07

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Ardèche

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Ardèche
Ardèche Le Conseil général.svg
Localisation de l'Ardèche en France
Administration
Région Rhône-Alpes
Préfecture Privas
Préfet de département Amaury de Saint-Quentin
Président du
conseil général
Pascal Terrasse (PS)
Sous-préfecture(s) Largentière
Tournon-sur-Rhône
Statistiques
Population totale 306 238 hab. (2006)
Densité 55 hab./km2
Superficie 5 529 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Cantons 33
Intercommunalités 35
Communes 339

Le département de l'Ardèche (Ardecha ou Ardecho en occitan) est un département français qui doit son nom à la rivière Ardèche. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 07.

Sommaire

Dénomination

L'Ardèche est appelée, en occitan, Ardecha (ou Ardecho). Les habitants de l'Ardèche sont appelés Ardéchois. L'Ardèche correspond approximativement à l'ancienne province du Vivarais.

Démographie

L'Ardèche reste un département assez peu peuplé (densité de 52 hab/km², contre 112 pour la France), avec de fortes disparités (Vallée du Rhône / montagnes). Elle est également plutôt rurale : en 1999, 51% des habitants vivent dans des communes de moins de 3 000 habitants (contre 12,5% pour la France entière). Certaines zones se développent grâce à leur position (villes à la périphérie de Valence, par exemple, villes-rues de Rochemaure à Viviers face à Montélimar, attraction de la zone du Tricastin dans l'extrême sud-est), ou grâce à l'activité touristique.

Géographie

L'Ardèche fait partie de la région Rhône-Alpes. Elle est limitrophe des départements de la Drôme, du Vaucluse, du Gard, de la Lozère, de la Haute-Loire, de la Loire et de l'Isère.

Géomorphologie et environnement

Les sols, le climat et la végétation de l'Ardèche sont bien différents entre le Nord et le Sud du département, qui est donc caractérisé par sa grande variété de milieux naturels et de paysages.

  • Le Nord (Haut-Vivarais) est plutôt cristallin, humide et vert. Ce pays de hautes collines et de moyennes montagnes appartient au Massif Central. Le bassin de l'Eyrieux, jusqu'aux abords des sucs et du mont Mézenc, forme les Boutières.
  • Le Sud (Bas-Vivarais) est marneux ou calcaire, plus sec, avec une végétation déjà méditerranéenne. Le bassin de l'Ardèche y creuse des gorges spectaculaires. Les eaux souterraines sont nombreuses, caractéristiques des milieux karstiques: aven d'Orgnac, grotte de Saint-Marcel, aven de Noël. Les collines et plateaux des Gras se rattachent géomorphologiquement aux grands Causses.
  • Au centre du département, les basaltes du plateau du Coiron et les marnes et calcaires du Moyen-Vivarais forment une sorte d'espace de transition, dont l'histoire géologique est fort complexe.
  • La partie ardéchoise de la vallée du Rhône est plutôt étroite. C'est le Rivage, une plaine d'alluvions d'âges différents, ponctué de villages et de petites villes, au centre de terroirs agricoles fertiles.

La forêt ardéchoise

Le département de l'Ardèche est un des départements les plus forestiers de France, puisque 45% du territoire est couvert par des forêts soit anciennes, soit reconstituées par suite de la déprise agricole. C'est une forêt très morcelée en nombreuses petites parcelles parfois enclavées, ce qui en complique l'exploitation mécanisée.

  • Superficie totale: 220 000 hectares
    • Superficie en propriété privée: 200 000 hectares
    • Superficie en propriété publique: 20 000 hectares
    • Nombre de propriétaires privés: 60 000
    • Superficie moyenne des propriétés: 3 hectares
    • taux de micro-parcelles (inférieures à 1 hectare): 50 %

Le Plan départemental en faveur de la forêt, adopté en 2006, inscrit les milieux forestiers parmi les grandes priorités de la politique départementale. Le Conseil général et le CRPF ou Centre Régional de la Propriété Forestière Rhône-Alpes s'entendent pour encourager les projets de regroupements de parcelles, les opérations d'échanges amiables.

Climat

L'Ardèche offre une forte diversité de climats. En effet, un climat tempéré caractérise le nord du département. Le sud offre un climat plus provençal.

Histoire

Drapeau du département de l'Ardèche.

L'Ardèche est bordée par la vallée du Rhône sur sa façade est, qui a toujours été en contact avec les mouvements de ce grand axe de communication, même si ses montagnes ont présenté des contraintes. L'installation des hommes préhistoriques dans le département remonte environ à 150 000 ans (grottes Moustériennes de Soyons). De nombreuses traces subsistent encore, notamment dans le sud du département (Grotte Chauvet, dolmens, menhirs, etc.).

Durant l'Antiquité, le sud du département est occupé par les Helviens (cf. le site de Jastres, à Lussas), le centre (entre Eyrieux et Doux) serait du ressort des Segovellaunes, le nord, au-delà du Doux, aux Allobroges.

Rome fonde certainement la cité d'Alba. Les Helviens commercent alors avec les Grecs et les marchands d'Orient. Alba est désertée pendant les invasions et l'évêque local s'installe au bord du Rhône près de son vivarium, site qui prend le nom de Viviers. Le traité de Verdun (843) qui se partage l'empire de Charlemagne, place le comté de Vivarais en Lotharingie (domaine de Lothaire Ier). Dans les soubresauts du Moyen Âge, le comte-évêque reste sous la suzeraineté du Royaume de Provence et de Bourgogne puis du Saint-Empire en 1039, avant de passer, à l'issue de la Croisade albigeoise contre le Comte de Toulouse, à la couronne capétienne en 1305.

Une grande majorité du Vivarais devient protestante au XVIe siècle. S'en suit un siècle de guerres de religion, répressions, massacres, etc. Le siège de Privas par Richelieu et Louis XIII a lieu en 1629, et Louis XIV lance la répression des camisards au début du XVIIIe siècle (massacre du serre du Pal, du serre de Muans...).

Le département des Sources de la Loire est créé le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la quasi-totalité de la province du Vivarais (perdant Pradelles et quelques villages de la Montagne, gagnant l'Uzège et Les Vans). La Révolution française n'est pas partout bien accueillie en Vivarais. Des bandes de Chouans se réfugient dans les montagnes ; lorsque le comte de Saillans tente de soulever le pays dans une contre-révolution royaliste, il est battu à Joyeuse par le général d’Albignac, le 11 juillet 1792[1].

Le XIXe siècle voit le département se développer, notamment grâce à l'industrie de la soie, de la mine (notamment les hauts-fourneaux de La Voulte) et l'arrivée du chemin de fer. En 1861, il y a 388 000 habitants dans le département.

À la fin du siècle, le sud viticole subit la crise du phylloxéra. Puis l'Ardèche paye un lourd tribut lors des deux guerres mondiales : en 1918, 12 000 soldats ne reviennent pas du front, et pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs résistants prennent le maquis, ce qui provoque arrestations et exécutions, mais accélère également le départ des troupes nazies.

Après-guerre, la petite industrie se maintient (hautes vallées des Boutières) ou périclite (mines de Largentière), l'agriculture reprend ses droits avec un milieu de XXe siècle où les fruitiers (pêchers de l'Eyrieux, cerises au sud) connaîtront la renommée tandis que la vallée du Rhône, avec le fleuve lui-même peu à peu canalisé, s'industrialise - surtout en face, dans la plaine en rive gauche. Dans le département, assez tôt impliqué dans le développement de technologies contemporaines (Minitel, Inforoutes), le tourisme (de l'Ardèche verte au nord jusqu'aux zones toutes méditerranéennes entre Aubenas et l'embouchure de l'Ardèche dans le Rhône), est devenu un élément important de l'économie ardéchoise.

Autrefois bien desservie par le rail, l'Ardèche disposait d'un maillage ferroviaire local développé, notamment par la compagnie du PLM. La plupart des communes de plus de 2 000 habitants disposait d'une gare au début du XXe siècle (lignes Robiac-Vogüé-Le Teil, Vogüé-Aubenas-Lalevade-Largentière, Le Pouzin-Privas, La Voulte-sur-Rhône-Le Cheylard et Peyraud-Annonay-Bourg-Argental). Cependant entre 1969 et 1982, la plupart des lignes sont supprimées et les rails déposés. Seule subsiste la ligne SNCF Givors-Nîmes, le long de la vallée du Rhône, réservée pour le fret, ce qui fait du département de l'Ardèche le seul département français métropolitain ne disposant d'aucune gare de voyageur.

Langues régionales

Quelques communes de l'extrême-nord du département (canton de Serrières) sont dans l'espace arpitan. Le reste du département est de langue d'oc :

À l'heure actuelle, l'usage de l'occitan est réduit aux classes d'âges les plus anciennes. Les principaux mouvements de défense de la langue régionale sont l'Institut d'études occitanes et Parlarem en Vivarés. Le français régional comporte des mots d'origine occitane :

  • chamba, darbou chez les paysans (comprendre terrasse, taupe)
  • un lycéen vous dira que sa boge est trop lourde (comprendre cartable).

L'occitan est la langue utilisée pour le chant "patriotique" ardéchois, l'Ardecho.

Blason

Blason de l'Ardèche

Le blason ancien du Vivarais, repris par le département de l'Ardèche, est un blason de France ancien affecté d'une brisure : une bordure d'or. Cette bordure porte huit écussons d'azur qui représentent les huit places qui envoyaient des députés aux États du Vivarais :

  1. Tournon
  2. Viviers
  3. Boulogne
  4. Largentière
  5. Joyeuse
  6. Annonay
  7. Montlaur
  8. Bourg-Saint-Andéol

Politique

Article détaillé : La politique en Ardèche.
Cantons et arrondissements de l'Ardèche après l'arrêté préfectoral du 22 février 2007
Circonscriptions législatives de l'Ardèche

Économie

  • L'agriculture est encore bien présente, mais avec des parcelles moyennes assez petites.
    • Tous les acteurs de la filière châtaigne ou castanéiculture sont représentés en Ardèche ce qui équivaut à plus de 1 000 emplois à temps plein entre la production, la transformation et la commercialisation. Le département dispose encore de plus de 1000 exploitations, dont 20 à 60% des revenus sont issus de la filière châtaigne. En 2004, la production de châtaignes atteignait 5 400 tonnes, soit 50% de la production française; elle bénéficie d'un label AOC depuis juin 2006. L'AOC Châtaigne d'Ardèche est défendu par le SPCA (Syndicat des producteurs de châtaignes d'Ardèche.[2] Les bois de châtaignier sont encore au cœur de la vie rurale, dans la moyenne montagne, soit au-dessus de 450 à 500 m d'altitude: fruits, farines, bières, bois, confitures, etc. L'espoir de renforcer le secteur explique en partie la création du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche et le développement des fêtes Castagnades d'automne.
    • Le vignoble, en trente ans, est devenu réputé - des Côtes du Rhône du nord autour de Cornas et Saint-Péray jusqu'aux Côtes du Vivarais et aux Côtes du Rhône méridionales autour de Bourg-Saint-Andéol. Autour d'Aubenas, les efforts pour faire connaître le Gamay nouveau se multiplient. Certains cépages, comme le viognier blanc, forment d'excellent vins de garde.
    • Les arbres fruitiers de la vallée du Rhône et des vallées des torrents descendus de la montagne bénéficient d'une image de qualité auprès des consommateurs; cependant, le mitage périurbain a entraîné des arrachages, par exemple autour de Privas, ou le long de la vallée de l'Eyrieux.
    • Malgré les difficultés, l'élevage progresse, bénéficiant également d'une image de qualité: bovins (du plateau du Coiron, des abords du mont Mézenc), ovin, caprin, porcin; autour de la castanéiculture et du tourisme se développe à nouveau l'élevage des ânes et des chevaux.
    • La céréaliculture n'est pas dominante, la superficie des terres à céréales ne dépassant pas 11 050 hectares. En 2006, 41 660 € ont été produites, le rendement étant le plus faible de la région Rhône-Alpes avec 38 quintaux à l'hectare.[3]
    • Le goût récent du public pour les variétés anciennes de produits du terroir ou les méthodes traditionnelles de culture a permis de relancer des cultures marginalisées. C'est le cas de la culture de pommes de terre primeur de la vallée de l'Eyrieux, dans le périmètre du Parc. La production, limitée à 200 tonnes, est reconnue pour sa qualité exceptionnelle (Marque Les Echamps de l'Eyrieux).
  • L'industrie est très tôt arrivée en Ardèche grâce à la culture du ver à soie développée par Olivier de Serres pour les ateliers de soie lyonnais. Jusqu'au début du XXe siècle, les fermes disposaient d'ateliers d'élevage des vers, les magnaneries. Mais cette activité a périclité dès la fin du XIXe siècle, même s'il reste encore plusieurs entreprises du textile - et, dans le sud, de nombreux mûriers.
  • Le tissu industriel s'est développé au profit des petites et moyennes entreprises, notamment dans le domaine de la mécanique, de la plasturgie, de la tannerie (Annonay), de la papeterie, de l'agroalimentaire et de la bijouterie (bassin du Cheylard). Quelques industries lourdes se sont également implantées (cimenteries, centrale nucléaire de Cruas, verreries), en particulier le long du Rhône (Le Pouzin par exemple).
  • L'industrie agroalimentaire est également présente, avec les salaisons, les fromages (picodon, saint-félicien, etc.), la confiserie (crème de marrons, marrons glacés), le miel, les alcools fins, bénéficiant d'un label reconnu.
  • C'est le tourisme qui est le secteur le plus prometteur, avec 4000 emplois directs ou saisonniers.

En 2007, près de 16,6 millions de nuitées ont été enregistrées, soit 2,4 millions de séjours, pour un chiffre d'affaires de 408 millions d'euros. 53% des nuitées se font entre juillet et août. Le problème essentiel reste la capacité d'hébergement avec 250 hôtels, dont 80% connaissent des difficultés économiques importantes; l'hébergement de charme reste insuffisant.[4]

Spécialités culinaires

Tourisme

La vallée de l'Ardèche vue des remparts d'Aubenas.
Le cirque de la Madeleine

Le tourisme est très développé en Ardèche. On peut diviser le département en trois grandes zones :

  • L'Ardèche méridionale, qui va du Rhône au piedmont cévenol - de loin la plus touristique l'été. Les attractions sont :
  • La montagne ardéchoise, rude plateau à plus de 1 000 mètres d'altitude, faiblement peuplé et sauvage.
  • L'Ardèche verte, au nord du département
    • Les locomotives à vapeur du Chemin de fer du Vivarais relient les villes de Tournon à Lamastre via Boucieu-le-Roi, depuis 1891 en empruntant une étroite voie ferrée qui serpente dans les gorges du Doux
    • Le village de Lalouvesc, pour ses randonnées et les traces qu'y a laissé Saint Jean-François Régis.
    • Peaugres et son "safari"
    • Le château de Tournon-sur-Rhône, son lycée, sa grande-rue ...
    • Les villages de Caractère de Désaignes et Boucieu-le-Roi.
  • Le Pays d'Aubenas-Vals est le carrefour de l'Ardèche. Aubenas, Ville Porte du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche, et Vals-les-Bains, ville thermale de la route des Villes d'Eaux du Massif Central, représentent le premier parc hôtelier d'Ardèche, à la rencontre entre le Massif Central et la Provence.
  • Les Sources et Volcans d'Ardèche désignent le territoire d'accueil touristique composé par les 15 offices de tourisme allant de la Vallée du Rhône aux frontières de la Haute-Loire et la Lozère.

Communes ayant plus de 10% de résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 20,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de l'Ardèche dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% du total des logements.

Voir aussi

Notes et références

  1. Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, 2-86736-018-8, p 33
  2. Un fruit à grande valeur ajoutée, L'hebdo de l'Ardèche, 19/10:07, p19
  3. Les champs donneurs pour l'alimentation, Le Dauphiné, 18/07/08
  4. Tourisme: l'atout économique de l'Ardèche,L'Hebdo de l'Ardèche, 23/05/08, p4


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44°40′N 04°25′E / 44.667, 4.417

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