Agence internationale de l’énergie renouvelable

Agence internationale de l'énergie renouvelable

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Carte des états signataires, situation au 29 juin 2009

L'Agence internationale de l'énergie renouvelable (IRENA, International Renewable Energy Agency) est une organisation intergouvernementale dont la mission est la promotion des énergies renouvelables à l'échelle mondiale. Elle est appelée à jouer un rôle de premier plan en matière de transferts technologiques (coopération nord/sud) et de conseil au niveau des politiques incitatives facilitant la sortie des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) et leur remplacement par les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydroélectricité, géothermie, énergie marémotrice, etc.). L'IRENA a donc une mission à la fois technique, juridique, économique et politique.

Le projet de création de d'IRENA est né au sein de l'association Eurosolar, et remonte à janvier 1990[1],[2]. Cette agence, résultat d'un long travail mené notamment par Hermann Scheer (père des lois allemandes en faveur des énergies renouvelables, président d'Eurosolar et directeur du Conseil mondial des énergies renouvelables), a été portée au premier chef par l'Allemagne, le Danemark et l'Espagne et fondée à Bonn le 26 janvier 2009 par 75 états, dont la France. Elle compte aujourd'hui 136 états membres dont presque tous les États européens et africains, mais aussi les États-Unis[3], l'Inde[4], le Japon[5], l'Australie[6], etc.

Le 29 juin 2009, la française Hélène Pelosse (en) en devient directrice. Le siège de l'IRENA est à Abou Dabi (émirat qui s'est engagé à verser 500 millions de dollars pour IRENA[7]) et sera transféré au sein de la ville 100 % écologique de Masdar dès que les travaux de cette ville seront terminés. Bonn est le centre d'innovation et de technologie de l'agence et Vienne le bureau de liaison avec les Nations unies et d'autres organisations internationales.

Sommaire

Missions de l'agence

Parc éolien

Contrairement à l'Agence internationale de l'énergie qui n'alloue que 2 % de son budget annuel de 25 millions de dollars aux énergies renouvelables[8] et dont les 28 membres proviennent tous de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'Agence internationale de l'énergie renouvelable est entièrement dédiée aux énergies renouvelables et compte parmi ses 136 membres des pays de tous les continents. Hans Jørgen Koch qui a été directeur de l'Agence internationale de l'énergie de 1994 à 2002, fait aujourd'hui partie du panel de gouvernance de l'agence ; il souligne que certains pays se sont opposés et s'opposent encore aujourd'hui systématiquement à l'augmentation du budget consacré aux énergies renouvelables. Il indique que le budget d'IRENA sera 50 fois plus élevé que la totalité du budget de l'Agence internationale de l'énergie[8].

José Luis Rodríguez Zapatero, Premier ministre de l'Espagne à l'occasion de la fondation de l'agence :

« Les pays qui dans quelques années seront à la pointe dans le domaine des énergies renouvelables sont ceux qui mèneront la lutte contre le changement climatique et parviendront à réduire leur dépendance vis-à-vis du carbone, contribueront à réduire la pollution atmosphérique, à enrayer le changement climatique et feront une plus-value économique, politique et sociale. L’Espagne ne peut laisser passer cette chance pour l’avenir. »

D'après le site internet provisoire de l'Agence :

« l'objectif premier de l'Agence est de combler le fossé existant entre le potentiel des énergies renouvelables et leur faible part dans le marché aujourd'hui. C'est aujourd'hui la seule organisation internationale focalisée sur l'exploitation des énergies renouvelables dans le monde développé comme dans les pays en voie de développement. La principale activité de l'IRENA sera de conseiller ses pays membres en créant les cadres juridiques, techniques et financiers permettant le transfert de technologie et de savoir-faire autour des énergies renouvelables. L'IRENA est prête à coopérer étroitement avec les autres organisations et institutions internationales actives sur le développement des énergies renouvelables. »

États signataires

Commentaires

Pour Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable :

« Cette mobilisation massive traduit l’espoir que les technologies d’ores et déjà disponibles en matière d’énergie éolienne, solaire thermique et photovoltaïque, géothermique, biomasse, hydraulique et marine, deviennent encore plus compétitives et fassent l’objet d’une diffusion à très grande échelle sur toute la planète. »

Hermann Scheer rappelle que la route a été longue :

« Pendant longtemps, il n’y a pas eu de consensus. Nous nous sommes heurtés à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole [OPEP] et à certains pays industrialisés. L’administration Bush était contre. Et il y a encore aujourd’hui des résistances.[9] »
« Depuis trop longtemps, le potentiel des énergies renouvelables a été largement sous-estimé et de trop nombreuses institutions étaient très mal informées à propos du potentiel réel. Tel le capitaine d'un bateau navigant sur une mer ouverte sans savoir s'orienter et qui crie “Il y a de l'eau partout mais nous n'avons plus une seule goutte à boire !”. Les énergies renouvelables sont partout, il nous faut installer des capteurs pour les collecter, de la même manière qu'un bateau qui a installé un désalinisateur ne manquera jamais d'eau douce en mer. Nourris d'informations insuffisantes, nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à voir la lumière des énergies renouvelables.[10] »

D'autres points de vue de personnalités sont disponibles sur le site de l'Agence[11].

Références

  1. (en) « The long road to IRENA – A Chronology », sur le site du World Council for Renewable Energy.
  2. (en) « The WCRE has been the main driving force behind the establishment of an International Renewable Energy Agency (IRENA) », sur le site du World Council for Renewable Energy.
  3. (en) Joanne Allen et Anthony Boadle, « U.S. joins International Renewable Energy Agency », Reuters, 30 juin 2009.
  4. (en) Ben Block, « India Joins International Renewable Energy Agency », sur le site du Worldwatch Institute, 20 mars 2009.
  5. (en) « Japan to join int'l renewable energy body IRENA », sur Japan Today, 14 juin 2009.
  6. (en) « Australia to join International Renewable Energy Agency», communiqué de presse, Premier ministre d'Australie, 17 mai 2009.
  7. (en) « Abu Dhabi opens cheque book to lure IRENA », sur GulfBase, 27 juin 2009.
  8. a  et b (en) Lily Riahi, « Interview: Hans Jørgen Koch Explains Why IRENA Is "50 times More than the IEA" », sur Renewable Energy World, 16 juin 2009.
  9. (fr) David Naulin, « IRENA : la première et nouvelle agence internationale dédiée aux énergies renouvelables », sur CDurable.info, 27 janvier 2009.
  10. (en) « Speech of Hermann Scheer at the IRENA founding conference, sur le site du World Council for Renewable Energy.
  11. (en) « Voices », sur le site de l'IRENA.

Liens externes

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