Chaillevois

49° 30′ 48″ N 3° 31′ 33″ E / 49.5133333333, 3.52583333333

Chaillevois
Le village de Chaillevois
Le village de Chaillevois
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Anizy-le-Château
Code commune 02155
Code postal 02000
Maire
Mandat en cours
Alain Gelée
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Vallons d'Anizy
Démographie
Population 194 hab. (2008)
Densité 89 hab./km²
Gentilé Chaillevoisiens
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 48″ Nord
       3° 31′ 33″ Est
/ 49.5133333333, 3.52583333333
Altitudes mini. 57 m — maxi. 169 m
Superficie 2,17 km2

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Voir la carte administrative

Chaillevois est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

Sommaire

Géographie

Le village de Chaillevois s'intègre dans le Laonnois à une distance de 10 kilomètres au sud-ouest de Laon et de 6 kilomètres à l'est d'Anizy-le-Château.

Bâti dans un cirque de collines boisées, le choix de son emplacement et les archives attestent que, depuis au moins le XIIe siècle, la culture de la vigne était pratiquée de façon intensive sur les coteaux fort bien ensoleillés qui entourent le village[1].

Les vendangeoirs et les maisons vigneronnes, qui composent en partie le village d'aujourd'hui, restent les témoins vivants de cette activité viticole qui a perduré jusqu'au milieu du XIXe siècle[2].

Communes limitrophes

Histoire

charte latine recto
charte latine verso

L'étymologie de Chaillevois est composée d'un radical très ancien *kal, qui signifie « pierre », « rocher ». Ainsi, l'origine du village remonte aux temps les plus reculés[3].

En effet, sur la colline située au nord-ouest du village et qui porte le nom de Château-Monceau, des creuttes ou anciennes habitations souterraines existent sous la roche calcaire qui contourne le plateau.

Ce refuge fut probablement remanié dans les temps celtiques. À l'endroit le plus étroit du plateau, côté nord, était creusé un fossé dont les terres rejetées vers l'intérieur formaient un rempart couronné d'une butte élevée d'une dizaine de mètres. Cette butte, que l'on retrouve encore aujourd'hui, mais très amoindrie, est appelée aussi tombelle de Chaillevois[4].

C’est probablement à l’époque romaine que remonte la fondation du village tel qu’on le voit actuellement, au pied des collines. Le village est traversé par deux chaussées romaines. Tout d’abord, le chemin de Laon vers Senlis suivait le tracé de la route actuelle LaonAnizy-le-Château. Le nom du village pourrait venir de cette ancienne voie qui passait en ce lieu : callis via, chemin royal[5]. Ensuite, la route de Soissons à Ribemont entrait sur le territoire de Chaillevois par le parc du château, suivait la Grande Rue du village, passait près de l’église et de là se portait sur Royaucourt[6].

Dès le XIIe siècle et jusqu'à la Révolution, le Haut-Chaillevois appartenait au chapitre de la cathédrale de Laon. Le Bas-Chaillevois formait avec Chailvet et Royaucourt un fief du comté de Roucy[2].

Les Templiers ont réellement possédé des biens à Chaillevois entre les années 1149 et 1163.

Un acte en latin, daté de 1149, de l’évêque de Laon, Barthélemy de Jur, notifie à l’Ordre du Temple la donation faite par Nicolas d’Espagne de tout ce qu’il possédait à Chaillevois (Calleviacum) et aussi la donation faite par Burdin de Valavergny d’une vigne sise au même endroit[7]. En 1163, une charte latine de Gautier de Mortagne, évêque de Laon, relate la vente faite à son neveu par les Templiers de leur domaine de Chaillevois consistant en terres, maison, prés, vignes et bois[8].

C'est en 1224 que fut établie la commune de Chaillevois, par une charte d'Anselme de Mauny, évêque-duc de Laon, avec le consentement du chapitre de sa cathédrale[9].

La culture de la vigne, vraisemblablement introduite en Gaule par les Romains, était autrefois très répandue dans le Laonnois. Au sud de Laon, une cinquantaine de villages, dont Chaillevois faisait partie, attiraient particulièrement les bourgeois et les chanoines de Laon. Ces propriétaires possédaient, outre les vignes, les bois et les prés, de belles demeures appelées vendangeoirs, type de construction tout à fait spécial au Laonnois. Le vignoble s'étendait en 1780 sur 20 hectares à Chaillevois[2]. En conséquence, le nom du village pourrait aussi tirer son origine de chais sur la voie[10].

Mais les paysans employés par cette bourgeoisie aisée avaient, à cette époque, pour les travaux dans les vignes et les champs la vie rude et difficile. Le cahier de doléances de la paroisse de Chaillevois, pour les états généraux de 1789, nous en brosse un tableau très émouvant. Ce document, qui jouit d'une notoriété importante, est cité et étudié dans de nombreuses publications[11].

À travers les siècles, le village a connu les guerres et les invasions.

La guerre de Cent Ans provoqua l'assaut du village par les Anglais en 1350[9].

En 1590, les guerres de religion ensanglantent le Laonnois[3].

La campagne de France, en 1814, amène à nouveau les armées étrangères à Laon et aux alentours[3]. À ce propos, durant la bataille de Laon (9 et 10 mars 1814), l’Empereur Napoléon Ier avait établi son quartier général à Chavignon où il coucha pendant trois nuits. Il se trouva alors dans l’embarras pour atteindre, sans danger, le village de Chivy et déloger l’ennemi par surprise en l’attaquant sur son flanc. Mais le général Charpentier, qui avait fait ses études au collège de Laon, connaissait parfaitement la contrée. Il indiqua donc à l’Empereur un chemin détourné qui part de Chavignon, traverse les prairies de la vallée de l’Ailette, franchit le pont d’Ailes et conduit à Chaillevois. De là, en passant par les bois, il débouche directement sur le village de Chivy. L’Empereur répondit favorablement à cette proposition et c’est ainsi que le village de Chaillevois a vu passer Napoléon et ses troupes à plusieurs reprises[12].

En 1870, les Prussiens occupent la région[3].

Et voici 1914, l'invasion à nouveau. Le village sera occupé pendant 4 années par les Allemands, de septembre 1914 à octobre 1918. Les habitants, avant d'être évacués en octobre 1917, auront subi pillages, brimades et réquisitions[13]. À leur retour début 1919, ils ont retrouvé le village saccagé et vidé de tout ce qui pouvait être emporté. Situé à proximité du Chemin des Dames, le village a subi des bombardements qui ont occasionné des dégâts importants sur les maisons et l'église. Par un arrêté du 17 octobre 1920, le ministre de la guerre a cité la commune de Chaillevois, en même temps que dix huit communes du canton d’Anizy-le-Château, à l’ordre de l’armée avec cette belle citation : "Situées en 1917 à proximité de la ligne de bataille, ont été complètement détruites par de violents bombardements. Ont fait preuve au cours de l’occupation allemande de la plus belle énergie morale, en dépits des misères et vexations qu’elles ont eu à supporter." Puis, le 3 avril 1921, la croix de guerre fut remise aux communes du canton par le maréchal Fayolle, accompagné par M. Paul Doumer, ministre des finances, au cours d’une cérémonie qui avait pour cadre les ruines d’Anizy-le-Château[14]. Les travaux, entrepris de 1921 à 1932 avec l'aide d'une coopérative de reconstruction et l'énergie des habitants, ont permis de sauvegarder le cachet du village[15].

Et encore l'occupation allemande en 1939-1945. Avec l'exode et les privations, c'est une page douloureuse que les habitants ont une nouvelle fois vécue[3]. Le château, restauré dans les années vingt, a disparu en août 1944. Les Allemands, qui l'utilisaient comme dépôt de denrées alimentaires, l'ont incendié avant leur départ[16].

Administration

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Alain Gelée    
mars 2001 mars 2008 Henri Deprez    
décembre 1991 mars 2001 Marcel Dartois    
janvier 1984 novembre 1991 Robert Lanoisellé    

Démographie

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Chaillevois, cela correspond à 2006, 2011, etc[18]. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations.

Évolution de la population de Chaillevois
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 173 198 191 159 231 224 227 244 238
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 222 187 211 198 170 172 174 138 131
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 145 118 109 94 131 110 106 131 124
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 121 149 160 155 174 175[19] 182[20] 194[21] -
Notes, sources, ... A partir de 1962 : Population sans doubles comptes; A partir de 2006 : Population municipale.
Sources : INSEE[22] et Cassini[23]

Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Lieux et monuments

L’Église

Vue côté ouest
Vue côté rue
Vue côté nord

Selon plusieurs historiens, la construction de l’église de Chaillevois aurait débuté en 1023 sous l’impulsion d'Adalbéron, évêque de Laon de 977 à 1031. La mort de ce prélat eut pour conséquence l’interruption des travaux[9].

Elinand, 41e évêque de Laon de 1052 à 1095[24], fait continuer les travaux. Au mois de juillet 1056, cet édifice est consacré à Saint Pierre par Elinand en présence des évêques de Noyon et de Senlis[9].

La remarquable et très ancienne église de Chaillevois, construite dans un très beau site naturel, nous offre un exemple type de ces monuments qui ont commencé là pour se multiplier dans le Laonnois et le Soissonnais[4].

En forme de croix latine et soutenue à ses angles par de doubles contreforts, elle est composée d’une nef flanquée de deux collatéraux, qui sont relativement modernes, d’un transept et d’un chœur.

Le clocher, placé au centre entre le chœur et la nef, est percé sur chacune de ses faces de deux baies géminées. Il se termine par un toit en bâtière.

Une tour assez élégante, percée sur chaque face par des fenêtres ogivales, permet par un escalier à vis d’accéder au clocher par l’intérieur.

L’ensemble de l’édifice est couvert en petites tuiles plates sauf la tour qui est couverte en ardoises.

Le portail occidental est orné d’un simple tore et d’une sorte de large ruban plissé. De style roman, il a été muré au profit d’une autre entrée plus proche de la rue.

Une rosace à huit lobes décore le mur sud du transept dont le modèle se retrouve à la cathédrale de Laon.

Quelques modillons à têtes d’animaux, d’une exécution assez fine, règnent autour de la frise extérieure du chœur. Cette église présente donc plusieurs caractères de haute antiquité[4].

À l’intérieur, le chœur seul est voûté. Au milieu de la nef s’ouvre une crypte où l’on descend par un escalier de neuf marches. Elle renferme un petit autel surmonté d’une croix de Malte et un sarcophage vide. Le couvercle, posé contre la paroi de droite, comporte aussi, du côté de la tête, une croix de Malte. C’est sans doute le tombeau d’un chevalier de Malte et peut-être par la suite celui de Philippe de la Bove, gouverneur de Bruyères, assassiné à Chaillevois en 1466. Depuis longtemps le souvenir en est perdu et la crypte est connue aujourd’hui sous le nom de Trou-St-Maur[25].

En 1873, on pouvait encore observer une pratique assez singulière. Des mères venaient déposer leurs enfants malades dans le fond du sarcophage. Si l’enfant criait, sa maladie n’était pas mortelle. Dans le cas contraire, il n’y avait plus rien à espérer[25].

Bien que bâtie à l’origine au milieu du XIe siècle, on peut admettre l’hypothèse que certaines parties de l’édifice qui menaçaient ruine auraient été reconstruites au cours du XIIe siècle où pendant le XIIIe siècle[4].

L’église a été partiellement inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 3 juin 1932, c’est-à-dire la crypte, le chœur, le clocher et le transept. De plus, elle a été inscrite sur la liste du patrimoine historique du département de l’Aisne le 29 avril 1986[26].

Le Calvaire

Vue du Calvaire
Détail

Il est érigé au carrefour de la Grande Rue et de la rue du Poncelet. L’origine de cette installation n’est pas bien connue.

Une certitude, tout de même, un document de 1776 nous précise déjà son existence : « une belle maison sise lieudit la place du Calvaire, servant de vendangeoir, »[27]

Ce devait être un lieu de recueillement sur la route qui mène à l’église et au cimetière. Il représente la Descente de Croix.

Au fil du temps, il a été plusieurs fois reconstruit, notamment en 1880. Il fut démoli en 1917, puis reconstruit à nouveau en 1920. En 1960, il a été endommagé par un tilleul planté à proximité[28].



Le Monument aux Morts

Le Monument aux Morts
détail

Après la Seconde Guerre mondiale un comité d’érection pour un Monument aux morts fut constitué à Chaillevois. Il a été construit à la mémoire des morts des deux guerres 1914-1918 et 1939-1945.

L’inauguration du monument a eu lieu le 11 novembre 1946 sous la présidence de Mr Leroux, directeur de l’office du combattant et du prisonnier. Situé au milieu de la Grande Rue du village, il est toujours entretenu avec soin par les municipalités. Il est le lieu de rassemblement des habitants, plusieurs fois dans l’année, pour les cérémonies officielles[29].





Les Vendangeoirs

En partant de la petite place dénommée Le Cariveau et en descendant la rue de l’Église, la Grande Rue et la rue d’Anizy, on peut toujours admirer une douzaine de vendangeoirs.

Ces constructions se caractérisent par un rez-de-chaussée surélevé qui constitue la place d’habitation.

Au-dessous se trouve le cellier où jadis étaient entreposés le pressoir et tout le matériel utilisé pour la vendange.

Et plus bas encore sont construites les caves qui étaient utilisées autrefois pour la conservation du vin dans les tonneaux.

Les toitures sont couvertes en ardoises ou en tuiles et les murs sont en moëllons.

Les vendangeoirs sont séparés de la rue par une cour où dans le temps passé on pouvait apercevoir une maison vigneronne, des bâtiments et un puits.

Une porte cochère permet l’accès à ces demeures, mais malheureusement, à Chaillevois, il n’en subsiste que deux. La plupart des autres portails ont été démolis avant 1914.

Par derrière ces habitations, un grand terrain est occupé par un jardin, une pelouse, des arbres fruitiers et des arbres d’ornement. Naguère, un clos de vignes occupait cet endroit avec un jardin légumier. Toutes ces propriétés sont entourées de murs en pierre.

Au fil du temps, les vendangeoirs ont subi des dommages importants. Mais les propriétaires les restaurent avec goût et patience, malgré l’importance des moyens financiers[2].



Les promenades à pied

Le canton d’Anizy-Le-Château est très réputé pour les balades à pied. Le village de Chaillevois est balisé, à ce titre, dans de nombreux circuits. Il est sillonné sur son territoire par un grand nombre de chemins et de sentes qui permettent aux randonneurs pédestres et promeneurs de découvrir, en toute saison, des points de vue et des paysages remarquables[30].

Personnalités liées à la commune

  • Jean-Louis Duclos, cousin du précédent, chevalier des ordres du roi, fut nommé par le roi Philippe VI de Valois gouverneur de Ribemont en 1339, puis de Vervins en 1347. Il consolida les fortifications de cette dernière ville. En 1358, il porta secours à la ville d’Origny-Sainte-Benoîte qui était saccagée par les Anglais. Duclos était né à Chaillevois le 13 juillet 1307. Il mourut à Vervins le 26 mars 1370, à l’âge de 63 ans, et fut inhumé dans l’église Notre-Dame de cette ville[25].
  • Jean-Baptiste Tholme, né à Rocroi (Ardennes) en 1753, débuta comme soldat en 1780. Il était, en avril 1789, quartier-maître-trésorier d’un régiment. Brave guerrier et habile administrateur, il dut son avancement à d’éminents services. Nommé chef de l’état-major de l’armée de Moselle, il la trouva, le 16 thermidor an II, non organisée, non habillée et non armée. Le 23, elle était dans Trèves après avoir battu l’ennemi. Le zèle admirable qu’il montra à cette occasion, le fit nommer, le 27, au grade de général de brigade. Il venait de commander pendant cinq campagnes d’été et d’hiver, sans prendre un moment de repos, quand il fut mis à la retraite par le Directoire. Officier de la Légion d’Honneur, Tholmé se retira à Chaillevois, sa seconde patrie, où était installée une partie de sa famille, et y mourut le 7 septembre 1805, à l’âge de 52 ans[25].
  • Théodore Druet, né à Chaillevois le 6 décembre 1774, participa à la bataille d’Austerlitz, dite « des Trois Empereurs », qui eu lieu le 2 décembre 1805. Sergent-tambour-major de la Grande Armée, Théodore Druet fut blessé au cours de cette très glorieuse victoire de Napoléon Ier sur les empereurs d’Autriche et de Russie. Le 6 décembre 1805, ce brave concitoyen décéda des suites de ses blessures à l’âge de 31 ans[31].
  • César-Auguste de Lannoy, né le 12 octobre 1763 à Landrecies, officier de marine de l’Ancien Régime, effectua de 1777 à 1791 diverses campagnes menées sur les côtes d’Espagne, aux Antilles, et à Saint-Domingue. Ses idées n’étant pas en rapport avec celles de la Révolution, il quitta la marine en 1792 et prit la décision de s’installer à Laon après 14 ans de service et 12 campagnes. Le 25 mars 1793, il épousa, à Laon, Françoise-Louise du Passage dont les parents étaient propriétaires du château de Chaillevois. C’est là qu’il se retira, à la campagne, dans l’espoir d’y vivre aussi ignoré que possible. Il n’a pas été inquiété, semble-t-il, pendant cette période trouble. Il fut maire de Chaillevois du 12 mai 1803 au 24 avril 1830, sauf pendant les Cent-Jours. En 1814, il est nommé chevalier de Saint-Louis et décoré du Lys. Puis en 1828, il est nommé capitaine de vaisseau honoraire. Il est décédé à Laon le 24 juin 1853[32].
  • Jean-Claude Gérault de Cambronne, né à Laon en 1727, fut curé de Chaillevois de 1762 à 1769, puis chanoine de Laon. C’était un homme aimable, mais aussi un orateur plein de talent. Il a prononcé, dans la cathédrale de Laon, le 17 juin 1777, l’oraison funèbre très remarquable du cardinal de Rochechouart. Il mourut à Soissons, chanoine de cette ville, en 1805, à l’âge de 78 ans[25].
  • Alexandre-Fidèle-Amand de Signier, né à Momignies (Belgique) le 18 novembre 1784, est issu d’une ancienne famille noble et militaire du Laonnois[1]. Chevalier de Malte, c’est aussi un homme riche qui possède des immeubles à Laon et des terres dans plusieurs communes. En 1856, il devient propriétaire du château de Chaillevois[2]. Il meurt le 15 mars 1860. Sans descendance, comme son frère décédé un an auparavant, il lègue aussi une part importante de sa fortune au bureau de Bienfaisance de Laon[1] et à son neveu Alphonse de Sars. De même, il dote la commune de Chaillevois d’un don très généreux, ce qui permet à titre posthume, de respecter sa volonté de contribuer à la restauration de l’église de Chaillevois. En 1869, une bénédiction des cloches achève le travail entrepris. Une plaque est en même temps posée à l’intérieur de l’église de Chaillevois, sur un pilier, avec ces mots : "A la mémoire de Mr Alexandre de SIGNIER, bienfaiteur de cette église et des pauvres, décédé le 15 mars 1860. La paroisse de Chaillevois reconnaissante." Le nom de Signier a été donné à l’ancienne rue de Saint-Jean-l’Abbaye à Laon[33].
  • Paul Lacour, né à Laon en 1865, fonctionnaire des finances et homme de lettres, publia de nombreux romans. Parmi ceux-ci, on peut citer :
L’épouse dont l’action se passe à Laon et à Chaillevois, berceau de son enfance où il venait aux vacances dans la maison familiale et au château de Chaillevois, propriété du cousin de son père, Mr Fischer, conseiller général du canton d’Anizy-le-Château.
Le secret d’Antoine dont l’histoire se passe à Chaillevois.
Le Chevalier, roman ayant pour cadre les environs de Coucy-le-Château.
Il fut vice-président de la Société des gens de lettres et secrétaire général de la Grande Revue. Officier de la Légion d’honneur, il est décédé à Paris en 1953[34].

Notes et références

  1. a, b et c Maxime de Sars - Le Laonnois Féodal - 1924-1934
  2. a, b, c, d et e Maxime de Sars - Les vendangeoirs du Laonnois - 1934-1935
  3. a, b, c, d et e Histoire de Laon et du Laonnois sous la direction de Michel Bur 1987
  4. a, b, c et d Antiquités et monuments du département de l'Aisne par Edouard Fleury 1877-1882
  5. Maximilien Melleville – Dictionnaire historique du département de l’Aisne - 1865
  6. Itinéraires gallo-romains dans le département de l'Aisne par Amédée Piette 1856-1862
  7. Annie Dufour-Malbezin Actes des évêques de Laon des origines à 1151 - 2001
  8. Archives départementales de l’Aisne - G 171
  9. a, b, c et d Le canton d'Anizy-le-Château par Eugène Cuvillier de Wissignicourt 1846
  10. Suzanne Martinet – Montloon - 1972
  11. La Révolution Vue de l'Aisne en 200 documents - archives départementales de l'Aisne 1990
  12. Edouard Fleury Le département de l’Aisne en 1814 - 1858
  13. Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne tome XLVII (2002)
  14. Maxime de Sars - Urcel et son église – 1935
  15. Maxime de Sars - L'oeuvre des coopératives de reconstruction du département de l'Aisne - 1937
  16. La dépêche de l'Aisne septembre 1944.
  17. Annuaire officiel administratif et statistique du département de l’Aisne
  18. Calendrier de recensement sur Insee. Consulté le 14 mai 2011
  19. Recensement de 1999 sur la population de Chaillevois
  20. [PDF] Recensement de 2006 des communes de l'Aisne
  21. [PDF] Recensement de la population de l'Aisne au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 31 décembre 2010
  22. Chaillevois sur le site de l'INSEE lors du recensement de 2007
  23. Information sur Chaillevois sur Cassini
  24. Histoire de l'abbaye de Saint-Vincent, liste des évêques de Laon, pages 24 à 29
  25. a, b, c, d, e et f Archives départementales de l’Aisne Fonds - Amédée Piette
  26. A la découverte de nos églises, canton d´Anizy-le-Château. Syndicat d´initiative du canton d´Anizy-le-Château: [s.n.], octobre1988, n°10
  27. Archives départementales de l’Aisne – C 894
  28. Les calvaires de l'Aisne - les Anciens exploitants de l'Union des syndicats agricoles de l'Aisne - 2007
  29. La dépêche de l’Aisne - 1946
  30. Balades à pied – le Laonnois – guide Chamina - 2008
  31. Bulletin d’informations municipales de la commune de Chaillevois - 2007
  32. Les carnets de la Sabretache – 1904
  33. Le journal de l’Aisne – 1869
  34. Charles Westercamp Le Laonnois pittoresque – 1930 Arch. Aisne 8" 1512


Voir aussi

Article connexe

Lien externe


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  • Brancourt-en-Laonnois — 49° 30′ 55″ N 3° 25′ 10″ E / 49.5152777778, 3.41944444444 …   Wikipédia en Français

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