Abbaye de Noirlac
Ancienne Abbaye de Noirlac
Image illustrative de l'article Abbaye de Noirlac
Présentation
Culte Catholique romain
(culte désaffecté depuis 1791)
Type Ancienne abbaye
Rattaché à Ordre de Cîteaux
(jusqu'en 1791)
Propriété du Conseil général du Cher depuis 1909
Début de la construction Milieu XIIe siècle
Fin des travaux XIVe siècle
Réaménagements au XVIIIe siècle
Style(s) dominant(s) Roman et gothique cisterciens
Protection Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Monument historique (1862)
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Centre
Département Cher
Ville Bruère-Allichamps
Coordonnées 46° 44′ 43″ N 2° 27′ 40″ E / 46.74528, 2.4611146° 44′ 43″ Nord
       2° 27′ 40″ Est
/ 46.74528, 2.46111
  

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(Voir situation sur carte : France)
Ancienne Abbaye de Noirlac

L'abbaye de Noirlac est une abbaye cistercienne du Cher, construite dans le deuxième tiers du XIIe siècle.

Fondée en 1136, grâce à la donation d'Ebbe VI de Charenton, par un petit groupe de moines venus de l'abbaye de Clairvaux (Bourgogne), elle se nomme alors Maison-Dieu et ne prend le nom de Noirlac (à cause de l'étang qui la bordait) qu'en 1290. C'est un monastère emblématique de l'ordre de Cîteaux[réf. nécessaire].

Symbole de l'idéal diffusé par saint Bernard de Clairvaux au XIIe siècle dans plus de 700 abbayes cisterciennes en Europe, elle est un des ensembles monastiques les mieux conservés de France, grâce aux restaurations initiées par le conseil général du Cher.

Des vitraux modernes y ont été réalisés par l'artiste français Jean-Pierre Raynaud.

Sommaire

Historique

  • Vers 1136, un groupe de moines venu de l'abbaye de Clairvaux fonde une nouvelle abbaye au lieu-dit La Maison-Dieu. Une tradition reprise dans l'Exorde de Cîteaux (Exordium magnum ordinis cistencensis) donne le 27 octobre 1136 comme date de fondation.

La communauté est dirigée par l'abbé Robert de Châtillon [†1163], un neveu de Bernard de Clairvaux, saint Bernard. Ce neveu avait quitté les rigueurs de l'ordre cistercien pour se retirer à l'abbaye de Cluny. Saint Bernard lui avait écrit une longue lettre restée fameuse, car écrite sous la pluie, elle n'avait pas été mouillée. Après quelque temps à Cluny, il était revenu au monastère de sa profession. Ils occupent des terres laissées à l'abandon, appartenant au seigneur Ebbes V de Charenton de la puissante famille de Déols. C'est une zone boisée inhospitalière et marécageuse près du Cher. Ils l'occupent sans titre, ne bénéficiant que d'une tolérance. L'abbaye est située près d'une route fréquentée venant de Bourges et au bord du Cher. Elle est proche de la ville de Saint-Amand-Montrond. Ils appliquent le précepte de saint Bernard: «Plante là où coulent les eaux, c'est là qu'abonde la grâce».

  • Vers 1149, le dénuement des moines est tel que saint Bernard écrit à Suger [vers 1081-abbé de Saint-Denis en 1122-régent du royaume de France de 1147 à 1149-1151], abbé de Saint-Denis et conseiller du roi de France Louis VII [1120-roi de 1137 à 1180], pour qu'ils reçoivent une dotation en blé :

"Nos frères de la Maison-Dieu, au diocèse de Bourges, manquent de pain, et nous avons entendu dire que la récolte du seigneur le roi est abondante en ce pays et quelle s'y vend à bas prix. Nous vous prions de leur faire donner sur cette récolte ce que votre prudence jugera convenable, car mon seigneur le roi, quand il était dans la contrée, avait coutume de leur faire du bien".

  • En 1150, première charte d'établissement faite par Ebbes V de Charenton. Il donne tous les droits seigneuraux qu'il possède au lieu-dit La Maison-Dieu, une part de bois, un cours d'eau depuis les moulins de Humbert jusqu'à l'abbaye et de terres à Chalais, Saint-Loup et Fleuret. Cette donation est faite aux moines de Clairvaux et «ad abbatiam faciendam».

Ebbe V de Charenton donne une compensation aux moines bénédictins du prieuré de La Celle-Bruère en échange des redevances auxquelles ils avaient droit sur La Maison-Dieu. Un prieuré bénédictin existait déjà à Bruère-Allichamps.

  • Entre 1150 et 1160, construction du chœur, du transept et des deux dernières travées de l'église. L'église est construite suivant le plan bernardin déjà utilisé pour l'abbatiale de Fontenay consacrée en 1147.
  • En 1159, l'archevêque de Bourges, primat d'Aquitaine, Pierre de La Châtre, fait confirmer la donation à l'abbaye par Agnès, femme d'Ebbes V de Charenton.

Ebbes de Charenton et son épouse rattachent au monastère l'abbaye de Bussières qu'ils avaient fondée pour les moniales.

  • Entre 1170 et 1190, construction du mur de l'église longeant le cloître.

Construction de la salle capitulaire, de la salle des moines et du dortoir des moines au premier étage à l'Est du cloître. Construction du bâtiment des convers à l'Ouest du cloître.

  • En 1175, une épidémie décime la communauté. Le troisième abbé, Francon, en meurt.
  • En 1180 Dalmaire de Lignières et son épouse Ermengarde donnent aux religieux la forêt de Chevronne.
  • En 1189, Ebbes VI de Charenton, fils du fondateur, confirme les donations de son père et en ajoute d'autres à la demande de l'archevêque de Bourges, Henri de Sully.

L'abbaye ayant reçu des donations, elle est devenue suffisamment riche. Elle va posséder 17 fermes, des bois couvrant 275 hectares, des maisons, des moulins, des près, des dîmes et des cens dont l'inventaire a été fait pat J. Plat dans L'abbaye de Noirlac.
Les corps des seigneurs de Charenton et des grands donateurs sont enterrés dans le cimetière et dans le cloître. Les tombes de plusieurs abbés, d'Ebbes V et de sa femme, Agnès, de leur fils Ebbes VI, de la fille de ce dernier, Mahaut, et de son mari, Renaud de Montfaucon, devenu seigneur de Charenton, se trouvaient dans la salle capitulaire.

  • Au début du XIIIe siècle, fin de la construction de l'église. Un porche est accolé à la façade.

Construction du réfectoire au Sud du cloître.

  • Après 1247, construction des galeries Nord et Ouest du cloître (probablement de 1270 à 1280).

La disparition progressive des convers entraîne la suppression de la ruelle des convers pour accéder au bâtiment des convers. La galerie Ouest est construite contre le bâtiment des convers, à la place de la ruelle des convers.

  • En 1276, première mention du nom de Noirlac pour une carrière de pierre de l'abbaye. Ce nom vient d'un petit lac situé à proximité.
  • En 1277, l'abbé de Noirlac est déposé par le chapitre général de l'Ordre.
  • Au début du XIVe siècle, construction des galeries Est (avant 1350) et Sud (vers 1300) du cloître.
  • En 1322, première mention de l'abbaye sous le nom de Noirlac.
  • Vers 1358 - 1360, pendant la guerre de Cent Ans, les soldats commandés par le capitaine anglais Robert Knolles ravagent le Berry. Elles occupent le monastère.

Les religieux font appel à Jean Bourguignon, de Saint-Amand, pour assurer leur défense. Ils entreprennent de fortifier l'abbaye.

  • En 1417, Constance de Saluces fait un don d'ornements pour l'église avec des tapisseries d'Arras.
  • En 1423, Guillaume d'Orval confirme ce droit de fortifier l'abbaye et de construire un donjon et de faire assurer la garde par un capitaine.
  • Entre 1433 et 1442, troubles dues aux Grandes Compagnies, aux Écorcheurs et de la Praguerie.
  • En 1459, un moine qui avait apostasié plusieurs fois est réhabilité par le chapitre général.
  • En 1466, l'abbé de Noirlac, avec l'abbé de Fontmorigny, visite l'abbaye de Sept-Fons en Bourbonnais.
  • En 1476, un moine est condamné à la prison perpétuelle par le chapitre général pour avoir tué un moine.
  • En 1484, l'abbé de Noirlac est chargé d'enquêter avec l'abbé de Rigny à l'abbaye de Lannoye.
  • En 1506, le chapitre général envoie les abbés de Rigny, de Fontmorigny et de Chalivoy pour enquêter sur les agissements des moines et punir les coupables.
  • En 1521, l'abbé de Bouras est chargé par le chapitre général de visiter l'abbaye de Noirlac et de réformer l'abbaye.
  • Vers 1530, l'abbaye de Noirlac est mise en commende. La vie régulière va en souffrir.

L'abbé installe son logis dans l'ancien bâtiment des convers, au-dessus du cellier. L'abbé et les moines ont une entrée commune, sous le donjon.

  • En 1562, les Protestants commandés par le duc de Deux-Ponts envahissent l'abbaye.

On leur a longtemps attribué, à tort, la démolition du porche de l'église et du pignon Nord du transept, ainsi que l'incendie ayant détruit la partie sud du bâtiment de convers. Ils semblent seulement responsables du pillage de granges appartenant à l'abbaye.

  • En 1600, un terrier décrit les lieux sans noter de dégradations dans l'abbaye.

Il ne semble donc pas que les dégradations de l'abbaye soient dues aux Protestants. Il note seulement qu'ils ont pillé des granges dépendant de l'abbaye.

  • Entre 1650 et 1652, pendant la Fronde, le prince de Bourbon-Condé s'étant rebellé, les troupes royales assiègent Saint-Amand-Montrond. Les troupes des deux partis prennent et reprennent l'abbaye pendant le siège du château. Il en résulte de nombreuses dégradations et destructions.
  • En 1654, l'abbé de Noirlac signale la démolition de plusieurs bâtiments de l'abbaye par les soldats des deux partis.

Les dégradations restent sans réparations importantes. Il ne reste plus que 4 moines à Noirlac.

  • Le 9 avril 1657, un partage des bâtiments entre l'abbé commendataire et les moines est fait. L'abbé dispose du bâtiment des convers, de la galerie du cloître Ouest et de la grande cuisine. Les religieux ont le cloître, le dortoire, le réfectoire, la chambre des hôtes et les greniers au-dessus des trois autres galeries du cloître.
  • En 1666, les moines profitent d'une tolérance accordée par le pape Alexandre VII pour diviser le dortoir en cellules.
  • Le 10 avril 1692, un nouveau partage est fait.
  • En 1708, Dom Martène visite l'abbaye et écrit qu'elle «a conservé plus de restes de son ancienne spendeur, les cloîtres, le chapitre, le parloir, le noviciat, le réfectoire, la cuisine marquent quelque chose de grand …».
  • En 1712, le premier étage du bâtiment situé en retour du bâtiment des moi-nes à côté de la salle des moines, probablement le noviciat, est aménagé en appartement du prieur.
  • En 1715, un accord est trouvé entre l'abbé commendataire et les moines pour la restauration de l'abbaye.
  • En 1717, un mémoire indique que les moines mangent dans un lieu malsain «où étaient les nécessaires».

Au-dessus était placée l'infirmerie. La cohabitation difficile avec les moines conduit l'abbé commendataire à habiter à l'hôtel Saint-Vic à Saint-Amand-Montrond. Les moines retrouvent l'utilisation de tous les bâtiments de l'abbaye.

  • En 1723, un texte indique que des destructions ont été provoquées par un tremblement de terre et des inondations.
  • Le 1er septembre 1724, les travaux de restauration de l'abbaye sont attribués pour 120 000 livres à l'architecte François Lévy et l'entrepreneur Charles Duchet. Les travaux sont terminés le 7 novembre 1730.
  • En 1725, démolition de la grande cuisine des moines.

La façade orientale du bâtiment des moines est remodelée.

  • En 1726, les travaux sont en voie de finition.
  • En 1730, les moines écrivent que «le projet a été si heureusement exécuté que leur église, les bâtiments des lieux réguliers … ont été pour la plupart plutôt construits à neuf que réparés».

Les parties les plus dégradées sont démolies.

  • Vers 1740, les moines font installer des chambres confortables dans leur dortoir.
  • En 1748, les moines font réaménager le bâtiment se trouvant entre l'aile orientale, le bâtiment des moines, et l'ancien réfectoire en l'agrandissant d'une pièce.

L'église reçoit des boiseries.

  • En 1751, les moines font établir dans l'ancien réfectoire des chambres d'hôtes. Un escalier monumental est construit pour accéder au dortoir.
  • En 1790, l'abbaye est sécularisée.
  • En 1791, elle est vendue comme bien national à Amable-Jean Desjobert pour 150 000 livres.
  • En 1822, une manufacture de porcelaine est installée dans l'abbaye par les sieurs Merlin de Failly et Hull, dit Hall. L'église est divisée par un plancher en deux étages. Des fours à porcelaine sont placés contre le mur nord du collatéral. Les greniers du cloître sont rehaussés et agrandis. Deux grandes portes sont ouvertes dans la galerie sud du cloître entraînant l'effondrement des voûtes.
  • En 1837, Prosper Mérimée visite l'abbaye.
  • En 1854 la fabrique de Noirlac est rattachée au porcelainier Foëcy.
  • En 1860, l'abbaye est classée Monument historique.
  • En 1886, fin de l'exploitation de la manufacture de porcelaine.
  • En 1893, au cours des fouilles dans l'armarium, l'abbé Jules Pailler découvre un squelette avec à ses côtés une crosse en bois. Il vient de découvrir la tombe de Robert de Châtillon, fondateur de l'abbaye, qui n'avait pas été enterré dans la salle capitulaire comme les autres abbés, car cette salle n'existait pas au moment de sa mort.
  • Dans une lettre du 29 juillet 1893, G. Darcy écrit au Ministre pour l'alerter sur l'entretien du monument.
  • En 1894, l'abbaye est vendue à l'abbé Jules Pailler, curé de Saint-Amand-Montrond. Un orphelinat industriel et agricole s'installe dans l'abbaye.
  • En 1895, après le rapport Selmersheim, les Monuments historiques décident de s'associer avec l'abbé Pailler pour restaurer les bâtiments. Mais l'œuvre périclite et le monastère est de nouveau mis en vente.
  • En 1896, l'abbaye est achetée par la communauté que s'appelait les Epouses du Sacré-Cœur de Jésus pénitent de Loigny Eure-et-Loir. Cette communauté est condamnée par le Saint-Office en 1896.
  • En 1901, les lois entraînent la dissolution de la communauté religieuse.
  • Entre 1909 et 1910, l'abbaye sert de colonie de vacances aux Petits chanteurs à la Croix de bois.
  • Le 29 décembre 1909, après une visite de M. Dujardin-Baumetz, il s'indigna de l'état des bâtiments.
  • En 1910, le département du Cher achète l'abbaye avec l'aide financière de l'Etat.

Le service des Monuments Historiques fait des travaux conservatoires. Les travaux sont dirigés par Lucien Roy puis par M. Huignard. Les deux guerres mondiales vont retarder les travaux de restauration.

  • En 1939, l'abbaye accueille des réfugiés espagnols après la guerre civile.

Puis, pendant la guerre, à des vieillards de l'hospice de Saint-Amand-Montrond.

  • En 1949, l'abbaye est libérée de ses occupants.
  • En 1950, début des travaux de restauration. Ils durent jusqu'en 1980.
  • En 1977, installation de vitraux modernes de Jean-Pierre Raynaud dans l'église et le réfectoire.

Liens externes

Galerie de photos

Bibliographie

  • Pierre-Gilles Girault, Nathalie de Buhren, Annie Chazelle, Jean-François Chevrot - Abbayes cisterciennes en Berry (Cher, Indre) - A.R.E.P. Centre Éditions (Itinéraires du Patrimoine n°164) - Orléans - 1998 - ISBN 978-2-905813-18-3
  • Marcel Aubert - L'abbaye cistercienne de Noirlac pp. 175-224, dans Congrès archéologique de France. 94e session. Bourges. 1931 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1932

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Abbaye de Noirlac de Wikipédia en français (auteurs)

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