Agence spatiale Européenne

Agence spatiale européenne

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Agence spatiale européenne
Agence spatiale européenne
Coordonnées
Longitude 48°50'53"N
Latitude 2°18'15"E
Agence européenne
Localisation: Drapeau de la France Paris, France
Formation:
- Signé
- Établie

1973
31 mai 1975
Pilier: Communauté économique européenne
Directeur: Jean-Jacques Dordain (depuis 2003)
Site internet: http://www.esa.int/
Drapeau de l'Union Européenne

L’Agence spatiale européenne (ASE) (en anglais European Space Agency : ESA), est une agence spatiale intergouvernementale, fondée [1] le 31 mai 1975. Elle est chargée de la coordination des projets spatiaux de 18 pays européens, dont chacun détient une voix au conseil. Ses activités couvrent les domaines suivants : science et exploration robotique ; lanceurs ; vols habités ; observation de la Terre ; télécommunications et applications intégrées ; Galileo et activités de navigation ; technologie.

Sommaire

Les missions de l'ASE

L’ASE compte 18 États membres (depuis fin 2008) qui mettent en commun leurs ressources pour développer les lanceurs, les véhicules spatiaux et les installations sol dont l’Europe a besoin pour être autonome dans le domaine spatial. L’Agence a pour mission de développer la coopération entre les États européens dans le domaine spatial. Elle élabore et met en œuvre une politique spatiale européenne à long terme ainsi que des activités et des programmes. Elle coordonne le programme spatial européen et les programmes nationaux, en intégrant progressivement ces derniers.

Les activités de l'Agence couvrent les domaines suivants : science et exploration robotique, lanceurs, vols habités, observation de la Terre, télécommunications et applications intégrées, Galileo et activités de navigation, technologie. Son budget 2008 s’élève à environ 3 milliards d’euros. Le budget 2009-2011 a été fixé a environ 10MdE. La participation de la France à l'ESA est assurée par le Centre national d'études spatiales (CNES).

Le directeur général, élu par le conseil tous les quatre ans, est depuis 2003 le français Jean-Jacques Dordain.

Historique

L'ASE a remplacé deux organisations datant du début des années 1960, l'Organisation européenne pour la mise au point et la construction des lanceurs (ELDO) et le Conseil européen de recherches spatiales (ESRO).

Dès sa création en 1975[2], l'ASE a géré le programme Ariane, qui a donné son indépendance spatiale à l'Europe, après l'échec du programme Europa 2 : ces échecs répétés de la fusée Europa (7 échecs en 1972 sur 7 lancements, à cause d'une mauvaise coordination), avaient découragé les partenaires européens, et initialement seule la « France gaulliste » souhaita poursuivre un programme spatial pour s'affranchir de la tutelle des États-Unis (voir le refus nord-américain de lancer en 1972 le satellite commercial franco-allemand, Symphonie[3]).

Après de délicates négociations entre France, Allemagne et Royaume-Uni, un accord fut trouvé fin 1973 pour relancer un projet de lanceur de satellites, qui sera nommé plus tard Ariane. La maîtrise d'œuvre fut confiée au CNES français (Centre national d'études spatiales), et la motorisation à la société française Société européenne de propulsion (SEP).

Cette fusée Ariane, qui en est à sa cinquième version majeure[4], est lancée depuis la base de Kourou en Guyane : l'ESA finance les deux tiers du budget annuel du Centre spatial guyanais, et a également payé sa modernisation pour la mise au point de la série des lanceurs Ariane.

L'ASE gère en outre une série de programmes scientifiques ou de R&D technologique, ainsi que des programmes d'application (télécom, navigation, observation de la Terre).

Principaux jalons

Conseil des ministres de la recherche du 25/11/2008

Les principales décisions prises au cours du conseil des ministres de la Recherche du 25 novembre 2008 sont les suivantes[5] :

Structure de l'ASE

Les pays membres

Les pays participants à l'ASE ne font pas nécessairement partie de l'Union européenne et inversement : ainsi la Norvège et la Suisse sont membres de l'ASE ; a contrario les pays ayant adhéré en 2004 à l'Union européenne n’en sont pas membres. Deux pays sont candidats à être membre de l'Agence, la Hongrie et la Roumanie. Ces pays ont déjà signé des accords avec l'ASE (voir ci-dessous). Malte et Chypre ont récemment déclaré vouloir se rapprocher de l'ASE. Le Canada est un membre associé, État coopérant à statut privilégié.

     Pays membres de l'ASE     Pays ayant signé la charte PECS     Pays ayant signés un accord de coopération avec l'ASE

Les 18 pays membres sont (entre parenthèses date d'adhésion) :

Allemagne Allemagne ; Autriche Autriche ; Belgique Belgique ; Danemark Danemark ; Espagne Espagne ; Finlande Finlande ; France France ; Grèce Grèce (9 mars 2005) ; Irlande Irlande ; Italie Italie ; Luxembourg Luxembourg (1er décembre 2005) ; Norvège Norvège ; Pays-Bas Pays-Bas ; Portugal Portugal ; Royaume-Uni Royaume-Uni ; Suède Suède ; Suisse Suisse; République tchèque République tchèque ( 18 novembre 2008).

L'ASE, dans le but de resserrer les liens avec les pays européens non-membres et des pays extra-européens, a conclu des accords (les accords d’États coopérants européens) permettant la participation limitée du pays contractant. Les pays coopérants sont (entre parenthèse date d'adhésion) :

Hongrie Hongrie (2003); Turquie Turquie (2004); Roumanie Roumanie (2007); Pologne Pologne (2007); Estonie Estonie (2007); Ukraine Ukraine (2008); Slovénie Slovénie (2008); Lituanie Lituanie (en cours); Canada Canada .

Les centres de l'ASE

Le siège de l’ASE, dont les effectifs se montent à 1893 personnes (2006), se situe à Paris. L’établissement accueille le bureau du directeur général ainsi que les bureaux de la plupart des directeurs de programme.

Centre décisionnel, le siège de l'ASE est également le centre administratif qui héberge les principaux bureaux du personnel, des affaires juridiques, de la finance, du budget, de l’audit interne, de la stratégie, des relations internationales et de la communication. Chaque centre de l’ASE possède également des bureaux du personnel, de la finance et de la communication qui sont sous la responsabilité du siège de l’ASE de Paris. Pour en savoir plus sur le siège de l'ASE à Paris


Pour faciliter ses contacts et ses activités à l’étranger, l’ASE dispose aussi de bureaux de liaison à Bruxelles, à Moscou ainsi qu’à Washington et Houston (E-U) (ce dernier soutient les activités de la Station spatiale internationale). L’ASE est également active avec un bureau au sein du port spatial de l'Europe à Kourou, en Guyane française.

L'ASE dispose également de plusieurs centres ayant chacun des responsabilités bien définies. L'ASE emploie ainsi près de 2000 personnes à titre permanent, réparties entre ses principaux établissements :

  • L'ESTEC, Centre européen de technologie spatiale, est le centre où sont conçus la plupart des véhicules spatiaux de l'ASE et de ses activités de développement technologique. Il est implanté à Noordwijk, aux Pays-Bas. Il s'agit également du plus grand établissement de l'ASE.[2]
  • L'ESOC, Centre européen d'opérations spatiales, est chargé des opérations de commande et contrôle en orbite des satellites de l'ASE. Il se situe à Darmstadt, près de Francfort, en Allemagne.[3]
  • L'EAC, Centre des astronautes européens, forme les astronautes aux futures missions et plus particulièrement ceux qui partent en mission à bord de la Station spatiale internationale ISS. Il se trouve à Cologne, en Allemagne.[4]
  • L'ESRIN, Institut européen de recherches spatiales, est basé à Frascati, près de Rome, en Italie. Ses responsabilités comprennent la collecte, le stockage et la distribution des données satellitaires aux partenaires de l'ASE ainsi qu'une fonction de centre des technologies de l'information de l'Agence. Il dirige également le projet de lanceur Vega.[5]
  • Centre d'astronomie spatiale européen (ESAC) basé à Madrid, Espagne[6]. Il pilote les opérations scientifiques de toutes les missions d’astronomie et d’étude des planètes de l’ASE et conserve leurs archives. [6]
  • Le Réseau de station de poursuite européen (European Space Tracking Network)
  • Le Centre européen sur la robotique et le changement climatique (European Robotics and Climate Change Centre) situé à Oxford, au Royaume-Uni (création annoncée fin 2008).

L'ASE utilise la base de lancement de Kourou en Guyane française, le « port spatial guyannais », et dispose d'un réseau de stations sol et de stations de poursuite dans différentes régions du monde.

Fonctionnement

Le fonctionnement de l'ASE repose sur son Conseil et son Directeur général, actuellement Jean-Jacques Dordain.

Le Conseil de l'ASE fixe les lignes directrices à partir desquelles l’Agence élabore ses programmes et ses activités, et suit leur mise en œuvre. Tous les États membres y sont représentés, ainsi que le Canada, État associé.

Le Directeur général est chargé de gérer l’Agence et d’exécuter ses programmes.

Budget

Siège de l'ESA à Paris
Salle de contrôle à Darmstadt, Allemagne

Les activités obligatoires de l'ASE (programmes de sciences spatiales et budget général) sont financées par chacun des États membres. L'ASE mène en outre un certain nombre de programmes facultatifs que chaque état peut, ou non, financer. L'ASE fonctionne sur la base d'un « retour géographique », c'est à dire que la somme versée par un État membre est approximativement affectée à l'industrie spatiale de ce pays.

En 2006 le budget de l'ASE s'élevait à 2904 M€. Le budget européen est faible comparé à celui des autres puissances spatiales puisqu'il représente l'équivalent du prix d'un ticket de cinéma par citoyen d'un État membre de l'ASE. En comparaison les américains versent une somme 4 fois plus élevée pour les activités spatiales civiles[7].

Pays membres Activités
obligatoires
Programmes
facultatifs.
Total
(€ millions)
Total (%)
France France 15,63 % 31,55 % 778,8 26,38 %
Allemagne Allemagne 23,41 % 21,45 % 614,8 20,83 %
Italie Italie 12,88 % 14,59 % 397,9 13,48 %
Royaume-Uni Royaume-Uni 16,93 % 5,91 % 239,3 8,11 %
Espagne Espagne 6,87 % 5,76 % 169,0 5,72 %
Belgique Belgique 2,83 % 7,37 % 167,4 5,67 %
Suisse Suisse 3,40 % 3,49 % 97,3 3,30 %
Pays-Bas Pays-Bas 4,43 % 2,87 % 90,9 3,08 %
Suède Suède 2,61 % 2,11 % 62,5 2,11 %
Autriche Autriche 2,26 % 0,87 % 33,7 1,14 %
Norvège Norvège 1,70 % 1,02 % 33,2 1,12 %
Danemark Danemark 1,82 % 0,78 % 28,8 0,98 %
Finlande Finlande 1,37 % 0,54 % 20,7 0,70 %
Irlande Irlande 0,95 % 0,30 % 12,8 0,43 %
Portugal Portugal 1,40 % 0,21 % 12,7 0,43 %
Grèce Grèce 1,50 % 0,12 % 12,5 0,42 %
Luxembourg Luxembourg 0,21 % 0,13 % 4,2 0,14 %
République tchèque République tchèque  ? %  ? %  ?  ??? %
Total membres ESA 100 % 99,06 % - -
Total ASE - 100 % 2951,8 100 %
  • 5 % du budget de l'ESA est fourni par le Canada.

Élaboration du programme spatial européen

Vue d'artiste du télescope Herschel

Le Conseil de l'ASE est l'instance dirigeante de l'organisation. Il fixe les lignes directrices à partir desquelles l'Agence élabore le programme spatial européen. Chaque État membre est représenté au sein du Conseil et y dispose d'une voix, quelle que soit sa taille ou sa contribution financière.

Processus de sélection des missions scientifiques

Un projet de mission scientifique est sélectionné après avoir franchi les phases suivantes[8] :

  • Appel à Idées : durant cette phase les communautés scientifiques sont sollicités pour soumettre des propositions de mission. Les propositions font l'objet d'une évaluation par les pairs qui aboutit à une première sélection.
  • Phase d'évaluation : Quatre missions au maximum sont sélectionnés par le Science Programme Committee. Chaque équipe détaille avec des ingénieurs de l'ASE la charge utile. La valeur scientifique et la faisabilité de la mission sont évalués. Une des quatre missions est alors sélectionnée par Space Science Advisory Committee.
  • Phase de définition : Les coûts et le planning de la mission sont définis. Les partenaires à qui doivent être confiés le développement des instruments sont choisis.
  • Phase de développement : durant cette phase, le projet est développé avec les industriels sélectionnés et mis en œuvre.

Présidents du Conseil de l’Agence

Le Conseil élit tous les quatre ans un Directeur général à la tête de l'Agence. Chacun des secteurs d'activité de l'ASE correspond à une Direction qui relève du Directeur général. Actuellement, le Directeur général de l'ASE est Jean-Jacques Dordain.

Nom Date de service Nationalité
Jean-Marie Luton 1990 - 1997 France France
Antonio Rodotà 1997 - 2003 Italie Italie
Jean-Jacques Dordain depuis 2003 France France

Corps européen des astronautes

Ulf Merbold est le premier astronaute de l'ESA à avoir volé dans l'espace.

Le Corps européen des astronautes de l'ASE regroupe les astronautes de l'ASE à Cologne en Allemagne. Une campagne de recrutement a été lancée.

Lorsque l'ASE a été créé, les vols habités ne faisaient pas partie des objectifs principaux qui étaient centrés sur la recherche scientifique contrairement aux agences spatiales russe et américaine. Le premier astronaute européen de l'ASE à avoir volé est l'allemand Ulf Merbold qui a fait partie du vol STS-9 de la navette spatiale en 1983 (le français Jean-Loup Chrétien est le premier européen de l'ouest à effectuer un vol à bord de la station spatiale russe (vol Saliout 7 en 1982) mais il l'a fait dans le cadre du CNES).

À la fin des années 1980, les vols d'astronautes européens sont devenus fréquents et en 1990 l'ASE a décidé de créer un Centre des Astronautes européens à Cologne en Allemagne. Ce centre a pour rôle de sélectionner et d'entraîner les futurs astronautes et a en charge la coordination avec les partenaires internationaux en particulier dans le cadre des missions dans la Station spatiale internationale. En 2006, le corps des astronautes européens comprend 12 membres.

Au cours de l'été 2008, une campagne visant à recruter 3 nouveaux astronautes a été lancée. Environ 10000 personnes se sont portées candidates dont 8413 remplissaient les critères de sélection. Après une première sélection et des tests psychologiques ce nombre a été ramené à 80 fin 2008. 6 futurs astronautes de l'ESA ont été désignés à la fin du premier semestre 2009 après une série de tests médicaux et d'interviews[9].

Anciens astronautes de l'ASE

Umberto Guidoni (Italie), Jean-Pierre Haigneré (France), Claudie Haigneré (France), Philippe Perrin (France), Gerhard Thiele (Allemagne), Michel Tognini (France)

Astronautes en activité

Jean-François Clervoy (France), Frank De Winne (Belgique), Pedro Duque (Espagne), Léopold Eyharts (France), Reinhold Ewald (Allemagne), Christer Fuglesang (Suède), André Kuipers (Pays-Bas), Paolo Nespoli (Italie), Claude Nicollier (Suisse), Thomas Reiter (Allemagne), Hans Schlegel (Allemagne), Roberto Vittori (Italie)

Sélectionnés en 2009

Samantha Cristoforetti (Italie), Alexander Gerst (Allemagne), Andreas Mogensen (Danemark), Luca Parmitano (Italie), Timothy Peake (Royaume-Uni), Thomas Pesquet (France)

Programmes de l'ASE

Article détaillé : Programme spatial européen.

L'ASE gère un grand nombre de projets. Ceux-ci sont menés en coopération avec les agences spatiales nationales et parfois avec les agences spatiales des autres nations (Japon, États-Unis, Inde, Chine).

Les lanceurs de l'ASE

Articles détaillés : Ariane 5 et Vega.
Une fusée Ariane 42P

L'ESA dispose de ses propres lanceurs dont elle finance le développement : Ariane 5, dernier développement de la famille Ariane et, à compter de 2009, Vega pour les petits satellites (charge utile de deux tonnes). Le lanceur Ariane 5 a été conçu pour s’assurer que l’Europe garde son avantage concurrentiel sur le marché mondial des services de lancement. La version actuelle Ariane 5 ECA peut maintenant placer près de dix tonnes sur orbite géostationnaire autour de l’équateur. Pour la mise sur orbite de ses satellites, l'ASE a souvent recours aux fusées russes Soyouz mais également Rockot lorsque leur capacité est mieux adaptée.

La base de lancement de Kourou

Article détaillé : Centre spatial guyanais.

Les lancements des fusées Ariane sont effectuées depuis la base de lancement de Kourou (CSG) en Guyane française, le « port spatial de l'Europe » : ce site, proche de l'équateur, bénéficie à plein de la rotation de la Terre et est également idéalement placé pour les lancements de satellites géostationnaires. Le gain de vitesse apporté par la rotation de la Terre est en effet fort utile lorsqu’on lance un satellite vers l’est. Cette impulsion supplémentaire est plus forte près de l’équateur, ce qui fait de Kourou le port spatial le mieux placé du monde. Les restes de fusée retombent en toute sécurité dans l’océan, ce qui est également vrai pour les lancements vers le nord à destination d’autres orbites.

Développé par la France en 1960, le site de lancement de Kourou a ensuite été repris par l’ASE pour sa fusée Ariane. L’Agence finance, depuis 1975, les 2/3 du budget du centre spatial de Kourou qui est géré conjointement avec le CNES (propriétaire foncier) et ARIANESPACE (intégrateur des lanceurs). Cette contribution comprend le financement des campagnes de lancement et des aménagements nécessaires pour adapter le site à la croissance de la demande et à l'évolution des lanceurs. Ainsi en 2009 des travaux sont en cours pour permettre le lancement depuis cette base  :

  • des fusées Vega en réutilisant un ancien site de lancement Ariane I (ELA-2)[10].
  • des fusées Soyouz grâce à la création d'un nouveau site de lancement dédié : la fusée Soyouz bénéficiera alors d'une capacité d'emport sensiblement accrue par rapport à ses sites de lancement habituels (Baïkonour et Plesetsk).

L’ASE a investi depuis sa création près de 1,6 milliard d’euros dans le CSG[11].

La navigation par satellite via Galileo

Le programme Galileo est une initiative commune de la Commission européenne et de l'ASE visant à doter l’Europe de son propre système mondial de navigation par satellite, civil et indépendant. Premier système civil, il sera compatible et interopérable avec le GPS américain et le GLONASS russe, déjà en place sous égide militaire. Galileo devrait être pleinement opérationnel d’ici 2012 avec une constellation de 30 satellites en orbite autour de la Terre à une altitude d’environ 24 000 km.

La participation à la Station Spatiale Internationale

Le laboratoire européen Columbus au centre spatial Kennedy
Articles détaillés : Laboratoire européen Columbus et ATV.

L'ASE participe à la mise en place et au fonctionnement de la Station spatiale internationale mais il s'agit d'un programme facultatif que 5 membres sur 17 ont choisi de ne pas financer soit à cause de l'importance des dépenses soit par manque d'intérêt. Les principales contributions de l'ASE sont constituées par :

  • Le laboratoire européen Columbus : ce module a été mis en place au cours du vol STS-122 de la navette spatiale américaine.
  • La coupole d'observation développée par Alenia Spazio.
  • Le cargo de ravitaillement ATV dont 5 exemplaires doivent être construits : le cargo permet d'amener à la station environ 7667 kg de ravitaillement (fluides, nourriture, carburant, pièces de rechange) et de remonter l'orbite de la station spatiale[12]. Le premier vol a eu lieu en mars 2008. L'ATV met en œuvre un système de rendez-vous automatique qui constitue une première.
  • Le bras télémanipulateur européen (ERA) qui doit être installé en 2010

En 2005 on estimait que les coûts de développement de la station spatiale depuis sa création additionné au coût de fonctionnement sur 10 ans s'élevait à 100 milliards d'euros. La part de l'ASE se monte à 8 milliards d'euros[13]. Environ 90 % de la participation de l'ASE est versée par seulement 3 de ses membres : l'Allemagne (41 %), la France (28 %) et l'Italie (20 %). Le Centre des astronautes européens a été créé en 1998 en Allemagne pour préparer l'Europe à participer à des missions habitées vers la Station spatiale internationale, ISS. L'Europe dispose aujourd'hui d'un corps de 10 astronautes, spécialisés dans les domaines de la science, de la technologie et de la médecine. Les astronautes européens participent déjà à des missions vers l'ISS pour entreprendre en apesanteur des recherches en sciences de la vie, en physiologie humaine et en sciences des matériaux, recueillant ainsi des résultats qu’il serait impossible d'obtenir sur Terre.

L'exploration spatiale avec Aurora

Aurora est le nom du programme d’exploration spatiale de l’ASE. Il vise à définir et à mettre en œuvre un plan européen à long terme d’exploration robotique et humaine du système solaire, avec, en ligne de mire, Mars et la Lune. Pendant la longue phase de préparation d’Aurora, une série de missions automatiques et habitées permettront d’acquérir et de tester les connaissances et les technologies nécessaires à l’envoi d’équipages jusqu’à la planète Mars et à leur retour, en toute sécurité. ExoMars sera le nom donné à la première mission européenne qui déposera et exploitera un robot mobile à la surface de la planète rouge et qui réalisera un forage dans le sol d’une planète. Cette mission recueillera et analysera des échantillons, notamment dans des zones où les données scientifiques suggèrent qu’il y a eu de l’eau liquide dans le passé et elle cherchera des signes de vie primitive.

L'exploration de la Terre avec Earth Explorer

Les satellites d'observation de la Terre de l'ASE permettent la compréhension de notre environnement à l'échelle du globe. La série Météosat fournit à la communauté des météorologues une moisson de données. Avec les satellites de télédétection ERS et aujourd’hui Envisat, les scientifiques ont pu constituer des ensembles de données concernant les phénomènes environnementaux sur plus de 15 ans. Parmi les projets développés actuellement par Earth Explorer :

  • Météosat de deuxième génération.
  • MetOp. Il sera le premier satellite météorologique européen placé sur orbite polaire. Il analysera les variations climatiques à long terme et le temps qu’il fait au quotidien en recueillant des données sur l’atmosphère, les nuages, la température, l’humidité, les niveaux d’ozone et la vitesse du vent.
  • Sentinelles, les cinq satellites s’inscrivant dans l’initiative GMES, Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité, de l’Union européenne.
  • GOCE, la mission Gravité et circulation océanique en régime stable. Elle aidera à établir des modèles globaux et régionaux du champ de gravité et du géoïde terrestre. Ce satellite a été placé sur son orbite le 17 mars 2009 à 260 km au-dessus de la Terre, par la fusée germano-russe Rockot.
  • ADM-Aeolus, la mission d’étude de la dynamique de l’atmosphère, et des vents à l’échelle du globe.
  • SMOS, la mission étudiant l'humidité des sols et la salinité des océans ainsi que le cycle de l’eau. SMOS apportera des informations vitales pour les prévisions météorologiques, la surveillance du climat et la prévision des catastrophes naturelles.
  • CryoSat-2. Ce satellite mesurera l’évolution des inlandsis continentaux et des banquises.
  • SWARM. Cette constellation analysera les modifications du champ magnétique afin d’améliorer notre connaissance de l’intérieur du globe et du climat de la Terre.
  • EarthCARE. Cette mission, menée en commun avec le Japon, observera les interactions entre les nuages, les poussières, le rayonnement du Soleil y compris dans l’infrarouge.

L'exploration solaire

De nombreuses missions de l'ASE étudient ou ont étudié le Soleil :

  • Le satellite SOHO, posté en un point particulier de l’espace en direction du Soleil, spécialisé dans le captage d'images d'éruptions solaires.
  • La mission Ulysse qui a réalisé la toute première carte de l’héliosphère, de l’équateur aux pôles.
  • Les quatre satellites Cluster qui ont étudié les interactions entre la magnétosphère et le vent solaire.

Les futurs projets de l’ASE incluent la mission Solar orbiter, qui se rapprochera du Soleil comme jamais auparavant pour étudier les régions polaires et d’autres zones invisibles de la Terre.

La découverte du système solaire

Pour comprendre le fonctionnement du système solaire, l’ASE a lancé une série de missions : Mars Express, Venus Express, Cassini-Huygens et SMART-1. L’ASE s’intéresse notamment à l’éventuelle présence d’eau sur Mars et en cartographie la surface. Elle scrute l’atmosphère épaisse de Vénus pour comprendre l'effet de serre qui la caractérise. En envoyant une sonde sur Titan, la plus grosse lune de Saturne, elle a pu étudier sa chimie et sa minéralogie, ouvrant de nouvelles perspectives sur les origines de la vie sur Terre. La sonde Rosetta est, quant à elle, en route pour son rendez-vous en 2014 avec la comète 67P/ Tchourioumov-Guerassimenko. Les chercheurs espèrent savoir ainsi si les comètes, qui sont les plus anciens objets du système solaire, ont apporté de l’eau et la vie sur Terre. La sonde BepiColombi explorera, pour sa part, Mercure, la planète la plus proche du Soleil, pour étudier la formation et l’évolution des planètes à proximité de leur étoile.

La découverte de l'univers

Les télescopes spatiaux tels que Hubble ou encore les satellites XMM-Newton et Integral de l’ASE étudient l’univers au-delà de la lumière visible, observant des phénomènes à hautes températures comme les trous noirs et les explosions d’étoiles, et surveillant des objets célestes évoluant dans des conditions extrêmes de gravité, de densité et de température.

À venir notamment :

  • Les missions Planck et Herschel scruteront les confins de l’espace pour étudier la formation de l’univers et résoudre le mystère de la naissance des étoiles et des galaxies.
  • Une nouvelle génération de télescopes tels que le télescope spatial James Webb étudiera les supernovas, les trous noirs et les quasars, offrant aux chercheurs de nouvelles informations sur la naissance et l’évolution d’autres systèmes planétaires.

L'ASE et les vols habités

Vue d'artiste du Crew Space Transportation System tel qu'envisagé début 2008

Suite au succès du premier Véhicule automatique de transfert européen ATV, l'agence spatiale européenne et EADS préparent la prochaine génération de vaisseaux, d'abord sous forme d'une capsule de rentrée atmosphérique afin de ramener du fret sur terre (Advanced Re-entry Vehicle ou ARV), puis à terme capable de devenir un vaisseau de transport d'équipages (Crew Transport Vehicle ou CTV).

La coopération avec les autres agences spatiales

Liste des projets

Le satellite Planck lancé en 2009 doit étudier les variations du bruit de fond consécutif au big bang

Classification

Les activités de l'ASE comportent programmes scientifiques ou de R&D technologique, ainsi que des programmes d'application (télécom, navigation, observation de la Terre). Ils sont regroupés dans les domaines suivants :

  • Vols habités et exploration
  • Navigation
  • Observation de la Terre
  • Recherche et technologie
  • Science de l'Espace
    • Astronomie spatiale, cosmologie
    • Exploration du système solaire
  • Télécommunications

Projets achevés

Les satellites et sondes dont la liste suit ont achevé avec succès leur mission. Ils sont soit inertes et placés sur une orbite de rebut soit ils ont été détruits en rentrant dans l'atmosphère, soit ils se sont écrasés sur le sol planétaire.

1975 - 1982 COS-B Première mission de l'ASE, Étude des sources de rayons Gamma.
1977 - 1987 ISEE 2 Analyse des interactions entre le vent solaire et de la magnétosphère. ISEE 1 et 3 étaient des satellites de la NASA. ISEE 3 a été utilisé à la fin de sa mission comme pour étudier la comète ICE.
1978 - 1996 IUE Télescope spatial chargé d'étudier le rayonnement ultraviolet (bloqué par l'atmosphère).
1978 GEOS 2 Mesure de la magnétosphère terrestre. Satellite de secours de GEOS 1.
1983 - 1986 EXOSAT Première mission de l'ASE d'étude du rayonnement X.
1985 - 1992 Giotto Giotto est une sonde envoyée pour étudier la comète de Halley qu'elle a croisée à environ 200 km. C'est la première sonde européenne envoyée dans l'espace lointain.
1989 - 1993 Olympus Gros satellite expérimental de télécommunications travaillant en bande BBS. Des expériences en bande KU et KA ont été menées.
1989 - 1993 Hipparcos Hipparcos a réalisé la cartographie de 100 000 étoiles avec une haute précision et d'un million d'étoiles avec une précision moindre.
1991 - 2000 ERS ERS a ouvert une ère dans l'observation de la Terre depuis l'Espace pour l'ASE. Des informations très nombreuses ont pu être recueillies grâce à 6 instruments dont un radar à synthèse d'ouverture, un altimètre à micro-ondes et divers senseurs optiques.
1992 - 1993 Eureca Satellite servant de plateformes à plusieurs expériences de microgravité.
1995 - 1998 ISO Télescope spatial dans l'infrarouge.
1997 - 2005 Huygens La sonde Huygens a atterri en 2005 sur Titan la lune de Saturne et pu prendre des photographies et effectuer des analyses chimiques du sol.
2003 - 2006 SMART-1 Sonde destinée à analyser la composition chimique du sol lunaire. A permis de valider l'utilisation de moteur ionique comme système de propulsion principal d'un satellite.
2005 SSETI Express Ce satellite construit par des étudiants devait permettre valider des technologies mises en œuvre par d'autres projets d'étudiant. Le satellite est tombé en panne peu de temps après son lancement.

Projets en cours

Les projets suivants sont entrés dans une phase opérationnelle (satellites mis en orbite,...) et, dans le cas des satellites scientifiques, fournissent actuellement des données.

1977 - 1997 Météosat première génération 1 - 7 Satellite météorologique géostationnaire de première génération. Satellites opérationnels à partir de Météosat-4. Les satellites Météosat-6 et -7 sont encore opérationnels.
1990 Hubble Téléscope optique (coopération ASE et NASA)
1990 Ulysses Ulysses est une sonde qui a survolé les pôles du Soleil et fournit des informations sur le champ magnétique et le vent solaire (coopération NASA/ASE, fabriqué en Europe).
1995 SoHO Satellite d'observation du Soleil et de l'héliosphère. Surveillance des tempêtes solaires (coopération ASE et NASA, construit en Europe)
1995 ERS-2 Poursuite du travail de ERS-1 et étude du trou d'ozone grâce à un nouvel instrument.
1999 XMM-Newton Trois télescopes composés chacun de 58 miroirs imbriqués utilisés pour réaliser des observations en astronomie des rayons X.
2000 Cluster 4 satellites en formation fournissent une image tridimensionnelle des collisions entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre et des tempêtes magnétiques qui en résultent dans l'Espace. Mission conjointe de l'ASE et de la NASA, satellite construit en Europe.
2001 Artemis Satellite géostationnaire assurant le relais entre d'autres satellites et les stations terrestres et système de diffusion de messages à des mobiles terrestres (coopération ASE et Japon).
2001 Proba Petit satellite destiné à qualifier de nouvelles technologies utilisées sur les satellites.
2002 Envisat Plus gros satellite mondial d'observation de la Terre (8 tonnes). Satellite utilisant les instruments ERS-2 dans une version améliorée ainsi que d'autres senseurs optiques.
2002 - 2013 MSG Successeurs des satellites météorologiques Meteosat première génération. Prennent des images dans les longueurs d'onde visible et en infra-rouge. Trois satellites déjà placés en orbite (ASE et EUMETSAT).
2002 Integral Premier télescope spatial pouvant observer les rayons gamma et les rayons X.
2003 Mars Express Première sonde européenne envoyée vers Mars. Comporte une caméra à haute résolution, un spectromètre Fourier pour la recherche de présence d'eau. (Emporte un atterrisseur développé par les anglais qui a échoué).
2003 Double Star Ce mission conjointe entre l'ASE et l'agence spatiale CNSA comporte d'une manière analogue à la mission Cluster deux satellites qui analysent conjointement les effets du Soleil sur le climat.
2004 Rosetta Sonde qui doit s'approcher de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko en 2014 et y poser un atterrisseur (mission franco-allemande).
2004 EGNOS Projet d'aide à la navigation par satellite fournissant une précision améliorée par rapport au GPS.
2005 Venus Express Sonde spatiale d'exploration de la planète Vénus.
2005 - 2010 Galileo Système de navigation par satellite européen concurrent du GPS américain.
2006 MetOp-A Satellite météorologique en orbite polaire, successeur de deux satellites de la NOAA (mission conjointe ESA et EUMETSAT)
2006 - 2009 CoRoT COROT est un satellite de recherche d'exo-planètes. Projet du CNES avec la participation d'autres pays.
2008 - 2017 Columbus Le laboratoire spatial Columbus fait partie de la Station Spatiale Internationale.
2008 ATV Véhicule de ravitaillement de la station spatiale internationale. Il permet également de remonter l'orbite de l'ISS.
2009 GOCE GOCE doit fournir des données permettant d'établir un modèle mondial et régional du champ de gravitation.
2009 Herschel Herschel est un télescope spatial qui travaille dans l'infrarouge lointain et le submillimétrique qui doit être positionné au deuxième point de Lagrange (L2) pour observer les étoiles et les galaxies. Il a été lancé avec Planck.
2009 Planck Planck est un satellite qui doit mesurer le rayonnement du fond diffus cosmologique avec une grande précision et doit fournir des informations sur le déroulement du Big Bang. Position au 2ème point de Lagrange (L2). Il a été lancé avec Herschel.

Projets en cours de développement

Les projets suivants sont approuvés et sont en cours de développement.


2009 SMOS SMOS doit établir des cartes de l'humidité du sol et de teneur en sel des océans pour améliorer notre compréhension du cycle de l'eau et améliorer les modèles de prévision météorologique.
2010 ADM-Aeolus Cette mission doit fournir des informations plus précises sur les mouvements atmosphériques (vent) et améliorer les modèles de prévision météorologiques.
2010 HYLAS Petit satellite d'information destiné à tester de nouvelles méthodes de communications entre satellites et stations au sol.
2009 Proba-2 Petit satellite destiné à qualifier de nouvelles technologies utilisées sur les satellites.
2009 CryoSat-2 Cryosat-2 est équipé d'un radar qui doit permettre la mesure de l'épaisseur de la glace au pôle. Ce satellite remplace un engin jumeau perdu à cause de la défaillance de son lanceur.
2010 LISA Pathfinder Satellite destiné à valider la technologie qui sera utilisée sur le satellite LISA.
2010 ERA Bras télémanipulateur européen qui doit être installé sur le module russe de la station spatiale internationale.
2010 SWARM SWARM est une constellation de 3 satellites qui étudient l'évolution du champ magnétique terrestre.
2011 Gaia Successeur de Hipparcos qui doit fournir la position et le déplacement d'un milliard d'étoiles.
vers 2011 Sentinelle-1 Satellite d'observation de la Terre déployé dans le cadre du projet GMES. Fourniture d'imagerie radar tout-temps, jour et nuit, à des fins d'observation du sol et des océans.
vers 2012 Sentinelle-2 Satellite d'observation de la Terre déployé dans le cadre du projet GMES. Fourniture d'imagerie optique haute résolution pour l'observation des sols (utilisation des sols, végétation, zones côtières, fleuves, etc.). Sentinel-2 sera également utile pour la mise en œuvre de services de traitement des situations d'urgences.
vers 2012 Sentinelle-3 Satellite d'observation de la Terre déployé dans le cadre du projet GMES. Surveillance mondiale des océans et des calottes glaciaires et des terres émergées.
2012 EarthCARE Ce satellite d'observation doit mesurer les interactions entre le rayonnement solaire, les aérosols et la formation des nuages. L'objectif est de mettre au point un modèle prédictif plus précis de l'évolution météorologique et climatique. La mission est menée avec l'agence spatiale japonaise.
2013 BepiColombo Mission en deux parties en coopération avec l'agence spatiale japonaise destinées à cartographier la planète Mercure et en étudier la magnétosphère.
2013 ExoMars Rover martien faisant partie du programme Aurora.
2013 JWST Le télescope spatial James Webb est un projet conjoint avec la NASA qui doit succéder au télescope Hubble.
après 2015 Darwin Darwin est un interféromètre composé de 3 télescopes qui doit permettre de détecter des planètes d'une taille analogue à la Terre et en analyser l'atmosphère.
après2016 Mars Sample Return Sonde comprenant un atterrisseur qui doit ramener un échantillon du sol martien sur Terre.
2024, 2033 Aurora Projet à long terme d'exploration du système solaire. Nécessite le développement de technologies pour des missions habitées vers la Lune et Mars.

Projets proposés

Le contenu des projets suivants n'est pas encore figé.

2012 Hyper Hyper doit mesure avec un laser l'effet Lense-Thirring généré par le champ gravitationnel de la Terre, ce qui doit permettre d'établir une carte précise de l'Espace-temps au voisinage de la Terre.
2015 Solar orbiter Solar Orbiter est un satellite qui doit tourner autour du Soleil à une distance de 45 rayons du Soleil et cartographier l'atmosphère solaire avec une résolution de 100 km par pixel. Les régions polaires du Soleil qui ne sont pas visibles de la Terre seront étudiées.
2018 XEUS Cette mission doit prendre le relais de la mission XMM-Newton-Mission. Elle comprend deux éléments navigant en formation constitués d'un détecteur et d'un miroir qui doivent permettre de détecter le premier trou noir.
2018 LISA LISA doit pouvoir détecter avec ses capteurs les ondes gravitationnelles.
après 2020 Titan Saturn System Mission/TandEM Sonde spatiale d'exploration d'Encélade et Titan satellites de Saturne. Il est prévu que la sonde comprenne un orbiter ainsi qu'un ballon et atterrisseur.
après 2020 Europa Jupiter System Mission/Laplace Sonde spatiale d'exploration des satellites de Jupiter Europe et Ganymède.

Projets ayant échoué

1977 GEOS 1 Ce satellite géostationnaire qui devait étudier la magnétosphère terrestre est resté sur une orbite elliptique à la suite d'une défaillance de son lanceur.
1996 Cluster Les 4 satellites Cluster ont été détruits à la suite de l'explosion de la fusée Ariane 5 dont c'était le premier vol.
2005 CryoSat Le satellite Cryosat est doté d'un radar destiné à mesurer l'épaisseur de la glace aux pôles. À la suite d'une défaillance du lanceur, le satellite n'a pas été mis en orbite.

Actions vers les jeunes

L'ASE a toujours eu une politique d'information de la jeunesse par de nombreux moyens pédagogiques mis en œuvre au travers de diverses expositions.

Elle a signé, en 1986, une convention de partenariat avec l'Association PARSEC qui diffuse l'information scientifique sur la Côte d'Azur. Elle a été renouvelée le 23 juin 2001[14], par Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'Agence.

Le département éducatif de l'agence est très actif avec notamment l'organisation de réelles missions spatiales pour les jeunes comme le projet ESMO qui vise à mettre en orbite autour de la Lune un satellite entièrement conçu et réalisé par des étudiants Européens.


Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

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Notes et références de l’article


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