Adélaïde de La Briche

Adélaïde Prévost

Adélaïde Prévost
La Briche, Adélaide de.jpg
Naissance 9 décembre 1755
Nancy
Décès 24 janvier 1844 (à 89 ans)
Paris
Nationalité France France

Adélaïde Edmée Prévost, épouse Lalive de La Briche, née à Nancy le 9 décembre 1755 et morte à Paris le 24 janvier 1844, est une salonnière lorraine, puis, après, 1766, française.

Adélaïde Prévost était la fille de Bon Prévost, receveur général des fermes de Lorraine, et de sa femme née Marie Le Maître de La Martinière. Cette dernière était la sœur de Jean Le Maître de La Martinière, trésorier général de l’artillerie et du génie, qui avait bâti en quelques années une fortune colossale et fait construire le splendide château du Marais près de Saint-Chéron. Décédé sans postérité en avril 1783, il devait léguer son argent et son château à ses neveux et nièces, mais Adélaïde parvint à les désintéresser pour devenir seule propriétaire du Marais en 1785.

Encore jeune, celle-ci avait épousé en 1780 Alexis Janvier Lalive de La Briche (1735-1785), introducteur des ambassadeurs de Louis XVI, fils du fermier général Louis Denis Lalive de Bellegarde. Ils eurent une fille, Caroline (1781-1845), qui épousa Mathieu Louis Molé.

De vingt ans plus âgé que sa femme, Lalive de La Briche devait mourir peu après en lui laissant un bel hôtel particulier à Paris, rue de la Ville-l'Évêque, qu’il avait acheté en 1769 au comte de Saint-Florentin, dans ce quartier du faubourg Saint-Honoré mis à la mode par les riches financiers.

Fin mai, Madame de La Briche prenait ses quartiers d’été au château du Marais jusqu’au début d’octobre. Auparavant, elle passait quelques semaines à Sannois chez sa belle-sœur, la comtesse d’Houdetot, où elle retournait en octobre, avant de regagner Paris où elle passait l’hiver. Elle recevait une société où l’on trouvait aussi bien le vieil amant de Sophie d'Houdetot, le poète Jean-François de Saint-Lambert, le fabuliste Florian – qui parle du Marais comme de « la terre promise » –, l’abbé Morellet, Jean-François de La Harpe, Suard, François-René de Chateaubriand. Son lecteur, Laborie, également précepteur de Caroline devint secrétaire particulier de Talleyrand au ministère des Relations extérieures avant de fonder en 1804 le Journal des Débats avec son ami Louis-François Bertin.

« Talent, esprit, raison, maintien, figure même, tout chez elle était assorti », écrit Sophie d’Houdetot. « Elle conservait une attitude modeste et bourgeoise, note pour sa part Charles de Rémusat ; on trouvait qu’elle avait l’air d’une gouvernante de bonne maison. Avec très peu d’esprit, elle avait un excellent esprit et le goût de l’esprit. [...] Elle aimait les gens de lettres et le spectacle. [...] C’était une excellente maîtresse de maison et une femme d’une bonté parfaite, mais elle n’avait ni bonne grâce, ni mouvement. Son salon n’en était que plus paisible. »

Elle réussit à traverser la Révolution française sans être le moins du monde inquiétée et mourut fort âgée sous la monarchie de Juillet.

Bibliographie

  • Jacques-Alain de Sédouy, Le Comte Molé ou la séduction du pouvoir, Paris, Perrin, 1994, chap. 3.
  • Pierre de Zurich, Madame de La Briche, une femme heureuse (1755-1844). Sa famille, son salon le château du Marais, E. de Boccard éditeur, 1934.
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