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L'éducation est l'apprentissage et le développement des facultés physiques, psychiques et intellectuelles; les moyens et les résultats de cette activité de développement. Spécifiquement, l'éducation humaine inclut des compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu géographique et de la période historique.

Sommaire

Éducation, instruction ou enseignement

Le mot « éducation » est directement issu du latin educatio de même sens, lui-même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex, « hors de ») : faire produire (la terre), faire se développer (un être vivant)[1].

Enseigner, c'est transmettre à la génération future un corpus de connaissances (savoir et savoir-faire) et de valeurs considérées comme faisant partie d'une culture commune. Il est souvent facile de confondre enseignement et éducation. En effet, ce dernier terme, beaucoup plus général, correspond à la formation globale d'un individu, à divers niveaux (au niveau religieux, moral, social, technique, scientifique, médical, etc.). Le terme enseignement, de son côté, se réfère plutôt à une éducation bien précise, soit celle 'de la transmission de connaissances à l'aide de signes'[réf. nécessaire]. « Signes » et « enseignement » dérivent d'ailleurs de la même racine latine. Ces signes utilisés pour la transmission de connaissances font, entre autres, référence au langage parlé et écrit.

Enseigner est donc éduquer, mais éduquer n'est pas forcément enseigner.

L'éducation ne se limite pas à l'instruction stricto sensu qui serait relative seulement aux purs savoir et savoir-faire (partie utile à l'élève : savoir se débrouiller dans le contexte social et technique qui sera le sien).

Elle vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). Ainsi, cette éducation lui permettra d'affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société.

En pratique, tout le monde est d'accord pour considérer que certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du citoyen, et qu'inversement il n'est pas d'enseignement possible sans un minimum de pures conventions (comme l'alphabet par exemple) et de capacités relationnelles, dont d'éducation. Instruction et éducation sont souvent confondues. Les différences, subtiles, restent la base de controverses depuis longtemps, le littré en fait foi dans son choix d'exemple pour sa définition d'éducation

Mais il faut remarquer que l'instruction s'enseigne, et que l'éducation s'apprend par un autre mode d'action du maître, quel qu'il soit.

Au début du XXe siècle, la science de l'éducation désignait la pédagogie. Aujourd'hui, en France, depuis la création en 1967 du département universitaire de Sciences de l'éducation l'expression s'emploie au pluriel. Les problèmes d'éducation s'étudient en empruntant à plusieurs disciplines des sciences humaines (sociologie, psychologie, biologie, économie, philosophie de l'éducation, etc.).

Enjeux

L'éducation est universellement considérée comme un enjeu essentiel, en tant que véhicule de transmission aux générations ultérieures et en tant que moyen de défense et de pouvoir des personnes bien éduquées ou, au contraire, d'asservissement de personnes soumise à un "bourrage de crâne" (racisme, xénophobie, légitimation de la violence contre un ennemi, inculcation du caractère normal d'une position sociale inférieure, ...).

Droit à l'éducation

Le droit de toute personne à l'éducation, a été consacré dans la Déclaration universelle des droits de l'homme (article 26), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (articles 2, 13 et 14[2]), la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (articles 1, 2 et 5[3]), la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (articles 1 et 10 [4]) et la Convention relative aux droits de l'enfant (articles 2, 9, 28 et 29 [5]).
Le Cadre d'action de Dakar, adopté lors du Forum mondial sur l'éducation s'est tenu à Dakar en avril 2000. Ce “document réaffirme l'objectif d'éducation pour tous formulé lors de la Conférence mondiale sur l'éducation pour tous (Jomtien, Thaïlande, 1990). Il engage les États signataires à réaliser les objectifs d'une éducation de base de qualité pour tous d'ici à l'an 2015. Il met particulièrement l'accent sur l'éducation des filles, et contient la promesse de pays et d'organismes donateurs qu'"aucun pays qui a pris un engagement sérieux en faveur de l'éducation de base ne verra ses efforts contrariés par le manque de ressources"”.[6].
Lorsque après la Déclaration du Millénaire adoptée par l'Assemblée générale, au bout de 2015 les enfants partout dans le monde, garçons et filles, seront en mesure d'achever un cycle complet d'études primaires et que les filles et les garçons auront à égalité accès à tous les niveaux d'éducation. Deux des Objectifs du Millénaire pour le développement sont particulièrement pertinentes : « l’objectif 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous », et l’objectif 3 : « Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes » [7]

Interprétation du droit à l'éducation :
La Rapporteuse sur le droit à l’éducation a énuméré quatre caractéristiques de l’éducation:[8]
• Dotations: obligation pour l’État de mettre en place un système éducatif qui ait un nombre suffisant d’écoles, de veiller à éradiquer tous les motifs de discrimination interdits par les instruments internationaux et possibilité pour les parents de choisir l’enseignement dispensé à leurs enfants;
• Accessibilité: élimination de tous les obstacles à l’accès à l’éducation pour tous les enfants d’âge scolaire sans discriminations et à des coûts raisonnables;
• Acceptabilité: normes minimales de qualité, de sécurité et de salubrité du milieu dans le respect des droits de l’homme, de la liberté d’enseignement et du contenu et des méthodes d’instruction;
• Adaptabilité: concordance des droits en fonction de l’âge, enseignement extrascolaire pour ceux qui n’ont pas accès aux établissements d’enseignement (enfants et jeunes privés de liberté, réfugiés, personnes déplacées, enfants qui travaillent et communautés nomades); adaptation de l’éducation pour qu’elle favorise l’exercice de tous les droits fondamentaux.;[9]

Protagonistes :
« Le droit à l’éducation implique l’intervention de trois protagonistes clefs: le Gouvernement en tant que prestataire et/ou source de financement de l’enseignement public, l’enfant en tant que principal titulaire du droit à l’éducation et du devoir de se conformer aux prescriptions concernant l’enseignement obligatoire, et les parents de l’enfant qui sont les «premiers éducateurs». La liberté garantie et son corollaire, la responsabilité qu’ont les parents de choisir l’enseignement dispensé à leurs enfants, constituent l’un des piliers du droit à l’éducation; les obligations de l’État dans le domaine des droits de l’homme en sont un autre. Toutefois, si les parents choisissent de dénier à leurs enfants le droit à l’éducation, ce choix n’est pas légitime; en cas de conflit entre le choix parental et l’intérêt supérieur de l’enfant, ce dernier prévaut. La raison d’être de la liberté du choix parental est en fait d’empêcher l’État d’exercer un monopole sur l’éducation et de protéger le pluralisme ».[10]


Un droit reconnu au niveau international

Selon la convention des droits de l'enfant, l'éducation est un droit garanti par les États, et doit avoir les objectifs suivants [11]:

  • Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités ;
  • Inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies ;
  • Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne ;
  • Préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d'origine autochtone ;
  • Inculquer à l'enfant le respect du milieu naturel.

Un droit dans lequel les états s'impliquent

Certains considèrent que l'État doit surveiller étroitement l'éducation délivrée sur leur territoire et la formation des maîtres, pour plusieurs motifs :

  • assurer ses responsabilités, à l'égard des enfants (Cf. le droit à l'éducation mentionné plus haut) et de la culture ou l'identité nationale.
  • éviter l'implication d'autres acteurs, aux motivations plus douteuses (en tout cas supposées ou présentées comme telles) : institutions religieuses (dogmatisme, sectarisme, etc.), entreprises (recherche de profit, etc.).
  • donner les moyens, notamment financiers, puisque l'état est généralement l'acteur le plus riche dans ses frontières.
  • contrôler la qualité et assurer l'égalité de traitement des diplômés de même niveau, selon leurs résultats à des examens identiques.
  • assurer que le spectre des enseignements dispensés est conforme à l'intérêt du pays et des élèves eux-mêmes, sans excès d'étudiants dans des domaines déjà bien pourvu (numerus clausus) ni manques dans des filières en recherche de personnel.
  • ...

Cependant, quantité de penseurs de premier plan sont d'un avis opposé. Par exemple Condorcet, grand philosophe du Siècle des Lumières, dans son Premier mémoire sur l'instruction publique (1791), intitulé "l'éducation publique doit se borner à l'instruction", troisième raison : "Parce qu'une éducation publique deviendrait contraire à l'indépendance des opinions", affirme :

"la vérité seule peut être la base d'une prospérité durable, et que les lumières croissant sans cesse ne permettent plus à l'erreur de se flatter d'un empire éternel, le but de l'éducation ne peut plus être de consacrer les opinions établies, mais, au contraire, de les soumettre à l'examen libre de générations successives, toujours de plus en plus éclairées".

John Stuart Mill, dans ses Principes d'économie politique, (1848, livre V ch XI), déclare à son tour :

"Il n'est pas tolérable qu'un gouvernement ait, de jure ou de facto, un contrôle complet sur l'éducation des gens. Posséder ce contrôle et surtout l'exercer est le propre d'un comportement despotique.
Un gouvernement qui puisse mouler les opinions et les sentiments des gens depuis l'enfance jusqu'à la jeunesse peut faire avec eux ce qu'il veut."

Cette position est corroborée par le soin des régimes tyranniques ou totalitaires à enrôler leur jeunesse (Komsomol, Hitlerjugend,...). Elle se reflète en outre dans les tollés que provoque le pouvoir politique lorsqu'il impose par la loi un contenu à enseigner, comme on à pu le voir en France à propos de lois fixant des vérités historiques, ou aux USA à propos de lois combattant plus ou moins sournoisement le darwinisme en tant que contraire à une lecteur littérale de la Bible.


Investir dans l'éducation

L'économie de l'éducation s'est développée dans les années 1960, pour étudier l'influence de l'éducation sur le développement économique.

La théorie du capital humain présentée en 1964 par Gary Becker, associait l'éducation à un investissement pour l'individu, pour leurs employeurs et plus généralement pour la société. Il affirme que les savoir transmis par l'éducation améliorent directement les performances des individus. Cet investissement est alors considéré comme avantageux si les gains de productivités futurs sont plus importants que les coûts de la formation. Elle peine cependant à expliquer l'attrait de filières éducatives privilégiant la culture générale par rapport à celle proposant une formation opérationnelle des individus, à priori plus mobilisables sur le marché du travail.

Une hypothèse alternative, la théorie du signal, a donc été développée dans les années 1974 par le canadien Michael Spence. On retrouve des idées similaires dans le rôle de filtrage assigné au système éducatif par Kenneth Arrow.

Les grands domaines éducatifs

Savoir, savoir-faire, être et savoir-être

Schématiquement, on peut distinguer quatre grands domaines éducatifs : le savoir, le savoir-faire, l'être et le savoir-être.

Le savoir correspond aux connaissances intellectuelles fondées. Les recherches en éducation relatives au savoir ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir des connaissances : observation, lecture, écriture, mathématiques, connaissances de l'Homme et de l'écologie, métaconnaissances, ...

Le savoir-faire correspond à des compétences pratiques. C'est le savoir lié à l'expérience et à l'exercice d'une activité artisanale, artistique, domestique, professionnel ou intellectuelle. Ces capacités s'acquièrent par la pratique d'une activité, par une orientation tuteuriale et par la maîtrise d'automatismes moteurs. Les recherches en éducation relatives au savoir-faire ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir des compétences et des habiletés pratiques en environnement biophysique et humain.

L'être correspond à l'état biologique, physique et psychique de l'individu. Les recherches en éducation relatives à l'être ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant, dans les situations éducatives, de favoriser voire l'état global optimal de l'individu: état de santé, de bien-être, de motivation, de confiance et de satisfaction des besoins primordiaux (joie, "liberté", reconnaissance, sécurité, justice, authenticité, intimité, diversité, confort, créativité, affection, ...).

Le savoir-être correspond à la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à l'environnement biophysique et à l'environnement humain. Cette capacité s'acquiert en partie par la connaissance des savoirs spécifiques. Les recherches en éducation relatives au savoir-être ont pour objectif de trouver les moyens pédagogiques permettant aux apprenants d'acquérir l'aptitude à l'actions et à la réactions adaptées aux conditions et aux situations écologiques: préservation de l'environnement, hygiène, empathie, relation émotionnel, rapport comportemental, respect, intégrité, vivacité, sociabilité, échange, discours autocentré (langage "je"), gestion des conflits ...

Construire son savoir

La pédagogie moderne considère que la transmission traditionnelle simple (instruction) doit laisser la place à une pédagogie où l'élève construit (et non crée) son savoir lui-même. Par exemple, selon cette conception, il semble plus important qu'un élève soit capable de construire le concept de département et d'en identifier un à partir d'une carte ou d'un dictionnaire, plutôt que de connaître par cœur tous les départements sans en savoir les attributions, le fonctionnement, etc. De même, il semble plus important de savoir consulter internet ou un dictionnaire, que de connaitre par soi-même un répertoire étendu de vocabulaire, avec son orthographe correcte.

Mais ce concept est contesté, avec parfois des mots très durs ( terrorisme intellectuel, dressage, formatage, coterie des IUFM, ...). Il lui est reproché de porter une part de responsabilité dans l'échec scolaire et social actuellement imputé au système. Les opposants dénoncent comme artificielle, inefficace et stressante la "construction" par les élèves d'un savoir qui suppose en réalité un niveau supérieur au leur, parfois universitaire voire doctoral (exemple : construction des nombres et d'une opération aussi simple que la soustraction, en primaire, par la méthode ensembliste)[12], quand elle ne suppose pas des prises de risques inconsidérés (à propos du code de la route ou autres situations potentiellement dangereuses, par exemple). Ils soutiennent que les enfants peuvent et doivent, avec non moins de plaisir et de motivation, apprendre "par cœur" et par obligation si nécessaire, sinon les départements, du moins l'alphabet, les tables de multiplication, les principales règles de toutes sortes (sociales, grammaticales, mathématiques, physiques...)[13]. Ces contestataires, à leur tour, se voient accusés de démarches rétrogrades et réactionnaires, de mauvaise foi, etc.

Éducation formelle et éducation non formelle en France

Ces concepts résultent de textes internationaux, OMS et UNESCO notamment mais ont en France un retentissement particulier.

L'éducation formelle, l'école ou l'université, n'est, et loin s'en faut, pas l'unique lieu d'éducation. C'est ainsi que la première source d'éducation reste la famille et l'entourage, avec tous les enjeux de « reproduction sociale » que cela implique. En France, Bourdieu et Passeron ont soutenu que le système scolaire reproduit le système social grâce à une culture scolaire insuffisante et à une culture libre que les familles les plus aisées transmettent à leurs enfants pour qu'ils accèdent en haut de l'échelle sociale.

En outre, à côté de ses missions d'éducation et d'instruction, le système éducatif est contesté pour opérer, par construction, une sélection (orientation vers des métiers, ou vers de hautes carrières administratives) : l'élève reçoit une instruction gratuite, mais il payerait cette gratuité en étant transformé en un produit relativement passif du « système (de production) scolaire ». L'école exige de l'élève qu'il s'intègre à l'institution scolaire, à travers la maîtrise d'un certain nombre de connaissances de base dont l'ensemble n'est pas toujours formalisé. D'autre part elle ne peut transmettre qu'un corpus rationalisé et fait l'impasse sur une grande partie du fond commun culturel (le « bon sens », les tabous, la communication non verbale, etc.). Enfin, malgré les progrès de la formation continue, elle ne dure qu'un temps relativement bref dans la vie d'un individu.

Pour toutes ces raisons, il apparaît utile à certains d'élargir la réflexion sur l'éducation, sans la réduire au cadre scolaire. Ainsi, l'éducation non formelle, qui apporte des compétences spécifiques à l'individu et que celui-ci ne peut acquérir (Tiehi, 1995) dans le cadre de l'éducation formelle, est notamment délivrée au sein des organisations de jeunesse.

Malgré tout cela, l'éducation a permis, historiquement, en France, à une grande partie des classes défavorisées d'accéder à un statut de classe moyenne. Pour certains, son orientation actuelle vers une professionnalisation précoce d'une partie de la jeunesse serait contradictoire avec sa finalité de culture générale des élèves pour leur épanouissement dans la société en tant que citoyen. Pour d'autres, elle peut faciliter au contraire cette intégration dans la vie sociale et professionnelle, objectif tout aussi essentiel de l'éducation.

Éducation familiale

Article détaillé : Éducation_familiale.

Cette éducation est généralement accomplie par les parents biologiques de l'enfant en question[14], bien que le gouvernement et la société aient également un rôle. Dans de nombreux cas, les orphelins ou les enfants abandonnés reçoivent une éducation familiale de la part de parents non-biologiques. Les autres peuvent être adoptés, élevés par une famille d'accueil, ou être placés dans un orphelinat.

Éducation parentale

Article détaillé : Éducation_parentale.

L’éducation parentale est, selon Pourtois (1984), une activité volontaire d’apprentissage de la part de parents qui souhaitent améliorer les interactions nouées avec leur enfant, pour encourager l’émergence de comportements jugés positifs et réduire celle de comportements jugés négatifs.

Pour Terrisse (1997), elle a pour but d’aider les parents à mieux actualiser leurs potentialités éducatives, en développant leur sentiment de compétence et en utilisant le mieux possible les ressources que leur offre leur environnement.

L’éducation parentale comprend les mesures prise par l'État afin de la promouvoir, soit en donnant plus de temps au parent pour éduquer leurs enfants, soit en leurs proposant une initiation ou une formation.

Systèmes éducatifs

Article détaillé : Histoire de l'éducation.

Les systèmes éducatifs sont très variables dans l'espace et dans le temps, l'éducation étant parfois plus adaptée aux exigences socio-économiques des adultes (besoin de la main d'œuvre enfantine, travail des adultes et tout particulièrement des femmes, etc.) qu'aux besoins des enfants. Cependant, on distingue des formules à peu près généralisées :

  • l'éducation se concentre sur les enfants et ne concerne que marginalement les adultes.
  • pendant la petite enfance, l'éducation est prise en charge par la famille, où se fait l'apprentissage de la langue orale et des rudiments du savoir-vivre nécessaire à la vie sociale.
  • pendant l'enfance (à partir d'environ 7 ans jusqu'à la puberté), prise en charge collective (au moins partiellement), pour l'apprentissage de rudiments légaux, religieux et culturels (dont, éventuellement, la langue écrite).
  • pendant l'adolescence, spécialisation, par l'apprentissage chez un maître ou (non exclusif) collectivement.

Systèmes éducatifs de différents pays

Europe

  • L'Union européenne s'est engagée depuis 1999 dans le processus de Bologne qui a pour but de construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010. Il ne s'agit pas de mettre en place un système universitaire unique mais bien de placer les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun.
  • Voir aussi les systèmes éducatifs en Allemagne, Belgique, Italie, Suisse
France France
Article détaillé : Système éducatif français.
Suisse Suisse
Article détaillé : Système éducatif suisse.

Asie

  • Le système éducatif japonais est très proche du modèle anglo-saxon. Contrairement à l'Allemagne et dans une moindre mesure à la France, il n'y a pas d'orientation avant l'entrée en université. Le système universitaire étant très élitiste, les écoliers travaillent dur depuis l'école maternelle jusqu'à l'entrée en université. Beaucoup d'écoles maternelles recrutent même sur concours, les questions étant bien sûr adaptées à l'âge des enfants (concernant les formes, les couleurs et des connaissances simples sur la nature). De plus, les cours du soir (juku, 塾) sont presque une règle pour les lycéens. Le lycée ne se termine non pas par un examen mais par les concours d'entrée en université.
  • Autrefois, dans la République populaire de Chine, l'éducation n'était disponible que pour les familles aisées. Cependant, l'accession au pouvoir du Parti communiste chinois en 1949 apporta des décennies de révolution dans le système scolaire. Aujourd'hui, le gouvernement s'oriente vers une éducation primaire universelle et vers la formation de la main d'œuvre.

Amériques

États-Unis États-Unis
  • Le Système éducatif des États-Unis d'Amérique est décentralisé, la plupart des décisions sur les programmes et sur le financement étant prises par des instances locales : les school boards. Les programmes éducatifs sont en général établis par chaque état. Le gouvernement fédéral intervient surtout dans le financement de l’éducation.

Les écoles privées élaborent leur programme librement et dans le système public, seulement 22 États établissent une liste de manuels recommandés. Dans la majorité des États, la liberté de choix est totale. Les assemblées législatives de chaque état fédéré établissent un socle minimum commun de connaissances dans les programmes. Les programmes ne sont pas les mêmes d'un état à l'autre. Le secondaire souffre de carences nombreuses mais l'enseignement supérieur est l'un des plus réputé du monde.

Canada Canada
Québec Québec
Article détaillé : Système d'éducation québécois.
Argentine Argentine
  • Les programmes scolaires pour l'enseignement primaire et secondaire diffèrent selon les provinces. Cependant, l'apprentissage de l'anglais est obligatoire dès le second cycle scolaire. Le français, l'italien, l'allemand, le portugais, et le russe peuvent également être étudiés selon les écoles. L'enseignement primaire est obligatoire, il existe autant d'établissement publics que d'établissements privés, ces derniers étant fréquentés surtout par la classe moyenne haute ou aisée.

La scolarisation primaire d'un élève argentin moyen coûte environ 3 100 ARS à sa famille, soit 800 $US.

Flag of Uruguay.svg Uruguay

Les programmes scolaires pour l'enseignement primaire et secondaire sont les mêmes dans tout le pays. L'enseignement primaire en Uruguay est gratuit et obligatoire. Cependant, il existe des écoles privées à Montevideo et dans toutes les villes du pays. Le système éducatif uruguayen est quasiment le même qu'en Argentine.

Brésil Brésil
Mexique Mexique
Article détaillé : Système d'éducation mexicain.

Statistiques

Tableau 1 : Population entre 25 et 34 ans étant parvenue à une formation secondaire : Source : Regards sur l'éducation, rapport annuel de l'OCDE, 2003, cité dans le journal Le Monde, le 13 septembre 2005.

Enseignement secondaire
Rang Pays
1 Corée du Sud
2 Norvège
3 Slovaquie
4 Japon
5 République tchèque
6 Suède
7 Canada
8 Finlande
9 États-Unis
10 Danemark
11 Allemagne
12 Autriche
13 Nouvelle-Zélande
14 Hongrie
15 France
Rang Pays
16 Irlande
17 Belgique
18 Suisse
19 Pays-Bas
20 Australie
21 Grèce
22 Royaume-Uni
23 Luxembourg
24 Islande
25 Italie
26 Espagne
27 Pologne
28 Portugal
29 Turquie
30 Mexique

Tableau n°2 : Taux d'obtention d'un diplôme de l'enseignement secondaire dans la population en âge typique de l'obtenir : Source : rapport annuel de l'OCDE, Regards sur l'éducation, 2003, cité dans le journal Le Monde, le 13 septembre 2005.

Diplôme du secondaire
Rang Pays
1 Allemagne
2 Grèce
3 Norvège
4 Japon
5 Irlande
6 Suisse
7 République tchèque
8 Hongrie
9 Danemark
10 Pologne
11 Finlande
Rang Pays
12 France
13 Italie
14 Islande
15 Suède
16 États-Unis
17 Luxembourg
18 Espagne
19 Slovaquie
20 Turquie
21 Mexique

Tableau 3 : Taux d'accès à l'enseignement supérieur : Source : rapport annuel de l'OCDE, Regards sur l'éducation, 2003, cité dans le journal Le Monde, le 13 septembre 2005.

Accès à l'enseignement supérieur
Rang Pays
1 Islande
2 Nouvelle-Zélande
3 Suède
4 Finlande
5 Pologne
6 Hongrie
7 Norvège
8 Australie
9 États-Unis
10 Italie
11 Danemark
12 Pays-Bas
13 Corée du Sud
Rang Pays
14 Royaume-Uni
15 Espagne
16 Japon
17 Irlande
18 Slovaquie
19 France
20 Suisse
21 Allemagne
22 Autriche
23 Belgique
24 République tchèque
25 Mexique
26 Turquie

Tableau 4 : Taux d'obtention d'un diplôme d'enseignement supérieur en trois à six ans : Source : rapport annuel de l'OCDE, Regards sur l'éducation, 2003, cité dans le journal Le Monde, le 13 septembre 2005.

Obtention d'un diplôme de l'enseignement supérieur
Rang Pays
1 Australie
2 Finlande
3 Pologne
4 Islande
5 Danemark
6 Royaume-Uni
7 Irlande
8 Norvège
9 Suède
10 Hongrie
Rang Pays
11 Japon
12 Espagne
13 États-Unis
14 Italie
15 France
16 Slovaquie
17 Allemagne
18 Autriche
19 Suisse
20 République tchèque
21 Turquie

Notes et références

  1. gaffiot
  2. http://www.right-to-education.org/node/101
  3. http://www.right-to-education.org/node/125
  4. http://www.right-to-education.org/node/133
  5. http://www.right-to-education.org/node/92
  6. http://www.unesco.org/education/efa/fr/ed_for_all/framework.shtml
  7. http://www.un.org/french/millenniumgoals/education.shtml
  8. (Tomasevski, K. (2002). Rapport annuel sur le droit à l’éducation. Présenté en application de la résolution 2001/29, Doc. E/CN.4/2002/60, Commission des Droits de l’Homme, cinquante-huitième session. p. 14)
  9. (Tomasevski, K. (2002). Rapport annuel sur le droit à l’éducation. Présenté en application de la résolution 2001/29, Doc. E/CN.4/2002/60, Commission des Droits de l’Homme, cinquante-huitième session. p. 14)
  10. E/CN.4/2003/9 page 10
  11. Convention des droits de l'enfant; article 29
  12. la bosse des maths est-elle une maladie mentale ? Wolf, Marcus, éd. La Découverte, 1984 :
  13. Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter ! Marc Le Bris, Stock, 2004
  14. (en)Majority of Children Live With Two Biological Parents, 2008. Consulté le 15 juillet 2008

Voir aussi

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