecter certaines normes environnementales de base pour pouvoir bénéficier des aides publiques. Ils sont également soumis au respect du principe de pollueur-payeur. Au-delà des normes de base, ceux qui mettent en œuvre des techniques plus favorables à l'environnement et au respect de la nature – comme l'agriculture biologique – peuvent recevoir une aide supplémentaire, mais cela n'a rien d'automatique. Ce sont les mesures agri-environnementales, qui proposent de rémunérer les agriculteurs souscrivant à des engagements allant au-delà des bonnes pratiques agricoles. En particulier, la pratique de l'agriculture biologique permet de percevoir des primes à l'hectare ainsi que des aides aux investissements. Ces actions devraient tendre à favoriser l'adoption de pratiques d'agriculture biologique, mais elles relèvent de programmes de développement rural(PDR) qui sont décidés par chacun des 27 États membres, (ou des régions). L'ensemble du dispositif des aides au bio est donc très variable d'un pays à l'autre et finalement assez disparate.

Par exemple, les aides à la conversion en Autriche sont de l'ordre de 450 euros par hectare. En France, l'aide est accordée sur une période de cinq ans et varie selon les cultures :

100 euros par hectare et par an pour une surface en prairie permanente ;
200 euros par hectare et par an pour une surface en prairie temporaire, céréales et oléo-protéagineux ;
350 euros par hectare et par an pour une surface en culture légumière ;
600 euros par hectare et par an en maraîchage.

En France, les agriculteurs bio peuvent bénéficier d'une aide au maintien. Ces aides sont cumulables avec les aides accordées à l'agriculture conventionnelle. Il existe, de plus, de nombreux programmes locaux d'aides à l'agriculture biologique et un crédit d'impôt réservés aux agriculteurs « biologiques »[28].

Depuis l'adoption du règlement européen de 1992, de nombreuses exploitations se sont converties à ce nouveau type de production agricole.

Le nouveau règlement européen sur le bio est entré en vigueur en 2009 sans modifier ces dispositifs.

Production

4,7 % de la superficie agricole utilisée de l'UE-27 fin 2009 (8,6 millions d'hectares, 209 111 exploitations agricoles) était consacrée à l'agriculture biologique, mais avec de fortes variations de surface selon les pays. En 2009, la consommation de produits alimentaires bio dans l'Union européenne a été estimée à 17,3 milliards d’euros, dont un tiers en Allemagne. 72% des produits bio (en valeur) sont consommés dans quatre pays : l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie. En moyenne, les budgets alloués par les ménages pour les achats de produits bio sont les plus élevés au Danemark (139 € en 2009 et 150 € en 2010) et en Autriche (104 € en 2009). En 2009, la part des achats de produits bio dans l’ensemble des achats alimentaires était de 8% en Autriche et de 7,2% au Danemark (7,9% en 2010)[29]. En France, la part du marché de l'alimentation bio dans l'alimentation totale a atteint 2% en 2010[30].

Surface (en Bio) par pays[31] : la plus grande était en 2009 en Espagne (1,6 million d'hectares, soit 18,6 % du total de l'UE-27), devant l'Italie et l'Allemagne (respectivement 1,1 et à,95 million d'hectares chacun, soit 12,8 % et 11 %).

Pourcentage de la surface agricole utilisée[32] : l'Autriche était en 2009 en tête avec 18,5 %, suivie de laSuède (12,5 %), l'Estonie avec 10,5 %. Les taux les plus faibles étaient mesurés à Malte (0,25 %), en Bulgarie (0,4 %) et en Irlande (1,2 %).

Pourcentage des exploitations en bio, dans l'UE25 : 1,6 % en 2005

Surface moyenne des exploitations bio dans l'UE-27,en 2007[33] : elle est supérieure à celle d'une exploitation moyenne conventionnelle. 38 ha par exploitation certifiée biologique, contre 13 ha par exploitation moyenne.

Évolution : la part des cultures cultivées en bio est passée de 3,2 % fin 2001 (UE-15) à 4,7 % fin 2009. La part de la surface en cours de conversion dans le total des surfaces cultivées en bio, varie fortement, de moins de 10 % au Danemark (1 %), aux Pays-Bas (4 %), en Finlande (8 %) et en Suède (9 %) à plus de 80 % à Malte (100 %), Chypre (87 %) ou en Lettonie (83 %), pays où le développement de la certification bio est plus récent.

Évolution de l'agriculture biologique en Europe
1993 2002 2005 2009
Surface (en millions d'ha)[34] 0,8 5,8 6,8 8,6
Nombre d'exploitations[35] 36 080 142 348 139 930 209 111

En Allemagne

L'Allemagne est un pays leader dans le domaine de l'agriculture biologique, à la fin de l'année 2007, 5,1 % des surfaces cultivés étaient consacrés à ce type de culture, et le chiffre d'affaires des produits issus de l'agriculture biologique s'élevait a presque 4 milliards d'euros[36]. De nombreux labels existent avec des cahiers des charges très différents. La grande écocitoyenneté des Allemands est une des explications du grand développement de l'agriculture biologique.

En Belgique

En 2008, la part belge de la superficie européenne cultivée en bio était de 36 000 ha, soit 0,5 % de la superficie totale consacrée à l'agriculture biologique[37]. En 2010 elle était de 41 354 ha[38].

En 2010, la taille moyenne des exploitations biologiques était de 40,5 ha/exploitation, à comparer à une taille moyenne de 30,8 ha/exploitation (bio et non-bio)[38]. En 2007, la part de la superficie en cours de conversion dans la superficie totale consacrée à l'agriculture biologique était de 14,0 %[note 1].

En France

Article détaillé : Agriculture biologique en France.

En France, l'Association française pour l'agriculture biologique (AFAB), est fondée en 1962. Dans les années 1970, un mouvement sociétal de retour à la nature favorise le développement de modes de productions biologiques.

Le terme agriculture biologique est légalement protégé en France depuis la loi d'orientation agricole du 4 juillet 1980 et le décret du 10 mars 1981, lesquels l'ont définie, et ont fixé les conditions d'homologation des cahiers des charges et précisé les substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles dits biologiques.

La consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique a progressé de près de 10 % en moyenne par an entre 1999 et 2005, puis de 30% entre 2006 et 2010, pour représenter 3,38 milliard d'euros en 2010 selon l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique (Agence Bio)[39]

En 2010, le marché français des produits alimentaires biologiques s'élevait à 3,38 milliard d'euros, le poste le plus important étant celui de l'épicerie et des boissons, qui totalise 828 millions d'euros. Mais l'ensemble des produits vendus aux rayons crémerie – produits laitiers (269 millions d'euros), lait (249 millions) et œufs (209 millions) – représentent eux-mêmes 21,5 % de la consommation des aliments bio, avec un total de 727 millions d'euros[40].

L'agriculture biologique française représente 8 % de l'agriculture biologique européenne en 2009[41].

En 2010, la surface agricole utile (SAU) exploitée selon le mode biologique rassemblait 845 440 ha, dont 273 626 ha en conversion; soit 3,1 % de la SAU française avec de grandes disparités selon les secteurs (Vignoble : 6% , Fruits: 10%, Grandes cultures : 1,5%). Le nombre des exploitations bio a rapidement augmenté, passant de 3 602 producteurs certifiés en 1995 à 11 900 en 2007 puis 20 604 en 2010. Entre 2009 et 2010, 4 160 agriculteurs supplémentaires ont été recensés[42].

Agence Bio - Chiffres clés édition 2011

Le "fond Avenir Bio" géré par l'Agence Bio, a pour objet de financer avec un appel à projet annuel, la structuration des filières de production biologiques en France.

Un plan « Agriculture biologique : horizon 2012 », a été initié suite au Grenelle de l’environnement, avec un objectif de 6 % de la SAU pour la surface agricole biologique à l’horizon 2012, ce qui implique de tripler les surfaces en bio en 2009 [43].

Agriculture biologique et agriculture conventionnelle

L'opposition entre ces deux types d'agriculture n'est pas aussi radicale que cela peut apparaître à première vue. D'une part, le cahier des charges de l'agriculture biologique préconise un certain nombre de mesures de gestion qui peuvent s'appliquer en agriculture classique, par exemple la rotation des cultures, ou le délai minimum d'abattage des animaux, qui s'impose aussi pour certains labels de qualité, ainsi que l'optimisation des traitements employés.

D'autre part, l'interdiction d'insecticides (les cahiers des charges les définissent précisément) n'est pas totale en agriculture bio, elle est plus restrictive, les pyrèthres naturels et la roténone, deux insecticides naturels tirés de végétaux étaient autorisés jusqu'au 10 octobre 2008[44], ils ont une biodégradabilité rapide et, s'agissant des pyrèthres, sont moins nocifs qu'un grand nombre d'insecticides issus de la chimie de synthèse. L'usage de la roténone est actuellement contesté, d'abord du fait de son très large spectre, et enfin suite à la découverte du fait que son exposition chronique provoque la maladie de Parkinson chez les rats[45], et que la banalisation de son emploi coïncide avec l'augmentation de cas de maladie de Parkinson[46]. Depuis le 10 Octobre 2008, la roténone est interdite sauf exception pour certaines cultures fruitières. Cependant, depuis Avril 2011, les professionnels et les particuliers ne peuvent plus utiliser cet insecticide, au bénéfice de la santé des applicateurs et des consommateurs mais rendant plus difficile la « gestion » de certains ravageurs.

Un attracteur/compteur d'insectes
Compteur d'insectes

Les agriculteurs bio préfèrent maintenir les équilibres de la faune auxiliaire (y compris les bousiers nécessaires au recyclage rapide des excréments animaux dans le sols[47]) en favorisant la faune utile et les prédateurs naturels plutôt qu'éliminer indistinctement toute activité animale, même si l'usage autorisé de roténone n'est pas très sélectif.

Un exemple qui n'est plus controversé est celui de la bouillie bordelaise (à base de sulfate de cuivre) utilisée entre autres en viticulture et arboriculture fruitière (pas seulement en agriculture biologique) : elle est autorisée alors que la toxicité du cuivre pour les moutons, les milieux aquatiques et les sols va conduire à une réduction drastique de son usage, y compris en agriculture classique ; déjà les effets nocifs du cuivre avaient entraîné une diminution des doses de cuivre autorisées et le recours de plus en plus fréquent à d'autres méthodes. Cette évolution constitue une contrainte forte pour la production biologique de vin qui s'appuie, contrairement à la production conventionnelle, quasi exclusivement sur le cuivre pour contrôler Plasmopara viticola, agent du mildiou de la vigne.

L'agriculture bio élimine un certain nombre de risques sanitaires induits par l'usage, ou l'abus de certains intrants chimiques, mais elle introduit des facteurs de risque liés à certaines pratiques :

  • l'interdiction de certains fongicides voire certains insecticides chimiques augmenterait le risque de présence de mycotoxines dans les aliments ; cependant ce point est contesté par un rapport de l'AFSSA du 28 avril 2003 concluant sur ce point que le « cahier des charges de l’agriculture biologique interdit le recours aux traitements fongicides de synthèse, mais privilégie des pratiques culturales favorables à une limitation de la contamination par les mycotoxines. Les données disponibles de contamination des produits biologiques par des mycotoxines montrent des niveaux de contamination variables avec quelques cas de fortes contaminations sans qu’il puisse globalement être dégagées de grandes différences avec les contaminations des produits conventionnels. Compte tenu de la diversité des mycotoxines, des facteurs influençant leur apparition et du caractère très hétérogène de la contamination des denrées alimentaires, la représentativité des résultats disponibles reste discutable et justifie de poursuivre une surveillance attentive des contaminations, pour les deux modes de production, par la mise en œuvre de nouveaux plans de surveillance.» [48].
  • l'emploi de fertilisants organiques, quasiment obligatoire en agriculture biologique et de moins en moins utilisé en agriculture conventionnelle, peut amener des germes pathogènes pour l'homme ;
  • l'emploi de médicaments homéopathiques doit être subordonné à une vérification de leur efficacité réelle, c'est pourquoi l'usage ne fait pas consensus parmi les agriculteurs bio.
  • l'interdiction d'emploi de désherbants entraîne l'augmentation des travaux culturaux d'où une augmentation de la dépense énergétique par unité produite (en contradiction parfois avec la notion de développement durable).


L'agriculture biologique a aussi permis de maintenir ou de développer de nombreuses techniques et technologies innovantes dont la plupart se diffusent lentement dans l'agriculture conventionnelle et possèdent des avantages non négligeables :

  • elle supprime la plupart des nuisances liées aux pesticides que ce soit pour les nappes phréatiques ou les eaux de surface, la faune et l'homme ;
  • elle diminue les infrastructures d'extraction de matières premières, infrastructures extrêmement polluantes en général ;
  • elle utilise beaucoup moins de matériaux issus de la pétrochimie et donc tendrait de ce point de vue à retarder le pic pétrolier ;
  • selon une étude contestée de l’écologiste David Pimentel de l’université Cornell[49],[50] de New York, elle consomme 30 % d’énergie en moins, moins d'eau et pas de pesticides chimiques pour des rendements équivalents.
Un champ en agriculture biologique
Un champ « bio »

Parmi les impacts écologiques et sociaux, avantageux ou non, selon le point de vue :

– elle augmente les prix des produits agricoles[51] ;
– elle diminue l'impact sur l'eau ;
– elle est perçue comme meilleure pour la santé ;
- du fait de sa moindre productivité elle nécessite une plus grande quantité de terres cultivables pour obtenir la même quantité de nourriture ;
– elle améliore la vision qu'a la société de l'agriculture, qui dès lors n'est plus considérée comme polluante ;
– elle augmente le nombre d'actifs par unité de surface (+20 à 30 % [52]) et permet de diminuer l'exode rural en améliorant la viabilité à long terme des exploitations et l'image des paysans ;
– elle est très favorable à la biodiversité[53];
– son rôle en matière d'érosion est ambivalent, d'une part avec l'utilisation de haies et de cultures fixatrices d'azote qui occupent le sol, comme la luzerne, elle freine cette dernière, en revanche l'utilisation quasi-obligatoire du labour pour lutter contre de nombreux « bio-agresseurs » (dont limaces et adventices) entretient ce risque. Il est localement diminué avec les cultures sur bois raméal fragmenté.

De plus, l'agriculture biologique serait liée à une préférence pour les productions locales et les circuits courts, soit par les normes (exemple : autoproduction obligatoire d'une part de l'alimentation des animaux), soit par conviction des producteurs, et, de ce fait, en relocalisant les productions :

– elle revitaliserait le tissu socio-économique local ;
– elle éviterait des flux de marchandises facteur d'effet de serre.

Cependant un débat sur la préférence entre les produits locaux et les produits issus de l'agriculture biologique se développe, s'appuyant entre autres sur le fait que pour certains produits biologiques importés, le bilan au niveau gaz à effet de serre serait défavorable en comparaison aux mêmes produits issus de l'agriculture conventionnelle locale.

Néanmoins, elle se diffuse très lentement dans le milieu agricole professionnel et reste marginale, malgré les aides importantes à la reconversion. Elle trouve la plupart de ses adeptes et défenseurs parmi les néo-ruraux et les mouvements écologistes des villes.

Nombreuses sont les collectivités territoriales à favoriser activement l'agriculture biologique, notamment en imposant l'utilisation de produits issus de l'agriculture biologique dans les cantines.

Graines bio et semences bio pour l'Agriculture biologique

Avec la naissance de l'Agriculture Biologique est apparue le terme « graines bio » qui désigne des semences obtenues par une agriculture attentive au respect de l'environnement, n'utilisant pas de pesticides et excluant les modifications génétiques. Dans une dimension plus large, les graines bio font aussi référence à des graines de plantes rares et variétés anciennes [54] .

Aspects nutritionnels

Il est communément admis par les adeptes de l'agriculture biologique que l'alimentation issue de l'agriculture biologique est plus saine au niveau nutritif. Par exemple en France un sondage de 2009 montre que 90 % de la population pensent (opinion) que les produits biologiques sont « plus naturels car cultivés sans produits chimiques », 81 % pensent (preuve empirique requise opinion s'abstenir) qu'ils sont « meilleurs pour la santé », et 74 % pensent (non scientifiquement prouvé) que les « qualités nutritionnelles des aliments (sont) mieux préservées » [55]. Cependant, malgré un grand nombre d'études, aucun consensus scientifique ne semble se dégager à l'heure actuelle. Un certain nombre d'études ont été accusées d'être biaisées par des intérêts économiques et idéologiques, en faveur ou en défaveur de l'agriculture biologique.

Si les aliments bio présentent un avantage incontestable par leur très faible teneur en antibiotiques et en pesticides, ils sont exposés au risques de contenir des biotoxines et mycotoxines, parfois toxiques pour l'homme, risques heureusement fortement contrôlés et quasi inexistant car les aliments biologiques sont contraints aux mêmes normes sanitaires que les autres.

Les aliments bios sont également très peu contaminés par les nitrates, mais cela est à pondérer par l'existence d'une controverse sur la toxicité des nitrates.

Une étude britannique commanditée par la FSA (Food Standards Agency), affirme, grâce une synthèse des données sur le sujet des 50 dernières années que d'un point de vue nutritionnel, il n'existe pas de différence notable entre l'agriculture biologique et l'agriculture conventionnelle[56]. Une étude européenne (Quality Low Input Food[57]) devant être rendue publique à la fin de l'année et dont les conclusions préliminaires[note 2] indiquent que les produits bio contient en moyenne 40 % d'antioxydants en plus. Selon son rapporteur : « Cela signifie que manger des légumes bio équivaut à consommer une portion supplémentaire de légumes par jour »[58].

Une autre étude de l'université d'État de Washington a démontré que les fraises issues de l'agriculture biologique avait de meilleurs qualités nutritives (avec des taux d'antioxydants, de vitamine C et de composés phénoliques supérieurs). En revanche, elles contiennent moins de phosphore et de potassium[59].

Rendements de l'agriculture biologique

Les détracteurs de l’agriculture biologique lui imputent un rendement très faible, en particulier du fait de la nécessité de laisser les sols en jachère (en réalité il est plutôt proposé d'y faire pousser alternativement des plantes à forte captation en azote comme le trèfle et d'y faire paître des vaches pour fertiliser le sol).

Cette vision est à relativiser car elle se base sur une vision à court terme et avec de grossières approximations. Par exemple, la statistique souvent citée selon laquelle une transition vers l’agriculture biologique aux États-Unis ne permettrait de produire qu’un quart de la nourriture produite actuellement est basée sur une étude du département américain de l’Agriculture montrant que tout le fumier des États-Unis ne pourrait couvrir qu’un quart des besoins en engrais du pays – mais oublie que l’agriculture biologique ne dépend pas que du fumier.

Une étude menée par l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique en Suisse a montré que les fermes biologiques avaient un rendement inférieur de seulement 20 % aux fermes conventionnelles sur une période de 21 ans car il faut du temps pour qu'un sol lavé par les intrants redevienne fertile.

L’agriculture biologique a été comparée à l’agriculture classique dans des études portant sur

– le riz au Bangladesh[60] ;
– l’élevage du mouton en Nouvelle-Zélande[61] ;
– les pommes aux États-Unis[62] ;
– le maïs et le soja aux États-Unis[63] ;
– les cultures de céréales en Suisse[64].

Nombreuses sont les études qui révèlent des rendements similaires pour les produits biologiques et ceux obtenus selon les systèmes classiques[60],[62],[65],[66].

Certaines études indiquent que les rendements biologiques sont de l’ordre de 80 % des rendements classiques ou même de 50 %[60],[63], [67].

En Afrique, des études menées dans le cadre du Programme environnemental des Nations unies ont même montré que les rendements en agriculture biologique sont plus élevés que les rendements en agriculture conventionnelle.

Il y a aussi des études qui affirment que les rendements biologiques sont supérieurs aux rendements classiques, certains de 200 à 300 %[63].

Ces études sont fortement contestées par les opposants à l'agriculture biologique, qui soutiennent que les rendements ont été calculés en additionnant plusieurs fois des données identiques.

De la même manière contrairement à ce qui est avancé par ses détracteurs, le coût énergétique de l'agriculture biologique ne semble pas supérieur à l'agriculture intensive.

Martin Entz, de l’université du Manitoba, a comparé l’utilisation de l’énergie dans des parcelles de recherche.

Il conclut que la production biologique utilisait moins de la moitié de l’énergie utilisée dans la production classique et qu’une grande partie de cette différence était due à l’apport des engrais.

De plus, la production classique dégageait de 2 à 2,5 fois plus de CO2 et utilisait de 2,2 à 2,8 fois plus d’énergie que la production biologique. Les systèmes biologiques utiliseraient de façon constante moins d’énergie à l’acre ou à la calorie de produit alimentaire obtenu[68].

Notes et références

Notes

  1. selon les chiffres publiés par Eurostat en juin 2007, pour l'UE25
  2. le rapporteur européen est Carlo Leifert, professeur d'agriculture écologique à l'université de Newcastle upon Tyne

Références

  1. Ehrenfried Pfeiffer, 1937. Fertilité de la terre ; Sir Albert Howard, 1940, Testament agricole
  2. a et b Fao - Comité De L'Agriculture
  3. Des pesticides « naturels » sont autorisés en cas de besoin technique pour préserver la récolte (voir §5 Agriculture Bio et agriculture conventionnelle)
  4. Agence Bio - chiffres clés
  5. site officiel de l'IFOAM
  6. Source de ce passage : Histoire de l’agriculture biologique : une introduction aux fondateurs, Sir Albert Howard, Rudolf Steiner, le couple Müller et Hans Peter Rusch, Masanobu Fukuoka, thèse d'Yvan Besson
  7. http://mdrgf.org/25pesticides.html
  8. Principe actif : le piège à phéromones, est une surface engluée et imprégnée des phéromones de la femelle. Il attire les carpocapses mâles vers des plaques engluées. Ceux-ci, leurrées se posent et se retrouvent collées à la plaque. Ils ne peuvent alors plus se libérer et donc aller se reproduire librement.
  9. www.insee.fr/fr/insee_regions/midi-pyrenees/rfc/docs/agri_bio.pdf
  10. Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire Rome, 3 - 5 mai 2007
  11. Communiqué de presse de la FAO
  12. Agence Bio - chiffres clés
  13. Plan stratégique du secteur des aliments biologiques du Québec 2004-2009 p 3
  14. Site internet de Québec Vrai
  15. Statistiques Agriculture Biologique - 1. Production
  16. http://www.agirinfo.com/PRODUCTION/Publications/PDF/ItineraireDuBio.pdf
  17. Presseportal: BIO SUISSE - BIO SUISSE: Le bio poursuit sa croissance
  18. Statistiques Agriculture biologique - 2. Consommation, marché
  19. http://www.24heures.ch/actu/suisse/produits-bio-verite-derange-2009-09-25
  20. swissinfo - Politique agricole : un peu de «bio» suffit au Parlement
  21. http://ec.europa.eu/agriculture/organic/eu-policy/action-plan_fr
  22. http://mhaubert.net/
  23. Communiqué de Biocoop du 14 juin 2007
  24. http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2007:189:0001:0023:FR:PDF
  25. a et b http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:250:0001:0084:FR:PDF
  26. Agence Bio - logo européen
  27. Agence Bio - chiffres clés
  28. Agence Bio - aides à l'agriculture biologique
  29. Agence Bio - chiffres clés Europe
  30. Agence Bio - chiffres clés France
  31. Agence Bio - chiffres clés Europe
  32. Agence Bio - chiffres clés Europe
  33. UE - analysis of the UE organic sector
  34. FiBL / IFOAM - The world of organic agriculture 2011
  35. Agence Bio - chiffres clés 2002, 2005, 2010
  36. La filière bio, ambassade d'Allemagne Paris. Consulté le 4 septembre 2009
  37. http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/5-01032010-BP/FR/5-01032010-BP-FR.PDF
  38. a et b http://statbel.fgov.be/fr/binaries/chiffrescles_agriculture_2010_fr_tcm326-106257.pdf
  39. Agence Bio - chiffres clés
  40. Agence Bio - chiffres clés France consommation
  41. Agence Bio - chiffres clés France
  42. (Agence Bio, - chiffres clés France)
  43. L’environnement en France - Édition 2010 - COll. Références Commissariat général au développement durable, juin 2010 par le service de l'observation et des statistiques
  44. Journal officiel de l'Union Européenne du 10/04/2008
  45. (en) résumé de l'article sur la neurotoxicité chronique sur les rats
  46. (fr) Article de synthèse très complet sur la toxicité de la roténone, son statut légal et ses applications
  47. (fr) Fiche technique sur les auxiliaires de l'agriculture consacrée au bousier
  48. [http://www.unctad.org/infocomm/francais/ble/Docs/rapportAFSSA.pdf Évaluation des risques et bénéfices nutritionnels et sanitaires des aliments issus de l’agriculture biologique, AFSSA, 28 avril 2003
  49. Un article parlant de cette étude
  50. Environmental, Energetic, and Economic Comparisons of Organic and Conventional Farming Systems David Pimentel, Paul Hepperly, James Hanson, David Douds, et Rita Seidel. Vol. 55 No. 7 BioScience 573, juillet 2005
  51. Source inconnue : fruits 16 % plus chers en moyenne que les produits dits conventionnels, ce ratio étant de 23 % pour les légumes bio… en France en 2010
  52. Agriculture biologique : évaluation d'un gisement d'emplois de Vérot D. aux éditions FNAB paru en 1998
  53. http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6X1F-4HDX6Y6-4&_user=10&_rdoc=1&_fmt=&_orig=search&_sort=d&view=c&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=0d7f0ea756a00910f6313a6eacfb8f9c
  54. Grainesbio.com - Le site officiel d'information sur les graines bio
  55. Baromètre consommation et perception des produits biologiques en France, « Baromètre consommation et perception des produits biologiques en France » sur le site de l'Agence Bio, 2009
  56. Une étude britannique remet en cause les avantages de l'alimentation bio, lemonde.fr, 31.07.09
  57. Quality Low Input Food (QLIF)
  58. Les aliments bio davantage nutritifs, tranche un expert
  59. Les fraises bio ont une meilleure qualité nutritive, le 3 septembre 2010 sur Futura-sciences
  60. a, b et c (en) Golam, R. et G. B. Thapa. 2003. Sustainability analysis of ecological and conventional agricultural systems in Bangladesh. World Development 31(10): p. 1721-1741.
  61. (en) Nguyen, M. L. et R. J. Haynes.1995. Energy and labour efficiency for three pairs of conventional and alternative mixed cropping (pasture-arable) farms in Canterbury, New Zealand. Agriculture, Ecosystems and Environment 52(2/3), p. 163-172.
  62. a et b (en) Reganold, J. P., J. D. Glover, et coll. 2001. Sustainability of three apple production systems. Nature 410(6831): 926
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  68. Martin Entz, université du Manitoba

Voir aussi

Bibliographie

  • Évaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l'agriculture biologique, Agence française de sécurité sanitaire des aliments, Maisons-Alfort, 2003
  • Claude Aubert et Blaise Leclerc, Bio, raisonnée, OGM, Quelle agriculture dans notre assiette ?, Terre vivante, 2003
  • Brian Halweil, « L’agriculture biologique peut-elle nous nourrir tous ? », World Watch, mai-juin, 2006
  • Guillaume Mauricourt, Agriculture et santé, l'impact des pratiques agricoles sur la qualité de vos aliments, éditions Dangles, 2005
  • Catherine de Silguy, L'Agriculture biologique, Que-sais-je ?, no 2632, PUF, 2000
  • Pascale Solana, La Bio, de la terre à l'assiette, Sang de la Terre, 1999
  • Pascale Solana et Nicolas Leser, Passions bio, des produits, des hommes, des savoir-faire, éditions Aubanel, 2006
  • Gil Rivière-Wekstein, BIO FAUSSES PROMESSES ET VRAI MARKETING , éditions Le Publieur, 2011

Articles connexes

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Coordination :

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