Coye-la-Foret

Coye-la-Foret

Coye-la-Forêt

Coye-la-Forêt

Place du centre-ville
Place du centre-ville

Administration
Pays France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Chantilly
Code Insee abr. 60172
Code postal 60580
Maire
Mandat en cours
Philippe Vernier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de l'aire cantilienne
Site internet www.coyelaforet.com
Démographie
Population 3 760 hab. (2006)
Densité 540 hab./km²
Gentilé Coyen(ne)
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 34″ Nord
       2° 28′ 27″ Est
/ 49.1427777778, 2.47416666667
Altitudes mini. 31 m — maxi. 126 m
Superficie 6,96 km²

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Coye-la-Forêt (prononcer [kwa ...]) est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie.

Sommaire

Géographie

Nichée au cœur de la forêt de Chantilly, la petite ville de Coye jouit d'une situation privilégiée tout au sud de l'Oise, à 35 km au nord de Paris. Elle est desservie par le terminus de la ligne D du RER et par les ter Picardie Orry-la-Ville - Coye.

Coye-la-Forêt fait partie de la communauté de communes de l'aire cantilienne (CCAC) et du parc naturel régional Oise-Pays de France.

Le village a su préserver son identité, bien que la proximité de Paris et l'extension de la région Île-de-France depuis une trentaine d'années, notamment à partir de Roissy, en aient profondément modifié le paysage et la sociologie. Sa population est passée de 1 800 habitants en 1955 à 3743 habitants au recensement de 1999. Cette évolution a été gérée pour que Coye-la-Forêt reste un village où il fait bon vivre.

L'agglomération présente aujourd'hui encore des aspects liés à ses origines rurales. Le centre du bourg se compose de rues anciennes bordées de maisons de pays à l'architecture caractéristique de la région picarde.

À proximité de la place de la Mairie et de l'église se trouvent un vieux lavoir récemment rénové et un petit pont de pierre construit au milieu du XIXe siècle pour franchir la Thève, rivière aux eaux claires issue des Etangs de Commelle situés à un kilomètre environ en amont du village. Aux abords de ces étangs, dont un sentier piétonnier fait le tour (cinq kilomètres), s'élève le château de la Reine Blanche, ancien relais de chasse.

Histoire

Le petit pont
Le Chateau de Coye la Forêt, du XVIe siècle

Il y a 45 millions d'années, le site actuel de Coye-la-Forêt était baigné par la mer Thanétienne, dont il reste le poudingue de Coye, mélange de sable et de galets de silex solidifiés par l'eau.

D'après les trouvailles archéologiques, il est probable que la région a été occupée par l'homme dès le néolithique, mais la première trace écrite que l'on retrouve concernant Coye ne remonte qu'à 797 : il s'agit de la donation de propriétés appartenant au comte Theudaldix, vassal de Charlemagne, à l'abbaye de Saint-Denis.

Il faut attendre 1138 pour trouver un second document, relatif à l'attribution de revenus de l'église de Coye, au prieuré de Saint-Nicolas d'Acy.

Du VIIIe au XIIe siècle, Coye est une dépendance du château royal de Lamorlaye, puis des Bouteiller de Senlis. La seigneurie est très modeste ; le sol pauvre comporte autant de landes, de bruyères et de fougères que d'arbres maigrichons trop souvent coupés et peu de terres cultivables.

Sous Louis XIV, Coye a pour seigneur un homme par ailleurs situé au cœur de la monarchie : le « Secrétaire de la main ». Celui-ci avait pour fonction d’imiter parfaitement l’écriture royale, signant même “ Louis ”, s’il le fallait. Ainsi, Toussaint Rose (1611-1701), marquis de Coye, exerça cette fonction de mars 1661 à décembre 1678 (ce qui interdit d’identifier, avec une totale sûreté, l’auteur véritable des manuscrits attribués à Louis XIV). « Avoir la plume, écrit Saint-Simon dans ses Mémoires, c’est imiter si exactement l’écriture du roi qu’elle ne se puisse distinguer de celle que la plume contrefait, et écrire en cette sorte toutes les lettres que le roi doit ou veut écrire de sa main, et toutefois n’en veut pas prendre la peine […]. Il n’est pas possible de faire parler un grand roi avec plus de dignité que faisait Rose, ni plus convenablement à chacun, ni sur chaque matière, que les lettres qu’il écrivait ainsi, et que le roi signait toutes de sa main. » De son côté, l'abbé de Choisy écrit dans ses Mémoires que Rose, "avait de l'esprit, de la capacité, écrivait facilement, et plaisoit à son maître. Il m'a conté qu'il n'avoit jamais signé pour le Roi qu'une fois en sa vie".

Après la mort de Toussaint Rose, Henri-Jules de Bourbon, seigneur de Chantilly, acquiert la seigneurie de Coye en 1701. Pour occuper la population coyenne, particulièrement pauvre, et éviter qu'elle ne passe son temps à braconner dans ses forêts, il fait installer des entreprises industrielles dans le château : impression d'étoffe, puis fabrique de cartes et filature de coton qui comptera jusqu'à 200 ouvriers au début du XIXe siècle.

Le XIXe siècle sera le siècle d'or des industries coyennes : après la filature de coton, une usine d'impression sur étoffe emploie jusqu'à 300 ouvriers. La création des margotins (petits fagots de bois) occupe à partir de 1850 une centaine d'ouvriers, de même que la fabrication des liens et cordes en tilles.

Une usine de fabrication d'objets en acier poli cesse son activité en 1914, mettant fin à l'activité industrielle de Coye.

La population coyenne augmente régulièrement jusqu'en 1914 (1 580 habitants). Après une légère baisse en 1946 (1 513 habitants), elle double en 30 ans (3 048 habitants en 1975) et ne cesse d'augmenter depuis.

La Mairie

Le nom de Coye est unique en France. On note successivement les appellations suivantes :

Caugia (799), Coie (1138), Couaye (1548), Coye (1667), Coye-la-Forêt (1929)

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1995 Guy Lafarge DVD
mars 2001 Philippe Vernier DVD
2008 Philippe Vernier DVD
Toutes les données ne sont pas encore connues.

C'est la première fois qu'un maire est réélu à Coye-la-Forêt.

Démographie

Les habitants sont appelés les Coyens, les Coyennes.

Évolution démographique
(Source : INSEE[1] et Cassini[2])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
675 570 687 756 872 852 860 918 929
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
948 1 042 1 032 1 122 1 183 1 218 1 298 1 271 1 199
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 340 1 463 1 580 1 512 1 581 1 671 1 641 1 663 1 813
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
2 075 2 509 3 048 3 094 3 199 3 509 3 760 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Monuments et curiosités

Eglise Notre-Dame-de-la-Jeunesse
  • L'église : Son origine remonte au XIIe siècle. Elle a été reconstruite en 1875 en style gothique sur les plans de l'abbaye de Royaumont. Seul le bas du clocher est du XVIe siècle. L'étage supérieur et le clocher sont de 1875.
  • Le pont sur la Thève et l'ancien lavoir : À ses abords se dressait, au siècle dernier, une fabrique employant jusqu'à 200 ouvriers au plus fort de son activité. On y fabriquait à l'origine des cartes à jouer, puis elle fut transformée en filature de soie avant de devenir une usine d'acier poli. Plus rien n'en subsiste aujourd'hui.
  • Etang du Chardonnet : On y trouve également un vieux lavoir datant de 1841. Dans le parc du château, à l'endroit où la Thève arrive dans l'étang, on peut voir le joli pont Pinel (1859), du nom du constructeur de l'ancien viaduc.
  • Étangs de Comelles, pont Mandrou : En remontant vers les Étangs de Comelles, on trouve le pont Mandrou sur la Thève (fin du XVIIIe siècle), ainsi que le nouveau viaduc du chemin de fer, bâti de 1980 à 1984 en remplacement du viaduc construit par l'ingénieur Pinel entre 1856 et 1859. Cet ancien viaduc a été détruit le 12 décembre 1985.
Le château de La Reine Blanche, Coye
  • Château de la Reine Blanche : Au bord de l'étang de la Loge (étangs de Comelle) s'élève aujourd'hui le château de la Reine Blanche, construit sur les restes d'une ancienne loge de bûcherons transformée en moulin à eau en 1765. En 1826, le moulin est supprimé ; la loge est réparée et se voit attribuer le cachet d'un château du Moyen-Âge, avec portes et fenêtres ogivales, tours crénelées. Les trois chevaliers qui décorent la façade ont été ajoutés en 1846 par le duc d'Aumale, dernier fils de Louis-Philippe et propriétaire du domaine de Chantilly.
  • La forêt de Coye : C'est une partie de la forêt de Chantilly , laquelle compte 6 310 ha au total. On appelle communément « forêt de Coye » le massif qui englobe, au sud des étangs de Commelle, aussi bien les bois d'Orry à l'est que les bois de Luzarches et de Chaumontel au sud, et ceux de Bonnet à l'ouest. On remarque plusieurs essences d'arbres : chêne, hêtre, résineux et tilleul. Le « sentier botanique de Champoleux » est destiné aux amateurs de randonnées pédestres. La forêt est également bien adaptée à la pratique du tourisme équestre et de la promenade à cheval.
  • Le poudingue de Coye : Des blocs subsistent rue d'Hérivaux, avant l'arrivée au stade, sur la droite. Lorsque la mer Thanétienne s'est retirée, il y a quelque 60 millions d'années, le sable s'est aggloméré et transformé en grès, en prenant dans sa masse des galets de silex, pour former des blocs de poudingue. Il s'agit d'une curiosité géologique intéressante dans la région parisienne.
  • Pierres levées : En partant de Coye-la-Forêt (carte IGN 404), il est possible d'atteindre à pieds en 20 minutes, par le poteau des Écouteurs et la route de la Charmée, un ensemble de pierres levées dont l'une, d'après l'abbé Leullier, curé de Coye en 1900, aurait servi de télégraphe optique à l'époque préhistorique.
Entrée des pistes
  • Les pistes d'entrainement: Même si Coye la Forêt n'a pas la même réputation que ses voisines, Lamorlaye et Chantilly, elle joue un rôle important dans le monde des courses. Elle possède sur son territoire quelques écuries et une partie des pistes d'entrainement de France Galop. Les pistes sont partagées entre Lamolaye et Coye. Elle s'étalent sur 60 hectares dont 15 en gazon et offrent toutes les garanties de sécurité et de calme nécessaires à l'épanouissement des coursiers.

Photos

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Voir aussi

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Liens externes

Notes et références


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