Acinacée bâtarde

Escolier serpent

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Escolier serpent
Gempylus serpens
Gempylus serpens
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Osteichthyes
Classe Actinopterygii
Sous-classe Neopterygii
Infra-classe Teleostei
Super-ordre Acanthopterygii
Ordre Perciformes
Sous-ordre Scombroidei
Famille Gempylidae
Genre
Gempylus
Cuvier, 1829
Nom binominal
Gempylus serpens
Cuvier, 1829

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L' escolier serpent (Gempylus serpens) est un poisson perciforme monotypique du genre Gempylus, de la famille des Gempylidés.

Sommaire

Description

On le trouve dans les océans du monde entier dans leurs régions tropicales et subtropicales entre les latitudes 42°N et 40°S, les adultes pouvant entrer dans les eaux tempérées. On le trouve à une profondeur de 600 mètres [1]. Les populations d'Escolier serpent de l'Atlantique et de l'Indo-Pacifique diffèrent par leur nombre de vertébres (51-55 contre 48-50) et le nombre d'épines de la première nageoire dorsale (30-32 contre 26-30), et peuvent ainsi correspondre à des espèces distinctes[2].

L'Escolier serpent a une corps très long, très élancé, compressé latéralement. Il a une longue tête, représentant 17 à 18% de la longueur standard, et une grande bouche avec la mâchoire inférieure en avant sur la machoire supérieure. Les deux mâchoires sont très fournies en dents acérées, les premières dents de la mâchoire supérieure étant transformées en crocs. Les nageoires pectorales contiennent 12 à 15 rayons, les nageoires pelviennes sont minuscules et situées sous les pectorales, avec une petite épine et 3 à 4 rayons. Il y a deux nageoires dorsales, la première est long et épineuse et est immédiatement suivie par la seconde, qui contient 1 petite épine vertébrale et 11 à 14 rayons doux. La nageoire anale provient en face de la deuxième nageoire dorsale et se compose de deux épines libres suivies par épine et 10 à 12 rayons. Les nageoires dorsale et anale sont suivis par 6 a 7 pinnules. Il y a deux lignes latérales, la supérieure partant à l'arrière de la première nageoire dorsale et l'inférieure s'achevant au pédoncule caudal. Les écailles sont le plus souvent absentes. La coloration est brun métallique, avec des nageoires sombres. Cette espèce peut atteindre 1 mètre de longueur.[3],[4].

Tête d'un Escolier serpent. Remarquer les crocs de la mâchoire supérieure.

Les Escoliers serpents ont un mouvement de migration vertical quotidien, séjournant dans l'eau profonde au cours de la journée et remontant à la surface la nuit pour se nourrir. Les jeunes et les adolescents, migrent aussi verticalement mais en direction opposée, en restant près de la surface le jour et se déplaçant plus profondément la nuit[5]. Cette espèce se nourrit de calmars, de crustacés pélagiques et de poissons osseux, tels que les poissons-lanternes, les poissons volants, les balaous et les maquereaux[4]. Il est à son tour la proie des thons et des marlins[3]. La reproduction est ovipare, les femelles pondant 300 000 à 1 000 000 d'oeufs[4]. Le frai a lieu toute l'année; les frayères se trouvent dans la mer des Caraïbes et au large des côtes de la Floride[5]. À maturité, les mâles atteignent 43 cm de long et les femelles 50 cm[4]. Comme le poisson à maturité se déplace vers les eaux profondes, où il y a moins de lumière, ils perdent les cellules à cônes de leurs yeux, en faveur des cellules à batonnets[6]

L'Escolier serpent est capturé accidentellement dans la pêche thonière à la palangre et a peu d'importance commerciale. Il est commercialisé congelé, ou en hâchis de poisson[2][1]. À Hawaii, ce poisson est connu sous le nom de hāuliuli et est considéré comme bon à manger cuit ou séché.

Acinacée bâtarde dessinée par Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent entre deux autres espèces pêchées dans l'océan Atlantique.

L'espèce aurait été décrite par Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent sous le d'acinacée bâtarde (Acinacea notha) dans le Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique qu'il fit paraître en 1804.

Synonymes

  • Acinacea notha Bory de Saint-Vincent, 1804
  • Gempylus coluber Cuvier, 1832
  • Gempylus ophidianus Poey, 1860
  • Lemnisoma thyrsitoides Lesson, 1831

Références

  1. a  et b Gempylus serpens.
  2. a  et b Nakamura, I. and Parin, N.V., FAO Species Catalogue Vol. 15: Snake Mackerels and Cutlassfishes of the World, Food and Agricultural Organization of the United Nations, 1993 (ISBN 925103124X) 
  3. a  et b A Field Guide to Pacific Coast Fishes: North America, Houghton Mifflin Harcourt, 1999 (ISBN 061800212X) 
  4. a , b , c  et d McEachran, J.D. and Fechhelm, J.D., Fishes of the Gulf of Mexico: Scorpaeniformes to Tetraodontiformes, University of Texas Press, 2005 (ISBN 0292706340) 
  5. a  et b Burton, R., International Wildlife Encyclopedia, Marshall Cavendish, 2002 (ISBN 0761472665) 
  6. Collin, S.P. and Marshall, N.J., Sensory Processing in Aquatic Environments, Springer, 2003 (ISBN 0387955275) 

Liens externes

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