Accélérateur Grand Louvre d'analyse élémentaire
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48° 51′ 40″ N 2° 19′ 54″ E / 48.861048, 2.331553

Interieur des laboratoires de l'AGLAE

L'Accélérateur Grand Louvre d'analyse élémentaire (AGLAE) est un appareil d'analyse chimique destiné à l'étude des œuvres d'art et d'archéologie. Le faisceau issu de l'accélérateur de particules excite les atomes de la cible, et des lignes analysent les émissions secondaires. Lancé en 1983 et réalisé sous la conduite de Georges Amsel, directeur du système d'analyse par faisceaux d'ions du Groupe de Physique des Solide de l'Université de Paris VII et du CNRS au campus de Jussieu et de Michel Menu, il fut installé au Louvre en 1987 et inauguré en 1989.

L'accèlérateur est un modèle électrostatique tandem de 2 millions de volts Pelletron 6 SDH-2. Il permet d'accélérer des protons jusqu'à 4MeV, des particules alpha jusqu'à 6 MeV, ainsi que des ions plus lourds et comporte une source d'ions Alphatross ainsi qu'une source radiofréquence à haute brillance Duoplasmatron installée en 1995.

Plusieurs lignes d'analyse sont implantées :

C'est le seul accélérateur de particules au monde à être détenu au profit de musées. Il constitue la méthode la plus performante qui soit pour l'analyse de la composition en éléments chimiques d'un objet ; il permet d'obtenir les résultats en quelques minutes et, surtout, sans prélèvement de l'œuvre. La machine a été adaptée aux contraintes posées par les œuvres d'art. Ainsi, contrairement à ce qui se passe dans un laboratoire de physique nucléaire, le microfaisceau d'ions doit sortir dans l'air (alors qu'il est sous vide dans l'accélérateur) sur moins de 2 mm avant de frapper sa cible. Mais, à part ces ajustements, le fonctionnement reste classique.

La tête égyptienne, par exemple, était l'un des fleurons des antiquités égyptiennes du musée du Louvre. Mais des doutes avaient toujours pesé sur son authenticité. L'étude des deux verres bleus avec l'accélérateur de particules a montré qu'ils contenaient du plomb et de l'arsenic, des composés typiques des verres fabriqués à partir du XVIIIe siècle.

Le succès d'AGLAE a dépassé les frontières hexagonales. L'Union européenne a même accepté de financer la venue à Paris, une fois par mois, de chercheurs européens pour qu'ils analysent leurs œuvres. Des archéologues peuvent également effectué la demande, tandis que des tribunaux et des musées font appel à AGLAE pour authentifier des pièces.

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