Accompagnateur en Montagne

Accompagnateur en moyenne montagne en France

L'accompagnateur en moyenne montagne (sigle officiel AMM, sigle courant AeM) est, en France, un professionnel diplômé d’État qui conduit, contre rémunération une ou plusieurs personnes, en montagne.

À la différence du guide de haute montagne, l'accompagnateur en montagne évolue en dehors des techniques et outils propres à l'alpinisme. Son domaine d'intervention est la découverte de la montagne avec différents supports de progression. L'accompagnateur en montagne est un naturaliste généraliste et fait avant tout découvrir les milieux montagnards naturels, patrimoniaux et humains.

Sommaire

Histoire

« Accompagnateur en moyenne montagne » est une profession fondée en 1976 (décret de Pierre Mazeaud, secrétaire d'État à la jeunesse et aux sports) dans la filière du Brevet d'État de l'alpinisme comme métier complémentaire à celui de guide de haute montagne pour répondre aux attentes des nouvelles clientèles en quête de découverte du milieu montagnard.

Les premiers accompagnateurs en moyenne montagne sont à la fois des montagnards en recherche de bi-activité. On y trouve des gardiens de refuge, des agriculteurs de montagne et des néo-montagnards qui viennent s'installer dans les villages de montagne lors de la grande vague du « retour aux sources » de la fin des années 1960.

Quelques personnes, issues du tourisme social, des réseaux religieux liés à l' Église réformée, des dispositifs d'accueil des jeunes durant la seconde guerre mondiale, organisent le réseau embryonnaire des accompagnateurs en moyenne montagne avec quelques communes de montagne, les premiers offices de tourisme et des institutions telles que le CRET (Briançon) ou l'AFRAT (Autrans).

Cette profession auto-proclamée à l'extrême fin des années 1960 n'existe que par l'accord implicite des guides de haute montagne (profession fondée en 1828 avec la compagnie des guides de Chamonix et codifiée par l'État en 1947).

Des relations personnelles particulières entre Jacques Cadier, fondateur de l'UNAM (Union nationale des accompagnateurs en montagne) et Paul Keller, président du SNGM (Syndicat national des guides de montagne) permettent la prise en compte de cette nouvelle profession naissante par le Comité consultatif du ski et de l'alpinisme de l'ENSA (école nationale de ski et d'alpinisme) en 1972.

La Fédération française de la montagne (F.F.M.), ancêtre de l'actuelle F.F.M.E (Fédération française de la montagne et de l'escalade), délégataire de l'alpinisme avait énoncé le besoin de création de cette nouvelle profession dès 1968 par la voix de Lucien Devies son président. La génèse de la nouvelle profession s'inscrit également dans une logique de pluri qualification des gens de montagne pour participer au maintien au pays des jeunes générations tentées par l'exode urbain.

Sur recommandation de la Commission consultative du ski et de l'alpinisme, le gouvernement, sous l'impulsion de Pierre Mazeaud, codifie la profession et l'installe dans la filière du Brevet d'État de l'alpinisme en 1976 sous l'intitulé « accompagnateur en moyenne montagne ». Le premier examen probatoire, validant l'entrée dans le cursus de formation se déroulera en 1978 et la première promotion donnera lieu à la délivrance de nombreuses « autorisations d'exercice » pour les accompagnateurs en montagne formés par l'UNAM, le CRET, l'AFRAT, certaines directions départementales de la Jeunesse et des Sports (Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Pyrénées...) entre 1971 et 1977.

La réalité du métier

Les accompagnateurs en montagne sont des organisateurs et des conducteurs de randonnées.

L'activité professionnelle recouvre trois fonctions fonctions spécifiques, identifiables mais complémentaires :

  • les fonctions de guidage et de gestion de la sécurité des clients représentent une obligation de moyens;
  • l'action de « transmission des techniques propres aux activités » est également importante et sous-jacente dans l'ensemble de leurs activités (amélioration des capacités physiques et techniques des clients);
  • l'action de médiation pour la découverte du milieu montagnard sous tous ses aspects (aspects naturalistes, aspects patrimoniaux, aspects humains). Médiation et interprétation ont pour objets la découverte, la compréhension et l'appropriation du milieu montagnard par les différents publics encadrés.

Pour exercer cette action de médiation, les accompagnateurs en montagne ont le choix entre plusieurs supports : la randonnée pédestre, la raquette à neige et, pour certains professionnels, les animaux de bât, le VTT (qualification complémentaire) ou le canyoning (AQA unique à ce jour délivrée en 1995).

La randonnée en montagne est une activité placée en environnement spécifique en tant que discipline associée à l'alpinisme. La raquette à neige est également une activitée placée en environnement spécifique en tant que discipline associée au ski. L'encadrement contre rémunération de ces activités réglementées doit répondre aux exigences de la Loi de 1984 modifiée en 2000 (loi cadre sur le sport) « nul ne peut encadrer contre rémunération s'il n'est titulaire des certifications... »

« Interprétateurs » du milieu montagnard, les accompagnateurs en montagne s'adressent à un très vaste public : les individuels et les familles, les publics organisés et réglementés (scolaires, centres de vacances et de loisirs), les groupes constitués (associations, comités d'entreprise).

À 85 % implantés dans de petites communes de montagne, les accompagnateurs en montagne sont généralement assez actifs au sein des institutions touristiques de territoire (Offices de Tourisme, communes et communautés de communes) et représentent une force de proposition pour une montagne vivante tout au long de l'année.

Sélection et formation des professionnels

La sélection des candidats au BE AMM s'effectue :

  • sur la base d'un dossier administratif attestant du vécu montagnard du candidat (dossier à déposer début juillet auprès de la DDJS du département de domicile) ;
  • puis sur la base d'un examen probatoire organisé, au mois de septembre par plusieurs Directions Régionales de la Jeunesse et des Sports.

L'examen probatoire a pour objectif de sélectionner les candidats sur la base de plusieurs critères : endurance physique, capacité de gestion de l'effort, maîtrise des techniques de progression, maîtrise de la cartographie et de l'orientation, maîtrise des connaissances fondamentales naturalistes, patrimoniales et humaines.

Les épreuves de l'examen probatoire sont :

  • une marche d'environ 20 à 25 kilomètres, représentant entre 1300 et 1700 mètres de dénivelé positif à effectuer en environ 7 heures avec un sac à dos vérifié à 10 kilos pour les hommes et à 8 kilos pour les femmes ;
  • pour les candidats admis à l'épreuve de marche (temps de parcours), une épreuve de progression en terrain varié où est apprécié, sur plusieurs ateliers, le meilleur compromis entre vitesse-agilité-sécurité ;
  • pour les candidats admis à l'épreuve de terrain varié (note), une épreuve de course d'orientation sur la base d'un fond IGN au 1/25 000e et comportant 5 balises à poinçonner représentant un parcours de l'ordre de 7 kilomètres et de 450 mètres de dénivelé positif cumulé ;
  • pour les candidats admis à l'épreuve de course d'orientation (5 balises justes dans le temps imparti), une épreuve d'entretien avec le jury visant à vérifier le niveau de connaissances naturalistes et patrimoniales du candidat, la qualité de sa prestation à l'oral, son degré de motivation et son approche de son projet professionnel.

L'examen probatoire est plutôt sélectif : 20 % en moyenne des candidats présents à l'épreuve de marche obtiennent l'examen probatoire.

Les candidats reçus à l'examen probatoire obtiennent un livret de formation valable pour 3 ans, période durant laquelle ils devront valider les différentes étapes de la formation initiale :

  • Unité de formation n°1 « Connaissances fondamentales ». Se déroule au plus tôt en mai ou juin de l'année suivant l'obtention de l'examen probatoire. Durée 15 jours. Éliminatoire.
  • Stage en situation professionnelle, se déroule obligatoirement après l'obtention de l'UF1 et généralement au second semestre de l'année suivant l'obtention de l'examen probatoire. Auprès d'un conseiller de stage identifié et d'autres professionnels, le stagiaire est confronté à de multiples situations d'encadrement (avec un professionnels titulaire d'un BE de l'alpinisme ou seul mais avec l'accord de son conseiller de stage). Le stagiaire est titulaire d'une carte professionnelle ouvrant droit à l'encadrement seul mais avec des prérogatives limitées (pas de progression sur neige, pas de gestion de bivouac en montagne, pas de nuitée en refuge non gardé, pas de publics scolaires)(Avis)
  • Unité de formation n°2 « Connaissances estivales ». Peut se dérouler en juin (à l'issue de l'UF1) mais il est fortement recommandé d'y souscrire en septembre (une fois l'essentiel du stage en situation effectué). Le programme de l'UF n°2 (durée : une semaine) est largement régionalisé et a pour objectif l'acquisition de connaissances et de méthodes supplémentaires, également de faire le point sur l'expérience professionnelle acquise et l'orientation du mémoire à rendre ultérieurement (examen final).(Non notée)
  • Unité de formation n°3 « Moyenne montagne enneigée ». Se déroule en janvier ou en mars de l'année n+2 par rapport à l'examen probatoire. Durée : 15 jours. A pour objectif de développer les connaissances fondamentales naturalistes en milieu enneigé et les compétences professionnelles en matière de nivologie, d'orientation et de météorologie hivernale. (éliminatoire).
  • Examen final. Se déroule en mai de l'année n+2 par rapport à l'examen probatoire. Il est composé :
    • d'un épreuve pratique pédagogique de terrain,
    • d'un mémoire écrit,
    • d'une soutenance orale du mémoire.

Depuis 2005, le Syndicat national des accompagnateurs en montagne a mis en place un stage expérimental hivernal qui n'ouvre aucun droit à l'encadrement en raquettes à neige mais qui a pour objectif de compléter les acquis de l'UF n°3 en particulier sous les angles de l'interprétation de montagne hivernale et de l'appréciation des capacités physiques et techniques des clients des AeM[1].

Statut des professionnels

Les accompagnateurs en montagne sont des éducateurs sportifs et enseignants titulaires d'une carte professionnelle délivrée par l'administration de la Jeunesse et des Sports. Les accompagnateurs en montagne sont à 80% des travailleurs indépendants regroupés ou non en structures de type « bureaux montagne » (elles-mêmes sous statuts divers : syndicat local L1884, association L1901, GIE...) et à 20 % des salariés (structures d'hébergement, offices de tourisme, agences de voyage...)

Les travailleurs indépendants sont déclarés auprès de l'URSSAF et titulaires d'un numéro de SIRET ; ils cotisent à la sécurité sociale des travailleurs indépendants (RSI) et à une caisse de retraite (CIPAV).

La quasi-totalité des accompagnateurs en montagne sont titulaires d'un agrément de l'Inspection Académique de leur département de déclaration professionnelle et peuvent, à ce titre, encadrer des publics scolaires.

Près de 400 accompagnateurs en montagne sont titulaires d'une habilitation tourisme les autorisant à proposer des activités en mode tout compris en zone Europe. L'habilitation tourisme ne permet toutefois pas d'inclure le transport aérien dans la prestation.

Nombre de professionnels

En 2008, le nombre de professionnels en situation d'exercice est estimé à environ 3500. Depuis la création de la certification en 1976, près de 10.000 professionnels ont été diplômés. Cette différence entre le nombre total de diplômés et le nombre estimé de professionnels en exercice s'explique par :

  • le départ en retraite des premiers diplômés ;
  • le fait que pour nombre de titulaires du BE AMM, cette certification s'inscrivait dans une étape de la vie professionnelle (soit une recherche d'une autre certification devenue aujourd'hui base de l'exercice professionnel : moniteur de ski ou guide de haute montagne), soit comme une simple composante, à un moment donné, d'une réelle pluri-activité (hébergeur de montagne) ;
  • la certification du BE AMM qui a permis à nombre de ses titulaires d'évoluer vers des fonctions d'expertise ou d'administration de territoire montagnard (Offices de Tourisme, espaces naturels, etc.) ;
  • une certaine difficulté économique à vivre du métier à l'année (moindre depuis l'accès à la prérogative hivernale en raquettes à neige mais toujours réelle du fait des aléas météorologiques inhérents aux activités de pleine nature et du fait des profondes modifications sociologiques de la fréquentation de la montagne estivale).

Prérogatives

Définition issue des textes réglementaires:

Le diplôme d’accompagnateur en moyenne montagne atteste des compétences pour conduire et encadrer, contre rémunération, des personnes ou des groupes en espace rural montagnard, à l’exclusion des zones glaciaires, des rochers, des canyons et terrains nécessitant pour la progression l’utilisation du matériel ou des techniques de l’alpinisme. Il atteste des compétences pour animer et enseigner les connaissances et savoir-faire propres à la pratique de l’activité et au milieu. Il atteste enfin des compétences, selon l’option choisie au cours de la formation :

  • soit pour exercer sur des terrains enneigés faciles, excluant tout accident de terrain important, vallonnés, de type nordique et situés en moyenne montagne. La pratique de toutes les disciplines du ski et activités assimilés est exclue à l’exception de la raquette à neige.
  • soit pour exercer dans les régions à climat tropical sur des terrains escarpés et détrempés en périodes de fortes précipitations.

Depuis 2002, un recyclage portant sur la sécurité, les nouvelles technologies, le secourisme, la règlementation est obligatoire tous les 6 ans. Organisé par l'E.N.S.A., il a été confié pour la période 2002-2008 et 2008-2014 au centre de formation des accompagnateurs en montagne (maison des parcs et de la montagne à Chambéry)[2]

Ces définitions basées sur les textes réglementaires en vigueur ne correspondent pas totalement à la réalité des pratiques professionnelles.

« Espace rural montagnard » n'induit pas de limitation d'évolution au regard de l'altitude.

Les sommets alpins et pyrénéens au-dessus de 3 000 mètres sont dans les prérogatives des AeM dès lors que les techniques de franchissement de l'alpinisme n'ont pas à être employées. De même, sous certaines latitudes, des altitudes de plus de 4 000 mètres peuvent être fréquentées par les AeM dès lors que leur expérience professionnelle est suffisante pour gérer le paramètre altitude auprès de leurs clients (en particulier, le MAM).

La définition règlementaire des « terrains enneigés faciles, excluant tout accident de terrain important, vallonnés, de type nordique » date de 1993. 1993 est la date d'aboutissement d'un long processus de reconnaissance des capacités des professionnels AeM a encadrer sur neige avec l'outil raquette à neige. Les premières expériences d'encadrement en raquettes à neige remontent au début des années 80. La codification de l'actuelle UF3 du cursus de formation initiale (moyenne montagne enneigée) est largement acquise, dès 1986, par le SNAM.

Or, depuis 1993, les raquettes à neige sont devenues très performantes, les clients eux-mêmes sont mieux équipés pour la montagne hivernale et l'expérience des professionnels s'est largement développée avec les années (la plupart des AeM pratiquent, à titre personnel ou à titre fédéral, le ski de montagne et l'alpinisme).

Dans les faits, les AeM encadrent la raquette à neige sur de nombreux territoires ne répondant pas strictement aux critères réglementaires mais se basent sur l'adéquation : niveau physique et techniques des clients/équipement personnel + capacités techniques de franchissement de l'outil raquette à neige + état du manteau neigeux.

Depuis quelques années, de plus en plus de stations de montagne sont équipées de télésièges débrayables qui permettent l'accès à des points de départ situés en altitude et permettant la mise en place d'activités de découverte du milieu montagnard hivernal très prisées par les publics.

Déontologie professionnelle

Les accompagnateurs en montagne sont tenus de respecter le code de recommandations déontologiques émis par leur syndicat national.

Les accompagnateurs en montagne membres du SNAM respectent les engagements suivants :

  • réglementation de l'encadrement (principalement pour les jeunes publics en classes scolaires de découverte et en centre de vacances et de loisirs) ;
  • prise en compte de la fragilité du milieu naturel traversé lors des activités de pleine nature, participer à l'éducation pour l'environnement du plus grand nombre ;
  • organisation de sorties comportant un nombre limité de participants (« groupes de taille conviviale ») afin de répondre aux attentes de chacun et de permettre l'adaptation des produits de randonnée et des activités aux niveaux physiques, techniques et psychologiques des participants ;
  • comportement confraternel avec les collègues et les autres opérateurs des sports et loisirs de montagne, implication dans les réseaux locaux de développement du tourisme montagnard.

Organisation de la profession et représentation

Depuis 1979, le Syndicat national des accompagnateurs en montagne (SNAM) représente la profession auprès des pouvoirs publics et siège à la Section permanente de l'alpinisme du Conseil supérieur des sports de montagne.

Le S.N.A.M. est organisé au niveau départemental ou de massif et comporte 22 sections. Organisation professionnelle la plus représentative, le S.N.A.M. compte en 2008, 2600 adhérents. Au niveau international, la profession est représentée par l'Union of International Mountain Leaders Associations (UIMLA), fondée en 2004 et qui regroupe les organisations professionnelles nationales de 8 pays (en 2008) : France, Espagne, Andorre, Suisse, Grande Bretagne, Belgique et Pologne. UIMLA a principalement en charge le dossier de la reconnaissance mutuelle des certification sur la base du référentiel admis en 1992, sous l'égide de l'E.N.S.A. connu sous le nom de « plateforme communautaire des accompagnateurs en montagne ».

En novembre 2008, le processus d'élargissement de UIMLA prendra en compte de nouvelles organisations représentatives (Pays Bas, Macédoine, République Slovaque, République Tchèque et Italie).

Au niveau des territoires montagnards, les accompagnateurs en montagne sont généralement regroupés en réseaux aux dénominations variables : « bureau montagne », « maison de la montagne », « bureau des guides et des accompagnateurs ».

Ces réseaux sont identifiés par les Offices de Tourismes et les Syndicats d'Initiative montagnards et des grandes villes de piémont.

  • Syndicat National des accompagnateurs en montagne à Chambéry

D'autres structures associatives participent à l'animation de la profession :

  • Association nationale des accompagnateurs en montagne : promotion, communication, relations de presse, partenariats avec les entreprises, organisation d'action et d'événementiels
  • Centre de formation des accompagnateurs en montagne : formation continue et gestion de l'action de service public du recyclage obligatoire des professionnels.

Perspectives et évolutions

L'avenir de la profession est intimement lié à l'avenir de la fréquentation des territoires montagnards en toutes saisons. De même, si les enjeux de sécurité des pratiquants encadrés perdurent, la profession s'adapte aux nouvelles attentes des clientèles présentes ou venues en montagne à son initiative.

Une refonte du cursus initial est programmée. La sélection des candidats sera renforcée par une exigence d'un encore plus grand vécu montagne. La formation initiale sera également renforcée sous au-moins deux aspects : une unité de formation « pédagogie » qui pourrait être incluse dans l'UF n°1 et un stage hivernal obligatoire.

Notes

  1. Le guide du candidat et le guide du stagiaire proposés par le S.N.A.M. sont disponibles en téléchargement en mode PDF sur le site officiel de la profession http://www.lesaem.org
  2. Définition du texte par l'ENSA : [1]

Liens externes

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