Ecuyer

Écuyer

L'écuyer, du latin scutiger ou "scutarius" (on trouve aussi comme synonyme scutifer ou armiger) est, à l'origine, un gentilhomme qui accompagnait un chevalier et portait son écu. De là, écuyer a été employé comme titre pour un jeune homme qui se prépare à devenir chevalier. Le terme est ensuite devenu, à l'époque moderne, un rang détenu par tous les nobles non titrés (abréviation : Ec.). C'est toujours un titre de noblesse en Belgique.

Sommaire

Écuyers au temps des chevaliers

Les chevaliers, à l'époque des tournois, devaient présenter leurs armes afin de s'identifier. Ils étaient assistés en cela par leur écuyer, jeune homme chargé de tenir leur écu armorié. En général, l'écuyer s'occupait également de l'équipement du chevalier et de son cheval, et il apprenait le métier de chevalier à partir de 14 ans; ceci explique les sens dérivés d'écuyer comme apprenti chevalier, puis comme voltigeur à cheval (au cirque).

Lorsque des figures distinctives ornent l’écu, l’écuyer qui porte l’écu peut représenter le chevalier, même en son absence. L'écuyer qui porte l'écu sur sa poitrine est d'ailleurs sans doute à l'origine des tenants, dans les ornements extérieurs des armoiries, puisque les cinq régions principales de l'écu (chef, cœur, flancs dextre et sénestre, pointe) renvoient justement aux parties du corps de celui-ci. Comme l’écuyer est vu de face, « dextre » et « sénestre » sont inversés en héraldique par rapport à leur signification primitive : la dextre de l’écuyer est à la gauche de l’observateur, et inversement.

Offices d'écuyers modernes

À partir du XIVe siècle apparaissent, dans les cours princières, des charges d'écuyer sans rapport avec la chevalerie. Il existe différents offices d'écuyers : le grand écuyer qui a la charge des chevaux de la Cour et l'écuyer tranchant, qui découpe la viande royale ; à la Cour de France, il y a également un premier écuyer qui s'occupe aussi des chevaux de la Cour.

Le grand écuyer

Le Grand écuyer de France était l'un des grands officiers de la couronne de France pendant l’ancien Régime.

L'écuyer tranchant

En 1306, une ordonnance de Philippe le Bel, précise que le premier "valet tranchant", qui prendra par la suite le nom de "Premier écuyer tranchant", avait la garde de l'étendard royal, et qu'il devait dans cette fonction marcher à l'armée "le plus prochain derrière le roi, portant son panon qui doit aller çà et là partout où le roi ira, afin que chacun connaisse où le roi est."[1]

Ces deux charges étaient possédées par la même personne sous Charles VII et sous Charles VIII, et l'ont presque toujours été depuis. C'était sous cet étendard royal, nommé depuis cornette blanche, que combattaient les officiers commensaux du roi, les seigneurs et gentilshommes de sa maison, et les gentilshommes volontaires.

Le premier écuyer

Le Premier écuyer commande la petite écurie du roi, c'est-à-dire les chevaux dont sa majesté se sert le plus ordinairement ; les carrosses, les calèches, les chaises à porteurs : il commande aux pages et valets-de-pieds attachés au service de la petite écurie, desquels il a droit de se servir, comme aussi des carrosses et chaises du roi.

Le Premier écuyer doit donner la main à sa majesté, si elle a besoin d'aide, pour monter en carrosse ou en chaise.[2]

Voir aussi

Sources

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  • écuyer — écuyer, ère [ ekɥije, ɛr ] n. • escuier 1080; bas lat. scutarius, de scutum → 1. écu 1 ♦ N. m. Anciennt Gentilhomme au service d un chevalier. ♢ Écuyer tranchant : officier qui découpait les viandes. Écuyer de bouche, qui servait à la table du… …   Encyclopédie Universelle

  • écuyer — ÉCUYER, s. m. se disoit autrefois d un Gentilhomme qui suivoit et accompagnoit un Chevalier, et portoit son écu, lui aidoit à prendre ses armes et à se désarmer. Un Chevalier étoit accompagné de son Écuyer. Autrefois les jeunes gens de la plus… …   Dictionnaire de l'Académie Française 1798

  • Ecuyer — Nom fréquent en Franche Comté et en Lorraine. Vient du latin scutarius, qui désignait un soldat de la garde impériale portant un bouclier. Dans le monde de la chevalerie médiévale, l écuyer était un jeune noble qui n avait pas été armé chevalier …   Noms de famille

  • Écuyer —   [ekɥi jeː; zu spätlateinisch scutarius »Schildträger«, »Knappe«] der, (s)/ s, im mittelalterlichen Frankreich zunächst Bezeichnung der Schildknappen, später Titel des Stallmeisters. Der »Grand Écuyer de France«, der Oberstallmeister, war seit… …   Universal-Lexikon

  • Ecuyer — (fr., spr. Eküjeh), 1) ehemals Schildknappe; 2) Küchenmeister; 3) jetzt Stallmeister; daher Grand E., Großstallmeister, unter Napoleon eine Reichswürde; Caulaincourt bekleidete sie …   Pierer's Universal-Lexikon

  • Ecuyer — (frz., spr. eküijē), Schildknappe, Stallmeister …   Meyers Großes Konversations-Lexikon

  • Écuyer — (frz., spr. eküĭjeh), Schildknappe, Stallmeister; Grand É., Großstallmeister, Reichswürde unter Napoleon I …   Kleines Konversations-Lexikon

  • Écuyer — Corps de pages de l Armée prussienne. L’écuyer, du latin scutiger ou scutarius (on trouve aussi les termes de scutifer et armiger dans la Rome antique ou au Moyen Âge) est, à l origine, un gentilhomme o …   Wikipédia en Français

  • ÉCUYER — s. m. Il se disait anciennement d Un gentilhomme qui suivait et accompagnait un chevalier, qui portait son écu et lui aidait à prendre ses armes et à se désarmer. Un chevalier accompagné de son écuyer. ÉCUYER, est aussi Le titre que portaient… …   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • écuyer — (é kui ié ; l r ne se lie jamais ; au pluriel, l s se lie : des é kui ié z habiles) s. m. 1°   Anciennement, gentilhomme qui portait l écu d un chevalier. •   Trois simples écuyers, sans bien et sans secours, VOLT. Tancr. I, 1. •   Le service de… …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

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