Aborigenes d'Australie

Aborigènes d'Australie

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Aborigènes de l'île Bathurst au nord de Darwin.

Les Aborigènes d'Australie sont les premiers humains connus pour en avoir peuplé la partie continentale. Ils constituent, avec les indigènes du Détroit de Torres, la population autochtone de l'État océanien. Le mot commun aborigène désigne plus généralement celui dont les ancêtres sont les premiers habitants connus de sa terre natale.

Sommaire

Définition

Officiellement, du point de vue du gouvernement australien, un(e) Aborigène est une personne qui :

  • a des ancêtres aborigènes ;
  • s'identifie elle-même comme étant aborigène ;
  • est reconnue comme telle par sa communauté aborigène.

Les trois critères doivent être remplis. Officiellement, un terme tel que « en partie aborigène » ne veut rien dire ; on est aborigène ou on ne l'est pas. La couleur de peau n'est pas un critère et certains Aborigènes sont blancs en apparence, alors que certains de leurs ancêtres sont Blancs.[1] La même définition s'applique aux indigènes du détroit de Torres.[2]

Histoire

Origines

Les Aborigènes sont venus des îles d'Indonésie sur des embarcations, l'Océanie (Australie + Nouvelle-Guinée) n'ayant jamais été rattachée à l'Asie[3]. Il existe plusieurs théories à ce sujet. L’une d’elles avance qu’ils seraient arrivés sur le continent par le nord via le Timor il y a 40 000 ans. Une autre suggère qu’ils sont venus par un passage de basse mer entre la Nouvelle-Guinée (banc de Sahul) et l'Australie, masse immergée des continents était moins importante. Ces deux théories ne sont pas exclusives et il est aussi possible que plusieurs vagues humaines soient arrivées à différents moments ou en même temps sur différents points géographiques du continent.

Les preuves scientifiques et archéologiques démontrent que l’occupation humaine, selon le lieu géographique du continent, date au maximum de 175 000 ans (date contestée), avec une moyenne fixée à 40 000 ans environ [4]. Durant cette période, les Aborigènes ont développé en autarcie une culture propre.

Parmi les ouvrages qui se consacrent à cette longue période de l'histoire australienne, citons Triumph of the Nomads: A History of Aboriginal Australia, de Geoffrey Blainey (1993 [1976], ISBN 0-87951-084-6), et Australian Dreaming: 40,000 Years of Aboriginal History, de Jennifer Isaacs (2005, ISBN 1741102588).

Résistance face à la colonisation

Les réactions des Aborigènes à l'arrivée soudaine des colons britanniques furent variées, mais inévitablement hostiles lorsque la présence des colons généra une compétition pour des ressources naturelles vitales, et l'occupation par les Britanniques de terres aborigènes. Les maladies européennes tuèrent des Aborigènes en grand nombre, et l'occupation de terres, accompagnée de l'accaparement ou de la destruction de ressources alimentaires, provoqua des famines. A l'inverse de la Nouvelle-Zélande, où le traité de Waitangi fut perçu comme une légitimation de la colonisation britannique, aucun traité ne fut signé avec les Aborigènes, qui n'autorisèrent jamais la colonisation. Depuis les années 1980, l'emploi du terme « invasion » pour décrire la colonisation de l'Australie se généralise, tout en demeurant controversé. L'historien Henry Reynolds a souligné le fait que les officiels du gouvernement, ainsi que les colons, employaient fréquemment, aux dix-huitième et dix-neuvième siècles, des mots tels « invasion » et « guerre » pour décrire leur présence et leurs relations avec les Australiens autochtones. Dans son livre The Other Side of the Frontier (De l'autre côté de la frontière)[5], Reynolds décrit en détail la résistance armée des peuples aborigènes, au moyen de guerillas, face à l'intrusion blanche sur leurs terres. Cette résistance, débutant au dix-huitième siècle, se poursuivit jusqu'au début du vingtième.

Statue de Yagan sur l'île Heirisson.

Lors des premiers temps de la colonisation, David Collins, officiel juridique supérieure de la colonie de Sydney, écrivit au sujet des Aborigènes :

« Tant qu'ils penseront que nous les avons dépossédés de leurs résidences, ils devront toujours nous considérer comme leurs ennemis ; et, partant de ce principe, ils ont attaqué les personnes blanches à chaque fois qu'il leur était possible de le faire. »[6]

En 1847, le barrister E.W. Landor déclara : « Nous nous sommes saisis de ce pays, nous avons abattu ses habitants, jusqu'à ce que les survivants aient jugé sage de se soumettre à notre autorité. Nous nous sommes comportés tel Jules César lorsqu'il prit possession de la Grande Bretagne. »[7] Dans la plupart des cas, affirme Reynolds, les Aborigènes commencèrent par résister à la présence britannique. Un colon écrivit dans une lettre au Launceston Advertiser en 1831 :

« Nous sommes en guerre contre eux ; ils nous considèrent comme des ennemis - des envahisseurs ; ils considèrent que nous les opprimons et que nous les persécutons ; ils résistent à notre invasion. Ils n'ont jamais été vaincus, et donc ils ne sont pas des sujets en rébellion, mais une nation injuriée, et défendent, à leur manière, les possessions qui sont les leurs de droit et qui leur ont été arrachées par la force. »[8]

Reynolds cite de nombreux écrits de colons qui, lors de la première moitié du dix-neuvième siècle, se décrivirent comme vivant en état de peur et même de terreur, ceci étant dû à des attaques d'Aborigènes déterminés à les tuer ou à les chasser de leurs terres. Il suggère que la résistance aborigène fut, du moins dans certains cas, temporairement une réussite ; les tueries d'hommes, de moutons et de vaches par des Aborigènes, qui mettaient également le feu aux maisons et aux récoltes des Blancs, poussèrent certains colons à la faillite. La résistance aborigène continuait à la fin du dix-neuvième siècle, et en 1881 l'éditeur du Queenslander écrivit:

« Ces quatre ou cinq dernières années, les destructions de vies humaines et de propriétés par des Aborigènes se montent à un sérieux total. [...] [L]a colonisation des terres, le développement des minerais et des autres ressources, ont été largement rendus impossibles par l'hostilité des noirs, qui continue sans faiblir. »[9]

Reynolds affirme que la résistance aborigène continua pendant bien plus d'un siècle, démentant le 'mythe' d'une colonisation pacifique de l'Australie. Les colons, pour leur part, réagirent souvent à la résistance aborigène avec une grande violence, ce qui mena à de nombreux massacres aveugles d'hommes, de femmes et d'enfants aborigènes par des Blancs.[10] Les massacres les plus tristement célèbres du début du dix-neuvième siècle furent le massacre de Pinjarra et le massacre de Myall Creek.

Parmi les Aborigènes célèbres qui résistèrent à la colonisation britannique, on trouve Pemulwuy et Yagan. En Tasmanie, la « Guerre noire » fut un phénomène de la première moitié du dix-neuvième siècle.

Générations volées

Article détaillé : Générations volées.

Depuis une restitution partielle des terres à partir de 1976, de nombreux Aborigènes sont retournés vivre sur les lieux de vie de leurs ancêtres – homeland – desquels ils avaient été chassés.

Ces homelands sont, selon eux, leur identité intrinsèque, lieu des origines, lieu de vie de leurs ancêtres et de leur groupe familial. Ils sont donc pour la plupart concentrés dans les régions septentrionales du pays. Beaucoup vivent dans des réserves appelées « communautés » : il en existe 70 dans les Territoires du Nord[11].

Ces groupes subissent les fléaux de l'alcool et de l'acculturation. Certains sont mieux assimilés dans la population issue de l'immigration.

De 1910 à 1971, sur ordre du gouvernement, des enfants aborigènes métissés de sang blanc ont été arrachés à leurs mères et placés dans des orphelinats, des missions ou des familles d’accueil censés en faire « de bons petits Australiens » . « Keep Australia White » - « L’Australie aux Blancs » - est alors le mot d’ordre, et après ce que certains appellent le génocide dû aux premiers colons, ou le semi-esclavage pratiqué dans les réserves, ne reste, pour venir à bout de ces « moins-qu’humains » et leur faire oublier d’où ils viennent et qui ils sont, que l’assimilation forcée dès le berceau.

En 1997, une journée nationale du pardon, National Sorry Day, fut instituée le 26 mai de chaque année pour faire connaître le tort qui a été causé aux familles indigènes par les générations volées et de façon à ce que le « processus de cicatrisation » puisse débuter.

Chronologie

Adapatée d'un article de l'Associated Press.[12]

  • 1789. Des centaines d'Aborigènes meurent de la variole, maladie introduite inconsciemment par les colons britanniques.
  • 1791. Début de l'expansion territoriale de la colonie, de la dépossession à large échelle des terres aborigènes, et des conflits récurrents entre colons et Aborigènes.
  • 1792. Début du mouvement de résistance de Pemulwuy (tué en 1802).
  • 1803. Début de la Guerre noire.
  • 1834. Bataille de Pinjarra.
  • 1838. Massacre de Myall Creek.
  • 1901. Formation du Commonwealth de l'Australie, et politique de l'Australie blanche. Les Aborigènes sont explicitement exclus de tout recensement.
  • 1910. Début des politiques des Générations volées.
  • 1928. Massacre de Coniston.
  • 1937. Les autorités fédérales adoptent une politique officielle d'assimilation des métisses aborigènes.
  • 1967. Succès retentissant d'un référendum reconnaissant certains droits aux Aborigènes. Ils sont désormais inclus lors des recensements.
  • 1968. L'anthropologue William Stanner parle du « Grand Silence australien », de l'exclusion délibérée des Aborigènes de la mémoire historique collective.
  • 1970. Fin des politiques des Générations volées.
  • 1976. La propriété aborigène de certaines terres est reconnue et restituée, uniquement dans le Territoire du nord.
  • 1981. L'historien Henry Reynolds publie The Other Side of the Frontier ; les Aborigènes trouvent leur place dans les livres d'histoire.
  • 1992. Jugement Mabo. Fin de la fiction juridique de terra nullius. La propriété foncière ancestrale des Aborigènes est reconnue.
  • 1992. Discours de Redfern.
  • 1997. Rapport Bringing Them Home ; la vérité au sujet des Générations volées éclate au grand jour. Début des National Sorry Days.
  • 2008. Le premier ministre Kevin Rudd demande pardon aux Générations volées.

Démographie

Ils étaient entre 500 000 et 750 000[13] lorsque les premiers colons britanniques sont arrivés en 1788 ; peut-être même plus. Dès la colonisation, les Aborigènes ont été décimés par les massacres, les épidémies et les empoisonnements[11] ; ils ont été confinés dans des réserves sur les terres les plus pauvres. Le premier recensement des Aborigènes n'eut lieu qu'en 1967[14]. De nos jours, ils seraient un peu plus de 450 000, représentant 2,3 % de la population australienne. Leur espérance de vie est de 17 ans plus faible que celle des autres Australiens[15]. Le revenu moyen d'un foyer aborigène s'élève environ à 40 % de celui d'un non-aborigène. Enfin, la population carcérale compte 22 % d'Aborigènes.[16] Les communautés aborigènes présentent les pires symptômes de la pauvreté : alcoolisme, drogue, fort taux d'incarcération, chômage, faible degré d'instruction.
Le 10 décembre 1992, dans le parc de Redfern près d'un quartier où vivent de nombreux Aborigènes, le Premier ministre Paul Keating prononça l'un des plus importants discours de l'histoire australienne. Il retraça le sort terrible réservé aux Aborigènes depuis l'arrivée des Européens et affirma la nécessité d'une réconciliation : Nous ne pouvons pas imaginer que les descendants d'un peuple, dont le génie et la résistance ont maintenu une culture ici depuis plus de 50 000 ans, qui survécut à 200 ans de dépossessions et d'abus, se voit niée leur place dans la Nation.
En février 2008, le gouvernement travailliste élu en décembre 2007 et dirigé par Kevin Rudd a présenté les excuses de la Nation pour les générations volées. Dans les années 1930, les gouvernements avaient mis en place des programmes visant à l'élimination de la race aborigène. Des dizaines de milliers d'enfants furent enlevés à leur famille et placés dans des institutions ou des familles blanches (ce qui relève du génocide tel que défini par l'ONU). Le témoignage direct des quelque 13 000 survivants sur les mauvais traitements physiques et sexuels dont ils furent victimes a entraîné des poursuites en justice. De 1995 à 2007, les conservateurs au pouvoir avaient refusé de formuler des excuses car elles auraient pu ouvrir la voie à une compensation financière.

Distribution des aborigènes par État :

Le pays aborigène représentait 10 % du territoire australien en 2007.

Langue

Article détaillé : Langues aborigènes d'Australie.

On estime qu'à l'arrivée des Britanniques sur le continent, il existait au moins 250 langues en Australie, regroupées en 27 familles linguistiques et réparties en des centaines de dialectes (700 communautés linguistiques[11]). Dans certains cas, une langue ou un dialecte n'était parlé que par une tribu ou un groupe régional, dans d'autres plusieurs groupes régionaux ou tribus parlaient des dialectes d'une même langue. De nombreuses langues ont disparu aujourd'hui, d'autres sont encore parlées par un petit nombre de locuteurs. D'autres encore sont des langues véritablement maternelles et certains groupes ne parlent que très mal l'anglais ou le pidgin et communiquent essentiellement dans leur langue aborigène. Les langues qui sont encore largement parlées aujourd'hui et qui ne sont pas en voie de disparition immédiate sont au nombre de 30 environ. Le nombre de locuteurs d'une langue australienne oscille souvent autour de 100 à 500. Voici quelques langues à titre d'exemples :

Dans le nord de l'Australie, un créole d'anglais est apparu dans la première moitié du XXe siècle et s'est propagé dans les régions adjacentes. Ce créole, appelé "kriol", est aujourd'hui la langue maternelle d'environ 15 000 personnes, essentiellement dans la région du Top End. Il ne s'agit pas d'une langue de contact (ou "pidgin", langue véhiculaire limitée aux contextes d'échanges entre des groupes) mais bien d'une langue à part entière, que ses locuteurs considèrent souvent comme une langue aborigène au même titre que les langues plus anciennes. Une proportion importante de ses éléments lexicaux est empruntée de l'anglais, mais le vocabulaire spécifique (faune et flore, termes de parenté...) renvoie aux langues aborigènes. Le système de conjugaison et la grammaire sont relativement simples, comme c'est le cas dans de nombreux créoles. Dans les régions où le kriol est devenue la langue maternelle des communautés, les autres langues aborigènes sont souvent menacées d'extinction.

Certains mots des langues aborigènes sont passés dans la langue australienne (principalement des noms d'animaux, de plantes ou de lieux) : kangourou, koala, Uluru (appelé par les anglophones Ayers Rock), billabong...

Organisation du territoire

Les discussions et controverses sur l'organisation sociale et territoriale des Aborigènes ont été nombreuses, surtout parmi les anthropologues. Sommairement, il est néanmoins possible de dire que les Aborigènes étaient, et pour une partie sont encore aujourd'hui, organisés en tribu. (Une tribu est un ensemble de personnes qui adhèrent à un même ensemble de règles et normes coutumières, qui vivent sur un territoire plus ou moins délimité, qui parlent une langue commune et qui se marient normalement entre eux). La taille des tribus australiennes est variable. Certains groupes ne comptaient qu'une centaine de membres, comme les groupes dialectaux du Désert de l'Ouest, d'autres, comme les Warlpiri ou les Aranda, comptent plusieurs milliers de personnes.

Les tribus sont souvent divisées en clans. Un clan est un groupe de descendance dont les membres disent descendre d'un même ancêtre (réel ou mythique). Les hommes d'un clan épousent normalement une femme d'un autre clan. Ce principe ou règle de mariage est appelée l'exogamie. Les clans australiens peuvent être matrilinéaires, c'est-à-dire que l'appartenance au clan est déterminée en ligne maternelle, mais la majeure partie des clans sont patrilinéaires, c'est-à-dire que c'est l'appartenance clanique du père qui détermine celle de ses enfants.

Mais si un clan est souvent le propriétaire d'une partie du territoire tribal, il n'en est pas forcément l'exploitant. Il n'y a en Australie pas forcément coïncidence entre groupe de propriétaires et groupe de résidents, c'est-à-dire ceux qui nomadisent ensemble, qui chassent et collectent ensemble, etc. Ce groupe de résidents a souvent été appelé horde, bande ou, mieux, groupe local. Selon certaines formules anthropologiques génériques, notamment provenant de l'anthropologue Radcliffe-Brown, le groupe local est le clan moins les femmes qui sont parties se marier dans d'autres clans, plus les femmes qui se sont mariées avec des hommes du clan.

Cette vision est considérée aujourd'hui comme trop simpliste, l'organisation territoriale étant souvent une question de négociation et d'adaptation permanente, où les membres des clans migraient et déménageaient souvent entre les différents groupes locaux.

On estime aujourd'hui qu'il y avait environ 1500 tribus différentes en Australie.[réf. nécessaire]

Culture

Article détaillé : Temps du rêve.

Peintures Aborigènes

Article détaillé : Art des aborigènes d'Australie.

Les Aborigènes sont de remarquables peintres, sur écorces dans les Territoires du Nord, sur tissus et toiles dans la partie du désert central. Les dessins et figures qu'ils peignent ont tous une signification bien particulière apparentée à la mythologie du rêve et pouvant être assimilée à une forme d'écriture. À l'exception des peintures rupestres, la plupart des œuvres aborigènes étaient éphémères : peintures corporelles, dessins sur le sable, peintures végétales au sol... À partir des années 1970, les Aborigènes ont abordés la peinture acrylique sur toile. Les œuvres aborigènes évoquent souvent le temps du rêve qui relate le mythe de la Création selon leur culture. En 2007, le tableau d'Emily Kngwarreye, Earth's Creation s'est vendu pour l'équivalent de 671 000 euros[11].

Musique

Article détaillé : Musique aborigène.
Un didgeridoo, ou yidaki

Les Aborigènes ont conservé nombre de chants ancestraux et développé des instruments très particuliers. Le yidaki ou didgeridoo est considéré comme l'instrument le plus représentatif des Aborigènes et certains avancent qu'il est le plus ancien des instruments à vent. Cependant, seuls les Aborigènes de l'Arnhem land en jouaient comme les Yolngu. De plus, seuls les hommes pouvaient en jouer.

Le groupe de rock australien Midnight oil a été un des premiers à intégrer le didgeridoo dans quelques chansons ce qui a fait découvrir cet instrument au grand public. [réf. nécessaire]

Actuellement, les musiciens aborigènes sont connus pour leur pratique du Rock and Roll, du hip hop et du reggae. L'un des groupes les plus connus est Yothu Yindi qui est reconnu comme le fondateur du rock aborigène.

Bush Tucker

Le Bush Tucker est un terme australien qui désigne l'ensemble des espèces animales et végétales natives d'Australie permettant à l'homme de se nourrir dans la nature. La connaissance de ces ressources fait partie intégrante de la culture aborigène. Le Bush Tucker désigne aussi le statut privilégié dont jouit l'homme de la tribu qui est chargé de la cueillette et de la chasse.

Liste d'Aborigènes célèbres

Burnum Burnum, militant et acteur
Alan Dargin, musicien et acteur
Jason Gillespie, joueur de cricket
  • Bennelong (1764-1813), intermédiaire entre colons britanniques et Aborigènes
  • Pemulwuy (1769-1802), résistant à la colonisation britannique
  • Mokare (1800-1831), médiateur, pacifiste
  • Yagan (1795-1833), résistant à la colonisation britannique
  • Truganini (1812-1876), « dernière des Aborigènes de Tasmanie »
  • David Unaipon (1872-1967), inventeur, écrivain, philosophe
  • Pearl Gibbs (1901-1983), militante des droits des Aborigènes
  • Albert Namatjira (1902-1959), peintre
  • Sir Douglas Nicholls (1906-1988), gouverneur d'Australie-Méridionale, pasteur, athlète
  • Jack Davis (1917-2000), poète, dramaturge
  • Oodgeroo Noonuccal (1920-1993), poète
  • Big Bill Neidjie (1920-2002), dernier locuteur de la langue gaagudju
  • Neville Bonner (1922-1999), premier député fédéral aborigène, en 1971
  • Shirley Smith ou « Mum Shirl » (1924-1988), célèbre pour l'aide qu'elle apporta aux démunis
  • Naata Nungurrayi (1932-), peintre
  • Kevin Gilbert (1933-1993), poète, dramaturge
  • Ruby Langford Ginibi (1934-), écrivain, historienne
  • Philip Gudthaykudthay (1935-), peintre
  • Burnum Burnum (1936-1997), militant des droits des Aborigènes, acteur
  • Doris Pilkington Garimara (1937-), écrivain
  • Arthur Beetson (1945-), ancien capitaine de l'équipe d'Australie de rugby à XIII
  • Mervyn Bishop (1945-), photographe
  • Lionel Rose (1948-), champion du monde de boxe
  • Marcia Langton (1951-), intellectuelle
  • Sally Morgan (1951-), écrivain
  • David Gulpilil (1953-), acteur
  • Ernie Dingo (1956-), acteur
  • Archie Roach (1956-), musicien
  • Mandawuy Yunupingu (1956-), musicien
  • Warren Mundine (1956-), homme politique
  • Kim Scott (1957-), écrivain
  • Lionel Fogarty (1958-), poète, militant
  • Mark Ella (1959-), Capitaine des Wallabies, l'equipe nationale de Rugby à XV
  • Tracey Moffatt (1960-), photographe, cinéaste
  • Aden Ridgeway (1962-), ancien sénateur
  • Noel Pearson (1965-), avocat, l'un des plus célèbres défenseurs contemporains des droits aborigènes
  • Alan Dargin (1967-2008), musicien et acteur
  • Geoffrey Gurrumul Yunupingu (1970-), musicien
  • Cathy Freeman (1973-), médaille d'or du 400 mètres aux Jeux Olympiques d'été de 2000
  • Andrew Walker (1973-), Joueur de rugby selectionné avec les Wallabies
  • Jason Gillespie (1975-), joueur de cricket
  • Anthony Mundine (1975-), champion du monde de boxe

Parmi les Indigènes du Détroit de Torres célèbres, citons:

  • Eddie Mabo (1936-1992), dont le nom est associé à l'annulation de la doctrine de terra nullius en Australie.
  • Seaman Dan (1929-), musicien
  • Christine Anu (1970-), chanteuse de musique pop

Notes et références

  1. (en) The Definition of Aboriginality, John Gardiner-Garden, site web du Parlement australien, 5 décembre 2000
  2. ibid
  3. Le pont océanique qui reliait au quaternaire les îles d'Indonésie était coupé au moins entre les îles de Sumbawa et Florès, ainsi qu'entre Alor et Timor; de même les Moluques et la Nouvelle-Guinée étaient isolées du reste de l'archipel
  4. (en)"When did Australia's earliest inhabitants arrive?", University of Wollongong, 2004. Retrieved June 6, 200
  5. Reynolds, Henry, The Other Side of the Frontier: Aboriginal resistance to the European invasion of Australia, 1981, ISBN 0-86840-892-1
  6. cité in: Reynolds, Henry, Why Weren't We Told?, 1999, ISBN 0-14-027842-7, p.165
  7. ibid, p.163
  8. ibid, p.148
  9. ibid, pp.140-1
  10. ibid, chapitre 9 : "The Killing Times", pp.117-133
  11. a , b , c  et d Germaine Greer, « Les Blancs n'ont rien compris », dans The Guardian, article repris dans Courrier international n°887, 31-10 au 07-11-2007, p.32-36
  12. (en) "Australia's Aborigines: A Timeline", Associated Press, 12 février 2008
  13. Histoire du Monde, collectif sous la direction de George Jehel, édition du temps p.481
  14. Chris Graham, « Une communauté invisible », dans National Indigenous Times, article repris dans Courrier international n°887, 31-10 au 07-11-2007, p.35
  15. Chris Graham, « Dix-sept ans de moins d'espérance de vie », dans Courrier international n°887, 31-10 au 07-11-2007, p.36
  16. Géo N° 349 p.88

Voir aussi

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Articles connexes

Bibliographie

  • Norman B. Tindale, Aboriginal Tribes of Australia: Their Terrain, Environmental Controls, Distribution, Limits and Proper Names, juin 1974
  • Serge d'Ignazio, Boomerang collection, éditions du Pécari, 2004 - http://www.atlantica.fr ISBN 2-912848-35-0 (version française) - ISBN 2-912848-41-5 (version anglaise)
  • Barbara Glowczewski, Rêves en colère avec les Aborigènes australiens, Paris, Plon, 2004
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