Action directe
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Action directe
AD
Image illustrative de l'article Action directe

Idéologie Anarchisme et mouvement autonome[1]
Objectifs Révolution prolétarienne
Statut Inactif
Fondation
Date de formation 1979
Pays d'origine France
Actions
Mode opératoire attentats à la bombe, assassinats, etc.
Victimes (morts, blessés) Au moins 26 blessés et 12 morts[réf. nécessaire]
Zone d'opération France
Période d'activité 1979-1986
Organisation
Membres ~180[2]
Financement Braquage
Groupe relié FRAP, Fraction armée rouge, Brigades rouges, Cellules communistes combattantes, NAPAP, GARI, Affiche rouge, Fraction armée révolutionnaire libanaise,CLODO, ETA, Prima Linea, GRAPO, COLP[3]
Répression
Nombre de prisonniers 3

Action directe est un groupe armé anarcho-communiste[4], issu du mouvement autonome et anti-franquiste[4]. Historiquement, il doit être replacé dans le cadre de ce que l'on a appelé les années de plomb qui ont vu l'apparition de mouvements comme la Fraction armée rouge en Allemagne ou les Brigades rouges en Italie. Il emprunte son nom à la théorie anarchiste de l'action directe. Ses membres ont revendiqué plus de 80 attentats ou assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987. Action directe a été interdite pour apologie de la lutte armée par un décret du 24 août 1982 portant dissolution du groupement par la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées[5]. L'organisation est, depuis, officiellement considérée comme terroriste par les autorités françaises[6],[7]. Les derniers militants de l'organisation ont été arrêtés en 1987, puis jugés et condamnés par une formation spéciale de la cour d'assises de Paris sous les chefs d'inculpation d'assassinat de Georges Besse, de celui du général René Audran, de tentatives d’assassinat sur le contrôleur général des armées Henri Blandin et du vice-président du Conseil national du patronat français (CNPF) Guy Brana, et les attentats contre les locaux d’Interpol et ceux de l’Union de l’Europe occidentale[8].

Sommaire

Historique

Genèse et influences

Action directe est le résultat de la fusion des membres des GARI (Groupes d'action révolutionnaire internationalistes) qui ne voulaient pas ranger les armes après la mort de Franco et des NAPAP (Noyaux armés pour l'autonomie populaire), qui aboutit en 1977 à la création d'une « coordination politico-militaire interne au mouvement autonome ».

Création et première période

Cette coordination se transforme en 1979 en une « organisation de guérilla » qui commence alors à revendiquer ses attaques sous le nom d'Action directe, expression empruntée à l'anarcho-syndicalisme du début du XXe siècle mais avec laquelle la pratique d'Action Directe n'a rien à voir[9], au nom de la lutte contre l’impérialisme capitaliste, des symboles de la puissance de l’État, le grand patronat et la défense du prolétariat. Pour s'alimenter en armes et explosifs, ils réalisent des vols et braquages. Ils ne font alors que des dégâts matériels, comme des attentats sur des sociétés immobilières, le mitraillage de la façade du siège du CNPF le jour de la Fête du travail le 1er mai 1979 ou du ministère de la Coopération le 18 mars 1980 qui rate de peu le ministre Robert Galley, ce qui pousse les autorités à considérer Action Directe non plus comme des activistes mais comme des terroristes. Les Renseignements généraux (et la première brigade anti-terroriste créée à cet effet, la BOC Brigade Opérationnelle Centrale) suivent alors attentivement le groupe dont la dérive de plus en plus violente inquiète les autorités[10]. Le jeune commissaire Pochon monte alors un stratagème pour capturer les dirigeants d’Action directe que la méfiance instinctive rend difficile à localiser : sur une idée de leur informateur, Gabriel Chahine[11], le commissaire et ses hommes se font passer pour des émissaires de Carlos dans le cadre d'une action groupée visant à faire sauter le barrage d'Assouan et voulant rencontrer les membres d'Action Directe pour s'associer à eux. Le 13 septembre 1980, Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon, pensant rencontrer le terroriste Carlos, sont pris dans une souricière et arrêtés rue Pergolese à Paris après un échange de coups de feu.

Après l'élection de Mitterrand en 1981 le nouveau gouvernement joue l'apaisement et fait voter une loi d'amnistie qui remet en liberté Rouillan et Ménigon. Pendant l'hiver 81-82, après de nombreux débats internes, l'organisation se scinde en quatre groupes : deux décident d'arrêter la lutte armée, autour d'André Olivier se forme l'Affiche rouge (surnommée par la police et les médias Action directe-branche lyonnaise ou encore Action directe-branche nationale) qui commettra plusieurs attentats antisémites[12] tout en continuant une lutte anti-impérialiste, et enfin Action directe (appelé aussi Action directe-branche internationale) avec Jean-Marc Rouillan et Nathalie Menigon qui s'allie à la Fraction armée rouge dans le cadre de la stratégie d'« unité des révolutionnaires en Europe de l'Ouest » à partir de 1985[13].

Seconde période : reprise de l'action violente et arrestations

De 1982 à 1987, Action directe exécute plusieurs attentats, tentatives d'assassinats et assassinats ciblés. Selon Action Directe, leurs victimes sont choisies comme des symboles de l'ordre et de l'oppression qu'Action directe entend combattre : policiers, grands patrons, responsables de l'armement... Le 31 mai 1983, au cours d'une fusillade dans l'avenue Trudaine à Paris deux policiers sont tués et un troisième blessé. Le 25 janvier 1985, Action directe assassine le général Audran. Le 17 novembre 1986, Georges Besse, PDG de Renault est assassiné... Des tentatives d'attentats contre Guy Brana, Henri Blandin, Alain Peyrefitte, le juge Jean-Louis Bruguière échouent. Le 21 février 1987, les principaux membres d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, et Georges Cipriani sont arrêtés par le RAID dans une ferme au gué Girault, lieu-dit de la commune de Vitry-aux-Loges, dans le Loiret.

Les planques

En dehors de la ferme de Vitry-aux-Loges, le groupe avait aussi d'autres points de chutes. Chambray-lès-Tours, Villeloin-Coulangé en Indre-et-Loire ont abrité des planques du groupe.

En effet, tout est parti d'un billet de train Orléans - Saint-Pierre-des-Corps trouvé dans les poches de Georges Cipriani lors de son arrestation en 1987 dans le Loiret. Les gendarmes ont alors opéré des contrôles dans les agences immobilières, puis auprès de nombreux propriétaires auxquels les loyers n'avaient pas été payés depuis février. Ils sont ainsi entrés en contact avec les époux Robin (un menuisier de la région), qui percevaient leur loyer en argent liquide à Villeloin-Coulangé, et avec M. Denis Rancher, de Sepmes (Indre-et-Loire), qui louait un studio au huitième étage d'un immeuble avec vue plongeante sur l'autoroute à Chambray-lès-Tours. Georges Cipriani et Joëlle Aubron passaient un bon nombre de week-ends dans la maison de Villeloin-Coulangé depuis octobre 1985.

Les enquêteurs de la 6e division de la direction centrale de la PJ et les gendarmes d'Indre-et-Loire ont d'abord trouvé l'attaché-case de Joëlle Aubron, contenant ses vrais papiers, carte d'identité et permis de conduire. Dans deux cantines métalliques, étaient stockés 12 kilos d'explosifs du même type que ceux trouvés dans la ferme de Vitry-aux-Loges, un fusil semi-automatique, des munitions, des faux papiers et des carnets d'adresses. Une Super-Cinq volée au cours de l'été 1985 à la société de location Hertz d'Amiens et portant une fausse immatriculation se trouvait dans le garage.

Le long du pavillon surmonté d'un toit de tuile rouge, Joëlle Aubron avait planté des tomates et elle en faisait des conserves soigneusement rangées dans le cellier. La jeune femme et Cipriani se montraient discrets malgré un va-et-vient de camionnettes perceptible par les voisins certaines nuits. Dans la ferme isolée, la police trouve de l'argent, des armes, des documents relatifs à l'assassinat de Georges Besse, des listes de personnalités à enlever (au premier étage, un local a été aménagé pour recueillir un otage en échange de la libération de Régis Schleicher). Un hasard sans doute : la résidence secondaire de Georges Besse est située à une trentaine de kilomètres de là, à Betz-le-Château. Cette fois, ce n'est pas une dénonciation, comme à Vitry-aux-Loges, mais bel et bien un travail en profondeur des gendarmes d'Indre-et-Loire qui a permis la découverte de la planque[14].

« Joëlle Aubron, échappée de la bonne bourgeoisie et appliquée, dans les moments tranquilles, à surveiller ses chaudrons de confitures. Elle aussi, en compagnie de Georges Cipriani, avait choisi un coin retiré pour abriter ses rêves de feu et de sang : une ferme louée à Villeloin-Coulange, dans l'Indre-et-Loire[15]. »

Suites judiciaires

Ils ont été tous les quatre condamnés (tout comme Régis Schleicher, arrêté en 1984) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de dix-huit ans, notamment pour les assassinats de Georges Besse et René Audran.

Jean-Marc Rouillan fut inculpé pour tentative d'assassinat et destruction de propriété à l'explosif[16].

Frédérique Germain, Blondblond, une membre d'Action directe arrêtée le 31 mai 1983 lors d'un braquage et inculpée d'association de malfaiteurs, devint le témoin central du procès de la fusillade de l'avenue Trudaine[17].

Plusieurs membres de la mouvance Action directe (selon l'expression retenue par la justice française) seront aussi condamnés : Claude Halfen (pour association de malfaiteurs, 10 ans), Spano (pour association de malfaiteurs, 10 ans), Nicolas Halfen (pour association de malfaiteurs, 10 ans), Helyette Bess (pour association de malfaiteurs, 9 ans réduit à 6), Jean Asselmeyer (7 ans réduit à 6), Salvatore Nicofia (4 ans pour faux), Annelyse Benoit (5 ans pour faux et usage de faux), Bruno Baudrillart (7 ans pour faux et usage de faux)[16]. En tout 22 membres d'Action directe ou de la mouvance sur 25 connus des services de police auront été arrêtés[16].

Les années d'incarcération et le processus de libération

La peine de Joëlle Aubron a été suspendue en juin 2004 pour raisons de santé. Elle meurt à Paris le 1er mars 2006 d'un cancer du poumon.

Les demandes de libération anticipée de Régis Schleicher ont été plusieurs fois repoussées par le tribunal de l'application des peines. Le 23 juillet 2009, il lui est accordé un régime de semi-liberté[18]. Il a publié Clairvaux, instants damnés, un livre où il évoque le quotidien des détenus condamnés à de longues peines.

Les demandes de semi-liberté de Georges Cipriani ont été plusieurs fois rejetées (en 2005, 2007 et 2009). Ce régime lui est finalement accordé en 2010[19]. Le 3 mai 2011, la cours d'appel de Paris lui octroie une libération conditionnelle[20].

Le 10 mai 2007, le tribunal d'application des peines de Paris a accordé un régime de semi-liberté à Nathalie Ménigon, emprisonnée depuis 1987. Elle travaillera la journée et retournera dormir en prison, mais le parquet a immédiatement fait appel de cette décision. Le jeudi 19 juillet 2007, la Chambre d'application des peines de la Cour d'Appel de Paris lui a finalement accordé le régime de semi-liberté[21].

Nathalie Ménigon, à qui un régime de semi-liberté a été accordé à partir du 2 août, a été transférée mardi 24 juillet 2007 du centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais) à la maison d'arrêt de Toulouse-Seysses. Ce régime de semi-liberté est un préalable à une mesure de libération conditionnelle[22], finalement accordée le 17 juillet 2008. Elle est libérée en régime de libération conditionnelle le 2 août 2008 sur décision du tribunal de l'application des peines de Paris, après plus de vingt ans de prison[23].
De ses années de prisons, il lui reste de graves séquelles physiques d'une hémiplégie due à deux accidents vasculaires cérébraux[24].

Jean-Marc Rouillan a tenu une chronique sur l'univers carcéral dans le journal CQFD. Il a obtenu un régime de semi-liberté à partir du 17 décembre 2007[25]. Cette semi-liberté a été révoquée en octobre 2008 suite à des propos tenus lors d'une interview donnée au magazine L'Express[26]. Il obtient à nouveau en 2011 une mise en semi-liberté effective le 19 mai 2011[27].

En 2003, Hellyette Bess est placée sous contrôle judiciaire dans une enquête pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, falsification de documents administratifs et contrefaçon[28] dans l'affaire du (nuovo) Partito Comunista Italiano[29],[30].

Soutiens

Depuis l'arrestation de plusieurs des membres d'Action directe et jusqu'à aujourd'hui, des groupes d'extrême-gauche, tel le Comité Unitaire pour la Libération des Prisonniers politiques, le Comité Unitaire de Défense des Prisonniers politiques, le Collectif pour la libération des Militant-e-s d'Action directe[31] ou encore Secours rouge (Secours rouge/Association des Parents et Amis des Prisonniers communistes)[32], mais aussi la Ligue des droits de l'homme[33] militent pour leurs libérations.

Le 20 février 2006, une bombe explose à Berlin. Le 25 février 2006, un attentat vise Renault à Athènes, ne faisant que des dégâts matériels, en « Solidarité avec les prisonniers » d'Action directe[34].

Actions

Le groupe Action directe a revendiqué plusieurs actions (mitraillage, braquage, plasticage, assassinat). À partir de juin 1984, Action directe signe ses attentats et ses tracts en utilisant des noms de commandos pour donner une symbolique forte à ses actions et pour créer l'illusion du nombre :

De nombreux vols à main armée n'ayant pas entraîné mort d'homme ont été revendiqués par le groupe comme des « expropriations prolétariennes ». Durant sa première période, plusieurs attentats dans des zones d'opération d'Action directe seront commis. Si le mode opératoire, les revendications et les cibles peuvent les rattacher au groupe, ils seront revendiqués sous différents noms. La police française considérera ces attentats comme commis par la mouvance Action directe : Action directe du 27-28 mars, CLODO, Groupe Bakounine-Gdansk-Paris-Guatemala-Salvador, Jeune Taupe, Casse-Noix, Moutons enragés, Nous, B.A.D.I.N.T.E.R. (du nom du ministre de la justice d'alors, Robert Badinter, Bombeurs anonymes pour la défense des incarcérés très excités par Robery), Germain, Comité Riposte à la répression en Algérie[16]. La « menace » d’une résurgence d’Action directe ou d’un nouveau groupe terroriste à la manière d’Action directe est fréquemment agitée même si ce n’est pas toujours pertinent. Par exemple Florence Rey et Audry Maupin seront décrit par une partie de la presse et des enquêteurs comme un couple « à la Rouillan et Ménigon »[35]. Ces deux anarchistes autonomes avaient pris d’assaut une préfourrière de la police. Ce braquage qui n’avait pas pour but de faire des morts a dérapé en une guérilla urbaine avec la police. En 2009, Julien Coupat et le groupe de Tarnac sont présentés par Michèle Alliot-Marie comme des « héritiers en puissance d’Action directe ». La ministre de l’intérieur évoque le retour du terrorisme de « l’ultra gauche »[36]. Julien Coupat et ses proches sont accusés d’avoir placé des crochets pour bloquer la circulation de TGV et d’avoir écrit un livre « l’insurrection qui vient ». Non seulement les faits ne sont pas prouvés, mais au point de vue de l’idéologie les spécialistes jugent que « Julien Coupat n’a rien à voir avec Jean-Marc Rouillan »[37]. En février 2011, les commissariats des Hauts de Seine reçoivent plusieurs lettres annonçant « la réactivation d’Action directe ». Elles annoncent des actions contre la police dans la lignée du combat de Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron. Même si l'on ne sait pas si la menace est réelle, elle est prise au sérieux par la justice qui a saisi la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris[38]. Ces références régulières à Action directe montrent que le souvenir du mouvement et de ses attentats reste toujours présent dans la mémoire collective.

Notes et références

  1. (fr)Serge Cosseron, Dictionnaire de l'extrême gauche, Larousse, collection À présent, 2007 (ISBN 978-2-03-582620-6) p. 61
  2. Selon la police en 1989 in (en) Michael Dartnell, Action directe: ultra-left terrorism in France, 1979-1987, Paris, 1995, 224 p. (ISBN 0714645664) [lire en ligne], p. 173 
  3. http://www.terrorwatch.ch/fr/ad.php
  4. a et b Jean-Guillaume Lanuque, « Action Directe. Anatomie d’un météore politique » sur www.dissidences.net, Dissidences, février 2006. Consulté le 29 juin 2011
  5. Décret du 24 août 1982 portant dissolution du groupement de fait dénommé Action Directe - Journal officiel de la République française, 25 août 1982 [PDF]
  6. La France face au terrorisme : Livre blanc du Gouvernement sur la sécurité intérieure face au terrorisme - Ministère des Affaires étrangères
  7. http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/31/01001-20080131ARTFIG00622-mam-je-veux-mettre-fin-a-la-propagande-terroriste.php
  8. Edgar Roskis, « Les prisons françaises, d’Action directe aux droits communs », dans Le Monde diplomatique, juillet 2001 [texte intégral (page consultée le 29 juin 2011)] 
  9. L'action directe est l'action sociale directe des masses, sans intermédiaire politique qui parle en leur nom, qu'il soit parlementaire ou avant-garde. Elle n'a donc rien à voir avec la propagande par le fait pratiquée par le groupe AD. Cf. la brochure L'Action Directe rédigée par Émile Pouget, l'« inventeur » du concept.
  10. Serge Savoie, RG, La traque d'action directe, Nouveau Monde Éditions, 2011, 270 p.
  11. Artiste d'origine égyptienne, alias « Youssef », qui a infiltré l’Extrême gauche et qui sera abattu par Action Directe en 1982, son nom ayant été donné par un membre des RG affecté à l’Élysée en 1981.
  12. Jacques Leclercq, Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale de 1945 à nos jours , L'Harmattan, Paris, 2008 (ISBN 978-2-296-06476-8)
  13. communiqué commun
  14. Alexis BODDAERT, « La découverte des planques d'Action directe Un travail de fourmi de la gendarmerie », dans Le Monde, 16 mai 1987 
  15. Laurent GREILSAMER, « Au palais de justice de Paris Les quatre dirigeants d'Action directe comparaissent devant une cour d'assises spéciale », dans Le Monde, 17 novembre 1993 
  16. a, b, c et d (en) Michael Dartnell, Action directe: ultra-left terrorism in France, 1979-1987, Paris, 1995, 224 p. (ISBN 0714645664) [lire en ligne], p. 172 et 173 
  17. (en) Michael Dartnell, Action directe: ultra-left terrorism in France, 1979-1987, Paris, 1995, 224 p. (ISBN 0714645664), p. 178 
  18. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/07/23/01011-20090723FILWWW00388-action-directe-semi-liberte-pour-schleicher.php
  19. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/30/01016-20090430ARTFIG00397-semi-liberte-pour-georges-cipriani-.php; http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/01/action-directe-un-regime-de-semi-liberte-accorde-a-georges-cipriani_1327664_3224.html
  20. http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/05/03/liberte-conditionnelle-pour-cipriani-ex-membre-d-action-directe_1516440_3224.html
  21. Semi-liberté pour l'ancienne membre d'Action directe Nathalie Ménigon - Le Monde, 19 juillet 2007
  22. Nathalie Ménigon obtient une semi-liberté - Libération, 19 juillet 2007
  23. L'ex-militante d'Action directe Nathalie Ménigon est sortie de prison - Le Monde, 2 août 2008
  24. http://www.leparisien.fr/abo-faits-divers/nathalie-menigon-en-liberte-conditionnelle-03-08-2008-116635.php
  25. Semi-liberté accordée à Jean-Marc Rouillan cofondateur d'Action directe - Agence France-Presse, 6 décembre 2007
  26. Interview de Jean-Marc Rouillan donnée à L'Express
  27. Article sur france-info.com
  28. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20030905.OBS5961/
  29. http://www.secoursrouge.org/Solidarite-Internationale-no1
  30. (it)[RTF] www.misteriditalia.it/newsletter/75/numero75.rtf
  31. http://nlpf.samizdat.net/spip.php?rubrique43
  32. http://www.secoursrouge.org/
  33. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20040428.OBS8398/?xtmc=actiondirecte&xtcr=6
  34. http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20060226.OBS8443/?xtmc=actiondirecte&xtcr=2
  35. Florence Rey est décrite comme une sorte de petite Nathalie Ménigon par les enquêteurs : « En vingt-cinq ans de police judiciaire, je n’ai jamais été confronté à un tel mutisme » dans Le Monde 9 juin 2006, « Florence Rey, Audry Maupin : Tueurs nés ? » Un document de Marie-Sophie Tellier - Faites entrer l’accusé - Série proposée par Christian Gerin, présentée par Christophe Hondelatte, produite par 17 Juin Média, réalisée par Bernard Faroux, rédacteur en chef : Christian Huleu. Décembre 2003.
  36. http://www.marianne2.fr/Coupat-in-situ_a180195.html; http://www.rue89.com/2008/12/23/affaire-coupat-la-france-et-ses-epouvantails-gauchistes?page=8#comment-614278
  37. Christophe Bourseiller interrogé notamment sur le cite les influences.fr : http://www.lesinfluences.fr/Christophe-Bourseiller.html.
  38. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/02/25/01016-20110225ARTFIG00647-nouvelle-menace-d-action-directe.php

Annexes

Bibliographie

Études sur Action directe

  • Alain Hamon et Jean-Charles Marchand, Action directe. Du terrorisme français à l'euroterrorisme, Le Seuil 1986
  • Roland Jacquard, La longue traque d'Action directe, Albin Michel, 1987
  • Michael York Dartnell, Action directe : ultra-left terrorism in France, London 1995
  • Loïc Debray, Jean-Pierre Duteuil, Philippe Godard, Henri Lefebvre, Catherine Régulier, Anne Sveva, Jacques Wajnsztejn, Paroles Directes. Légitimité, révolte et révolution : autour d'Action directe, Acratie 1990
  • Jean-Pierre Pochon, Les stores rouges, Édition des Equateurs, 2008

Ouvrages des membres d'Action directe

Filmographie

Articles connexes

Liens externes


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