Drapeau De La France

Drapeau de la France

Drapeau de la France
Drapeau de la France
Utilisation Drapeau national Symbole version officiel
Proportions 2:3
Adoption 15 février 1794 comme pavillon, 1812 comme drapeau.
Éléments Tricolore de bandes verticales bleue, blanche et rouge de même largeur
Le drapeau de la République française

Le drapeau de la France ou drapeau tricolore bleu, blanc, rouge, est l’emblème national de la France de ces deux derniers siècles, sanctionné par l’article 2 de la Constitution française de 1958. Ce drapeau de proportions « deux fois trois » est fait de trois bandes verticales d'égale largeur.

Il date de 1794 — dessiné par Jacques Louis David (1748-1825) à la demande de la Convention — mais ses origines sont plus anciennes et remontent aux trois couleurs de la liberté (14 juillet 1789), identiques aux trois couleurs utilisées par les différents pavillons français d'Ancien Régime. Le drapeau tricolore est le pavillon officiel de la France depuis 1794, et le drapeau officiel des armées depuis 1812, à l’exception des périodes de Restauration (1814-1815 et 1815-1830).

Sommaire

Utilisation antérieures des trois couleurs

Le traitement ci-dessous des couleurs suit l'ordre chronologique de leurs apparitions.

Rouge

Oriflamme

La couleur rouge est la couleur de l'oriflamme. Selon Colette Beaune, le don divin de l'oriflamme à Clovis est mentionné pour la première fois dans une oraison funèbre[1] de 1350 puis repris dans une Chronique universelle du début du XVe siècle[2].

En réalité, l'oriflamme était originairement la bannière de l'abbaye de Saint-Denis ; les comtes du Vexin la portaient à la guerre comme avoués de cette abbaye prestigieuse fondée par Dagobert Ier. Quand en 1077, Philippe Ier eut réuni le Vexin français au domaine royal, il hérita aussi du droit de porter l'oriflamme qui par la suite figura a côté de la propre bannière de France. « Usurpé » par les prétendants anglais au trône de France, le port de l'oriflamme sera abandonné par Charles VII au profit de l'étendard de Saint Michel[3], et cessera désormais d’apparaître exclusivement.

En janvier 1188, lors d'une entrevue près de Gisors, l'archevêque latin de Tyr s'adressa à Philippe Auguste de France, Henri II d'Angleterre et Philippe Ier comte de Flandre, et les convainquit de participer à une nouvelle croisade pour secourir la Terre sainte; il fut convenu que les Français arboreraient une croix rouge sur fond blanc, les Anglais une croix blanche sur fond rouge, et les Flamands une croix verte sur fond blanc. À la fin du 14è siècle au plus tard, l'usage changea dans le cadre de la guerre de Cent Ans, quand les Anglais s'approprièrent la croix rouge (en partie pour renforcer leurs prétentions au trône de France) et que les Français choisirent eux d'arborer la croix blanche (rappelant la vassalité du roi d'Angleterre).

Le rouge fleurdelysé d'or a été choisi comme étendard des galères du Roi alors que les vaisseaux du Roi arboraient le blanc fleurdelysé d'or.

Bleu

La couleur bleue est vraisemblablement d'abord celle des armoiries, qui n'apparaissent dans l'usage militaire qu'au XIIe siècle[4]. La couleur d'azur est connue comme celle des armes des branches cadettes de la famille royale, en particulier celles de Raoul Ier de Vermandois, « échiqueté d'or et d'azur »[5], entre 1135 et 1145. À la fin du XIIe siècle, l'azur, couleur du ciel et symbole de grandeur spirituelle, apparaît sur un nombre croissant de blasons et donne son aspect au blason royal, à trois fleurs de lys d'or sur fond d'azur[6].

Ambox notice.png Armoiries des capétiens

Pour donner à cette couleur d'azur une vénérable antiquité, quelques auteurs sous l'ancien régime ont avancé qu'elle correspondait à la couleur du manteau (la chape) de Martin de Tours, utilisée comme palladium par Clovis[7]. Toutefois, si l'utilisation de cette relique par les rois Mérovingiens lors des guerres est mentionnée par divers auteurs d'époque carolingienne[8], aucune source directe (antérieure au XIIe siècle) ne précise la couleur de ce vêtement[9].

En tout cas, le bleu est adopté comme couleur des rois de France quand se développe l'héraldique au XIIe siècle.

Blanc

Le blanc symbolise la pureté et la lumière, il est de ce fait une couleur noble et sacrée, angélique et céleste. C'est aussi la couleur naturelle des lis bien que le blason royal les porte d'or. Ce n'est pourtant que depuis 1300 que cette couleur a commencée à s'imposer symbole du royaume : on la porte d'abord en bande ou en croix latine, comme lors des guerres de Flandre[10]. Ainsi, au début de la bataille de Mons-en-Pévèle, les chevaliers français se ceignent d’écharpes blanches de rencontre comme signe de ralliement juste avant la bataille. Puis la croix blanche s'impose devant la bande blanche comme marque d'opposition à la croix rouge de la couronne d'Angleterre : Jean Ier d'Armagnac, en 1355, exige de ses soldats de porter une croix blanche sur la frontière de Guyenne[11].

Le blanc était la couleur de la bannière de Jeanne d'Arc qui portait les initiales de la Vierge. C'est lorsque Louis XIII décida de consacrer son royaume à Dieu sous la protection de Marie (vœu du 10 février 1638) que la couleur banche fut généralisée comme couleur du royaume (le bleu à trois fleurs de lys d'or restait la marque personnelle des souverains et de leur famille). Le roi de France pour marquer sa présence sur un champ de bataille faisait flotter une étoffe blanche, depuis la bataille de Fleurus en 1690, remplaçant l'étoffe rouge de Saint Denis du début de la royauté ainsi que la croix rouge des croisades et la croix blanche des français loyalistes et de Charles VII.

Le blanc, le bleu, et le rouge royaux

Le bleu, couleur des armes du roi, s'impose comme couleur de fond pour la croix blanche. Cependant le blanc de la croix constitue le symbole de l'autorité du roi sur la France. À partir de 1638, les vaisseaux de guerre français arborent un drapeau blanc sans aucun motif. Les autres navires de guerre, les galères arborent le rouge. Les navires de commerce ont comme obligation de porter un pavillon bleu à la croix blanche, surnommé alors « ancien pavillon de France ». Le blanc a été de 1638 à 1790 la couleur du drapeau royal.


Les emblèmes utilisés reflétaient les trois ordres traditionnels de la société, avec:

  1. une bannière religieuse qui fut d'abord l'oriflamme de saint Denis puis la bannière de Jeanne d'Arc ou de saint Michel
  2. un étendard royal ou seigneurial, en l'occurrence les fleurs de lys sur fond bleu puis la cornette blanche (également adoptée par la flotte)
  3. un signe de reconnaissance pour les fantassins qui fut d'abord la croix rouge sur fond blanc puis la croix blanche sur fond souvent bleu (comme pour le pavillon de la marine marchande).



Naissance du drapeau : l'association des trois couleurs

Le drapeau français - Présidence de la République</ref> et du pavillon de la Marine royale des vaisseaux. De 1814 à 1830, il a de nouveau été la couleur des drapeaux de l'armée et de la marine royale.



Durant l'Ancien Régime

Sacre de Philippe-Auguste, desGrandes Chroniques de France, XIVe siècle, qui retracent l'histoire des roi de France. Les enliminures ont une bordure tricolore.

De nombreux manuscrits comportent des miniatures avec un encadrement tricolore, caractéristique des productions de l'Île-de-France du XIVe siècle. Les trois couleurs associées sont par ailleurs les couleurs du roi de France depuis le Moyen Âge.

Une caractéristique des productions de l'Île-de-France du XIVe siècle

Le parchemin Les Décades de Tite-Live[12], traduit par Pierre Bersuire et illustré par l'atelier du « Maître des boqueteaux » au milieu du XIVe siècle raconte l'histoire de Rome. Il s'agit de la traduction de Tite-Live que Jean le Bon confia à Bersuire, prieur de Saint-Eloi de Paris, et qu'il exécuta de 1352 à 1359. Le manuscrit comporte 109 miniatures dont l'encadrement tricolore caractérise les productions de l'Île-de-France du XIVe siècle. Elles se raccordent plus ou moins bien au texte et représentent en fait un tableau de la société française de cette époque. En effet, les types de vêtements et d'armures sont caractéristiques du règne de Charles V (1364-1380).

Les couleurs du roi de France depuis le Moyen Âge

Depuis Henri IV (1589-1610), le personnel domestique placé sous l'autorité du roi de France était habillé d'une livrée blanche ornée de bleu et de rouge. Les Gardes françaises, créés pour assurer la sécurité du roi, avaient en effet adopté les trois couleurs sur leur uniforme et l'emblème de leur régiment. Elles les conservent après la Révolution, en devenant la Garde nationale.

Henri IV avait même recommandé les trois couleurs (bleu, blanc, rouge) aux ambassadeurs des Provinces-Unies, indépendantes de fraîche date, qui en ont fait leur drapeau. Le rouge fut toutefois initialement remplacé par l'orangé, couleur de la Maison d'Orange, avant de réapparaître parmi les couleurs néerlandaises.

À partir de Henri IV, chaque souverain de la dynastie des Bourbons se titrait «Roi de France et de Navarre» et utilisait un écu mi-partie bleu et rouge aux armes des deux royaumes.

Les cocardes révolutionnaires

Article détaillé : Cocarde tricolore.

Le dimanche 12 juillet 1789, dans les jardins du Palais-Royal, Camille Desmoulins prit une feuille verte et la plaça à son chapeau. Il incita la foule à en faire autant : ce geste signifiait une mobilisation générale. Rapidement, on s'aperçut que le vert était la couleur du très impopulaire comte d'Artois (futur Charles X) et on s'empressa de remplacer les cocardes vertes par des cocardes de différentes couleurs, souvent blanches ou rouges. Après la prise de la Bastille, les cocardes bleu et rouge devinrent populaires parce qu'elles étaient celles de la garde municipale parisienne. On a dit aussi que deux gardes françaises avaient été portés en triomphe dans tout Paris pour avoir été les premiers à pénétrer dans la Bastille : leur uniforme était tricolore.

Durant la Révolution, les combattants de Paris arboraient donc une cocarde bleu et rouge, couleurs de la ville. Quelques jours après la prise de la Bastille, La Fayette eut l'idée d'intégrer le blanc (symbole à l'époque du royaume de France) dans cette cocarde qui remporta tout de suite un vif succès. Il est possible que La Fayette, qui venait de combattre aux côtés des insurgés américains, vit dans les trois couleurs une réminiscence de la cocarde américaine avec laquelle il avait combattu. Il est possible que l'association du bleu-rouge et du blanc signifiait, le vendredi 17 juillet 1789, la reconnaissance de la garde municipale parisienne par le roi Louis XVI comme unité officiellement reconnue des forces armées de la France.

Les couleurs bleu, blanc, rouge étaient depuis longtemps employées ensemble ou séparément comme symbole de l'autorité de l'État en France. Mais une cocarde n'était qu'un signe d'appartenance à une unité militaire : ce n'était pas encore un emblème national.

Dans les textes de 1789, le blanc n'est pas désigné comme couleur du roi mais comme couleur de la France ou du royaume. Ce n’est que plus tard que cette couleur a été désignée comme couleurs du roi (la couleur du royaume étant celle du roi). Ce n'est aussi que bien plus tard qu'apparu la légende de l'association de la couleur du roi avec celles de Paris. La preuve en est que la République, en 1792, ne songea même pas à supprimer le blanc des trois couleurs.

Les deux premiers pavillons de marine tricolores

Autoportrait de Jacques-Louis David (1794) — Musée du Louvre, Paris.

L'assemblée constituante crée un pavillon national unique le 24 octobre 1790. Ce pavillon devait remplacer les nombreux pavillons bleu et blanc de la marine marchande et le pavillon blanc des vaisseaux de guerre. C'est le premier emblème national tricolore et pour la première fois dans l'histoire, tous les bâtiments d'un même pays, qu'ils soient marchands ou militaires arboraient un même pavillon national. Il était fait de blanc, couleur de la France ; et il portait un canton à trois bandes verticales rouge, blanche et bleue, les couleurs « de la liberté », selon la terminologie de l'époque. Le canton rectangulaire était entouré d'un liseré blanc à l'intérieur et bordé à l'extérieur d'un liseré bleu à la hampe et rouge vers la partie flottante. Ce second liseré était destiné à séparer les deux parties blanches du pavillon.

C'est pour un second pavillon national tricolore adopté le 15 février 1794 que la disposition actuelle « bleu au mât, blanc au centre, et rouge flottant » a été imaginée. L'idée est due au peintre Jacques-Louis David. Ce changement de pavillon, qui devint effectif à partir du 20 mai 1794, avait été opéré à la demande des marins de la marine de guerre. Ils menaçaient en effet de se révolter parce que le pavillon national de 1790 accordait trop de place à l'uniforme de leurs officiers (le blanc) et trop peu au leur (la tenue bleue à ceinture rouge). La couleur blanche n'est pas encore associée au roi[précision nécessaire] : si cela avait été le cas, elle aurait complètement disparue des emblèmes républicains non seulement en 1794, mais fort probablement dès septembre 1792.

Uniformisation napoléonienne

La Distribution des Aigles (1810), Jacques-Louis David

Les drapeaux de l'armée de terre dès 1791, comme ceux de la garde nationale à partir de 1789 (offerts par les quartiers de Paris), portent les trois couleurs, mais de diverses façons fantaisistes selon l'usage de l'époque. Ainsi, à la bataille du Pont d'Arcole, Napoléon Bonaparte brandit un étendard blanc ayant un faisceau du licteur doré au centre, et quatre losanges bleus et rouges dans les angles. Cette variété est conforme à la tradition des drapeaux. Elle est visible dès les origines (une cocarde, dont les couleurs étaient diversement superposées et non accolées dans un ordre uniforme).

Sous Napoléon Ier, les drapeaux des régiments avaient souvent une croix blanche cantonnée de rouge, de bleu ou de vert. Les dessins variaient d'un régiment à l'autre.

Une première uniformisation des drapeaux régimentaires date de 1804 : carré blanc sur la pointe au centre et triangles alternés bleus et rouges dans les coins, inscriptions dorées au centre. Ils portait le nom d'aigles, par référence à celles imitées de l'Empire romain qui couronnaient la hampe.

Le dessin à bandes verticales des pavillons est adopté pour les drapeaux de l'armée de terre en 1812, avec inscriptions dorées sur le blanc.

Comment s'est imposée la bannière tricolore

La Restauration rétablit en 1814 le drapeau blanc. Louis-Philippe, qui a combattu à Valmy et à Jemmapes, restaure en 1830 sous la Monarchie de Juillet le drapeau tricolore. La hampe s'orne d'un coq.

H. F. E. Philippoteaux : Lamartine repoussant le drapeau rouge à l’Hôtel de Ville, le 25 février 1848

La Révolution de 1848 pencha un moment pour le drapeau rouge, en référence au drapeau rouge arboré par la garde nationale en cas d’instauration de la loi martiale, invention de la Révolution française. Le drapeau rouge signe de la loi martiale fut utilisé le 17 juillet 1791 quand la Garde nationale ouvrit le feu sur une manifestation au Champ de Mars. Le drapeau symbole de la répression du peuple insurgé est repris par celui-ci comme emblème. Cette inversion de sens du drapeau rouge relève d’un processus classique de la création et de l’appropriation des symboles. Le groupe ou la population en question prend comme emblème le symbole même de sa répression. Le drapeau rouge a par la suite été choisi par les résistants au coup d’État de 1851, puis par la Commune de Paris en 1871 et par les bolchéviques lors de la révolution de 1917.

Cependant, le poète Lamartine impose le drapeau tricolore comme drapeau de la Seconde République issue de la Révolution de 1848. Dans une harangue à la foule en 1848, le poète défendit le drapeau bleu-blanc-rouge, arguant qu'il « a fait le tour du monde avec la République et l'Empire, alors que le drapeau rouge n'a fait que le tour du Champ-de-Mars dans le sang du peuple ». Le coq ornant la hampe est abandonné pour le fer de lance, toujours repris depuis.

En 1873, le retour à la royauté échoua à cause du refus intransigeant du prétendant légitimiste au trône de France, Henri d'Artois, comte de Chambord, d’accepter le drapeau tricolore. Il exigeait au contraire le retour au drapeau blanc de l’Ancien Régime.

En Vendée, pays de tradition royaliste (légitimiste), il fallut attendre 1916 pour que le drapeau tricolore fût admis dans l'enceinte des églises (voir Union sacrée et Claire Ferchaud).

Évolution du drapeau

Nom du
régime politique
Période Drapeau national Pavillon national Hampe Lois constitutionnelles et décrets
Monarchie féodale puis absolue 987-juillet 1789 Il n'y a pas de drapeau national mais seulement des drapeaux de régiment Il n'y a pas de pavillon national mais un pavillon blanc des vaisseaux de guerre et (jusqu'en 1748) un étendart rouge des galères. Quant aux pavillons civils, ils arborent le bleu et blanc agencés de différentes manières
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Monarchie constitutionnelle juillet 1789 - 10 août 1792 Il n'y a pas de drapeau national Premier pavillon national
Adoption
le 24 octobre 1790
Décret des 21-23 octobre 1790 : Le pavillon de France portera les trois couleurs nationales, suivant les dispositions et la forme que l'Assemblée nationale charge son comité de la marine de lui proposer.


Décret de l'Assemblée constituante des 24-31 octobre 1790 : est fixée la disposition des couleurs dans les différents pavillons des vaisseaux de guerre et des bâtiments de commerce : le rouge tenant au bâton, le blanc au milieu et le bleu à l'extrêmité.


Décret du 5 juillet 1792 : l'art. 16 prescrit à tout homme résidant ou voyageant en France de porter la cocarde nationale ; toute autre cocarde est considérée comme un signe de rébellion, et tout individu qui s'est revêtu à dessein d'un signe de rébellion est puni de mort.

Première République 22 septembre 1792-18 mai 1804 Il n'y a pas de drapeau national
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Décret du 27 pluviôse an II (15 février 1794) : « le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs ».
Premier Empire 18 mai 1804-1812 Le premier drapeau national arbore un grand carré blanc posé sur une pointe et cantonné de bleu et de rouge. Le pavillon national reste identique au modèle de 1794
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1804, Ordonnance impériale uniformisant les drapeaux de tous les régiments.
Premier Empire 1812-6 avril 1814 Le drapeau national arbore la forme actuelle
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1812 Ordonnance impériale adoptant, pour les drapeaux des régiments, le modèle du pavillon national de 1794.
Première Restauration 6 avril 1814 - 1er mars 1815
Drapeau blanc
Naval Ensign of the Kingdom of France.svg

Acte du Gouvernement provisoire du 13 avril 1814 : « Le Gouvernement provisoire, ouï le rapport du commissaire provisoire du département de la marine, arrête, le pavillon blanc et la cocarde blanche seront arborés sur les bâtiments de guerre et sur les navires du commerce. »

Cent-Jours 1er mars 1815 - 18 juin 1815
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Décret du 9 mars 1815 : rétablissement du pavillon tricolore.
Décret du 13-21 mars 1815 : abolition de la cocarde blanche, de la décoration du Lis, les ordres de Saint-Louis, du Saint-Esprit et de Saint-Michel. Ordonne d'arborer la cocarde nationale et le drapeau tricolore.


Décret des 9-12 mai 1815 : toute personne convaincue d'avoir enlevé le drapeau tricolore placé sur un monument public est punie conformément à l'art. 257 c. pén. (art. 4), et les communes qui ne se sont point opposées à cet enlèvement seront poursuivies en exécution de la loi du 10 vend. an 4, relatif à la responsabilité des communes (art. 5).

Seconde Restauration (monarchie constitutionnelle) 8 juillet 1815 - 2 août 1830
Drapeau blanc
Naval Ensign of the Kingdom of France.svg
Loi du 9 novembre 1815 : déclare séditieux l'enlèvement du drapeau blanc et le port de cocardes non autorisées par le roi.
Monarchie de Juillet (monarchie constitutionnelle) 9 août 1830 - 24 février 1848
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Coq gaulois

Ordonnance du 1er août 1830 : rétablissement des couleurs nationales.


Article 67 de la Charte constitutionnelle du 14 août 1830. - « La France reprend ses couleurs. À l'avenir, il ne sera plus porté d'autre cocarde que la cocarde tricolore ».

Deuxième République (République) 24 février 1848 - 2 décembre 1852
En usage de février à mars 1848
Fer de lance

Décret du 26 février 1848 : le drapeau tricolore est le drapeau national et les couleurs en seront rétablies dans l'ordre qu'avait adopté la République française.


Arrêté du 28 février 1848, signé du délégué de la République au Département de la Police, Marc Caussidière : « Le drapeau bleu-rouge-blanc doit être arboré sans délai sur les monuments et établissements publics ». Cet ordre des couleurs est celui de la fête de la Fédération et des cocardes de l'Empire.

Deuxième République (République) 24 février 1848 - 2 décembre 1852
Rétablissement
le 5 mars 1848
Rétablissement
le 5 mars 1848
Fer de lance Décret du 5 mars 1848 : « Le pavillon, ainsi que le drapeau national, sont rétablis tels qu'ils ont été fixés par le décret de la Convention nationale du 27 pluviôse an II... En conséquence, les trois couleurs nationales, disposées en trois bandes égales, seront, à l'avenir, rangées dans l'ordre suivant: le bleu attaché à la hampe, le blanc au milieu et le rouge flottant à l'extrémité ».
Second Empire 2 décembre 1852 - 1er mars 1871
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance
Troisième République (République) 4 septembre 1870 - 10 juillet 1940
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance
État français[13] 10 juillet 1940 - 9 août 1944
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance
Gouvernement provisoire de la République française (République) 2 juin 1944 - 13 octobre 1946
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance
Quatrième République (République) 13 octobre 1946 - 27 septembre 1958
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance Article 2 de la Constitution du 27 octobre 1946. - « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge à trois bandes verticales d'égales dimensions. »
Cinquième République (République) Depuis le 28 septembre 1958
Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3
Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3
Fer de lance Article 2 de la Constitution du 4 octobre 1958. - « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. »

Réglementation et usages

Dimensions et couleurs

Pendant longtemps, les trois bandes n'avaient pas la même largeur (en effet les bandes du drapeau de Paris n'étaient pas de même largeur et cela s'est conservé sur le drapeau révolutionnaire), et parfois le mât était du côté rouge, parfois du côté bleu. C'est sur une décision de Napoléon Bonaparte que la réglementation actuelle a été établie : les trois bandes doivent avoir la même largeur et le mât est toujours placé du côté de la bande bleue.

comparaison du changement de teinte

Bien que toutes les lois définissent les couleurs du drapeau, elles ne précisent pas la nuance ; des habitudes ont été prises et instituées pour les drapeaux officiels. Le bleu drapeau plus sombre est ainsi parfois remplacé par un bleu corail que d'aucuns trouvent moins martial, depuis Valéry Giscard d'Estaing, notamment pour les interventions télévisées du chef de l'État ou des membres du gouvernement. Les mairies, casernes et bâtiments publics sont en revanche souvent ornés de drapeaux « bleu sombre ». L'Album des pavillons nationaux et des marques distinctives, édition du SHOM, indique que les couleurs officielles du drapeau français sont le bleu sombre et le rouge vif (références Pantone Blue 282C et Red 186C).

En juin 1976, le président Giscard d'Estaing donne plus de contraste en assombrissant le bleu et en donnant au rouge une couleur plus vive[réf. nécessaire]

Bleu Blanc Rouge
Pantone Reflex Blue Safe Red 032
CMJN 100.70.0.5 0.0.0.0 0.90.86.0
RVB (0,85,164) (255,255,255) (239,65,53)

Actuellement, le drapeau doit être 50 % plus long que haut (ou proportion 2:3), et les trois bandes de largeur égale. Les drapeaux de cérémonie sont carrés, et les trois bandes sont égales. Les pavillons de marine ont la proportion des 2:3, mais les bandes de couleur ont une taille respective de 30:33:37.

On remarque parfois en France, à la télévision, que la bande blanche du drapeau placée derrière un locuteur est nettement plus étroite que les bandes colorées (pendant les allocutions du président de la République par exemple). Cela est fait pour compenser un cadrage resserré qui ne laisserait autrement voir que du blanc à l'écran.

Cadre légal

Textes législatifs anciens

Voir paragraphe : Évolution du drapeau

Textes législatifs en vigueur

Les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2) officialisent le drapeau tricolore comme emblème national de la République.

En 2003, la Loi pour la sécurité intérieure créait, dans son article 113, un délit d'outrage public à l'hymne national ou au drapeau tricolore, punissable de 7 500 € d'amende (et 6 mois d'emprisonnement si le délit est commis en réunion). Le Conseil constitutionnel, saisi par 60 députés et 60 sénateurs, a émis une réserve d'interprétation à cette disposition, considérant « que sont exclus du champ d'application de l'article critiqué les œuvres de l'esprit, les propos tenus dans un cercle privé, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisées par les autorités publiques ou non réglementés par elles »[14], afin de concilier cette incrimination, jugée suffisamment claire et précise[15], avec « la garantie des libertés constitutionnellement protégées »[16]. Ce délit ne trouverait donc à s'appliquer que dans le cas « des manifestations publiques à caractère sportif, récréatif ou culturel se déroulant dans des enceintes soumises par les lois et règlements à des règles d'hygiène et de sécurité en raison du nombre de personnes qu'elles accueillent ». De plus, la peine d'amende ne revêt, pour le juge constitutionnel français, aucun caractère manifestement disproportionné. Dans le cadre d'une manifestation indépendantiste, ce délit peut être considéré comme une atteinte à la défense nationale. Commis par un militaire, il est réprimé par le Code de justice militaire (5 ans d'emprisonnement, destitution ou perte du grade pour les officiers).

La loi est aujourd'hui en vigueur, et ce délit se trouve à l'article 433-5-1 du Code pénal français.

Protocole et étiquette

Ces règles sont communément admises au niveau international. Le drapeau tricolore flotte sur tous les bâtiments publics. Traditionellement sur les façades des grandes mairies françaises, il flotte auprès du drapeau européen et régional. Les honneurs lui sont rendus selon un cérémonial très précis. Lorsque le président de la République s'exprime publiquement, le drapeau français est souvent placé derrière lui. En fonction des circonstances, on trouve aussi le drapeau européen ou le drapeau d'un autre pays.

Déploiement lors des cérémonies officielles

Le drapeau est déployé dans la plupart des cérémonies officielles, qu'elles soient civiles ou militaires, lors des commémorations nationales. La soprano américaine Jessye Norman, fréquemment appelée à se produire lors d'évènements publics ou de cérémonies, a célébré en juillet 1989 le bicentenaire de la Révolution française sur la place de la Concorde à Paris, en chantant La Marseillaise, drapée dans une robe aux couleurs du drapeau français imaginée par le styliste d'avant-garde Jean-Paul Goude.

Honneurs funèbres

Drapeaux en berne

Le drapeau est hissé jusqu'en haut du mât, puis abaissé de l'équivalent de la hauteur du drapeau (comme si le drapeau invisible du défunt était fixé au-dessus du drapeau), quand on abaisse le drapeau on fait de même, c'est-à-dire que l'on remonte le drapeau jusqu'en haut avant de l'amener (descendre le drapeau). À l'intérieur, avec une hampe trop courte pour permettre la mise en berne, ou si drapeau est porté, on met une boucle de crêpe noir - une cravate - fixée au sommet de la hampe, et dont les volants tombent vers le sol.

Selon l'article 47 du décret n°89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires[17] : « Lors du décès du Président de la République, les drapeaux et étendards des armées prennent le deuil ; les bâtiments de la flotte mettent leurs pavillons en berne ».

Drap mortuaire

Le côté que l'on fixe à la drisse se trouve à la tête du cercueil et le canton d'honneur au-dessus de l'épaule gauche du défunt.

Par les circulaires n° 338 du 17 septembre 1965, n° 423 du 10 octobre 1957, et n° 77530 du 3 août 1977 du ministère de l’intérieur, le privilège de recouvrir un cercueil d'un drap tricolore en lieu et place du drap noir, si la famille en exprime le désir, a été accordé et réservé aux militaires de la carte du combattant ou de la carte du combattant volontaire de la Résistance. En juin 1999, un accord a été donné par le ministre de l’intérieur, Jean-Pierre Chevènement, pour l'extension de ce privilège aux titulaires de la Médaille de la Reconnaissance de la Nation (ex. TRN). Par ailleurs, il a été décidé de conférer le même honneur aux anciens réfractaires au STO (Service du travail obligatoire).[18]

La famille du défunt doit le signaler à l'entreprise de pompes funèbres qui se chargera, de fournir et poser le drapeau tricolore sur le cercueil et éventuellement le coussin pour les décorations. Elle doit aussi contacter l'association, dont le défunt était adhérent, afin qu'elle envoie une délégation et le porte-drapeaux.

Disposition

Entrée vers le palais des Nations à Genève, le siège européen de l'ONU.

Le drapeau de la France doit toujours être mis tête en haut. Le faire tenir à l'envers est un signe de détresse (en mer par exemple) ou est considéré comme une marque d'irrespect.

  • Présence de deux drapeaux : sur des hampes croisées, le drapeau qui se trouve à la place d'honneur est situé à droite (à gauche de l'observateur). L'autre drapeau est à gauche (à droite de l'observateur).
  • Trois drapeaux : la place d'honneur est au centre.
  • Plus de trois drapeaux : ils sont disposés en file indienne sur des mâts distincts et d'égale hauteur. La place d'honneur est au bout de la file, à la gauche de l'observateur, puis les autres drapeaux se présentant dans l'ordre alphabétique de leur nom s'ils sont de même rang (voir infra l'ordre de préséance). Si les mâts sont disposés de telle façon que celui du centre est plus haut, le drapeau d'honneur y sera hissé. Il en va de même sur une façade, sur un toit, etc.

Ordre de préséance

Le drapeau national tricolore a la préséance sur tous les autres (Drapeau de la France > Drapeau européen).

Les grands ensembles n'ont pas forcément préséance : les drapeaux de même rang ont droit aux mêmes marques d'honneur. Ils doivent être de dimensions identiques et être hissés à la même hauteur.

Les drapeaux actuels ont toujours préséance sur les drapeaux historiques, y compris dans un lieu historique précis.

Selon le lieu

  • Dans une salle ou lors d'une réunion : à l'intérieur ou à l'extérieur, le drapeau doit être fixé au mur à une hauteur convenable, soit à l'arrière ou au-dessus du président, du conférencier, soit à l'endroit le plus honorifique. Le côté que l'on fixe à la drisse se place à la gauche de l'observateur ou au-dessus ; le canton d'honneur est à la gauche de l'observateur, que le drapeau soit déployé horizontalement ou verticalement.
  • Attaché à une hampe : à l'intérieur, le drapeau est le plus souvent attaché à une hampe posée sur un piédestal, à une hauteur suffisante pour l'empêcher de toucher le sol. Cela s'applique aussi pour le déploiement dans les défilés.
  • En travers d'une rue ou d'une salle : au-dessus d'une rue, le drapeau est suspendu au centre. Le côté que l'on fixe à la drisse se trouve en haut, le canton d'honneur orienté vers le nord dans les rues allant de l'est à l'ouest, et vers l'est dans les rues allant du nord au sud. Au-dessus d'un trottoir, le canton d'honneur doit être orienté vers la rue.
  • Sur les véhicules : le drapeau doit être placé à droite du véhicule.
  • Sur les fuselages : c'est le revers qui doit apparaître sur côté tribord, et l'avers sur le côté babord, comme si c'était l'arête de la dérive qui faisait office de hampe.
  • Sur les habits : si le drapeau est cousu sur les manches, c'est le revers qui doit apparaître sur la manche droite, et l'avers sur la manche gauche (comme si c'était l'avant du corps qui faisait office de hampe).

Les porte-drapeaux

Aux fenêtres et balcons des édifices publics comme les mairies ou les préfectures, les drapeaux sont souvent tenus à l'arrière d'un porte-drapeaux, généralement un écusson tricolore avec monogramme RF et palmes.

Il existe un diplôme d'honneur de porte-drapeau régit par un arrêté du 30 janvier 2003[19],[20].

Variations du drapeau tricolore : cas particuliers

Les marques des présidents de la République

La C6 présidentielle de Nicolas Sarkozy

Par marques, il faut entendre les pavillons en mer et les fanions de voiture des présidents de la République.

Fanions de voiture

Pavillons en mer

Le pavillon particulier[21] apparaît pour la première fois avec le décret du 20 mai 1885 qui précise : « Le bâtiment monté par le président de la République arbore au grand mât le pavillon carré aux couleurs nationales, au centre duquel ses lettres initiales sont brodées en or. Toute autre marque distinctive est alors rentrée. L’embarcation montée par le président de la République porte le même pavillon à l’avant et le pavillon national à la poupe ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Philippe Pétain fait ainsi frapper le blanc de son pavillon personnel de son bâton de maréchal, orné d'une francisque et surmontant ses sept étoiles de maréchal[21]. Mais le drapeau national de l'État français est le drapeau tricolore sans marque distinctive particulière[13].

Le général de Gaulle choisit de prendre comme symbole de la France libre le drapeau français orné d'une croix de Lorraine. Ce drapeau est le symbole de la Résistance et de la Libération. Il est plus tard utilisé comme fanion de voiture par Charles de Gaulle, en tant que président de la République.

Le drapeau de l'Armée française

Les documents officiels suivants définissent certains usages relatifs aux drapeaux dans l'Armée française :

  • la circulaire 808 EMM/CAB du 5 décembre 1985, définit, par référence aux textes interarmées, les unités qui peuvent se voir attribuer un drapeau ;
  • la décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 est relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées[22] ;
  • un arrêté du 19 novembre 2004 est relatif à l'attribution de l'inscription « AFN 1952-1962 » sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services[23].

Armée de terre

Le drapeau de 90 cm de côté est l'insigne de tous les régiments français de traditions ou unités (infanterie, génie, transmissions, écoles militaires). Il existe aussi un étendard de 64 cm de côté en vigueur dans les « armes à cheval » (arme blindée, cavalerie, artillerie, train et matériel) ainsi que dans l'aviation légère de l'armée de terre.

Le drapeau est composé d'un tablier en soie de 90 cm de côté divisé en 3 bandes tricolore, il est bordé d'une frange dorée de 5 cm sur trois côtés, le quatrième bord étant rattaché à une hampe en bois de 2,11 m et 32 mm de diamètre. Au sommet un cartouche portant les lettres R.F. est surmonté d'un fer de lance en bronze doré de 38 cm. Le drapeau porte, inscrit en doré, sur l'avers, « République Française » et le nom du régiment et sur le revers, la devise « Honneur et patrie ». Aux angles supérieurs et inférieurs le numéro du régiment est entouré d'une couronne de feuilles de chêne. Au sommet de la hampe deux bandes tricolore de 90 cm de long sur 24 cm (bordé d'une frange dorée de 8 cm) reprenant la couronne et le numéro du régiment forment ce que l'on appelle la cravate. C'est sur celle-ci que sont accrochées les décorations et les fourragères que le drapeau reçoit au nom de l'ensemble du régiment pour l'action héroïque de ses hommes. En fonction du nombre reçu, le personnel peut se voir ensuite attribuer la où les fourragères à la couleur du ruban de la où des médailles (exemple la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918). Les décorations étrangères ne sont pas portées sur la cravate mais sur le coussin. Sur le revers, en dessous de la devise « Honneur et Patrie » (le drapeau de la Légion étrangère est le seul à porter l'inscription « Honneur et Fidélité »), le drapeau, initialement vierge voit s'inscrire son histoire au fur et à mesure des grandes batailles auquel le régiment a pris part. C'est ainsi que ce glorieux symbole rappelle la grandeur du rôle qu'il a joué sur tous les fronts du monde, ses triomphes et ses revers, souvent au prix d'innombrables vies. Ce sont tous ces sacrifices qui imposent le respect auquel chaque soldat se doit de rendre honneur.

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Marine nationale

Pavillon de la Marine nationale. Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3.

En mer, depuis le Second Empire, les bateaux français, civils ou militaires, utilisent un pavillon national un peu différent du drapeau. Les proportions des couleurs nationales du pavillon français sont alors : 30/33/37. La bande bleue est légèrement plus étroite que la bande blanche et la blanche légèrement plus étroite que la bande rouge. Ainsi, en flottant, les trois bandes paraissent égales[24]. Ce type de dessin, corrigeant un effet d'optique dû au mouvement du drapeau ou du pavillon, se retrouve en Scandinavie, en Finlande (croix décalée), au Japon (anciens drapeaux et drapeau de la marine de guerre), au Bangladesh, à Palau et au Groenland.

Oriflamme

La partie basse de l'oriflamme peut être droite ou en forme de queue de pie.

Évocations du drapeau tricolore

Dans d'autres symboles officiels de la République française

Blason

Article détaillé : Armoiries de la France.

La France n'a pas d'armoiries officielles car elles ont été considérées comme liées à la royauté. Aux fenêtres et balcons des édifices publics comme les mairies ou les préfectures, les drapeaux sont souvent tenus à l'arrière d'un porte-drapeaux, généralement un écusson tricolore avec le sigle « RF » et des palmes.

Cocarde tricolore

Article détaillé : Cocarde tricolore.

Elle est composée des trois couleurs du drapeau de la France, avec le bleu au centre, le blanc ensuite et le rouge à l'extérieur. Les cocardes des aéronefs britanniques ont été dessinées en utilisant les couleurs françaises mises à l'envers : rouge-blanc-bleu.

Écharpe tricolore

Article détaillé : Écharpe tricolore.

En France, l’écharpe tricolore est un symbole des élus députés, sénateurs, maires et dans certain cas adjoints et les conseillers municipaux. Le port et l'usage de l'écharpe tricolore est régi par le décret n° 2000-1250 du 18 décembre 2000 (Journal officiel du 23 décembre 2000).

Brièvement, le port de l’écharpe par tous les élus s’effectue sur l’épaule droite au côté gauche. Pour les parlementaires, le bord rouge doit être près du col (formant ainsi, lues de gauche à droite, les couleurs bleu-blanc-rouge). À l’inverse, les élus communaux (les maires, leurs adjoints et les conseillers municipaux) portent l’écharpe avec le bord bleu près du col.

Cette différenciation présente l'avantage de distinguer d'un simple coup d'œil un parlementaire d'un maire, étant bien entendu qu'en cas de cumul de mandat (député-maire, sénateur-maire) c'est le mandat national qui prévaut.

Ruban tricolore

Lors d'inaugurations de bâtiments publics, il est d'usage qu'un élu coupe avec des ciseaux un ruban aux couleurs tricolores.

Logotype

Le gouvernement français s'est doté en septembre 1999, sous le gouvernement Jospin, d'un logotype rappelant le drapeau du pays sous la forme d'un rectangle allongé où la partie blanche prend la forme d'une effigie de Marianne vue de profil et contournée, c'est-à-dire regardant vers la droite. Sous le rectangle figure la devise de la République « Liberté • Égalité • Fraternité » et sur une deuxième ligne la mention République française.

Dans le domaine de la communication d'État

Les institutions publiques et les forces armées de la France ont des logos qui reprennent naturellement les couleurs du drapeau français :

Dans d'autres drapeaux à l'étranger

Drapeaux nationaux

Pays ayant adoptés le modèle tricolore vertical

De nombreuses nations (d'anciennes colonies africaines par exemple) admirateurs de la liberté, de l'égalité et de la fraternité à la française ont adopté le modèle tricolore vertical (la norme auparavant était le drapeau horizontal)[25].

En 1831, la Belgique indépendante des Pays-Bas adopte la disposition en bandes verticales en référence au couleurs du Duché de Brabant. La mythologie patriotique belge veut que ce drapeau tricolore, repris en 1830, ait déjà été celui de la révolution brabançonne de 1787-1790. De 1830 à 1831, les couleurs étaient horizontales. Les couleurs horizontales ont été d'usage jusqu'en 1832.

L'État Libre d'Irlande fait un usage officiel du modèle tricolore à partir de sa création en 1922. Il est confirmé comme drapeau officiel dans la constitution de décembre 1937. L'usage des trois couleurs est attesté depuis 1830[réf. souhaitée], quand des patriotes irlandais fêtent le retour au drapeau tricolore en France après les Trois Glorieuses. Le drapeau dans sa disposition actuelle est déployé pour la première fois de manière certaine en 1848 par le mouvement « Jeune Irlande » ; il est possible qu'il ait été utilisé quelques années plus tôt. Il flotte sur la Poste centrale de Dublin et sur les positions tenues par les troupes républicaines lors de l'insurrection de Pâques 1916 quand est proclamée la République irlandaise. Il reste le drapeau officiel quand l'Irlande devient une république en 1949. Il a été longtemps interdit dans les Six Comtés du Nord, sous souveraineté britannique.

La péninsule italienne connaît un drapeau tricolore italien dès 1796, lorsque la République transpadane est proclamée, qu'elle conserve jusqu'en 1802. C'est Napoléon Bonaparte qui le lui impose, en préférant le vert au bleu, car le vert est la couleur complémentaire au rouge en peinture et devient la couleur impériale. Il devient drapeau officiel du royaume d'Italie en 1861.


Tricolores vert-or-rouge

Le Sénégal et le Mali se sont inspirés du drapeau tricolore français pour leurs drapeaux.

Tricolores bleu-jaune-rouge

Les drapeaux du Tchad, de la Roumanie, de la Moldavie et d'Andorre sont quasi identiques ; ceux du Tchad et de la Roumanie ne diffèrent que par la nuance de bleu : bleu indigo pour le Tchad contre bleu cobalt pour la Roumanie. Les écussons d'Andorre et de la Moldavie permettent seuls d'éviter les confusions avec ces drapeaux.

Les couleurs du drapeau du Tchad ont été choisies par le dernier gouverneur français, sur le modèle du drapeau français.

Les trois couleurs, bleu, jaune et rouge du drapeau d'Andorre adopté en 1866, rappellent celles des drapeaux de la Catalogne et de la France.

Pays ayant adoptés les couleurs de la France

Le drapeau de la République centrafricaine, barré de rouge en son centre, mélange les couleurs du drapeau français, en souvenir de l'ancienne puissance coloniale, et les couleurs typiques de l'Afrique (rouge, jaune et vert).

Le drapeau de la Thaïlande, adopté en 1917 par le roi thaïandais Rama VI, est influencé par le graphisme moderne des drapeaux européens qui étaient presque tous composés de bandes horizontales ou verticales. Le drapeau comporte des bandes rouges, blanches et bleue symbolisant respectivement la nation, la religion et la monarchie (le bleu était la couleur du roi Rama VI). On dit que les bandes colorées du drapeau sont un hommage aux Forces alliées : Français, Britanniques, Américains et Russes qui possèdent tous les quatre ces couleurs sur leurs drapeaux respectifs.

(en) Voir cette page pour des drapeaux présentant une ressemblance à celui de la France.

Drapeaux de provinces, d'États fédérés, de villes

La province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador possède également un tricolore non-officiel rose, blanc, et vert qui a historiquement été utilisé par les nationalistes opposés à la confédération canadienne ou mécontents du gouvernement fédéral. Il existe actuellement un mouvement populaire pour en faire le drapeau officiel de la province.

Toujours au Canada, le drapeau acadien est un tricolore bleu-blanc-rouge orné d'une étoile jaune en son coin supérieur à la hampe.

L'Iowa, État du centre des États-Unis, possède un drapeau tricolore. Les Filles de la Révolution américaine sont à l'origine de ce drapeau où l'on voit un pygargue à tête blanche tenant dans son bec une banderole portant la devise de l'État. Le bleu et le rouge furent ajoutés à la ratification du drapeau en 1921, de sorte que les couleurs de ce dernier devinrent celles du drapeau tricolore français, pour commémorer le passé de l'Iowa dans l'Amérique du Nord française.

Drapeaux de départements et territoires français

Le drapeau des îles Wallis-et-Futuna, archipel de l'océan Pacifique, ne dispose pas encore de statut officiel. Le drapeau tricolore, placé dans le haut à gauche et séparé du reste du drapeau par une fine ligne blanche, fut ajouté en 1959, lorsque les îles optèrent pour le statut de Territoire d'outre-mer. Le carré, formé par quatre triangles isocèles congrus, représente les rois des trois principales îles - Uvea (Wallis), Futuna et Alofi - et la France.

Drapeaux historiques

Anciens drapeaux faisant référence au drapeau tricolore
Anciennes colonies françaises

Dans le domaine du sport français

Tenues des équipes

Les couleurs de la tenue de l'équipe de France de football font références à celle du drapeau de la France qui sont aussi les couleurs usuelles de son pays. C'est d'ailleurs de leur couleur de maillot que les joueurs de l'Équipe de France sont surnommés « Les bleus ». La tenue est composée d'un maillot bleu, d'un short blanc et de bas rouges.

Pour exemple, voici le jeu de maillot de l'Équipe de France de football à la coupe du monde 2006:

Team colours Team colours Team colours
Team colours
Team colours
Domicile
Team colours Team colours Team colours
Team colours
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Extérieur

Logos des fédérations françaises de sport

Le drapeau est régulièrement utilisé à des fins de communication ou de publicité, soit en entier, soit de manière partielle, ou comme une simple évocation par l'intermédiaire de ses couleurs. Nombre de fédérations françaises de sport ont ainsi un logo comportant une référence au drapeau. On peut citer :

Dans le domaine de la communication d'entreprise

Entreprises commerciales

Comme pour les fédérations françaises de sport, nombre de compagnies commerciales françaises ont des logos comportant une référence au drapeau. On peut citer :

  • Air France : le logo, basé sur les couleurs nationales, reproduit sur l'empennage et le fuselage des avions, souligne "non seulement l'identité française, mais également les valeurs et l'histoire de la Compagnie qui fête ses 75 ans : le bleu marine, prédominant depuis la naissance d'Air France, évoque le capital historique de la marque et l'efficacité de la Compagnie ; le blanc, couleur de l'exigence, suggère le bien-être et l'art du voyage à la française ; l'accent rouge vif, ponctue et dynamise la marque, soulignant à la fois le chic français et l'attention portée aux clients d'Air France par les personnels de la Compagnie, en aéroport et en vol. (Extrait du communiqué Air France, du mercredi 11 février 2009)
  • TF1, première chaîne de télévision généraliste française privée. Le logo adopté depuis 1990 représente le sigle TF1 inscrit en blanc dans un rectangle partagé en deux couleurs : le bleu et le rouge.
  • Française des jeux, entreprise publique française détenue à 72 % par l'État qui lui a confié le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur tout le territoire national. Le logo représente un trèfle blanc à quatre feuilles sur fond bleu. L'une des feuilles possède un carré rouge.
  • FRAM, tour opérateur français indépendant fondé en 1949. Leur logo, composé de trois cocotiers, a été abandonné en 2006.
  • ECF (École de conduite française)
  • Crédit immobilier de France : spécialiste du crédit à l'habitat indépendant. Son logo représente une clé sur un fond bleu de forme carrée. En ce qui concerne la clé : l'anneau et la tige sont blanches, le panneton est rouge.
  • Carrefour (enseigne)

Associations

En ce qui concerne les associations françaises (certaines reconnues d'utilité publique), on peut donner en exemple :

Dans le domaine de la communication politique

Certains partis politiques nationaux français - principalement de droite - reprennent aussi ce symbole dans leurs logos :

Dans la société

Honneurs au niveau national

  • l'écharpe de Miss France arbore une cocarde tricolore.
  • la médaille du meilleur ouvrier de France décernée par la Société des meilleurs ouvriers de France est composée d'un ruban tricolore. L'ouvrier a le droit de porter une veste blanche au col tricolore. L'ouvrier récompensé conserve son titre à vie avec l'indication de sa promotion (l'année d'obtention).

Expressions

La mention BBR (Bleu Blanc Rouge)

Elle a été utilisée pour favoriser, dans certaines listes d'embauche, les candidats "100 % Français" par rapport à ceux qui présenteraient une peau foncée et des traits de type "non européen". Cette pratique discriminatoire illégale a été sévèrement réprimée[26],[27]. Il a été fait usage d'un autre code de discrimination : 001.[28].

L'expression « Black Blanc Beur »

Lors de la Coupe du monde de football en 1998 est apparue l'expression « Black Blanc Beur », qui joue sur la symétrie avec le « bleu blanc rouge » du drapeau ; elle souligne le métissage et le multiculturalisme de la France nés de l'immigration (« Black » et « Beur » faisant respectivement référence aux populations noires et maghrébines)[29]. Le succès de l'équipe de France qui comportait des joueurs de diverses origines a fait passer dans le langage courant cette expression connue sous le sigle BBB.[30] L'expression offre un assemblage rare : celui de trois mots d'origine distincte. Black (anglais), Blanc (français), Beur (issu du langage des citées - Beur est le verlan, prononciation inversée d'Arabe). [31]

Œuvres littéraires, artistiques et prouesses techniques

La Patrouille de France

La Patrouille de France est la patrouille acrobatique officielle de l'Armée de l'Air française. Elle réalise des figures avec des fumigènes bleu blanc et rouge.

Tableaux

  • Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, Épisode de la Révolution de 1848 : Lamartine repoussant le drapeau rouge à l’Hôtel de Ville, le 25 février 1848, v. 1848. Huile sur toile, 63 × 27,5 cm. Musée Carnavalet, Paris.
  • Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, Lamartine faisant acclamer le drapeau tricolore sur le perron de l'Hôtel de ville de Paris.
  • E. Charpentier. Alphonse de Lamartine présentant le drapeau tricolore, à l'Hôtel de ville de Paris, 1848. Lithographie.
  • Jacques-Louis David : Serment de l'Armée fait à l'Empereur après la Distribution des Aigles au Champ de Mars, 1810.

Citations

Alphonse de Lamartine dans son discours du 25 février 1848 a déclaré : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie ! »

Dans L'Aiglon, Edmond Rostand évoque le drapeau tricolore :

« ...Plein de sang dans le bas et de ciel dans le haut,
Puisque le bas trempa dans une horreur féconde,
Et que le haut baigna dans les espoirs du monde... »

Notes et références

  1. Manuscrit français de la Bibliothèque Nationale de France n°B.N. FR 1371, fol. 10 v°.
  2. Colette Beaune, Naissance de la nation France, vol. I : La France et son Histoire, Gallimard, coll. « Folio histoire » (ISBN 2-07-032808-2), « II - Saint Clovis », p. 86-87 .
  3. Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 6, pp. 264-265.
  4. Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 8, p.322
  5. Michel Pastoureau, Bleu - Histoire d'une couleur, éditions du Seuil, Paris, 2002 (ISBN 2020869918) 
  6. Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 8, p.334-5
  7. Notamment le gendarme Étienne-Claude Bénéton de Moranges, dans son Traité des Enseignes militaires (1750), cité par Jean Rey, Histoire des drapeaux, des couleurs et des insignes de la monarchie française, vol. 2, Techener, Paris, 1837, p. 417 ).
  8. Cf. Chroniques de Saint-Gall : « les rois de France avaient coutume d'appeler du nom de chapelle (sancta sua) à cause de la chape de Saint Martin, qu'il portaient ordinairement à la guerre pour leur défense et ruine de leurs ennemis » (Chron. Lib. II, de rebus Caroli Magni) ; Walafrid Strabon : « Anciennement, les chapelains ont été ainsi appelés à cause de la chape de Saint Martin, laquelle les rois de France portaient pour secours et pour la victoire aux guerres ; et ceux qui la portaient et gardaient avec les autres reliques des saints ont été appelés chapelains. » (capit. ultimo de exordiis et incrementis rerum ecclesiasticarum) ; Honoré d'Autun : « La chape de Saint Martin, était portée devant les rois de France allant à la guerre pour étendard, et par le moyen d'icelle remportaient la victoire, et surmontaient leurs ennemis ». (In speculo ecclesiæ; sermone de Marino episcopo). Ces trois citations sont tirées de Constant Leber, Des cérémonies du sacre, ou Recherches historiques et critiques sur les moeurs... dans l'ancienne monarchie, Baudoin Fr., Paris, 1825, p. 145 .
  9. Grégoire de Tours, décrivant les événements qui précèdent la bataille de Vouillé, dit bien que Clovis Ier s'est rendu à la basilique Saint-Martin de Tours pour y recevoir un signe, mais ne parle pas de la chappe. En revanche, il indique que le roi franc reçoit de l'empereur Anastase Ier la pourpre (manteau violet) de consul impérial (Histoire des Francs, livre II).
  10. Cf. Colette Beaune, Naissance de la nation France, vol. II : La France et Dieu, Gallimard, coll. « Folio histoire », « VI - Saint Michel », p. 274 . L'auteur précise que cette couleur est liée au culte de Saint Michel propre aux derniers capétiens.
  11. Cf. Philippe Contamine, Guerre, État et société à la fin du Moyen-Âge, EHESS, Paris, 1972, éd. Mouton (réimpr. 2004), 2 vol. (ISBN 2-7132-1816-0), p. 668-670 
  12. Musée d'Aquitaine, Bordeaux. Dépôt de la Bibliothèque municipale de Bordeaux. Inv. Ms 730.
  13. a  et b « Voyages du maréchal Pétain », Les Actualités mondiales, 18 juillet 1941, Archives de l'INA, sur le site ina.fr, consulté le 16 janvier 2009.
  14. Conseil constitutionnel, Décision no2003-467 DC, 13 mars 2003, Loi pour la sécurité intérieure, c. 104 [lire en ligne]
  15. Cahiers du Conseil constitutionnel, mars 2003 à septembre 2003, no15, Jurisprudence, Loi pour la sécurité intérieure [lire en ligne]
  16. ibidem, c. 103
  17. Décret n°89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires
  18. Anciens combattants d'Algérie
  19. La déontologie du porte-drapeau
  20. Arrêté du 30 janvier 2003 relatif au diplôme d'honneur de porte-drapeau
  21. a  et b source : Société française de vexillologie, page internet « Les marques des présidents de la République depuis 1870 » s'appuyant sur « plusieurs articles parus dans le bulletin Emblèmes et Pavillons sous la plume de Lucien Philippe, ancien rédacteur », site consulté le 19 janvier 2009.
  22. Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  23. (A) NORDEF0452926A de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense.
  24. Michel Pastoureau, Bleu. Histoire d'une couleur
  25. Sylvie Bednar, Les Drapeaux du monde expliqués aux enfants, éd. de la Martinière jeunesse, Paris, 2008 (ISBN 978-2-7324-3762-0), p. 28.
  26. Sahra Saoudi, « Adecco devant la justice pour son "BBR" », L'Express, 18 mai 2006.
  27. Philippe Aujard, « Discrimination raciale à l’embauche, Adecco et Garnier (L'Oréal) condamnés » www.emploi-stage-environnement.com, 7 juillet 2007
  28. Mattieu Auzanneau, « La sélection ethnique à l’ANPE et dans l’intérim », Le Canard enchaîné, 3 mars 1999.
  29. (en) Ginette Vincendeau, La Haine, I.B. Tauris, 2005, 128 p. (ISBN 1-84511-216-4), p. 30 .
  30. Stéphanie Marteau & Pascale Tournier. Black Blanc Beur... : la guerre civile aura-t-elle vraiment lieu ?, Albin Michel.
  31. Le Langage des sigles / Patrice Cartier. Paris : Éd. de la Martinière jeunesse, 2009, p. 26. ISBN 978-2-7324-3934-1

Bibliographie

Monographies
  • Raphaël Delpard. La Fabuleuse histoire du drapeau français, éd. L. Souny, Saint-Paul, 2008, 192 p. (ISBN 978-2-84886-169-2)
Articles
  • Bernadette Simon, « Bleu - Blanc - Rouge et pourquoi ? », Sélection du Reader's Digest, juillet 1980. [lire en ligne]

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

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