Dangu

49° 15′ 12″ N 1° 41′ 51″ E / 49.2533333333, 1.6975

Dangu
Administration
Pays France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gisors
Code commune 27199
Code postal 27720
Maire
Mandat en cours
Émile Bouveret
Démographie
Population 575 hab. (2008)
Densité 72 hab./km²
Gentilé Dangerois
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 12″ Nord
       1° 41′ 51″ Est
/ 49.2533333333, 1.6975
Altitudes mini. 40 m — maxi. 101 m
Superficie 7,97 km2

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Dangu est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.

Les habitants de Dangu se nomment « Dangerois » par attraction probable du mot danger.

Sommaire

Géographie

Toponymie

On trouve dans les Acta SS Ord. S. Benedict., saec IV, pars II, p. 127 mention de « Dangut » : Pago Vilcasino, villa quae Dangut nominatur. Dangud en 1141, Dangutium en 1150[1].

Le nom de Dangu serait d'origine celto-latine. En effet, en l'absence d'autre explication plausible, François de Beaurepaire[2] propose *dunum acutum, composé de l'élément gaulois dunum « hauteur, agglomération », puis « forteresse sur une hauteur », suivi du latin acutum « aigu ». Il s'agirait d'une forme préromane des types toponymiques Montaigu. Ce terme correspond bien à la localisation de Dangu au pied d'un coteau dominant la vallée de l'Epte.

Historique

Xe siècle

« Le premier château de Dangu [en bois sur motte castrale] fut probablement élevé par les Normands au Xe siècle »[3].

XIe siècle

Guillaume le Roux reprend possession d'une partie des châteaux du Vexin, dont celui de Neaufles et de Dangu qu'il fait fortifier. En 1097, il fait construire la forteresse de Gisors par Robert II de Bellême, qui dirige alors les opérations militaires (et avait été pardonné d'avoir participé, en 1088, au complot visant à renverser Guillaume le Roux au profit de Robert Courteheuse). « Les historiens du temps appellent [alors] les châteaux de Neaufles et de Dangu "Gisortii appenditiia castella" »[3].
Guillaume le Roux, accompagné de son frère Henri Ier Beauclerc, attaque le domaine royal de Philippe Ier de France mais échoue au cours de trois campagnes successives dans Vexin face à Louis VI, dit Le Gros, fils du roi de France. Ainsi, par exemple, Guillaume d'Évreux mène en 1097 une campagne contre le roi Philippe Ier de France dans le Vexin.
Après la prise de Jérusalem (8 juillet 1099), Robert Courteheuse revient en Normandie. Le duc de Normandie récupère son duché sans opposition, mais il arrive toutefois quelques semaines trop tard. Guillaume le Roux est mort un mois auparavant (tué d’une flèche en plein cœur lors d’une chasse en forêt… accident ou complot ?) et leur frère Henri Ier Beauclerc en a profité pour s'emparer de la couronne d'Angleterre (1100).

XIIe siècle

  • « Le château [de Dangu] se composait au XIIe siècle d’un donjon et d’une double enceinte ; la seconde, circulaire, entourant le donjon, formée de hautes et épaisses murailles flanquées de tours et protégée par un fossé ; la première, moins forte, ayant la forme d’un arc de cercle, dont les extrémités venaient s’appuyer au sud-ouest sur la seconde. Deux portes donnaient accès de l’extérieur dans la première ; l’une, du côté du village, regardait l’église Saint-Jean ; l’autre lui étant opposée, regardait l’occident et donnait sur la campagne. Cette enceinte renfermait les bâtiments d’habitation et les magasins. De cette enceinte, on parvenait à la seconde, qui la dominait, en traversant un fossé sur un pont-levis, et en pénétrant par une porte pratiquée dans une grosse tour carrée ; on se trouvait alors dans la cour ou place d’armes du château. Les bâtiments d’habitation s’appuyaient sur la muraille circulaire qui la protégeait au milieu, et sur une éminence artificielle ou motte s’élevait le donjon, dont la masse imposante dominait les deux enceintes, les autres bâtiments, le village et toute la campagne voisine. De sa plate-forme, on apercevait les murs fortifiés de Gisors et son château, les tours de Neaufles, de Bouri, de Courcelles et de Gamaches[3].

Philippe Auguste profite de la situation pour négocier avec Jean sans Terre, le frère cadet de Richard, qui n'est pas pressé de voir ce dernier revenir (espérant récupérer la couronne anglaise grâce au soutien de Philippe, il lui prêtera hommage en 1194).
« Le lundi 12 avril 1193, […] Philippe Auguste vint prendre position avec des forces considérables, sous les murs de Gisors, du côté de Trie. Gisors et son château reconnaissaient alors pour commandant en chef Gilbert, seigneur de Wascoeuil, en qui le roi d’Angleterre avait toute confiance. […] Quand la nouvelle de l’emprisonnement de Richard fut parvenue sur les bords de l’Epte, le sire de Wascoeuil fit proposer à Philippe-Auguste de lui livrer Gisors et ses dépendances, moyennant un prix dont on ignore aujourd’hui et la quotité et même la nature. […] Le château de Neaufle et tout le Vexin normand passèrent également sous domination française »[6].

  • 1194 - Richard Coeur de Lion est libéré en février 1194 contre un premier versement de cent mille marcs d’argent que sa mère, Aliénor d'Aquitaine, réussit à rassembler péniblement. Il part en Angleterre, pardonne son frère et récupère son trône. Dès mai 1194, il repart en Normandie combattre Philippe Auguste.
  • 1194 à 1199 - Durant plusieurs années de guerre, Richard Cœur de Lion parvient à redresser la situation et à défendre efficacement la Normandie contre Philippe-Auguste. Dangu est au cœur de nombreux conflits :
    • « Plusieurs épisodes considérables des guerres de Philippe-Auguste et de Richard Cœur de Lion se passèrent sous les murs de Dangu. La prise de Dangu, en 1196, par Philippe-Auguste ; la tradition de Dangu à Richard par Guillaume Crespin, en 1197 ; la seconde prise de Dangu par Philippe-Auguste ; la capitulation de la garnison française après la bataille de Courcelles, et la rentrée de Richard dans Dangu ; la troisième prise de Dangu par Philippe Auguste, tels sont les principaux événements dont Dangu fût le théâtre de 1196 à la paix de 1199 »[3].
    • « Vers la fin de septembre 1198, Richard s’étant emparé des châteaux de Gamaches et de Dangu, établit son quartier général dans cette dernière place. Le dimanche, 27 du même mois, il traversa l’Epte et se rendit devant le château de Courcelles, dont il somma Robert, commandant de cette forteresse, de lui ouvrir les portes. Sur le refus de celui-ci, il ordonna l’assaut, et la place, bien que défendue avec vigueur, fut emportée de vive force et livrée aux flammes. Le vainqueur mena ensuite ses troupes contre le château de Bouri, dont il s’empara également, et le soir il revint, chargé de butin, à Dangu.»[6]
    • En 1199, Philippe Auguste reprend le château de Dangu. « Il accorda, pour une rançon de cinquante marcs d'argent la vie et les membres, ainsi que la possession de leurs chevaux et de leurs armes, aux chevaliers qui se trouvaient dans la forteresse : il y mit garnison et la fortifia.»[7]. « Dès lors, la place perdit son intérêt par l'absorption de la Normandie par le Capétien. Mais ce fut l'une des plus disputées de la frontière de l'Epte»[5].

XIIIe et début du XIVe siècle

1200 à 1337 – Suite à la paix signée entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, un calme relatif s’installe le long de l’Epte jusqu’au début de la guerre de Cent Ans (1337-1453). Pendant que Richard fait bâtir au-dessus de la ville des Andelys l'énorme Château-Gaillard pour fermer l'accès à la capitale normande et suppléer à tous les châteaux perdus de la vallée de l'Epte ; Philippe-Auguste fit ajouter l'une de ces grosses tours rondes (tour du Prisonnier) au château de Gisors qui perdit alors son rôle militaire et devint une prison royale.

1325 - Fondation de la chapelle Saint-Jean.

XIVeXVe siècle : guerre de Cent Ans

  • 13371453 - La guerre de Cent Ans couvre la période de 116 ans pendant laquelle s’affrontent la France et l’Angleterre lors de nombreux conflits, entrecoupés de trêves plus ou moins longues. On retrouve quelques mentions de Dangu lors de cette période.
  • vers 1350 - « Au milieu du XIVe siècle, craignant les attaques des Anglais, Jacques de Bourbon remit son château [de Dangu] en état. Il fit construire la Tour Bourbon, qui terminait au sud-ouest les corps de logis du château et renfermait le beffroi des heures et le cabinet des archives »[3].
  • « Les Anglais s’emparèrent du château de Dangu pendant la guerre de Cent Ans »[3].
  • 1er février 1419 - « Durant la guerre de Cent Ans, la Normandie était anglaise. Les seigneurs normands devaient se plier à leurs volontés, et servir pour le roi d’Angleterre. Certains acceptèrent de plein gré, d’autres forcés. Ceux qui ne voulurent pas se virent dépossédé de leurs terres et prérogatives. Le roi Henri V d'Angleterre distribue des biens confisqués aux seigneurs normands, à des nobles anglais ou normands qui les avaient ralliés. La redevance demandée […] était ridicule et dérisoire, et cela ne fit qu’augmenter les ressentiments pour les occupants anglais en Normandie.

Richart Wideville le 1er février 1419 : Henry V lui donne les terres de Préaulx, Dangu et Nauville, à la charge de payer un cor de chasse, à Rouen. » [8].

  • 18 décembre 1439 – « On avertit les capitaines de Mante et Creilg de venir servir le roy au secours et recouvrance de la place de Dangu »[9].
    Ce fait consigné dans l'une des notes de la chambre des comptes des Archives de Rouen est très intéressant. Charles VII était Roi de France à cette date, et remportait depuis quelques années nombre de victoires décisives sur les Anglais. Si on en croit le vicomte d’Arlincourt, Charles VII en personne se serait déplacé en personne à Dangu pendant la guerre de Cent Ans : « Quatre rois combattirent sous les murs assiégés de Dangu, à différentes époques : Louis VI, Philippe-Auguste, Richard Cœur de Lion et Charles VII »[10]. Est-ce vraiment le cas à cette date, ou a-t-on demandé aux capitaines de Mantes et de Creil de se rendre à Dangu pour libérer le château au nom de Charles VII ?
  • 27 août 1449 - Guillaume Chenu, capitaine de Pontoise, libère Dangu des Anglais au nom du roi de France Charles VII.
  • « En 1449, le château de Dangu était sans garnison ; Guillaume Chenu, gouverneur de Pontoise, repris sans coup férir le château de Dangu ; la garnison anglaise obtint de se retirer librement »[3].
  • Jean Chartier, probablement né au début du XVe siècle à Bayeux, écrit à propos de cet événement[11]: « Chapitre 186 – De la reddiction du chastel de Dangu au roy de France. Ledit jour de samedy, oudit an [samedi 27 août 1449], Guillaume Chenu, cappitaine de Pontoise, avec un certain nombre de gens de guerre, alla courir devant le chastel de Dangu, et là somma, au nom du roy, devant le portail dudit chastel, le cappitaine, nommé Portingal, qui dedens estoit pour les Anglois, de rendre ladite place en l’obéissance du roy. À quoy ce cappitaine, oyant nouvelles de jour en jour comment tout le pays se rendoit au roy et la recognoissance que faisoient tous les habitans d’iceluy pays au roy comme à leur souverain seigneur, désirant à leur exemple et voulant aussi luy obéir, et sçachant de vray luy estre impossible de résister au roy, ni à sa puissance, fit composicion avec ledit Chenu parmy rendant ladite place, c’est à sçavoir, que ledit cappitaine et ses compaignons gens de guerre s’en iroient francs et quictes tous leurs biens où bon leur sembleroit. Et ainsi s’en départirent, en mectant ladite place ès mains dudit Chenu pour le roy. Lequel Chenu leur promit qu’il ne feroit ou porchasseraoit aucun dommage ès corps ne ès biens à aucun de tous les gens retirez dans ce lieu. Et pource que lesdits Angloys ne pouvoient pas bien emporter leurs biens, ils en vendirent et débitèrent partie sur le lieu, à qui les voulut acheter, selon qu’il leur estoit permis. Et partant demoura ce chastel en l’obéissance du roy, lequel y commit et ordonna un cappitaine pour la garde d’iceluy ».
  • 1490 – Fondation de la chapelle Notre-Dame-de-la-Motte (tombeaux détruits à la Révolution).

XVIe siècle

  • « En 1567, le donjon du château de Dangu fut abattu » [5].
  • « En 1590, le duc de Maine envoya de Gisors des troupes qui battirent le château [de Dangu] avec deux pièces d’artillerie ; il fut pillé et incendié»[3].

XVIIe siècle

  • 1641 - « Sublet, seigneur de Noyers, acquit Dangu en 1641, embellit et orna le château.»[3]. Charles Errard décore le château (troisième château).

XVIIIe siècle

« Les travaux les plus considérables [sur le château de Dangu] furent exécutés par le baron de Breteuil à la fin du XVIIIe siècle. Il mit de niveau les différents bâtiments qui formaient le fer à cheval ; il fit abattre la partie de la muraille fortifiée qui, vers le nord-ouest, fermait le château, et la convertit en un mur à hauteur d’appui.»[3]

XIXe siècle

« Depuis [le XVIIIe s], M. de Lagrange a embelli le château et les jardins ; il ne reste presque plus de vestiges de l’ancien manoir féodal.»[3]

XXe siècle

  • 1944 - Vers l'aube du 30 août, une poignée de résistants débusquait un important détachement au repos à Dangu, 250 hommes contre 15. L'arrivée des premiers chars anglais vint fort à propos pour prendre en charge les si nombreux prisonniers.

Administration

Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001; réélu mars 2008 en cours Émile Bouveret sans étiquette retraité du bâtiment
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : Insee[12])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
376 394 519 515 610 589 576
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

Architecture civile

  • Vestiges du château du XVe siècle, modernisé au XIXe siècle.
  • Ancien château du XVIIIe siècle (de Montretout), transporté de Saint-Cloud à Dangu ; restes des châteaux antérieurs (motte) : ancien château, perspectives nord/sud et ouest (Monuments historiques).
  • Anciennes maisons du du XVIe siècle

Architecture sacrée

  • Église Saint-Jean-Baptiste d'origine romane classée par les Monuments historiques : nef du XIIe siècle remaniée au XVIe siècle, chevet du XIIIe siècle, chœur voûté au XIIIe siècle, clocher, porche* à arcades reposant sur des colonnes doriques XVIe siècle, chapelle sud* 1589 à 3 absides (vitrail), crypte, statues d'apôtres des XVIe/XVIIe siècles, boiseries du XVIIIe siècle, bas-relief du XVIIIe siècle, tabernacle du XVIIe siècle, cénotaphe du XIXe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance.

Sites

  • Vallée de l'Epte
  • Étang de l'Aulnay

Ressources et productions

Pâturages, céréales, lin, betterave, fourrage, pommes de terre, entreprise "Forges de Trie-Château".

Vie locale

  • Foire-à-tout : le premier week-end de mai
  • Fête communale : le premier dimanche suivant le 24 juin
  • Pèlerinage de Notre-Dame-de-Recouvrance : le 8 septembre
  • Salles pour séminaires au château de Dangu et à la "Maison du Village".
  • Pêche, chasse, baignades, club nautique.
  • Camping-caravaning municipal.

Personnalités liées à la commune

Littérature

Le Roman de Renart

« Le Roman de Renart est un recueil de récits médiévaux français des XIIe et XIIIe siècles ayant pour héros des animaux agissant comme des humains. Ce n'est pas un roman à proprement parler, mais un ensemble disparate de récits en octosyllabes de diverses longueurs et composés par différents auteurs, appelés dès le Moyen Âge « branches » ; on en dénombre 25 à 27 de 300 à 3 000 vers, soit quelque 25 000 vers. La branche I, la plus ancienne (v. 1170) est attribuée à Pierre de Saint-Cloud. Dès le XIIIe siècle, les branches sont regroupées en recueils, apportant une certaine unité. » [13]

Dans ce recueil, on retrouve un poème comique, « De Renart et de Piaudoué ». Il s’agit d’une tenson (forme de chanson des troubadours) entre un ménestrel, Renart, et un clerc, Piaudoué (qui, d’ailleurs, pourrait bien être Piau d’oue, c’est-à-dire « peau d’oie »[14]).

Ce poème est parfois attribué à Je(h)an Renart en personne (XII - XIIIe siècle) ; Jean Renart qui pourrait être le pseudonyme littéraire de l’évêque de Liège, Hugues de Pierrepoint (1200-1229) [15]. D'autres considèrent que son auteur est incertain. Toutefois, on a au moins la certitude que l’action se déroule dans l’ancienne province de l’Ile de France du fait des noms de lieu cités (Dammartin, Laon, Mantes, Nogent, Senlis, etc.) [16]

De Renart et de Piaudoué : page 45, vers 157-168 [16]

- Renart, j’ai un livre vécu

De tes ancisseurs et léu

Du père ta mère Gascot

Qui se combati à dant Gu ;

Si trestost comme il fu vaincu

On li fist dire le mal mot ;

Proière puis mestier n’i ot,

Qu’il fut pendus à un seul mot

Au saint où il vouez se fu.

De combatre se tint por sot,

Qu’au darrenier sa goule sot

Combien son cul pesant li fu.

En 1887, la société royale des antiquaires de France suggère que « peut-être faudrait-il lire Dant Gu pour Dangu, commune normande voisine de Gisors où, quelque combat judiciaire aurait eu lieu. D’un autre côté, Dant Gu, le Seigneur de Gu, porterait un nom bien extraordinaire. Il faut pourtant accepter Gu pour le vainqueur, ou Dangu pour le lieu de combat. » [17]

En 1935, Rita Lejeune reprend cette hypothèse : « « se combattre à Dant Gu » devait être une expression proverbiale. Dangu, on le sait, joua un rôle important dans la conquête de Normandie par Philippe-Auguste ; il fut le théâtre de plusieurs batailles. » [18]

Les œuvres de Lavoisier. Observations d'histoire naturelle faites en Normandie en 1765

En 1765, Lavoisier, père de la chimie moderne, signale que le long de la vallée de l'Epte, de Gisors à Dangu, on trouve « une craie appelée craon ou crayon [qui] contient beaucoup d'échinites silicifiées et un grand nombre de cailloux ». Il poursuit en expliquant avoir « examiné avec soin une coupe près de Dangu [...] : le crayon était dans le fond ; les silex y étaient par rognons rangés sur des lignes horizontales ; nous y trouvâmes plusieurs echinites silicifiées. Près Dangu est un autre petit endroit appelé le Noyer, auprès duquel se trouve une tuilerie. La terre qu'on emploie se tire d'une fouille peu profonde ; c'est une glaise noirâtre. On y trouve du bois pourri, de petits cristaux de gypse parallélépipédiques et quelques grains de succin rougeâtres ».

Il est amusant de constater que cette observation de « bois pourri » par Lavoisier n'était pas anecdotique ; puisqu'en 2000, une « étude systématique du gisement de Dangu, traitant du bois d'angiospermes silicifiés », a été achevée par le Muséum national d'histoire naturelle de Paris [19].

Voir aussi

Notes et références

  1. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, 1981. p. 100.
  2. 'Ibidem.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Leopold Delisle et Louis Passy, Mémoires et notes de M. Auguste Le Prevost pour servir à l’histoire du département de l’Eure, éd. Hérissey, t. II, 1864.
  4. Orderic Vital, Histoire de Normandie, éd. Guizot, livre VIII, tome III, p. 249.
  5. a, b et c Châteaux forts et féodalité en Île de France, du XIe au XIIIe siècle. André Châtelain. Ed. Creer, 1983, 507 p., p. 186.
  6. a et b Aristide Guilbert, Histoire des villes de France, avec une introduction générale pour chaque province, 1848.
  7. Grande chronique de Matthieu Paris par A. Huillard-Bréholles, Ed. Paulin, 1840
  8. Dépossession des seigneurs Normands en faveur des seigneurs Anglais ou pro-Anglais. - Histoire-Généalogie - La vie et la mémoire de nos ancêtres
  9. Bulletin monumental ou collection de mémoires et de renseignements sur la statistique monumentale de France par M. de Caumont. 1854. « Notes adressées à M. de Caumont sur une collection de titres normands provenant de la chambre des comptes par Mr. Léopold Delisle – 20 mai 1854 ». Archives de Rouen, page 445.
  10. Ismalie ou la mort et l’amour. Roman poëme par M. le Vicomte d’Arlincourt. Ed. Ponthieu. Paris, 1828. Page 229.
  11. « Chronique de Charles VII, Roi de France par Jean Chartier ». Nouvelle édition revue sur les manuscrits par Vallet de Viriville. Tome II. Ed. Jannet. 1858. Pages 112-113.
  12. Dangu sur le site de l'Insee
  13. Wikipédia
  14. Mémoires de Société nationale des antiquaires de France, Maximilien de Béthune de Sully, Pierre Mathurin de L'Ecluse des Loges, Jaques Barrillot, Jaques François Barrillot, J Roguin. Ed. Barrillot et fils, 1837.
  15. [PDF]Jehan Renart, Le Lai de l'ombre
  16. a et b Le Roman du Renart – Supplément, variantes et corrections d'après les manuscrits de la Bibliothèque du roi et de la bibliothèque d’Arsenal par P. Chabaille. Ed. Silvestre, Paris, 1835.
  17. Mémoires et dissertations sur les antiquités nationales et étrangères publiés par la société royale des antiquaires de France, tome III, Paris, 1837.
  18. L'œuvre de Jean Renart; contribution à l'étude du genre romanesque au Moyen Âge, Rita Lejeune, 470 p., 1935.
  19. Sakala

Liens externes


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