Abû Dhabi

Abou Dabi

24° 27′ 33″ N 54° 22′ 10″ E / 24.4591, 54.3694

أبو ظبي (ar)
ʼAbū Ẓaby (ar)
Drapeau d'Abou Dabi
Drapeau
LocationAbuDhabiUnitedArabEmirates.PNG
Administration
Statut politique émirat des Émirats arabes unis
Capitale Abou Dabi (ville)
Gouvernement
- émirs

Khalifa bin Zayid Al Nahyan
Géographie
Superficie 67 340 km²
Démographie
Population  (2006) 1 432 900 hab.
Densité 21 hab./km²
Langue(s) arabe
Économie
Monnaie Dirham des Émirats arabes unis (AED)
Autres
Fuseau horaire UTC +4
Domaine internet .ae
Indicatif téléphonique +971

Abou Dabi, encore orthographié Abou Dhabi, Abou-Dhabi, Abu Dhabi ou Aboû Dabî[1], en arabe أبو ظبي (ʼAbū Ẓaby), littéralement, « Père de la gazelle », est à la fois une ville et un émirat des Émirats arabes unis.


Sommaire

Histoire

Abou Dabi

Certaines parties d’Abou Dabi furent fondées pendant le troisième millénaire avant J.C. Les traditionnelles occupations des nomades étant la pêche et l’élevage de troupeaux, l’histoire de l’état a suivi le même modèle que le reste de la région. La ville d'Abou Dabi (Abu Dhabi) fut fondée en 1791 par la tribu bédouine des Bani Yas avec à leur tête Chakhbut bin Dhiyab. Ils se replièrent dans la région, fuyant les Wahhabites du Nejd qui étendaient leur territoire. Alors partie intégrante de l'émirat de Dubaï, Abou Dabi se constituaémirat à part entière en 1833 à l'instigation du clan al-Maktoum, une des branches des Bani Yas.Au XIXe siècle, les deux branches de la tribu à Abou Dabi et à Dubaï se séparèrent. Jusqu’au milieu du XXe siècle, l’économie d’Abou Dabi était essentiellement fondée sur l’élevage de chameaux et la culture de dates et de légumes dans les oasis d’ Al-Ain et de Liwa, ainsi que sur le commerce de perles. Les plongeurs partaient à la recherche d’huîtres perlières depuis la côte de la ville d’Abou Dabi qui n’était fréquentée que durant les étés. A l’époque, la plupart des habitations étaient faites de feuilles de palmier ou (barasti), tandis que les familles les plus aisées habitaient dans des huttes faites de boues. Durant le règne de Cheikh Zayed bin Khalifa al Nahyan (1855-1908), l'émirat prit de l'importance en préservant sa souveraineté face au Royaume-Uni et devint un des principaux centres exportateurs mondiaux de perles. À sa mort, une guerre de succession se déclencha et prit fin avec l'avènement de Cheikh Chakhbut bin Sultan al Nahyan en 1928. L'économie basée sur les perles s'effondre dans les années 1930 avec l'introduction sur le marché mondial des perles de culture japonaises. Le commerce des dattes, le dressage des chameaux, la pêche et la production de légumes dans les oasis d'Al Ain et de Liwa lui permettent de subsister. En 1939, l'émir accorde des concessions pour du pétrole qui sera découvert à partir de 1958. Au départ, les bénéfices appropriés grâce au pétrole n’eurent qu’un impact marginal. Quelques immeubles furent bâtis et la première route fut construite en 1961, mais le Sheikh Shakbut, incertain du futur de ces richesses pétrolières, préféra adopter une attitude prudente et conserver le capital plutôt que de l’investir dans le développement. La famille régnante l'écartera du trône en 1966 et c'est son frère, Cheikh Zayid bin Sultan Al Nahyan, qui prendra la tête de l'émirat jusqu'à sa mort en 2004. Plus visionnaire et ambitieux que son prédécesseur, ce dernier permet à Abou Dabi de connaître le plus grand développement économique que l'émirat ait connu et de faire de lui le plus riche et le plus peuplé des sept émirats (70% de la richesse, 40% de la population). Routes, écoles, hôpitaux, projets d'électrification, l'émirat et sa capitale éponyme manquent au début de tout ; aussi de nombreux programmes sont-ils lancés dès la fin des années 1960, alors que les premières exportations de pétrole apportent de précieuses devises. Le gouvernement prend conscience très tôt du caractère non renouvelable des ressources pétrolières et gazières et donc du besoin de diversifier son économie. Après avoir donné la priorité au développement de cet unique secteur générateur de devises jusqu'à la moitié des années 1970, l'émirat d'Abou Dabi a profité d'un afflux massif de fonds suite au choc pétrolier de 1973 pour développer d'autres secteurs et plus particulièrement l'industrie lourde et l'agriculture. Le premier plan quinquennal de la fédération des Émirats arabes unis (1980) exprime particulièrement cette volonté gouvernementale de diversifier l'économie et même de développer des sources d'énergies renouvelables. Mais ces plans ne furent que des demi-réussites. Si l'économie d'Abou Dabi est bien plus diversifiée que celle d'autres émirats du Golfe, comme le Qatar, le Bahreïn ou le Koweït, les exportations de pétroles brut et raffiné représentent tout de même plus des deux tiers de l'économie de l'émirat. C'est bien moins que ce qu'a réussi à réaliser l'émirat voisin de Dubaï (mais dont les réserves en ressources naturelles étaient bien plus limitées) en réduisant sa part du pétrole (brut) dans le PIB 2005 à 6% (chiffre officiel), grâce à ses activités d'import-export, ses zones industrielles, ses nombreuses zones franches, ses secteurs du tourisme, de la finance et surtout depuis 2002, de la construction. Avec les perspectives de baisse sensible du volume de pétrole exportable d'ici quelques décennies, le gouvernement d'Abou Dabi réalise depuis la fin des années 1990 un double programme d'ouverture (aux capitaux et investisseurs étrangers) et de privatisation. Cette libéralisation s'ajoutant à une forte appréciation du prix du baril de pétrole en raison des tensions géopolitiques régionales, l'économie d'Abou Dabi connaît depuis 2002 une croissance « asiatique » comprise entre 5% et 10% par an. Depuis 2004 et le décès de Cheikh Zayid bin Sultan Al Nahyan, c'est le fils aîné de Zayid, Cheikh Khalifa bin Zayid Al Nahyan, qui est à la tête de l'émirat et également président de la Fédération des Émirats arabes unis. Observateurs internationaux et économistes ont rapidement été rassurés par l'attitude du nouvel émir d'Abou Dabi qui, comme son père, caractérise sa politique par un dynamisme économique et une prudence diplomatique, notamment en ne se laissant pas, contrairement aux pays voisins, sous la dépendance des États-Unis comme principal, voire unique fournisseur en équipements, matériels et technologies.

Article détaillé : Histoire des Émirats arabes unis.

Géographie

Carte d'Abou Dabi


L'émirat d'Abou Dabi se situe dans le sud et l'ouest des Émirats arabes unis dont il représente environ 80% du territoire. La majorité de l'émirat est occupé par le désert du Rub al-Khali et la côte sur le golfe Persique est majoritairement occupée par des sebkhas. L'émirat possède des frontières avec l'Arabie saoudite au sud et à l'ouest, avec Oman à l'est et avec les émirats de Dubaï et de Charjah au nord. Il ne possède ni enclave, ni exclave. Son littoral, bordé de près de 200 îles, s'étend sur plus de 700 kilomètres.

La ville se situe sur la côte, dans le nord de l'émirat. À l'origine cantonnée sur une île en forme de « T » qui s'avance dans le golfe Persique, elle s'étale aujourd'hui dans le désert.
En 2006, elle comptait 619 316 habitants.

Climat

Abou Dabi bénéficie d'un climat aride subtropical avec du beau temps toute l'année. Les mois d'été vont de mai à septembre, avec des températures qui oscillent entre 27 °C et 32 °C et peuvent parfois atteindre plus de 40 °C durant les mois de juillet et août. Les mois d'hiver, d'octobre à avril, affichent des températures autour de 24 °C.

Économie

Bureau principal d’ ADMA-OPCO (Abu Dhabi Marine Operating Company) a Abou Dabi
Le Méridien a Abou Dabi

La ville d'Abou Dabi est la capitale des Émirats arabes unis depuis 1971. Elle comporte un aéroport international (ADIA, Abu Dhabi International Airport) et un autre aéroport (Bettina essentiellement à usage militaire, code AITA : AZI), une université, des zones industrielles, etc. Elle dispose également d'une très grande mosquée depuis peu, la mosquée Cheikh Zayed.

Abou Dabi possède 9% des réserves de pétrole mondiales (98.2 milliards de barils) et près de 5% des réserves de gaz naturel dans le monde (5.8 trillion de mètres cubes). Cette richesse en hydrocarbures explique le fait que les Émirats arabes unis ont l'un des PNB les plus élevés au monde.[2] Abou Dabi possède la majorité de ces ressources– 95% du pétrole et 92% du gaz naturel. L’institut pétrolier national, Abu Dhabi National Oil Company a déclaré en août 2006 que les Émirats arabes unis étaient désormais prêts a étendre leur production de brut jusqu'à produire 2,8 m de barils par jour et envisagent d’augmenter la production pour atteindre les 4 m de barils par jour d’ici 2010[3]

Récemment, le gouvernement a diversifié ses projets. Grâce à l’augmentation du prix du pétrole, les revenus génères par les secteurs autres que les hydrocarbures sont montés en flèche. Les secteurs d’activités autres que les hydrocarbures représentent à présent 64% du PNB des Émirats arabes unis. Cette tendance se manifeste à Abou Dabi sous forme de nouveaux investissements dans l’industrie, l’immobilier, le tourisme et la distribution.

Abou Dabi étant le plus gros producteur de pétrole aux Émirats arabes unis, l’émirat a profité de cette ressource davantage que les autres émirats. Cependant, l’émirat a lancé des programmes de diversification et de libéralisation de l’économie afin de réduire sa dépendance au secteur des hydrocarbures. Cette initiative a pris une ampleur significative, notamment dans le secteur industriel avec la création d’une zone industrielle libre connue sous le nom de Industrial City of Abu Dhabi et de la construction d’une autre zone industrielle ICAD II, qui est quant a elle, toujours en cours. Des efforts ont été faits pour promouvoir le tourisme et le secteur immobilier en partenariat avec l'Abu Dhabi Tourism Authority et le Tourism and Development Investment Company, qui ont lancé plusieurs projets de développement de grande envergure. Ces projets profiteront également de l’amélioration de l’infrastructure avec des projets tels que la construction du nouveau port et d’une ligne de chemin de fer entre Abou Dabi et Dubaï. [4]

Abou Dabi est l’émirat le plus riche des Émirats arabes unis en termes de PIB par habitant. La valeur moyenne nette des 420, 000 citoyens d’Abou Dabi est de 62 million de dirham et la ville seule investit plus d’1 trillion de dollars dans le monde. Le PIB par habitant est de 63,000 dollars, [5] ce qui représente bien plus que le revenu moyen par habitant aux Émirats arabes unis. Abou Dabi est ainsi troisième en termes de revenu par habitant après le Luxembourg et la Norvège. Abou Dabi et le Cooperation Council for the Arab States of the Gulf (GCC) ont forme un partenariat et Abou Dabi prendra en main 29% des projets du groupe. Les Émirats arabes unis ont une économie florissante : en 2006, le revenu par habitant a augmente de 9%, le PIB par habitant atteignit $49,700 , classant le pays au troisième rang dans le monde en termes de pouvoir d’achat. Abou Dabi joue un role important dans l’économie mondiale. Les fonds souverains d’Abou Dabi, Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), dont la valeur totale est estimée a 875 milliards de dollars, est le fond souverain le plus important au monde par la valeur totale de leurs actifs. [6] Etihad Airways, la compagnie aérienne nationale des Émirats arabes unis est basée a Abou Dabi. [7]

Services

Bureau principal d’Etisalat La compagnie avait le monopole sur le secteur des télécommunications a Abou Dabi jusqu’en 2006.[8]

L’ensemble des services d’eau et d’électricité à Abou Dabi sont gérés par Abu Dhabi Water and Electricity Company. En 2006, la compagnie fournissait 560.2 millions de gallons d’eau par jour, [9] tandis que la demande en 2005-2006 était estimée a 511 gallons par jour.[10] L’Agence environnementale d’Abou Dabi (EAD) a révélé que les sources d’eau les plus importantes provenaient de nappes souterraines, d’eau de mer déssalée, et du traitement de l’eau des égouts. Les sources d’eau les plus importantes dans tout l’émirat se trouvent a Um Al Nar, ainsi que les deux rivières Shuweihat et Taweelah. [11]

La consommation d’électricité par habitant est d’environ 41,000 kWh et l’energie totale fournie est de 8,367 MW depuis 2007.[12] La distribution d’électricité est gérée par SCIPCO Power et APC Energy.[13][14]

La passion immodérée des Émiriens pour les faucons a suscité des compétences vétérinaires d'exception. Un lieu les incarne : l'hopital des Faucons. Unique au monde, il a été créé, à la demande du gouvernement, par une vétérinaire allemande spécialiste des oiseaux de proie.

Paysage urbain

Un jardin public dans la ville
Rashid Bin Saeed Al Maktoum Street

La ville fut planifiée dans les années 1970 pour une population estimée au maximum à 600,000 habitants. Le paysage urbain est compose de routes organisées en damier et de grattes ciels. Au nord de l’ile, ou la population est la plus dense, les routes principales sont flanquées de tours de 20 à 30 étages. On trouve également des villas et des immeubles plus petits. Abou Dabi est une ville moderne avec de grands boulevards, des tours et de gigantesques centres commerciaux. Les routes principales à Abou Dabi sont la Corniche, l’Airport Road, Sheikh Zayed Street, Hamdan Street et Khalifa Street. La ville d’Abou Dabi est connue dans la région pour sa verdure; en effet, ce qui était autrefois un désert est à présent une ville abritant de nombreux parcs et espaces verts. Les routes du centre ville sont organisées de manière à ce que toutes les routes horizontales soient impaires (la route de la Corniche étant n°1) et toutes les routes verticales paires. La route de la Corniche est la route n°1, Khalifa est la route n°3, Hamdan est la route n°5, etc...[15] Les jardins publics sont nombreux et sont généralement gratuits pour les enfants et payants pour les adultes. La ville a une corniche avec une promenade de 7 km flanquée de jardins et de terrains de jeux pour les enfants. La ville d’Abou Dabi a fonde l’ Abu Dhabi Urban Planning Council (UPC) en 2007, une agence responsable du future planning urbain de la ville. Cette agence a conçu le Plan Urbain qui figure dans le Plan stratégique d’Abou Dabi pour 2030. En mai 2008, le Conseil pour le développement économique d'Abou Dabi (ADCED) a publié son plan stratégique pour la période 2008-2012. Selon ce plan, l'émirat adoptera des politiques économiques plus libérales, renforcera ses infrastructures industrielles et apportera un plus grand soutien aux petites et moyennes entreprises pour leur permettre de jouer un rôle plus dynamique dans le développement de l'émirat. L'émirat veut également attirer davantage d'investissement étranger et utiliser les gains dus à l'exploitation des hydrocarbures pour établir de nouvelles industries.

Une rue a Abou Dabi.

Monuments

La grande mosquée Cheikh Zayed est ornée de 80 dômes de sept tailles différentes, de quatre minarets d'une hauteur de 107 m chacun et de 1 096 colonnes de marbre incrustées d'une mosaïque de pierres précieuses représentant des fleurs de palmiers. Troisième mosquée au monde par sa taille, elle peut accueillir près de 32 000 fidèles.
Seule mosquée de la ville accessible aux non-musulmans, elle symbolise la tolérance religieuse et l'esprit d'ouverture prônés par Zayid bin Sultan Al Nahyan.

Transports

La ville d’Abou Dabi est très bien desservie par les transports publics. Les visiteurs peuvent choisir leur mode de transport parmi les bus, les taxis, les bateaux et les avions. Les taxis sont un moyen pratique pour se déplacer en ville et dans les régions ou les émirats alentour. Actuellement, de très nombreux taxis (environ 7000) sont en service dans l’émirat. Selon l'office du tourisme de l'émirat, la plupart des chauffeurs à Abou Dabi parlent bien l’anglais[16]. Le premier bus fut mis en service en 1969 dans la ville. Le 30 Juin 2008, le département des transports publics de l’émirat établit 4 routes pour les bus. Afin d’encourager les gens à emprunter les transports publics, les bus furent gratuits dans un premier temps.[17] Les bus commencent a 6 heures du matin et finissent a minuit, avec environ dix a vingt minutes d’attente entre chaque bus. Ce service s’est rapidement étendu et on trouve à présent 21 trajets empruntes par 820 bus. Le département des transports publics estime a 1,260 le nombre de bus en service d’ici 2010.[réf. nécessaire]

La municipalité d’Abou Dabi veille à ce que les horaires et les informations sur les différentes lignes de bus soient facilement accessibles pour ceux qui visitent la ville pour la première fois. Le gouvernement a investi dans l’achat de bus climatises modernes, pour le confort des voyageurs. Les bus qui rejoignent Baniyas, Habashan et Al Ain sont généralement très fréquentés et les tarifs sont très raisonnables (mois de 6 AED par personne). Ceux qui souhaitent faire le tour de la ville en groupe peuvent également louer des minibus ou des bus Coaster prives, qui comportent jusqu'à 14 places assises.

L’aéroport d’Abou Dabi est le deuxième aéroport des Emirats Arabes Unis et a accueilli 9.02 millions de passagers en 2008, soit 30.2% de plus qu’’en 2007[18] Un nouveau terminal a vu le jour en 2009, permettant a l’aéroport d’atteindre la capacité d’accueil de 12 millions de passagers par an d’ici 2011. [19] La compagnie Ethihad Airways est la compagnie aérienne nationale et la deuxième la plus importante dans le pays après Emirates.

Politique

Article détaillé : Politique des Émirats arabes unis.
Vue de la Corniche d'Abou Dabi en 2006
Abu Dhabi vu du satellite SPOT

Émirs d'Abou Dabi (dynastie Al Nahyan)

  • 1761 - 1793 Dhiyab bin Issa bin Nahyan
  • 1793 - 1816 Shakhbut Ier bin Dhiyab
  • 1816 - 1818 Muhammad bin Shakhbut
  • 1818 - 1833 Shakhbut II bin Dhiyab
  • 1818 - 1833 Tahnun Ier bin Shakhbut
  • 1833 - 1833 Khalifa Ier bin Shakhbut
  • 1833 - 1845 Sultan Ier bin Shakhbut
    • juillet 1845 - septembre 1845 Isa bin Khalid (usurpateur)
    • septembre 1845 - décembre 1845 Dhiyab bin Issa (usurpateur)
  • 1845 - 1855 Said bin Tahnun
  • 1855 - 1909 Zayid Ier bin Khalifa
  • 1909 - 1912 Tahnun II bin Zayid
  • 1912 - 1922 Hamdan bin Zayid
  • 1922 - 1926 Sultan II bin Zayid
  • 1926 - 1928 Saqr bin Zayid
  • 1928 - 1966 Shakhbut II bin Sultan († 1989)
  • 1966 - 2004 Zayid II bin Sultan
  • 2004 - actuel Khalifa II bin Zayid

Le gouvernement

L’émirat d’Abou Dabi est actuellement dirigé par Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan qui est également le président des Emirats Arabes Unis. La ville est gérée, quant a elle par un conseil exécutif compose de 12 membres issus de la famille royale et des cercles politiques importants.[20] Les souverains des émirats forment le Conseil suprême, le plus haut organisme politique du pays présidé par le président, Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan. Il est charge d’élaborer et d’approuver les politiques et les lois fédérales liées entre autres a l’éducation, aux affaires étrangères et a la défense. Le Conseil se réunit une fois par trimestre pour aborder les questions concernant le gouvernement fédéral. Les dirigeants d’Abou Dabi et de Dubai ont un droit de veto sur les décisions. Le Conseil se réunit également tous les cinq ans pour confirmer le président dans sa fonction s ou pour élire un nouveau président. Les autres branches du gouvernement fédéral incluent le Conseil fédéral des ministres (exécutif), le système judiciaire fédéral et les 40 membres du Conseil national fédéral (législatif). L’introduction d'élections indirectes en décembre 2006 visant à sélectionner la moitié des membres du Conseil national fédéral, y compris la participation de neuf femmes au parlement, est perçue comme une évolution louable destinée à accroître la participation du public dans les processus législatifs du pays. La très vieille institution du majlis (conseil) ouvert garantit néanmoins que les ressortissants des Émirats Arabes Unis ont toujours librement accès à leur dirigeant ou à leur cheik, à qui ils peuvent faire part de problèmes importants qui les touchent personnellement ou collectivement, comme demander un terrain ou une bourse universitaire pour leurs enfants ou aborder les effets potentiels des politiques d’immigration étrangères. De plus, chacun des sept émirats possède son propre gouvernement local, qui agit en étroite collaboration avec les institutions fédérales et qui suit une structure générale définie dans la constitution. À Abu Dhabi, le Département judiciaire rend compte directement au bureau du dirigeant, tout comme le bureau de Son Altesse le prince héritier General Shaikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, qui dirige l’organe délibérant central de l’émirat, le conseil exécutif. Le conseil exécutif d’Abu Dhabi supervise les organismes gouvernementaux qui gèrent plusieurs services, notamment dans le domaine de la culture et du patrimoine, du commerce, du développement économique, de l’éducation, de la santé, de l’alimentation, des retraites, de l’information, des services publics et des finances. Des Diwans, représentants du dirigeant, sont également affectés aux bureaux du dirigeant ou du prince héritier pour faciliter les relations au sein de la communauté.[21]

Population

Une partie de la ville d'Abou Dabi vue par satellite

En 2006, la population était estimée à 1 432 900 personnes. La grande majorité sont des travailleurs immigrés venant principalement des autres pays arabes et du sous-continent Indien.

La plus grande ville est Abou Dabi avec 619 316 habitants. L'autre ville importante est celle d'Al Ain dans l'oasis du même nom, dans l'est de l'émirat, avec 426 985 habitants (chiffres de 2006).

Sheikh Zayed Mosque est la plus grande mosquée du pays et la huitième mosquée la plus grande au monde.[22]

Selon un recensement effectue par le centre des statistiques d’Abou Dabi, l’émirat abritait une population de 1 463 491 habitants fin 2006, soit un tiers de la population totale des Emirats Arabes Unis. Entre 2001 et 2006, la population a augmente en moyenne de 4,57% par an et une croissance similaire est attendue jusqu’en 2010, date a laquelle l’émirat devrait compter plus de 1,75 millions d’habitants. La région s’étend sur 67,340 km2 et la densité de la population est de 293.94/km2, chiffre qui représente cinq fois plus que la densité de la population du pays. Dubai est cependant l’émirat le plus people et Ajman se classe au second rang. L’âge moyen dans l’émirat d’Abou Dabi est de 30.1 ans. Le taux de natalité en 2005 était de 13.6% et le taux de mortalité de 2%[23]. Actuellement, les résidents urbains représentent 68,5 % de la population totale d’Abu Dhabi et la croissance annuelle du nombre de citadins entre 2001 et 2006 (4,93 %) a été légèrement supérieure à la moyenne de l’Emirat.

Outre les gens du pays, les chiffres de la population incluent de nombreux résidents expatriés qui vivent et travaillent dans l’Emirat. Dans l’ensemble des Émirats Arabes Unis, les ressortissants des émirats représentent environ 20 % de la population totale, les nationalités des travailleurs expatriés incluant des Asiatiques, des Africains, des Européens et des ressortissants d’Amérique du Nord et d’Amérique Latine.

Les hommes sont plus nombreux que les femmes, avec un rapport de 2,03 hommes pour chaque femme, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne nationale. [24]


Enseignement

Les étudiants d'Abou Dabi bénéficient des programmes des plus prestigieuses universités du monde. « Ici, nos étudiants peuvent tout aussi bien étudier des nus d'Auguste Rodin que de débattre sur le statut de Jérusalem. Du jamais-vu dans un pays musulman ! », a dit Zayid bin Sultan Al Nahyan. Près de 69 000 Émiriens sont inscrits en études supérieures, parmi lesquels 66 % de femmes.

Les projets de construction

Une nouvelle ville (une des premières cent pour cent écologique au monde si on ne prend pas en compte le rejet des activités polluantes mais indispensables en dehors de la ville) sortira bientôt de terre dans le désert, à proximité de l’aéroport international de l’émirat d’Abou Dabi. Elle s’appellera Masdar (« source » en arabe) et pourra accueillir jusqu’à cinquante mille habitants et mille cinq cents entreprises en 2016. Les travaux ont commencé en février 2008 et finiront en 2016.

Un chantier de 5 hectares est ouvert au cœur d'Abou Dabi. Le central market remplacera en 2010 l'ancien souk. Le bâtiment central sera surmonté de 3 tours (dont une de 382 mètres qui sera la plus haute de la capitale du pays). Ce projet de 700 000 m² d'habitations, de bureaux et de zones commerçantes coûtera plus de 3 milliards de dollars[25]

L'île de Saadiyat, une île côtière d'Abou Dabi, est en cours de développement avec le développement d'un district culturel et plusieurs musées (Guggenheim Abou Dabi, Louvre Abou Dabi, etc.) visant une renommée mondiale.

Lîle de Rim (Reem island) est un autre très grand projet de développement immobilier, destiné à devenir un nouveau centre d'affaires et résidentiel. L'Université Paris-Sorbonne-Abu Dhabi s'installera ici dans son bâtiment définitif de 93 000 m2 en 2009-2010[26].

Al Raha Beach est une bande côtière d'une dizaine de kilomètres entièrement en construction à l'entrée de la ville.

Abou Dhabi en tant que capitale politique s'est longtemps voulue très calme et conservatrice tandis que Dubai innovait au niveau économique et architectural. Elle est, à présent, entrée en concurrence avec cette dernière. C'est ainsi qu'à sa suite, elle a ouvert l'accès aux étrangers à l'investissement immobilier, elle a levé les restrictions sur les visas et elle développe un projet touristique caractérisé par la recherche d'une offre culturelle.

Arts et culture

Abu Dhabi 0701-0403.JPG


Les arts populaires et l’artisanat traditionnel d’Abou Dabi, en particulier les arts du spectacle, sont avant tout le produit de l’interaction des ancêtres locaux avec leur environnement. La musique et les danses folkloriques, servent à exprimer le courage dans les guerres, ou encore la joie à l’occasion d’un mariage ou évoquent simplement les temps anciens où certaines chansons rythmées divertissaient les ouvriers, comme les plongeurs de perles. Les femmes, elles, consacraient leur temps libre à diverses activités manuelles, comme la broderie, le tissage de châles (avec des fils d’or) et de tapis, la poterie, le tissage de paniers et les tatouages au henné. Aujourd'hui, l’envie de préserver et de promouvoir les arts traditionnels, l'artisanat et le patrimoine est plus forte que jamais, et elle est encouragée par plusieurs associations artistiques et culturelles locales, par des concours et par des projets visant à reconstituer les anciens villages de pêcheurs, les marchés traditionnels et les tentes de bédouins. De même, on assiste à un renouveau des arts littéraires, et en particulier de la poésie, qui se sont épanouis à travers toute l’Arabie pendant des milliers d’années. L’architecture locale, par ailleurs, possède des traits distinctifs propres à Abou Dabi. Bien que les maisons de terre aux toits en feuilles de palmier d’autrefois aient presque disparu, l’architecture particulière des maisons construites pendant la première moitié du XXe siècle est toujours présente, même dans les maisons modernes. La vie culturelle d’Abou Dabi tourne principalement autour de l’islam, que ce soit dans le domaine de la littérature, des arts ou de la fête. Bien que l’islam soit la religion officielle à Abou Dabi, les communautés d’expatriés aux diverses croyances célèbrent leurs fêtes religieuses dans l’émirat.

La musique et la danse traditionnelle

Oud

La musique et la danse sont une vieille tradition dans la culture arabe. Dans les temps anciens, des formes de musique et de danse locales servaient à divertir les ouvriers qui plongeaient à la recherche d'huîtres perlières ou tiraient l’eau des puits. Une légende raconte qu’un chanteur professionnel, appelé nahaán, accompagnait les plongeurs à la recherche de perles pour les divertir. Il entonnait une chanson et le reste de l’équipage se joignait à lui tout en travaillant. Des instruments de musique traditionnels comme le doumbeck, fait en céramique et en peau de chèvre, servent de percussions pour accompagner les musiques et les danses les plus traditionnelles. L’ oud, un instrument à cordes assez proche d’une mandoline ou d’une petite guitare, est un autre instrument de musique populaire dans la culture arabe traditionnelle. Son corps est fait d’un bois solide mais flexible (oud signifie d’ailleurs « bâton flexible »), comme l’acajou par exemple. À Abou Dabi, comme dans d’autres cultures à travers le monde, la danse et la musique permettaient d’exprimer la joie et le bonheur lors d’occasions heureuses comme les mariages, la célébration des victoires et les expéditions de perles fructueuses. Aujourd’hui, les jeunes gens de l’émirat exécutent toujours la ayallah, une danse populaire des scènes de bataille, lors de grandes occasions comme les mariages ou les anniversaires, ou même lors de conférences. Pour réaliser cette danse, les hommes doivent former deux à quatre rangs brandissant des bâtons en guise d’épées, puis tour à tour avancer et reculer pour symboliser la victoire et la défaite. L’harbiyah, une autre danse traditionnelle décrivant la victoire et célébrant la fierté du pouvoir et le courage, est parfois exécutée au début d’une fête ou d’une conférence.

L’artisanat

L’artisanat traditionnel dans l’émirat d’Abou Dabi est largement dominé par les femmes, qui transmettent leurs connaissances de la broderie et du tissage de génération en génération. Les fils dorés, argentés et colorés sont tissés sur une planche de bois pour produire le teli, une broderie minutieuse et colorée qui orne les cols et les manches des robes des femmes. Les femmes portent les robes brodées pour les grandes occasions et les fêtes, tandis que les jeunes filles portent des robes brodées de teli lors d’une cérémonie spéciale marquant leur mémorisation du Saint Coran. Le sado est un autre art traditionnel populaire qui consiste à tisser des fils de coton et de laine pour produire des motifs soigneusement dessinés, qui serviront à fabriquer les tentes colorées utilisées par les bédouins dans le désert. Les femmes d’Abou Dabi savent également tissent également des paniers en feuilles de palmier ou khous, généralement utilisés pour conserver des aliments de base. L’artisanat traditionnel comprend donc le tissage de châles et de tapis, la poterie, et la broderie. Le Centre d’artisanat des femmes, qui se situe sur la Maktoum Street, près du Club de golf et de sport équestre d’Abou Dabi, est géré par l’Association des femmes d’Abou Dabi. Il présente une grande partie de l’artisanat traditionnel de l’émirat et donne aux femmes de la région l’occasion d’exposer et de vendre leurs produits. Les touristes peuvent également assister à des démonstrations pour apprendre comment sont fabriqués certains objets artisanaux. L’autorité d’Abou Dabi pour la Culture et le Patrimoine a, quant à elle, créé un point de vente de produits artisanaux traditionnels de l’émirat au sein de la Fondation culturelle de la capitale. Ce point de vente, situé au Delma Corner, affiche le slogan « 100 pour cent Émirat, 100 pour cent fait main » et est destiné à préserver et à promouvoir l'artisanat traditionnel dans l'émirat. Les touristes visitant la Fondation culturelle pourront regarder les femmes fabriquer leurs objets traditionnels et goûter à la cuisine et au café de l’émirat. Les femmes pourront également se faire faire un tatouage au henné, un autre art traditionnel de l’émirat. Les bénéfices de la vente d’objets traditionnels sont réinvestis dans le projet, permettant ainsi aux visiteurs de contribuer directement à la préservation de l’art populaire et artisanal de l’émirat. L’Heritage Village est une autre destination incontournable de l’artisanat traditionnel de l’émirat. Dirigé par le Club du patrimoine des émirats, l’Heritage Village inclut des reconstitutions de tentes bédouines, d’anciens villages de pêcheurs et des marchés traditionnels. Une boutique située sur la Corniche d’Abou Dabi, près de la jetée, offre une grande sélection d’objets artisanaux locaux.


Concours de beauté

Des milliers de dromadaires convergent de la péninsule arabique vers Abou Dabi, où se tient tous les ans un concours de beauté. Cette fête traditionnelle transforme une bête de somme en reine choyée d'un grand spectacle.

Philatélie

Entre 1964 et 1972, Abou Dabi a émis 90 timbres poste avec pour légende Abou Dabi. La dernière série émise (douze valeurs) est constituée de timbres de la série courante de 1970-1971 surchargés des lettres UAE (pour United Arab Emirates, Émirats arabes unis en français) et de caractères arabes.

Notes et références

  1. (fr) Site officiel du ministère français des Affaires étrangères
  2. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ae.html
  3. Emirates: Abu Dhabi: Country Profile - Geography, History, Government and Politics, Population and Economy. Consulté le 2009-07-07
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  25. Le Moniteur N°5441 du 7 mars 2008 page 10
  26. (en) Communiqué de l'entreprise de construction de l'Université Paris-Sorbonne Abu Dhabi, Leighton Holdings

Annexes

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Sources

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