ADSAV!

Adsav

Adsav
Logo d'Adsav, le parti du peuple breton 
Président Frederig Ar Bouder
Fondation 2000
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Siège
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Vice-président Ronan Le Gall
Secrétaire national Éric Launay
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Présidents du groupe
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Représentation du parti
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Idéologie indépendantisme
nationalisme
Affiliation européenne
Affiliation internationale
Couleurs orange
Site Web www.adsav.info
voir aussi

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Élections en France

Adsav (en breton « relèvement », « renaissance ») est un mouvement nationaliste breton né d'une scission du Parti pour l'organisation de la Bretagne libre (POBL). Il est fondé en 2000 par Padrig Montauzier, ancien militant du Front de libération de la Bretagne/Armée républicaine bretonne (FLB/ARB) ayant notamment participé à l'attentat contre le château de Versailles en juin 1978.

Sommaire

Positionnement

Se définissant à sa création comme la « droite nationaliste », Adsav a changé d'orientation et s'est défini en mars 2006 comme « le parti du peuple breton ». Adsav est perçu par les médias comme un mouvement d´extrême-droite[1]. Proche des positions du Voorpos (en), du Vlaams Belang, et de la Lega Nord, Adsav fréquente des partis indépendantistes de différentes nations européens. Son objectif est la création d'un État indépendant breton. En tant que parti nationaliste, il entend protéger l'identité bretonne et défendre les intérêts du peuple breton [2].

Taille

En 2008, sur son site internet Adsav revendique, plus de 750 adhérents. Le livre La France rebelle écrit en 2001 et publié en 2002, lui attribuait quelques dizaines de militants pour l'année 2001[3], soit moins d'un an après la création du parti. Lors de ses congrès le nombre des militants ne dépasse toutefois pas la centaine.

Publications

L'organisation publie un magazine trimestriel War Raok (En Avant en breton), ainsi qu'une lettre interne Ar C'hleze à destination des militants, et a des liens avec Unvaniezh Koad Kev, association dont le but est de perpétuer le souvenir de l'Abbé Perrot.

Programme et philosophie

Pour Adsav, les Bretons sont « victimes d'une occupation mentale ». Son principal message est donc : «Breton maître chez toi». Adsav est favorable à une Europe puissance de type confédéral définie sur une base « civilisationelle » et s'oppose à l'adhésion à l'Union Européenne de la Turquie et d'autres pays qu'il considère comme extra-européens. Adsav est, par ailleurs, opposé à l'immigration massive non-européenne et propose dans son programme d'« inverser les flux migratoires et mettre en œuvre une politique de retour pour les étrangers non-européens »[4].

Adsav se dit favorable à un rôle important de l'état dans l'économie, au nom du refus du mondialisme. Il se veut le « fédérateur de toutes celles et ceux qui souhaitent s'engager dès maintenant au service de la Bretagne » et affirme promouvoir la culture bretonne et « préserver le peuple breton des fléaux qui le menacent » : « francisation linguistique, exil de la jeunesse, exode rural, génocide paysan, aliénation touristique, folklorisation spectaculaire, colonisation immobilière, rupture des liens intergénérationnels, diffusion des comportements de fuite (suicides, alcoolisme, drogues, haine de soi…), immigration incontrôlée et massive, destruction de l'écosystème terrestre et maritime, perte du sens du sacré ». Adsav vise au rétablissement des valeurs bretonnes, celtiques, dans une société fondée sur le principe de co-responsabilité de chacun et du groupe social.

Adsav souhaite que l'environnement soit placé au cœur des préoccupations nationales bretonnes. Il dénonce notamment les différentes formes de pollution, des sols, de l'eau, de l’air, et entend rendre les pollueurs pénalement responsables, et favoriser la recherche de production des énergies renouvelables. Adsav veut rétablir l’équilibre entre l’homme et la nature pour reconquérir et reconstruire les paysages qui ont été saccagés et dénaturés en Bretagne[5].

Liens internationaux

Adsav se revendique le parti du peuple breton et entretient des liens avec Le Vlaams Belang (ancien Vlaams Blok), la Ligue du Nord,les Nationaldemokraterna suédois , et a été proche du Parti du Peuple Danois au Danemark ou l'UDC en Suisse. Il suit une ligne indépendantiste, nationaliste et européiste. Il se réclame de l'héritage du PNB.

Activités

Adsav! a présenté 6 candidats aux élections cantonales de 2008. Les résultats sont les suivants: Ronan Le Gall à Briec sur l'Odet : 5,21 % Erwan Josset à Auray : 4,12 % Frederig Thetiot à Saint Père en Retz : 2,33 % Thierry Le Béhérec à Chateaugiron : 4,96 % Padrig Montauzier à Dol de Bretagne : 4 % Roland de la Morinière à Lamballe : ,29 %

Drapeau

Tarzh an deiz, drapeau d'Adsav, le parti du peuple breton

Adsav utilise un drapeau spécifique, appelé Tarzh an Deiz (aurore) dont il s'est doté en 2001. Ce drapeau résulte d'une proposition de la SBV nommée « Drapeau de la libération de la Bretagne », il été conçu par le docteur Philippe Rault, vexillologue breton et lui même membre d'Adsav!. Ce drapeau faisait partie des neufs propositions de la SBV pour le POBL. Le drapeau reprend l'ancien emblème du PNB, le triskell orange dans un disque noir bordé de blanc, le transformant en un soleil celtique se levant sur l'horizon.

Ce drapeau est composé de trois fasces inégales blanches, orange et noire, dans les proportions 3-1-2. Le noir et blanc sont les couleurs de la Bretagne, le noir signifie aussi le passé sombre de la Bretagne sous la « domination française ». Le blanc symbolise l'avenir radieux de l'indépendance. L'orange représente la libération qui recouvre petit à petit le noir. Le soleil celtique symbolise l'aube nouvelle pour la Bretagne, et ses neufs rayons les neufs pays traditionnels bretons. Le triskell évoque la civilisation celtique à laquelle appartient la Bretagne [6].

Organisation

Adsav est structuré en sections ou kevrennoù par grandes villes ou par provinces géographiques aussi bien en Bretagne qu'en France ou même à l'étranger (Grande-Bretagne,USA, Norvège...).

Controverses

En mars 2004, dans le cadre de l'enquête sur l'attentat ayant visé le préfet du Jura, Aïssa Dermouche, des membres d'Adsav ont été entendus par la Police puis mis hors de cause. Le bureau politique d'Adsav avait ensuite publié un communiqué en rappelant qu'Adsav était un parti politique opposé à la violence, et que l'attentat contre Aïssa Dermouche n'avait aucun rapport avec les revendications indépendantistes bretonnes d'Adsav.

Le 18 mai 2005, au journal de 20 heures, la chaîne de télévision France 2 a cité le nom d’Adsav diffusé au cours d'un reportage traitant de la dissolution par le ministère de l’Intérieur du groupuscule de hooligans néonazis « Elsass Korps ». Des affiches d’Adsav ont été montrées à la suite d’images mettant en scène des membres d'Elsass Korps faisant le salut hitlérien. Le 19 mai 2005, Adsav a attaqué France 2 en diffamation. La justice a estimé qu'il n'y avait pas de suite à donner à cette affaire.

Biographies

Alan Eon

Ancien cadre du Parti national breton, décédé le 14 mars 2007. Il a été réfractaire au STO lors de la Seconde Guerre mondiale et a donc refusé d'aller en Allemagne. Il a été désigné président d'honneur d'Adsav en 2002 et est demeuré en fonction jusqu'au jour de sa mort. Sa sépulture se trouve à Nantes.

Frederig Ar Bouder

Frederig Ar Bouder, de son vrai nom Frédéric Bouder, est depuis 2008 président d'ADSAV. Il travaille au King's Centre for Risk Management (King's College, Londres). Il étudie l'impact de la perception et de la communication du risque sur la variation de la tolérabilité du risque dans le domaine de la santé.

Entre 1996 et 2003, il a été administrateur au Comité de la gestion publique (PUMA) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ces activités portent essentiellement sur des questions de gouvernance, de développement durable et de gestion du risque. Avant de rejoindre l'OCDE, il était consultant en gestion publique.

Il a fait ses études à l'Institut d'études politiques de Paris (droit et économie) et à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, où il a été chercheur postdoctoral en droit comparatif.

Au congrès de 2008 il remplace Patrick Montauzier comme président du parti. Son élection se fait sur fond d'une volonté de renouvellement du discours (abandon de la titulature "Droite nationaliste bretonne" pour celle de "Parti du peuple breton") et de l'organisation. Cependant aucun changement réel n'est perceptible, l'organisation se contentant de son congrès et de sa réunion annuelle de Bain sur Oust. Il exerce sa présidence depuis Londres.

Fañch Fraval

Fañch Fraval est l'ancien secrétaire national d'Adsav. Son implication dans la politique bretonne ne s'est faite qu'au travers de partis bretons. Élu au bureau politique du POBL, il démissionne de sa charge suite à la scission du POBL au congrès de Mur-de-Bretagne, pour rejoindre ADSAV en 2000 lors de sa création. Son mandat de secrétaire national ne sera pas renouvelé lors du VIIIe congrès d'Adsav en janvier 2008, il y céda sa place à Éric Launay.

Gérard Hirel

Ancien lieutenant colonel de gendarmerie, qui réside à Pleubian. Vétéran de la guerre d'Algérie ou il a servi en tant que parachutiste. Ancien responsable du DPS (service d'ordre du FN)[7] pour les Pays de la Loire. Il appelle en 2000 à la « destruction du Réseau Voltaire »[8]. Il dirigera aussi le Département Protection Assistance (DPA), version mégretiste du DPS, qu'il quitte pour être proche de l'organisation nationaliste bretonne Adsav. Il se revendique de deux groupuscules, le Comité de défense de l'Europe des nations (CODEN) et l'Organisation bretonne des renseignements (OBR). Il a expédié le 27 septembre 2002 des télécopies à des mairies du Finistère, du Morbihan et des Côtes-d'Armor où Il annonçait « une invasion de 1 850 000 personnes en Bretagne, composée de musulmans-Maghrébins, de noirs d'Afrique générant des maladies, une délinquance et une déliquescence de l'identité bretonne ». Il appelait à « activer des unités d'autodéfense » pour faire face à ce « déferlement »[9]. La cour d'appel de Rennes a aggravé en 2003 la peine à laquelle le tribunal correctionnel de Guingamp l'avait condamné pour provocation à la haine raciale. Il fut condamné à payer 1 500 euros d'amende et à verser 1 500 euros de dommages et intérêts au MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), partie civile dans l'affaire[10]. Il renvoie en 2004 au Président de la République française sa croix de chevalier de l’Ordre National du Mérite pour protester contre « l’agressive attitude coloniale adoptée par les pouvoirs publics en vue de détruire les spécificités de la Bretagne ». Il tient le site Réseau Jord dont l'activité principale consiste à dénoncer l'immigration et la gauche. Il est exclu d' Adsav ! par Frederig Ar Bouder en Juin 2009 suite à une prise de position appelant à voter pour Nicolas Sarkozy et l'UMP lors des scrutins régionaux et présidentiels.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Références

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