Carnaval De Paris

Carnaval De Paris

Carnaval de Paris

Le Carnaval[1] de Paris fut durant des siècles un des plus importants du monde. Succédant à la Fête des Fous il est une très grande fête dès le XVIe siècle.

Sommaire

Histoire du Carnaval de Paris

Cette fête est très ancienne à Paris. Nicolas de Baye écrit dans son journal en 1411[2] :

Lundi, xxiije jour de fevrier

La Court, pour la reverence de la feste de caresme prenant qui sera demain, s'est levée devant l'eure.

La vigueur du Carnaval de Paris a reposé sur une tradition ininterrompue durant des siècles, des sociétés festives et carnavalesques organisées et l'implication particulière de certaines corporations. Ce dernier point est illustré par exemple par un poème anonyme du XVIIIe siècle[3] :

De ces sortes de mascarades,
Les Artisans font leurs plaisirs,
Il faut les voir à nos parades !
C'est là qu'ils comblent leurs désirs !
Chacun retourne à son ouvrage
Quand Mardi-gras est enterré,
Tout est mangé selon l'usage
Et l'on est toujours altéré.

Ainsi à l'époque les artisans jouent ici un rôle important. Fait peu connu, le Carnaval de Paris est également traditionnellement la fête de la police de Paris. Au XIXe siècle l'implication des bouchers, blanchisseuses, commerçants, étudiants, sera essentielle pour l'animation du Carnaval. Ce genre de phénomène se retrouve dans tous les carnavals que ce soit à Dunkerque ou au Brésil, la tradition, l'organisation et l'implication de certaines couches de la populations sont essentiels pour la prospérité de la fête.

Jusqu'au début du XXe siècle le Carnaval de Paris dure beaucoup plus longtemps que le seul Mardi gras. En 1690, dans son Dictionnaire universel[4], Antoine Furetière écrit ces mots, qui s'appliquent également à Paris[5] :

« CARNAVAL. s.m. Temps de réjouissance qui se compte depuis les Rois[6] jusqu'au Carême[7]. Les bals, les festins, les mariages, se font principalement dans le Carnaval. »

Soixante-deux ans plus tard, en 1752, l'Encyclopédie confirme, reprenant, presque à l'identique, les mots de Furetière[8] :

« Le tems du carnaval commence le lendemain des Rois[6], ou le 7 de Janvier, & dure jusqu'au carême[7]. Les bals, les festins, les mariages, se font principalement dans le carnaval. »

Le Carnaval de Paris a connu une éclipse et a été oublié durant une quarantaine d'années du début des années 1950 jusqu'à 1993. Encore de nos jours un grand nombre de Parisiens ignorent qu'il existe un Carnaval de Paris. Ils ignorent également que cette fête connaissait des personnages typiques, caractérisés par leur costume et revenant chaque année, ainsi qu'un certain nombre de blagues carnavalesques traditionnelles appelées « attrappes en Carnaval ». Ces dernières furent pratiquées au moins depuis le XVIIe siècle jusqu'au XIXe siècle.

Des années 1950 jusqu'à 1993, les mots « Carnaval de Paris » cessèrent même pratiquement d'être utilisés[9]. Pour les Parisiens, il était possible éventuellement de fêter à Paris « Mardi Gras ». S'ils parlaient de Carnaval il s'agissait du Carnaval de Nice ou du Carnaval de Rio.

Le Carnaval de Paris a inspiré de grands artistes. Le tableau, reproduit ici en haut à gauche est de Édouard Manet. Il représente le célèbre bal masqué de l'opéra[10]. Le tableau en haut à droite est de Claude Monet et montre le Carnaval boulevard des Capucines.

Dans la rue deux types d'événements centraux marquent traditionnellement le Carnaval de Paris : la promenade de masques et les cortèges.

La promenade de masques consiste en ce que les masques, c'est-à-dire les personnes déguisées, se retrouvent en grand nombre avec les curieux et admirateurs venus les voir, en un endroit donné à un moment donné. Voici ce que Dulaure dit de ce phénomène en 1787[11] :

« Rue Saint-Antoine, elle est fameuse pour le concours prodigieux des masques qui tous les ans, les derniers jours du carnaval, attirent un grand nombre de curieux. »

Les moments traditionnels de sorties de cortèges du Carnaval de Paris sont:

  • Les jours gras : ce sont « les derniers jours du carnaval » dont parle Dulaure. Ils commencent, au XVIIIe siècle, le jeudi gras et finissent le Mardi Gras. Au XIXe siècle ils vont se restreindre aux seuls dimanche-lundi-mardi gras. C'est le moment de la sortie de la Promenade du Bœuf Gras.
  • Vingt-et-un jours après Mardi Gras, le jeudi de la Mi-Carême. La Mi-Carême est également appelée la Fête des blanchisseuses, car c'est le jour de leur fête et du défilé de leurs reines et de la reine des blanchisseuses. À celles-ci succèdent à partir des dernières années du XIXe siècle les reines issues d'autres corporations.

Le cortège du Bœuf Gras, mentionné à Paris en 1274, est attesté comme traditionnel dès 1739. Il prend une ampleur gigantesque au XIXe siècle devenant de facto la Fête de Paris dans le cadre du très grand Carnaval de Paris[12]. En 1896 et 1897, pour se moquer du Bœuf Gras tout en s'amusant, les artistes et montmartrois organisent une Promenade de la Vache enragée ou Vachalcade. Destinée à être perennisée cette fête ne connait pas ensuite de nouvelle édition.

Les cortèges de reines de la Mi-Carême existent au moins depuis le XVIIIe siècle. La Mi-Carême est déjà alors de facto la Fête des femmes de Paris. Le cortège de la Reine des blanchisseuses de Paris existe au moins depuis 1830. En 1891 à l'initiative de Morel président de la Chambre Syndicale des Maîtres de Lavoirs ces différents cortèges sont utilisés ou remplacés par le cortège de la Reine des Reines de Paris. À cette occasion les étudiants des Beaux-arts rallient la fête avec un « char du lavoir des Beaux-Arts » escorté par leur fanfare jouant l'hymne des Beaux-Arts Le Pompier.

En 1893 l'ensemble des étudiants parisiens se joint au cortège des blanchisseuses. Leur participation très appréciée se poursuit durant des années et fait de la Mi-Carême la fête des étudiants parisiens.

Il existe également, au Carnaval de Paris, mais seulement de 1822 jusque vers 1860, un troisième grand cortège, qui sort le matin du Mercredi des Cendres :

Ces cortèges attirent des foules énormes, venues de Paris et des banlieues alentours. Au point que fin XIXe siècle, début XXe siècle, on est obligé d'interrompre la circulation des véhicules sur les Grands Boulevards, durant les jours gras (dimanche, lundi et mardi gras) et le jeudi de la Mi-Carême.

Un événement en salle marque le Carnaval de Paris, de janvier 1716 jusqu'au début du XXe siècle : le Bal de l'Opéra. Créé par une Ordonnance royale, en date du 31 décembre 1715, il attire une foule nombreuse[13]. C'est dans ce bal que vers 1840 Philippe Musard introduit le cancan ou coincoin, danse scandaleuse inventée par les blanchisseuses dans leurs fêtes. À l'époque les femmes portent des culottes fendues[14].

La danse et la musique sont traditionnellement indissociables du Carnaval de Paris. Pour les bals du Carnaval de Paris des dizaines de compositeurs ont créé des centaines de partitions de musiques au XIXe siècle. Ce sont généralement des quadrilles. Les partitions existent toujours le plus souvent en réduction pour musique de chambre ou piano[15]. Mais elles ne sont plus jouées depuis cent-cinquante ans. La musique festive de danses de Paris au XIXème siècle a été célèbre dans le monde entier à l'égal des valses de Vienne et a marqué de son empreinte les traditions musicales de plusieurs pays et régions du monde.

Au nombre des plus fameux compositeurs de musique festive de danses de Paris au XIXème siècle, on trouve Philippe Musard « le roi (ou le Napoléon) du quadrille », Louis-Antoine Jullien, Isaac Strauss, des Belges : les frères Tolbecque, etc. En 2009, ce sera le cent-cinquantième anniversaire de la mort de Philippe Musard.

Le Carnaval de Paris en 1589 a un caractère orgiaque. On y voit notamment des cortèges de Parisiens et Parisiennes défilant entièrement nus. Le Carnaval de Paris sous Louis XVI et notamment celui de 1789 est décrit par le journal de Siméon-Prosper Hardy. Au Carnaval de Paris en 1831, la fête et l'émeute se juxtaposent, sans se déranger mutuellement.

En 1891 est lancé au Carnaval de Paris le confetti moderne en papier. À ses débuts on le vend au verre ou au kilo.

En 1892 est inventé au Carnaval de Paris le serpentin. Les premières années ils font 50 à 200 mètres de longueur sur un centimètre de largeur.

L'usage massif du confetti à Paris de 1891 à 1914, celui du serpentin, durant quelques années à partir de 1892, confine à une véritable épopée. La Seine à la sortie des égouts de Paris le lendemain matin des grandes batailles de confetti, prend l'apparence d'une « immense banquise multicolore ». Les serpentins rendent les arbres dénudés des Grands Boulevards « tout chevelus et multicolores ». Confetti et serpentins subiront des interdictions répétées qui finiront par en réduire l'usage à Paris.

En 1896 et 1897, les artistes et montmartrois pour se moquer du cortège du Bœuf Gras, qui ressortait en grandes pompes après 25 années d'interruption[16], organisèrent une Promenade de la Vache enragée ou Vachalcade.

Les deux derniers grands cortèges du Carnaval de Paris sortis à ce jour, sont :

Après 45 ans d'interruption[17] le cortège du Bœuf Gras renaît à l'initiative de Basile Pachkoff rejoint dans ses efforts par Alain Riou. À partir de 1998 le défilé a lieu à nouveau chaque année. Depuis 2002 il renoue avec le calendrier traditionnel du Carnaval et sort le Dimanche Gras avant veille du Mardi Gras[18]. La renaissance du cortège de la Mi-Carême, Fête des blanchisseuses, Carnaval des Femmes est organisée par l'association Cœurs Sœurs le 15 mars 2009. Cette fête a lieu dorénavant le dimanche suivant le jeudi de la Mi-Carême[19].

Annexes

Dates du Carnaval
Année Dimanche Gras Mardi Gras
2007 18 février 20 février
2008 3 février 5 février
2009 22 février 24 février
2010 14 février 16 février
2011 6 mars 8 mars
2012 19 février 21 février
2013 10 février 12 février
2014 2 mars 4 mars
2015 15 février 17 février
2016 7 février 9 février
2017 26 février 28 février
2018 11 février 13 février
2019 3 mars 5 mars
2020 23 février 25 février
2021 14 février 16 février

Carnaval de Paris 1610

Scènes du Carnaval de Paris au XVIIe siècle.

Extrait d'une brochure de 8 pages, intitulée : Le carnaval des princes au Bois de Vincennes[20] :

Pendant ce fougueux Carnaval
Où à présent dedans les ruës
De Paris & aux advenuës:
Les masques presente momons
Les Dames demande citrons,
Dragée musquée et massepin
Toujours y faut de l'argent au poin,
Pour les mener aux Comediens
Aux jeux, aux balets aux festins,
Aux dances & à la promenade,
Faut leur payer la limonade
Nompareilles & rubans,

Bouquets, affiquets et galans,
Et trente mille broüilleries,
De soye ou d'orfevreries,
Pour vers eux le nom de galans,
Acquester ou de vrais amans:
Mais ou ma passion m'enmeine
Le Joly Chasteau de Vincenne:
Nous exempte de ces dépens
Que nous pourrions faire en ce temps,
De Mardy gras ou Carnaval
Ou l'on ne fait que jeux & bal,
Mascarade et mommerie;

Deux menus du Carnaval de Paris 1887

Le Grand Hôtel, place de l'Opéra, vers 1890.

La période du Carnaval était à Paris un grand moment gastronomique. En témoignent ces deux menus. Ils ont tous les deux été publiés dans Le Figaro, l'un le dimanche 20 février, l'autre le mardi 15 mars 1887 :

LE GRAND–HÔTEL[21]

MENU DU DÎNER DU MARDI–GRAS

Potage Sarah-Bernhardt
Petite croustade à la Pompadour
Turbot à la Hollandaise
Clos Marathon 1883
Pièce d'aloyau (prix d'honneur du concours)
à la Duchesse
Salmis de Sarcelle aux truffes
Poularde de la Flèche truffée
Salade japonaise
Artichaut à la Barigoule
Médoc Grand-Hôtel
Gâteau Grand-Hôtel
Bombe Sultan

Pendant le dîner, l'orchestre de M. Eusèbe Lucas
fera entendre les morceaux les plus variés
de son répertoire.

LE GRAND–HÔTEL

MENU DU DÎNER–CONCERT DE LA MI-CARÊME

Potage Crême de Volaille Lucullus
Petite croustade feuilletée à la Masséna
Sole Sauce Crevettes
Croquette Parmentier
Clos Marathon 1883
Filet de bœuf à la Richelieu
Pain de lapereau à la Montmiral
Poularde de la Bresse truffée à la Périgourdine
Salade Japonaise
Haricots verts panachés à la Maître d'Hôtel
Savarin au Kirsch
Glace Bombe Chateaubriand
Desserts
Poires, Macarons, Gaufres, Pommes de Calville, etc.
Médoc Grand-Hôtel

Pendant le dîner, l'orchestre de M. Eusèbe Lucas se fera
entendre.

Témoignage : à la Promenade du Bœuf Gras 1896

Bataille de confetti, au Carnaval de Paris, vers 1913.

En 1896 après vingt-cinq ans d'interruption défile un très grand cortège du Bœuf Gras. Durant les trois journées des dimanche lundi et mardi gras 16, 17 et 18 février il parcourt 43 kilomètres dans Paris. A l'époque le confetti en papier et les serpentins n'existent que depuis quelques années. Voici la fin d'un article du journal quotidien L'Éclair du 17 février 1896 :

Des trottoirs aux balcons, on l'attendait (le cortège du Bœuf Gras). Il pleuvait en son honneur des confetti et les fenêtres s'enguirlandaient de serpentins. ... Les masques à pied étaient rares ; grimés sans richesse ni esprit, ils n'allumaient pas cette folie qui est si spéciale à la Mi-Carême. Le Mardi Gras, longtemps démodé, se ressent de son ancienne déchéance. Le passage du cortège n'a pas encore tout à fait dégelé la rue. Le carnaval n'est pas dans la foule, en dépit de la familiarité heureuse des confetti qui chassent les grincheux — ces insupportables empêcheurs de s'amuser avec des ronds — et unissent fraternellement les badauds de bonne foi, les animent, les entraînent et leur font oublier pendant quelques heures l'autre carnaval — celui des méchants et des cuistres.
Il faut rendre grâce aux confetti. Nous lui devons l'allégresse de ces jours de gaie licence ; et il nous faut aussi remercier le serpentin qui étend au-dessus des têtes des volumes frémissants, qui établit des relations de fenêtre à fenêtre, qui jette un pont fragile mais suffisant pour que d'un Parisien à l'autre l'entrain voisine.
Ces légères banderoles qui enrubannent les balcons et bouclent des fanfreluches dans la chevelure des arbres, ont appelé aux croisées chacun et chacune ; des sourires s'échangent, des relations s'échafaudent, des romans naissent noués de ces faveurs si fragiles. Au bout de fils plus résistants pendent des friandises pour les petits polissons et quelquefois peut-être aussi des billets que comme par hasard arrêtent de jolies mains tendues. Le carnaval se plaît aux brèves amourettes et la familiarité devient grande, qui les autorise ainsi à l'abri de la familiarité des confetti, de la grâce des serpentins et de l'indulgence de votre majesté, prince Carnaval, enfin de retour en ce Paris qui vous pleura.

Caricatures

  • 1869Le Bœuf Gras – Image en couleurs par André Gill[22].
  • 1869 – Le bœuf gras et son cortège – Gravure de Grandville[23].
  • 1869 – Au bal masqué – Gravure de Honoré Daumier[24].
  • 1896La Vache enragée – Couverture en couleurs de Henri de Toulouse-Lautrec pour le journal La Vache enragée.
  • 1896 – Le bœuf gras accueilli au Palais de l'Élysée par le Président de la République – Grand dessin en couleurs de Caran d'Ache[25].
  • 1903À quoi pense un bœuf gras ? – Page de dessins comiques de Caran d'Ache[26]
  • 1936Promenade du Bœuf Gras (19 Mars 1936) – Planche dessinée en couleurs, de Marcel Jean-Jean.

Caricatures de Cham

Le Département des Arts Graphiques du Musée du Louvre conserve 26 caricatures de Cham[27] ayant pour sujet le Bœuf Gras, la descente de la Courtille, la fête chez les blanchisseuses et surtout le bal de l'Opéra avec ses débardeuses. Ces caricatures sont visibles ici en cliquant sur le numéro correspondant à leur côte dans le catalogue :

Chansons

Caricature de Henri de Toulouse-Lautrec pour le journal La Vache enragée, 1896.

Classées par ordre alphabétique :

  • Vers 1893L'Armée du Chahut – Chansonnette, paroles de Georges Delesalle, musique de Émile Galle, créée par Mme Gabrielle Lange à l'Eldorado et Melle Juliette Perrin à l'Alcazar d'Hiver[28].
  • XIXe siècle – Le Bal de Musard – Délire, paroles et musique de Amédée de Beauplan.
  • Vers 1896La Ballade du Bœuf-Gras – Chanson comique, paroles de Léo Lelièvre, musique de Émile Spencer, créée par Reschal à l'Alcazar d'Hiver[29].
  • 1845Les Bœufs – Chanson de Pierre Dupont[30].
  • XIXeCarnaval du Galopin – Trilogie Carnavalesque, paroles de Ernest Bourget, musique de A. Marquerie[31].
  • 1895Les confetti – Chansonnette, paroles de Jean Meudrot, musique de Georges Hauser, créée par Maréchal à Trianon-Concert, dédiée à Messieurs Borney et Desprez, Innovateurs des Confettis Parisiens.
  • XIXeDébardeur et Débardeuse – Duo bouffe, paroles d'Arthur Lamy, musique de A. Lagard.
  • 1866La déesse du Bœuf gras – Chanson de Élie Frebault et Paul Blaquière, interprêtée par la célèbre Thérésa. [2]
  • XIXeLa descente de la Courtille – Scène de Carnaval, paroles de Ernest Bourget, musique de Joseph Vimeux, chantée par Achard au Théâtre du Palais Royal[32].
  • XIXeHistoire de Carnaval – Chansonnette comique, paroles de E. A. D., musique d'Hervé, chantée par Melle Lasseny à l'Eldorado, .
  • Mardi Gras – Chanson traditionnelle d'Île-de-France[33].
  • 1792La Marseillaise de la Courtille – Hymne carnavalesque attribué à Antoine d'Antignac ou Michel-Jean Sedaine[34].
  • 2003Pimprenelle – Paroles et musique de Agnès Lecour.
  • XIXeLes Plaisirs du Carnaval – Joyeuseté, paroles de F. Baumaine et Ch. Blondelet, musique de Hervé, chantée par Melle Lafourcade à l'Eldorado.
  • Vers 1891La Reine des blanchisseuses ou La Reine des Reines – Chansonnette, paroles de A. Poupay, musique de Émile Spencer, créée par Melle Valti à la Scala.
  • XIXeLe testament du bœuf gras – Chanson citée par John Grand-Carteret[35].

Films

Œuvres littéraires ou musicales

Préparatifs d'une soirée de têtes au Carnaval de Paris en 1891.

Le Carnaval de Paris a inspiré des écrivains, auteurs de théâtre, compositeurs de musiques :

Peintures, gravures, sculptures, dessins

Le Carnaval de Paris a aussi inspiré des artistes peintres, graveurs, sculpteurs...

Photographies anciennes

Spécialités culinaires

  • Une tradition du Carnaval de Paris très longtemps pratiquée était de faire et manger des crèpes notamment au moment de la Mi-Carême.
  • Créé vers 1892, a existé un gâteau portant comme décoration une spirale et baptisé spirale-opéra. Ce nom a été utilisé durant quelques années pour désigner à ses tous débuts le serpentin, inventé au Carnaval de Paris en 1892[80].

Notes

  1. Jusqu'au XIXe on utilisait en France, à égalité avec le mot Carnaval le mot Carême-Prenant, qui pouvait être orthographié différemment (« Quaresmeprenant » ou « Quarêmeprenant » par exemple).
  2. Matinées, VII (X¹a 4789) fol,58 v°. Nicolas de Baye Journal 1411.
  3. Texte accompagnant Le carnaval des rues de Paris, gravure de C. Le Vasseur, d'après un tableau homonyme de Étienne Jeaurat (1757).
  4. Couramment appelé « le Furetière ».
  5. Il s'agit du début de l'article « CARNAVAL », Antoine Furetière, Dictionnaire universel, Tome premier.
  6. a  et b C'est-à-dire l'Épiphanie, le 6 janvier.
  7. a  et b C'est-à-dire le Mercredi des Cendres lendemain du Mardi Gras.
  8. Fin de l'article « CARNAVAL », Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, volume 2, B – Cézimbra, paru en janvier 1752 (daté 1751).
  9. Sauf dans des articles spécialisés et des ouvrages scientifiques à faible diffusion.
  10. Créé par une Ordonnance royale signée par le Régent le 31 décembre 1715, il avait lieu deux fois par semaine, durant la période du Carnaval. Ce bal existait encore à la fin du XIXe. La salle figurée ici est celle de l'Opéra de la rue Le Peletier, détruite par un incendie en 1873, l'année-même où fut réalisé ce tableau.
  11. Jacques-Antoine Dulaure Nouvelle description des curiosités de Paris, Chez Le Jay, Libraire, Paris 1787, page 321.
  12. On dit à Paris vers 1860, d'un personnage illustre du monde musical ou litteraire qui a eu l'honneur de voir un des bœufs gras de la fête baptisé du nom d'une de ses œuvres, qu'il est bœuf gras ou est entré à l'abattoir.
  13. Au début du XIXe siècle, la police de Paris considère le montant de la recette du bal de l'Opéra comme un indice significatif de l'état de santé du Carnaval de Paris.
  14. Parlant de Jane Avril et stigmatisant le cancan, Joyant écrit : « Elle ne se commettait pas avec les danseuses du quadrille, la Goulue, Grille d'Égout, Rayon d'Or, la môme Tonkin ou la môme Fromage. » (Cité par Claude-Roger Marx, Les lithographies de Toulouse-Lautrec, Fernand Hazan éditeur 1952). Immortalisée par Toulouse-Lautrec, une des plus célèbres interprètes de cancan, la Goulue, était la fille de la patronne d'un lavoir de Clichy. Le cancan montré au cinéma ou son héritier touristique le french cancan diffère de son modèle d'origine.
  15. Il existe des exceptions. Ainsi le département de la musique de la Bibliothèque nationale de France conserve des dizaines de partitions complêtes pour orchestre de Auguste Desblins.
  16. Suite à une crise interne de la Fédération de la Boucherie de Paris, l'affaire Mathurin Couder.
  17. Suite à de circonstanciels problèmes politiques et d'organisation causés en particulier par la crise du Comité des Fêtes de Paris au début des années 1920 et l'absence de maire de Paris de 1794 à 1977, hormis deux brefs intermèdes en 1848 et 1870-1871.
  18. Date mobile qui se déplace sur une plage de 28 jours.
  19. Le Parisien, Édition de Paris, 16 mars 2009, page III, l'article compte-rendu de la fête, intitulé : Les blanchisseuses sont de retour annonce le défilé prévu le 14 mars 2010.
  20. Côte BNF L³⁷ b 5423 - Le reste du texte avant et après cet extrait, parle des Princes de Conty, de Condé, du Duc de Longueville. Le passage copié ici est le seul qui ait un caractère documentaire.
  21. Le restaurant de ce célèbre hôtel parisien était à l'époque un des plus fameux de Paris.
  22. Parue en première page de L'Eclipse, 7 février 1869.
  23. Le diable à Paris : Paris et les Parisiens à la plume et au crayon. Partie 2/ par Gavarni, Grandville..., Éditeur : J. Hetzel Paris, 1868-1869, page 176. Côte BNF : 4-Li3-165(2)(B). Une variante de cette gravure a été reproduite dans Le Monde, 29 décembre 2000, page 27 avec pour titre : Procession du Bœuf-gras.
  24. Daumier est l'auteur d'autres œuvres inspirées par le Carnaval de Paris.
  25. Ce dessin, non titré, illustre une pleine page du numéro spécial en couleurs du journal Le Figaro sorti à l'occasion du Bœuf Gras 1896.
  26. Le Figaro, 23 février 1903.
  27. Elles ont été mises en ligne sur Internet avec 400 autres caricatures de Cham [1].
  28. L'héroïne de cette chanson est une vendeuse du journal carnavalesque En avant sorti par les étudiants parisiens à l'occasion de la Mi-Carême 1893 et que vendaient des jeunes filles sur le parcours de l'Armée du Chahut.
  29. La partition imprimée est illustrée par Punch.
  30. Cette célèbre chanson consacre à la Promenade du Bœuf Gras son troisième couplet.
  31. Cette Trilogie Carnavalesque consiste en une alternance de morceaux parlés et chantés. Cette œuvre, dédiée à M. Félicien, a été écrite pendant la période d'activité parisienne de Philippe Musard (1830-1854). Elle compte 4 pages imprimées plus une page illustrée de couverture, où figurent deux personnages costumés et derrière eux le défilé de la Promenade du Bœuf Gras.
  32. Deux pages de textes parlé alternant avec des passages chantés avec accompagnement au piano. La couverture reproduit un dessin figurant une scène de la descente de la Courtille.
  33. Cette chanson qui commence par Mardi Gras avait souliers de papier. se termine par Bonhomme de papier : trop vite tu t'en vas !
  34. Son nom est en fait Le retour du soldat. Il a été écrit durant la période 1790-1798 où le Carnaval de Paris était interdit.
  35. Dans son article « Le Carnaval et le Bœuf gras », La lecture illustrée, 10 mars 1897.
  36. Représentée pour la première fois à la Foire Saint-Germain, le 26 février 1767.
  37. Philippe Musard a composé quantité d'autres partitions inspirées par le Carnaval de Paris.
  38. Créée au théâtre des Variétés le 25 septembre 1838.
  39. Ce fut le premier morceau de musique de Richard Wagner interprêté en public à Paris. Ce vaudeville fut donné à la salle Ventadour, à l'occasion du Carnaval de Paris 1839
  40. Immense succès des Carnavals de Paris 1839 et 1840. Il était interprêté par un orchestre comptant 40 tambours. On y reconnait l'air du trédéridéra. À ce Galop, Philippe Musard répondit en 1840 par un Galop des Trompettes.
  41. Donné à l'occasion du Carnaval, en février 1839, au Théâtre des Variétés dont Bayard était alors directeur.
  42. Ce poème parle notamment du quadrille et de l'arrivée de la valse.
  43. a  et b La date indiquée ici est celle de l'édition des Poésies nouvelles de Alfred de Musset 1836-1852.
  44. L'action de cet opéra célèbre a pour cadre le Carnaval de Paris. A la scène Largo al quadrupede on entend, dans les coulisses, le chœur des bouchers parisiens qui accompagne le cortège du Bœuf Gras.
  45. Récité par mademoiselle Ponsin au Théâtre-Français, le 5 décembre 1865.
  46. Drame écrit entre le 5 février et le 15 avril 1866, victime de la censure il est publié seulement en 1934 et créé par la Comédie de l'Est au Théâtre municipal de Metz le 14 mars 1961.
  47. Trompette Coucou, Tambour de basque, Petit Tambour, Crécelle, Petite grosse caisse, Cymballes, Triangle, Trompe (en terre), Chapeau chinois (ad libitum).
  48. 23 février 1882.
  49. Georges Clemenceau, Le Grand Pan, Bibliothèque-Charpentier, Paris 1919, pages 339-344. Il s'agit d'un recueil d'articles. La première édition de cet ouvrage date de 1896. Une réédition a été publiée en 1995 par l'Imprimerie Nationale, avec une préface de Jean-Noël Jeanneney.
  50. À l'occasion du bi-millenaire de Paris et Montmartre en 1951, Gustave Charpentier alors nonagénaire dirigea pour la dernière fois cette cantate, avec 1250 exécutants devant le marché Saint-Pierre à Montmartre.
  51. Paru dans Commerce, en 1931. Placé par la suite en tête du recueil Paroles, édité chez Gallimard en 1949 (nombreuses rééditions depuis). Ce poème prend pour argument la pratique carnavalesque suivie à Paris consistant à se retrouver au moment du Carnaval à une soirée, un dîner avec seulement la tête déguisée.
  52. Huile sur toile exposée salle 41, dite : « salle Liesville », 1er étage du musée Carnavalet, Paris. Inv. P. 1744. Don de la société des Amis de Carnavalet 1939. Ce tableau est intéressant au point de vue documentaire. Il représente des Parisiens en carnaval : un jeune homme portant une robe de femme, un homme qui se verse à boire et costumé en telle sorte qu'il apparaît porté sur le dos d'une vieille dame (en fait un mannequin, ce personnage dédoublé c'est le paralytique un personnage typique du Carnaval de Paris), un groupe de dames dont une fume la pipe et joue du tambour, etc.
  53. Sur la gravure est précisé où il se trouvait à l'époque : « Tiré du Cabinet de Monsieur Daney Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de St Louis. »
  54. Bibliothèque nationale de France, Cabinet des Estampes, Collection Hennin, 10,219.
  55. Huile sur toile signée Mercredi des Cendres, A. Despagne, 1823 – 0460 x 0610 cm. Inv. P. 418 (musée Carnavalet, Paris). Ce tableau figure page 21 du catalogue de l'exposition De Belleville à Charonne promenade historique à travers le XXe Arrondissement., Mairie annexe du XXe arrondissement, Paris 1979.
  56. Sous le nom de Mascarade sur le Pont Neuf, il est exposé à Paris, au musée Carnavalet, salle 127 (Inv. P 1080).
  57. Huile sur toile, 69 x 110 cm, Paris, musée Carnavalet. Ce tableau figure l'équipage du célèbre Labattut, riche excentrique qui était connu à Paris sous le surnom de Mylord l'Arsouille. Il se faisait passer pour un riche lord anglais du nom de lord Seymour, qui habitait Paris et n'avait en fait aucun rapport avec lui.
  58. Huile sur toile, H 170 cm, L 380 cm. Anciennement au musée de Senlis, à présent au musée Carnavalet, exposée salle 127. N°Inventaire : CARP 1677, P 1677. Au premier plan figure au nombre des carnavaleux un sacrificateur armé d'une massue. Deux personnages de ce type encadraient à l'époque le Bœuf Gras au moment de son défilé. La notice de la base Joconde concernant ce tableau donne foi à la croyance comme quoi la parade de la Descente de la Courtille passa de mode en 1838.
  59. a  et b Conservée au Musée de l'Assistance Publique, à Paris.
  60. Dessin format 18,5 x 13, 3, conservé au musée de l'Ancien Evêché, Evreux, N° inventaire 8189 ; ancien numéro 3025.
  61. Double page illustrant un numéro du Journal Illustré, format 26 x 36 environ.
  62. Huile sur toile, 56 x 46 cm, Musée d'Orsay, N° inventaire : RF 1600.
  63. 32 x 22,5 cm : trois vues où figurent, dans l'ordre : le veau pâturant dans les prairies de l'ouest de la France, le bœuf triomphant promené sur son char de carnaval dans les rues de Paris et la fin, c'est à dire l'abattoir.
  64. Huile sur toile, 59 × 72,5 cm, National Gallery, Londres.
  65. Huile sur toile, Musée des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou.
  66. 32 x 24 cm.
  67. Conservée au Musée du Vieux Montmartre.
  68. Département des Arts Graphiques du Musée du Louvre, RF 31 864, Recto Petit format. Des cavalières figurant sur cette aquarelle ressemblent à celles figurant sur le tableau de 1834 du même auteur « Scène de Carnaval, place de la Concorde ».
  69. Références à préciser en particulier pour le nom précis de la planche.
  70. National Gallery of Art, Washington.
  71. Xylographie couleurs, 260 x 200.
  72. Huile sur toile, 127 x 139 cm, Paris, musée Carnavalet.
  73. Gavarni s'était fait une spécialité de la représentation satirique du Carnaval de Paris. A tel point que Le Petit Parisien du 23 février 1887 rapporte qu'il aurait un jour affirmé pour rire : Le carnaval ! ça n'existe pas, c'est moi qui l'ai inventé à raison de cinquante francs le dessin ! Gavarni est l'auteur de plusieurs autres recueils de gravures consacrés au Carnaval de Paris : Les Débardeurs, Les Bals masqués, Les Souvenirs du Carnaval, Les Souvenirs du bal Chicard.
  74. Dessin format 19,4 x 23,4, conservé au musée de l'Ancien Evêché, Evreux, N° inventaire 8213 ; ancien numéro 3018.
  75. a  et b Estampe, 60 × 83 cm
  76. Visibles sur Internet
  77. Sorti pour la première fois à Paris le 7 juin 1998 il a ensuite défilé chaque année au Carnaval de Paris jusqu'en 2009. Rafael Esteve, artiste français d'origine espagnole né en 1926 à Sabadell est notamment l'auteur des décors pour la série télévisée Le Manège enchanté et du costume carnavalesque parisien de Pantruche.
  78. Huile sur toile, 130 × 92, exposée au Salon des Indépendants 2006.
  79. Reproduite dans : François Paviot, Paris en fête, Éditions du Collectionneur, Paris 2004, page 41.
  80. Il était appelé également alors spirale tout court ou serpentin.

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Lien externe

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