8 mai 1945

Le 8 mai 1945 est la date de deux événements historiques marquants :

  • La victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe marquée par la capitulation de l'Allemagne. Ce jour est appelé par les Anglophones le « VE Day (en) » pour Victory in Europe Day. Les Soviétiques, puis les Russes, et leurs alliés, commémorent cette capitulation le 9 mai 1945 : en effet, elle fut signée à 0 h 28, [Laquelle ?]heure locale.[réf. nécessaire]
  • Le massacre de Sétif en Algérie.

Sommaire

Capitulation de l'Allemagne

Le 7 mai 1945, à 2 h 41, la reddition de l'armée allemande est signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) abritant le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force par le maréchal allemand Alfred Jodl.

Outre les forces américaines, la reddition est accueillie par le général soviétique Sousloparov. Ceci provoque la fureur de Staline qui veut que la reddition soit faite à l'Armée rouge à Berlin[1].

Les journalistes occidentaux répandent rapidement la nouvelle de la capitulation, précipitant ainsi les célébrations. Les combats continuent cependant sur le front de l'Est. Les Allemands signent à nouveau un acte de capitulation avec les alliés à Berlin. C'est donc peu avant minuit, le 8 mai qu'une seconde reddition sans condition fut signée dans une villa de Karlshorst dans la banlieue est de Berlin. Les représentants de l'URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis arrivèrent peu avant minuit. Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement allemand, emmenés par le maréchal Wilhelm Keitel, furent invités à signer l'acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 01, heure d'Europe centrale (CET). La reddition a donc lieu le 9 mai 1945 pour les Soviétiques et les pays centre-orientaux alliés.

Il faudra attendre la capitulation officielle du Japon le 2 septembre 1945 lorsque le ministre des Affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe les articles de la reddition des forces japonaises sur le pont de l'USS Missouri dans la baie de Tōkyō pour que la Seconde Guerre mondiale prenne fin.

Jour férié en France

Le 8 mai a été déclaré jour férié de commémoration en France le 20 mars 1953.

Le président Charles de Gaulle supprime le caractère férié de ce jour par le décret du 11 avril 1959.

Pour se placer dans une logique de réconciliation avec l'Allemagne, le président Giscard d'Estaing supprime également la commémoration de la victoire alliée en 1945.

C'est à la demande du président François Mitterrand que cette commémoration et ce jour férié seront rétablis, par la loi du 23 septembre 1981[2].

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Massacre de Sétif

Article détaillé : Massacres de Sétif et Guelma.

Le 8 mai 1945 est aussi la date du début des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, qui sont les répressions sanglantes des émeutes nationalistes qui sont survenues en 1945 dans le département de Constantine en Algérie durant la période coloniale française. Les émeutes visaient à réclamer l'indépendance du pays et la libération du chef du Parti populaire algérien (PPA) Messali Hadj.

Pour fêter la fin des hostilités et la victoire des Alliés sur les forces de l'Axe, des défilés sont organisés le 8 mai, y compris en Algérie, alors département français. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident de rappeler leurs revendications patriotiques par des manifestations.

Mais, à Sétif, un policier tire sur un jeune algérien tenant le drapeau algérien et le tue, ce qui déclenche des émeutes. Il y aura parmi les Européens plus de cent morts et autant de blessés.

Le nombre des victimes autochtones faites en repésailles reste sujet à débat. Les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de tués à 1 165 ; un rapport des services secrets américains à Alger en 1945 notait 17 000 morts et 20 000 blessés ; le gouvernement algérien avance le nombre de 45 000 morts ; alors que suivant les historiens le nombre varie de 8 000 (Charles-Robert Ageron, Charles-André Julien) à « des milliers de morts »[3].

Commémorée chaque année en Algérie, la date « a servi de référence et de répétition générale à l'insurrection victorieuse de 1954 »[4].

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Notes et références

  1. Beevor, La Chute de Berlin, 2002, éditions de Fallois, p.427
  2. La célébration du 8 mai sur le site officiel de la présidence de la République française.
  3. « La guerre d’Algérie a commencé à Sétif », Le Monde diplomatique, mai 2005, Page 21.
  4. Charles-Robert Ageron, Les troubles du Nord Constantinois en mai 1945 : une tentative insurrectionnelle ?, XXe siècle, n°4, octobre 1984, p. 112

Voir aussi

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