Administration Obama
L'administration Obama le 10 septembre 2009.
États-Unis
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Cet article fait partie de la série sur la
politique des États-Unis,
sous-série sur la politique.


v · gouvernement actuel de l’État fédéral des États-Unis d'Amérique, sous la présidence de Barack Obama, depuis le 20 janvier 2009.

Ce gouvernement a succédé à l'administration Bush.

La formation de l'administration Obama a commencé au lendemain du 4 novembre 2008 à la suite du résultat de l'élection présidentielle américaine de 2008, où le sénateur démocrate Barack Obama a obtenu la majorité des grands électeurs face au sénateur républicain John McCain. Elle s'est concrétisée par la mise en place d'une équipe présidentielle de transition pendant laquelle le président-élu pouvait commencer à former son gouvernement et procéder à la sélection de 8 000 hauts fonctionnaires.

La période de transition est marquée par la réunion le 15 décembre 2008 des grands électeurs chargés de désigner officiellement le président élu et par la ratification de ce choix par le Congrès des États-Unis le 8 janvier 2009.

Sommaire

La période de transition

L'équipe de transition

Le président en exercice George W. Bush reçoit son successeur Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison-Blanche

Dès le 5 novembre, John Podesta, président du Center for American Progress, Valerie Jarrett, une des plus anciennes conseillères de Barack Obama, et Pete Rouse, ancien chef de cabinet du sénateur Tom Daschle sont appelés à diriger son équipe de transition appelé Obama-Biden Transition Project. Cette équipe comprend 450 personnes, dispose d'un budget de 12 millions de dollars, de 11 000 m² de bureaux mis à leur disposition à Washington DC et d'un site internet Change.gov sur lequel ont été déposées en quelques jours plus de 145 000 candidatures spontanées.

L'équipe de transition, qui comprend également Christopher Edley, Janet Napolitano, Federico Peña et Susan Rice, est chargée de faire une sélection parmi les prétendants à plus de 300 postes ministériels ainsi que de procéder à la nomination de 2 500 fonctionnaires en application du spoils system.

Les exigences de transparence financière imposées aux futurs membres de l'administration et à leurs conjoints ont été renforcées. Ainsi, pour les quelque 800 postes qui nécessiteront une confirmation par le Sénat, l'équipe de transition a mis au point un minutieux questionnaire en 63 points, passant en revue le passé des candidats, leurs relations personnelles et professionnelles, leurs avoirs, leurs échanges de courrier (y compris les mels)[2]. Ces règles plus strictes sont ainsi exigées pour réduire le poids des groupes d'influence à la Maison-Blanche et éviter tout conflit d'intérêts. Cependant, les nouvelles mesures d'éthique sont vite sujettes à interprétation variable comme le révèlent le New York Times, le 15 novembre, et le site The Politico, dressant une liste de plus d'une douzaine de personnes membres de l'équipe de transition en infraction avec plusieurs des nouvelles règles, dont le cas de deux fonctionnaires ayant eu des liens avec le géant du crédit immobilier Fannie Mae[3].

Premières nominations

Nominations
Position Nom(s)
Chef de cabinet de la Maison Blanche William Daley
Chefs de cabinet adjoints de la Maison Blanche Nancy-Ann DeParle
Alyssa Mastromonaco
Chef de cabinet du Vice-président Bruce Reed
Conseillers David Axelrod
Pete Rouse
Valerie Jarrett
Assistant législatif Rob Nabors
Conseiller juridique Robert Bauer

Lors de ses premières nominations, les observateurs ne manquent pas de signaler que le nouvel élu a choisi de nombreuses personnalités de l'ancienne administration Clinton à commencer par Rahm Emanuel[4]. Ainsi Greg Craig, choisi pour diriger le bureau juridique de la Maison Blanche[4], a été l'un des avocats de Bill Clinton durant la procédure de destitution qui n'avait pas abouti en 1998 tandis que Mona Sutphen avait recruté Monica Lewinsky à la mission américaine à New York.

Chronologie de la transition

Dès le 5 novembre, le président George W. Bush avait promis une transition sans heurts avec son successeur et avait appelé les responsables de son administration à coopérer loyalement avec l'équipe présidentielle de Barack Obama. Le 6 novembre, Barack Obama recevait ses premiers rapports classifiés des services secrets du directeur du renseignement national John Michael McConnell et de Michael Hayden, le chef de la Central Intelligence Agency. Il est cependant absent du sommet des pays industrialisés et émergents (G20), réunis le 15 novembre 2008 à Washington DC et présidé par le président alors en fonction George W. Bush. Il y envoie néanmoins 2 représentants, l'ancienne secrétaire d'État Madeleine Albright et l'ancien représentant républicain Jim Leach.

Le 16 novembre 2008, Barack Obama annonçait sa démission du Sénat des États-Unis[5]. Son poste doit alors être pourvu par un remplaçant désigné par Rod Blagojevich, le gouverneur de l'Illinois, en attendant une élection partielle l'année suivante. Le vice-président élu Joe Biden doit lui aussi démissionner de son mandat de sénateur du Delaware. Dans sa première interview sur une chaîne télévisée depuis son élection, Barack Obama annonçait que la lutte contre la récession nécessiterait de laisser s'aggraver le déficit budgétaire et qu'il lui faudrait procéder à un renforcement de la régulation du secteur financier. Il se prononça également pour un plan de sauvetage de l'industrie automobile américaine, affirma sa volonté de fermer le camp de Guantanamo et de donner un coup d'arrêt à la torture comme méthode d'interrogatoire par l'armée américaine tout en confirmant vouloir retirer l'essentiel des troupes américaines d'Irak en seize mois, d'ici à l'été 2010[6].

Composition du cabinet ministériel[7]

Un grand nombre des membres du gouvernement Obama sont membres du Council on Foreign Relations (CFR) : Tom Vilsack à l'agriculture, Ken Salazar à l'intérieur, Robert Gates à la défense, Timothy Geithner au trésor, etc.

Membres du cabinet

Fonction Nom Mandat
Président Barack Obama 2009-
Vice-président Joe Biden 2009-
Secrétaire d'État (Chef de la diplomatie) Hillary Clinton 2009-
Secrétaire au Trésor Timothy Geithner 2009-
Secrétaire à la Défense Robert Gates 2006-2011
Leon Panetta 2011-
Attorney General Eric Holder 2009-
Secrétaire à l'Intérieur Ken Salazar 2009-
Secrétaire à l'Agriculture Tom Vilsack 2009-
Secrétaire au Commerce Gary Locke 2009-2011
Rebecca Blank 2011
John Bryson 2011-
Secrétaire au Travail Hilda Solis 2009-
Secrétaire à la Santé et aux services sociaux Kathleen Sebelius 2009-
Secrétaire au Logement et au Développement urbain Shaun Donovan 2009-
Secrétaire aux Transports Ray LaHood 2009-
Secrétaire à l'Énergie Steven Chu 2009-
Secrétaire à l'Éducation Arne Duncan 2009-
Secrétaire aux Anciens combattants Eric Shinseki 2009-
Secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano 2009-

Galerie


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Autres membres du Cabinet de la Maison-Blanche

Poste Titulaires
Chef de cabinet de la Maison Blanche William Daley (2010-)
Administrateur de l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis Lisa Jackson (2009-)
Directeur du Bureau de la gestion et du budget Peter Orszag (2009-)
Représentant des États-Unis au commerce Ron Kirk (2009-)

Autres membres et conseillers

Démission de Van Jones en septembre 2009

Le 6 septembre 2009, Van Jones, membre du Conseil présidentiel sur la qualité de l'environnement, et proche des Truthers, des « chasseurs de vérité d'extrême gauche qui manifestent régulièrement pour accuser l'ancienne administration Bush d'avoir organisé les attaques du 11 septembre 2001 » et signataire d'une pétition réclamant une enquête sur le rôle de ladite Administration dans ces attentats terroristes, présente sa démission de l'administration Obama laquelle est acceptée. Ancien membre de Standing Together to Organize a Revolutionary Movement, un groupe révolutionnaire d'inspiration maoiste américain des années 1990, Van Jones s'était aussi fait remarquer pour des insultes en février 2009 contre les républicains et pour des déclarations racistes envers les blancs. Partisan d'une révolution énergétique américaine, il est également l'auteur d'un livre intitulé L'Économie des cols verts. Pour les conservateurs et la droite radicale, cette affaire illustrerait les intentions réelles du président américain qu'ils accusent de nommer au sein de son administration des personnalités extrémistes et révolutionnaires, voire« dans certains cas marxiste »[9],[10].

Affaire des « gatecrasher » à la Maison blanche et démission de Desiree Rogers en mars 2010

La secrétaire sociale à la Maison blanche, Desiree Rogers a démissionné de son poste en mars 2010. Après 14 mois passés à ce poste, elle a considéré que cela était "un bon moment pour explorer de nouvelles opportunités dans le secteur privé". Elle avait contribué selon le vœu du président B. Obama à faire de la Maison blanche la "maison du peuple". Mais sa démission, intervenue quelques mois seulement après l'affaire des "gatecrasher" à la Maison blanche lorsque deux inconnus étaient parvenus à s'incruster lors d'une réception donnée en l'honneur du Premier ministre Indien, n'a pas surpris. Sa responsabilité en tant que chef du protocole de la Maison Blanche avait été mise en cause sans qu'il lui ait été permis par l'Administration de se justifier devant le Sénat pour cette défaillance de son service de sécurité. Elle a été remplacée par Julianna Smoot.

Références

  1. Explication linguistique de Bernard Cerquiglini.
  2. Obama face au casse-tête de son futur cabinet, Philippe Gélie, Le Figaro, 19/11/2008
  3. Obama manœuvre avec les lobbyistes, Adèle Smith, Le Figaro, 17/11/2008
  4. a et b D'anciens membres de l'administration Clinton pressentis par Barack Obama, 18 novembre 2008. Consulté le 23 novembre 2008
  5. (en)Obama Resignation Letter Read On Senate Floor, CBS News, 19 novembre 2008. Consulté le 23 novembre 2008
  6. Dans sa première interview, Obama confirme ses promesses de campagne, Le Monde, 17/11/2008
  7. (en) Composition du Cabinet sur le site de la Maison Blanche
  8. President Obama Discusses Efforts to Reform Spending, Government Waste; Names Chief Performance Officer and Chief Technology Officer, 18 avril 2009, communiqué de la Maison Blanche
  9. Un conseiller d'Obama contraint à la démission, Laure Mandeville, Le Figaro, 7 septembre 2009
  10. Glenn Beck Gets First Scalp: Van Jones Resigns, The Huffington Post, 6 septembre 2009

Annexe

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Liens externes

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