66e régiment d'infanterie de ligne
66e Régiment d'Infanterie
Insigne 40.jpg


Insigne du 66e régiment en 1939-40. Original en métal argenté présentant le rouge brique des premiers tirages. Fabrication Jannot.

Pays Drapeau de France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Devise Castella fortiter et prudenta, Castella tuetur progugna acula
Inscriptions sur l’emblème LUXEMBOURG 1795
ALKMAER 1799
OPORTO 1809
YPRES-ARTOIS 1914-1915
VERDUN-L'AISNE 1916-1917
MATZ 1918
LA MARNE 1918
Anniversaire Saint-Maurice
Décorations Croix de guerre 1914-1918 avec cinq citations à l'ordre de l'armée
deux citations à l'ordre du corps d'armée
une citation à l'ordre de l'armée de Belgique
port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire.

Le 66e régiment d'infanterie de ligne, fut créé en 1672. Au moment de sa création, il était le '4e régiment suisses' au service de la France. Le chiffre 66 corresponds l'ordre chronologique de création du régiment dans l'histoire des unité d'infanterie au service de la France.

Pour l'anecdote, c'est au cours d'une bataille napoléonienne qu'il prit pour devise "sans tabac". En effet, le régiment remportât seul une victoire décisive, alors que les autres éléments de sa brigade prenait part à une distribution de tabac. Le 66e régiment d'infanterie remportât donc seul cette victoire, sans tabac.


Sommaire

Création et différentes dénominations

  • 1672: 4e régiment suisses. Dans l'ordre historique de création, il etait le 66e régiment d'infanterie créé pour ce mettre au service de la France.
  • 1756: 52e régiment de Castella (4e Suisse).
  • 1791: 66e régiment d'infanterie (4e Suisse).
  • 1792: Dissolution suite à la prise des Tuileries.
  • 1795: 66e Demi-brigade de bataille.
  • 1796: 66e Demi-brigade d'infanterie de ligne.
  • 1803: 66e régiment d'infanterie de ligne.
  • 1882: 66e régiment d'infanterie.
  • 1923: Dissolution.
  • 1939: Recréation du "66e régiment d'infanterie".
  • 1940: Dissolution.
  • 1963: Recréation du "66e régiment d'infanterie".

Colonels et chefs de brigade

  • 1672: Pfiffer de Wyher. Colonel
  • 1689: Gabriel Hessy. Colonel
  • 1729: Joseph de Burky. Colonel
  • 1737: Pierre de Tschudy. Colonel
  • 1740: François de Vigier de Steinbrug. Colonel
  • 1756: Rodolf de Castella. Colonel
  • 1762: (?) Klein. Colonel
  • 1773: (?) de Castella de Montagny. Colonel
  • 1780: (?) Girardier. Colonel
  • 1788: (?) de Sonnenberg de Luzern. Colonel
  • 1795: Joseph Patel. Chef de Brigade
  • 1796: Just Pasteur Sabathier. Chef de Brigade
  • 1799: Jean Saint-Raymond. Chef de Brigade
  • 1803: Dominique-Pierre Cambriels. Colonel
  • 1808: Joseph Braun. Colonel
  • 1809: Jean-Pierre Béchaud. Colonel
  • 1809: Louis-Francois Vatable. Colonel
  • 1813: Andre Dupuy. Colonel
  • 1815: Joseph-Antoine-Marie George. Colonel (100 jours)
  • 1830: Jean-Marie Varlet. Colonel
  • 1831: Michel Combes. Colonel
  • 1832: Antoine-Louis Regnault. Colonel
  • 1843: Charles Chenaux. Colonel
  • 1849: Joseph Vernier de Byans. Colonel
  • 1860: Joseph Guepard. Colonel
  • 1863: Adrien Seroka. Colonel
  • 1865: Eugène Arnaudeau. Colonel
  • 1868: Charles Ameller. Colonel
  • 1871: Colonel Bardin
  • 1875: Gabriel Millot. Colonel
  • 1884: Jean-Marie Caillot. Colonel
  • 1889: Paul d'Hugonneau de Boyat. Colonel
  • 1891: Charles-Marie-François Ferry. Colonel
  • 1895: Victor Humbel. Colonel
  • 1900: Camille-Louis de Foucauld. Colonel
  • 1912: Colonel Janin
  • 1914: lieutenant colonel de Villantroys
  • 1915: (janvier) Commandant Rabussau (par intérim)
  • 1915: (mars) Colonel Quintard (Blessé)
  • 1915: (mai) Lieutenant-colonel Gizard
  • 1915: (juillet) Colonel Quintard
  • 1916: Lieutenant colonel Paille
  • 1917: Colonel Soulle (jusqu'au 22 novembre 1918)
  • 1918:
  • 1939: Lieutenant colonel Degremont
  • 1940: Lieutenant colonel Boby

Historique des garnisons, combats et batailles du 66e RI

Ancien Régime

Depuis 1616, le royaume de France disposait de régiments de gardes suisses, créés par Louis XIII. Sous le règne de Louis XIV, le roi transforme la maison militaire du roi et y incorpore la garde suisse, tout comme les Cent-Suisses. Aussi dans se cadre, en 1671 Louis XIV chargea-t-il Pierre Stuppa de négocier auprès des cantons suisses la levée de quatre nouveaux régiments de gardes suisses pour le service de la France. La capitulation (acte de création) du régiment fut signée le 14 août 1671.

C'est ainsi que naquit le 66e régiment d'infanterie dans l'histoire de l'armée royale française. Lors de sa création il est dénommé "4e régiment de gardes suisses", il était à cette époque composé de 12 compagnies de 200 fantassins. Ces hommes étaient recrutés dans les cantons de Lucerne, Glaris, Fribourg et Soleure. Son commandement fut confié à un Suisse d'une vieille lignée au service de la France Louis de Pffifer de Wyher.

Louis XIV

Guerre de Hollande

Guerre de la Ligue d'Augsbourg

Le régiment est intégré à l'équivalant français de l'Armée des Flandres :

En 1692 le régiment passe à l'armée des Alpes sous les ordres de Nicolas de Catinat :

Suite à cette bataille le régiment est rappelé dans les Flandres

  • Là il fait le siège de la ville d'Ath (1697).

Guerre de Succession d'Espagne

Régence (1715-1723)

Guerre de la Quadruple-Alliance (1719)

Le régiment traverse les Pyrénées et entre en Catalogne sous les ordres du maréchal Jacques Fitz-James de Berwick.

Louis XV

Guerre de Succession d'Autriche

Le régiment entre en guerre à partir de 1743 sous les ordres du prince de Louis François de Bourbon-Conti et dans l'armée des Alpes sous ses ordres il participe :

Guerre de Sept Ans

Le 14 mars 1756, le lieutenant général Rodolphe de Castella a été nommé colonel propriétaire du régiment. Depuis cette date, le régiment porta son nom et ce, jusqu'en 1791. Sous son commandement, pendant la guerre de Sept Ans, le 52e (4e Suisse) régiment de Castella s’est battu à :

Louis XVI

De 1774 à 1791 le régiment ne combattra dans aucune guerres. Il est pendant cette période stationné au camp de Fontoy où il surveille la frontière du Luxembourg. Le 1er juillet 1790, le régiment tiens garnison dans la ville de Verdun.

La prise de la Bastille en 1789 et la Révolution française qui va suivre va tourner la page "suisse" du régiment. Ainsi dans un souci d'égalité et en vertu des principes de la Révolution, le régiment, suite au décret du 1er janvier 1791, perd son appellation "de Castella", noblesse oblige, et sa dénomination de régiment "suisse", étant au service de la France et donc français. Il sera désormais nommé, comme les 104 autres régiments français, par son numéro d'ordre de création dans l'histoire de France. Il était, dans cet ordre, le "66e régiment d'infanterie".

Le 1er janvier 1792, le régiment est mis en garnison à Metz. Il fait alors partie de l’Armée du Nord, sous les ordres du général Rochambeau, il cantonne dans son intégralité le 1er mai 1792 à Villers-Pol. Suite à la prise des Tuileries en 1792 et la résistance des gardes suisses, le régiment (encore essentiellement composé de Suisses) est pour la première fois de son histoire dissous le 20 août 1792 à Troyes. Les hommes qui souhaitaient rester au service de la France, furent pour l'essentiel (500 hommes) versés dans la légion de Luckner.

Révolution française

l'Assemblée constituante avait le projet de dissoudre la plupart des unités militaires de l'Ancien Régime et de les remplacer par des unités constituées de volontaires nationaux. Ce projet prend forme officielle le 21 juin 1791. Ces volontaires n'étant pas assez encadrés et expérimentés, l'Assemblée législative proposa et refusera leurs "amalgames" avec les membres d'anciens régiments royaux, nous sommes le 22 janvier 1792. Finalement la Convention nationale décide de renommer le 26 février 1793 les régiments en "demi-brigades de bataille".

Après de multiples débats stériles concernant "l'amalgame" des ces volontaire avec des soldats de métiers, il fut décidé, le 8 janvier 1794, que cet amalgame serait enfin possible. Aussi chacune de ces "demi-brigades de bataille" seraient désormais composées dans les proportions suivantes:

Guerres de la Révolution française

66e demi-brigades de bataille (1794-1796)

C'est sur le principe de "l'amalgame", d'une part de militaires expérimentés des anciens régiments royaux et d'autre part de volontaire nationaux, que naquit la "66e demi-brigade de bataille" de l'Armée de Sambre-et-Meuse.

Lors de sa création officiel, elle était composée :

Batailles:

En 1796 (arrêté du 18 nivôse an IV), le Directoire décide que toutes les unités seraient renommées "demi-brigade d'infanterie de ligne" et réorganisées. Suite à cette réforme, la 66e demi-brigade de bataille devient le 15 février 1796, "96e demi-brigade d'infanterie de ligne". Par cette nouvelle dissolution le numéro 66 redevient donc vaquant.

66e demi-brigades d'infanterie de ligne (1796-1803)

Cette vacance dans les numérotation sera de courte durée, en effet, le chiffre 66 est redonné dés le 1er juin 1796. A cette date une nouvelle unité d'infanterie va être numérotée "66" et elle est exclusivement composée de volontaires nationaux. Ce sera la "demi-brigade du Finistère" qui participait, au moment de sa nouvelle numérotation, aux "guerres de Vendée" et qui jusqu'ici n'avait aucuns numéro d'appellation. C'est donc le 1er juin 1796 qu'elle fut rebaptisée réglementairement; "66e demi-brigade d'infanterie de ligne".

Elle était constituée :

  • Du 1er bataillon de volontaires du Finistère.
  • Des 1er et 3e bataillons de volontaires de la Marne.

Batailles:

Premier Empire

L'avènement de l'Empire voit une ultime réorganisation de l'armée française et, en 1803, par arrêté du 1er vendémiaire an XII (24 septembre 1803), la "66e demi-brigade d'infanterie de ligne" est renommée "66e régiment d'infanterie de ligne", comme avant la Révolution.

Guadeloupe campagne de rétablissement de l'esclavage (loi du 20 mai 1802)

  • 1802 à 1812 : Basse-Terre, le régiment est envoyé sous les ordres du général Richepanse contre "la révolte des nègres" de Louis Delgrès. Le régiment poursuit Delgrès et ses hommes jusqu'à Matouba où il le tue. Les derniers récalcitrants de l'île sont achevés au lieu-dit "Bel-Air". La poursuite continue sur les îles avoisinantes : Îles des Saintes, Saint-Martin.
  • Sur l'île, le 66e régiment restera en garnison dans la totalité de ses effectifs jusqu'en 1808, puis partiellement jusqu'en 1812, pour maintenir l'ordre public et s'assurer du bon fonctionnement du commerce triangulaire. L'expédition militaire française parvient à rétablir l'esclavage, au prix d'un conflit qui coûtera la vie à dix pour cent de la population guadeloupéenne[1].

Guerre d'indépendance espagnole

Campagne d'Allemagne (1813)

Campagne de France (1814)

Première Restauration monarchique (1814)

Le régiment est renuméroté 62e régiment d'infanterie de ligne. La Guadeloupe, par le Traité de Paris étant de nouveau française, le régiment le 62e RIL forme trois bataillons d'anciens du 66e régiment pour occuper l'île, sous les ordres du colonel Vatable son ancien colonel sur l'île.

Cent-Jours (1er mars au 22 juin 1815)

Les Cent-Jours verront le 66e régiment renaître de deux façons. En effet, lors de son rapide retour, Napoléon Ier promulgue la restauration des anciens numéros régimentaires.

  • D'une part en Europe les anciens membres fidèles à Napoléon faisaient partie des premiers à suivre Napoléon de l'Île d'Elbe. Ils feront partie, pendant ce retour de Napoléon, du corps d'observation des Pyrénées.
  • D'autre part les hommes en garnison sur l'île de la Guadeloupe, sous les ordres du colonel Vatable, reprennent le n° 66 pour leur régiment. Étant les seuls forces militaires françaises de l'île, ils reconnaissent l'Empire le 18 juin 1815. La nouvelle de Waterloo arrive aux Antilles françaises le 3 août, lorsque les anglais débarquent pour reprendre l'île. Ainsi le dernier drapeau français pour la cause de Napoléon fut il celui 66e régiment d'infanterie de ligne. Le régiment lutta à 1 contre 6 et tomba le 10 août 1815 avec l'île aux mains des Anglais, alors que Napoléon était en chemin pour sa captivité sur l'île de Sainte-Hélène.

Les restes du régiment sont rapatriés au Havre, où il est dissous le 9 novembre 1815.

Monarchie de Juillet

Après les Trois Glorieuses et le renversement de la Seconde Restauration, le régiment est recrée à Courbevoie suite au décret du 17 août 1830 de Louis-Philippe.

1831

1832

Participe à l'expédition d'Ancône contre les États pontificaux. Deux bataillons du régiment débarquent de la frégate Victoire et occupe la ville le 23 février 1832. Les 1er et 2e bataillons occuperont cette ville jusqu'en 1839.

Conquête de l'Algérie par la France (1832)

Les 3e et 4e bataillions feront quant à eux partie de l'armée d'Oran, dans le cadre de la conquête de l'Algérie par la France.

1832

1833

  • Combats de Kodour-Delby. (7 mai 1833)
  • Combats de Sidi-Mahatan. (27 mai 1833)
  • Expédition d'Arzeu. (5 juillet 1833)
  • Expédition de Mostaganem. (23 juillet 1833)
  • Expédition de Taffaro. (5 août 1833)
  • Combats d'Ayn Brédéa. (10 octobre 1833)
  • Combat de Tamezoa. (3 décembre 1833).

Les bataillions sont épuisés, décimés par le choléra et envoyé en convalescence à Mers el-Kébir et Oran, où ils tiendront désormais garnison.

1835

  • Combats de Muley-Ismaël. (26 juin 1835)
  • Bataille de la Macta. (28 juin 1835)
  • Deuxième expédition et prise de la Mascara. (1er décembre 1835)

1836

  • Expédition de Tlemcen. (8 janvier 1836)
  • Combat de Sidi-Yacoub. (25 avril 1836)

1839

  • Rentrée en France des compagnies 3 et 4 d'Oran et 1 et 2 d'Ancône. Elles se réunissent et reforme le régiment au complet dans la ville de Lyon au mois de juillet de cette année.

1840

  • Le régiment est entièrement réuni à Paris pour recevoir le corps de Napoléon Ier. Le 3e bataillon ouvre la marche du cortège funèbre qui accompagne la dépouille à l'Hôtel des Invalides. Cet honneur est donné au régiment, car il fut lors des 100 jours le dernier à porter le drapeau et à se battre pour la cause napoléonienne.

1846

  • Intervient lors de la grève des mineurs de Saint-Étienne. À Outre-Furan, les tirs sans sommation délivrés par le régiment sous les ordres du général Charron coûtent la vie à 6 personnes.

1848

  • Le régiment est mis définitivement en garnison à Lyon.

Deuxième République

  • 1849 : Les 1er et 2e bataillons participent à la prise de Rome le 3 juillet. Ils y restent jusqu'en janvier 1850.
  • 1850 : Le régiment déménage de Lyon, pour être cantonné dans les villes de Perpignan, Collioure et Port-Vendres.

Second Empire

Il est stationné en garnison dans les villes suivantes jusqu'en 1863 : Bar-le-duc, Verdun, camp de Châlons-sur-Marne et enfin à Strasbourg.

  • 1853 : Le régiment ne figure pas sur les listes des régiments de la guerre de Crimée. Mais il y envoya 1 000 volontaires.
  • 1854 : Il est appelé à Paris.
  • 1855 : Fait partie de l'armée du Nord à Boulogne sous les ordres de Mac Mahon.
  • 1856 : Réorganisation à 3 bataillons.
  • 1859 : De nouveau à 4 bataillons.
  • 1863 : Repart en Algérie dans le cadre d'une campagne de pacification.
  • 1865 : Combat de Takitount.
  • 1866 : Intervention en Tunisie à Aïn Béïda et Tébessa (aujourd'hui en Algérie).
  • 1867 : Le régiment rentre en France et tient garnison à Antibes.

Guerre de 1870

Pendant la guerre de 70, il y eut deux unités d'infanterie qui portèrent le chiffre 66. En effet il y eut d'une part le régiment 66e "de ligne" composé de militaires de carrière, et d'autre part le régiment "de marche" composé d'appelés tourangeaux, à l'appel de Léon Gambetta dans le cadre du Gouvernement de la Défense nationale, pour constituer une armée de secours dite "armée de la Loire".

Le régiment "de ligne" (Armée du Rhin)

Le régiment forme avec le 67e régiment d'infanterie de ligne la général Frossard.

  • Occupation de Sarrebrük le 2 août 1870.
  • Bataille de Forbach-Spicheren le 6 août 1870.
  • Bataille de Mars-la-Tour le régiment se bat près de Gorze les 16 et 18 août 1870.
  • Siège de Metz (1870) du 20 août au 27 octobre 1870. Lors de la capitulation le régiment part dans son intégralité en captivité. Il a perdu en tout au long de ce siège : 34 officiers et 1 333 hommes (tués et blessés).

Le régiment "de marche" (Armée de la Loire)

Le régiment est crée le 11 décembre 1870 dans la ville de Tours sous les ordres du lieutenant-colonel Le Corbeiller. Ce régiment combat dans le cadre de la 2e armée de la Loire. Il était composé de jeunes appelés de la classe 1870 de Touraine. Il fait partie de la 1re brigade d'infanterie de la Loire, commandée par le général Ritter. Cette dernière entrait dans la composition de la 1re division d'infanterie de la Loire du général (à titre provisoire) Bardin et du 19e corps d'armée de la Loire du général Dargent.

Le 12 décembre, juste après sa création, cette nouvelle unité est envoyée à Cherbourg où elle arrive le 27 décembre. Elle ne combattra quasiment pas contre les Prussiens. Elle reculera comme toute l'armée de la Loire, dans l'extrême rigueur de l'hiver 1870 et les privations alimentaires. Toutefois on peut noter qu'elle participa, avec les hommes du 88e régiment de la garde mobile, aux derniers combats de la guerre à Saint-Mélaine le 18 janvier 1871. L'armistice et signé le 28 janvier 1871, il est reconduit le jusqu'au 12 mars. Le traité préliminaire de paix du 26 février 1871 est signé entre-temps.

Troisième République

1871

Le régiment "de marche" rentre à Tours, le 14 mars 1871. Ce régiment est envoyé pour mater la commune de Limoges. Le 6 avril, la ville est en état de siège, les troupes rétablissent l'ordre sans un seul coup de fusil. Le 1er mai, le 3e bataillon est envoyé à Lyon pour y rétablir l'ordre et y reste stationné jusqu'au 14 juin.

Le 2 septembre 1871 les restes du 66e régiment d'infanterie "de ligne" sont rapatriés de captivité vers Tours. Là il est réorganisé par le lieutenant-colonel Jouanne-Beaulieu.

Suite à cette réorganisation le 11 septembre 1871 le 66e de marche et le 66e de ligne sont fusionnés et sédentarisés à Tours, cette unité reprendra son ancien nom de "66e régiment d'infanterie de ligne".

1881 expédition de Tunisie

La 1re compagnie (Commandant Veau de Lanouvelle) est envoyée le 6 septembre 1881 en Tunisie suite au traité du Bardo. Elle y est envoyée dans le but de mettre en place le Protectorat français de Tunisie, par la force. Elle est intégrée dans un régiment provisoire (Les hommes de la compagnie conservent leurs chiffres 66) ; le 13e régiment de marche de Tunisie commandé par le colonel Moulin. Les deux autres compagnies qui composaient ce régiment provisoire provenaient du 116e régiment d'infanterie de ligne et du 48e régiment d'infanterie de ligne. Ce régiment été affecté à la "3e brigade d'infanterie de renfort" en Tunisie du général Étienne.

La 1re compagnie du 66e RI débarque le 10 septembre 1881 à Kasbah qu'elle prend seule et immédiatement. Par la suite avec le 13e régiment de marche de Tunisie, cette compagnie du 66e RI prend les villes de :

Le 18 avril 1882, le bataillon rentre en France.

1896

Suite à la venue de Nicolas II en France, et dans le cadre de l'Alliance franco-russe, le régiment est jumelé avec le 66e RI russe de Boutirsk.

1899

Suite à crise de Fachoda le gouvernement français décide de renforcer les troupes d'occupation d'Algérie, en prévision de complication avec l'Angleterre. Le 4e bataillon du 66e ainsi que 700 volontaires de la 18e division d'infanterie sont envoyés à Sétif, ils y arrivent le 14 février et en repartent le 3 août.

Belle époque

Dans toute l'armée française, sous la pression du nationalisme au travers la revanche de 1870, les régiments dressent l'état des lieux de leur histoire et forgent leurs traditions. Ainsi pour le 66e RI, c'est notamment lors de de cette période que vont se démocratiser les surnoms du 66e de ligne comme; le "sans-tabac" ou le "six-six".

La jeune Troisième République le fait vivre au rythme des diverses réformes de son ministère de la Guerre, avec par exemple en 1882, le retrait de son appellation "de ligne" comme tous les régiments d'infanterie en France. 1905 voit la fin du tirage au sort par la loi du 21 mars 1905, du gouvernement de Maurice Rouvier. Le service militaire en France devient obligatoire pour une durée de deux ans : l'impôt du sang. Le régiment doit donc mettre en place le service national à partir de 1905.

En 1913, la Loi des trois ans est finalement votée cette nouvelle loi porte à trois ans le service pour les jeunes conscrits. Ainsi, lorsque la Grande Guerre éclatera en août 1914, certains jeunes hommes seront privés de leurs proches pendant 6 ans, 7 ans et dans certains cas 8 ans, quand ce n'était pas pour toujours.

Première Guerre mondiale

Le 66e RI est en garnison à Tours en 1914, il est caserné à la caserne Louis Baraguey d'Hilliers (60 bis, boulevard Thiers.). Il formait la 35e brigade d'infanterie avec le 32e régiment d'infanterie de Châtellerault.

Cette brigade composait la 18e division d'infanterie avec la 36e brigade d'infanterie, elle-même composée du 77e régiment d'infanterie de ligne de Cholet et du 135e régiment d'infanterie de ligne d'Angers.

Cette division dépendait du 9e corps d'armée, (commandant la 9e région militaire, basée elle aussi à Tours).

Le régiment de réserve du 66e RI était le 266e régiment d'infanterie. Voir aussi : Ordre de bataille de l'armée française au début de la Première Guerre mondiale le 1er août 1914.

1914

Citation à l'ordre du 9e corps d'armée, commune avec le 125e régiment d'infanterie de ligne de Poitiers le 14 novembre 1914 [2] (ordre n°57 du 9e CA [3]) et, seul, à l'ordre de la 35e brigade le 24 décembre 1914 [4] [5].

1915

« Des hommes se roulaient à terre, convulsés, toussant, vomissant, crachant le sang. La panique était extrême. Nous étouffions dans un brouillard de chlore. D’un bout de l’horizon à l’autre, le ciel était opaque, d’un vert étrange et sinistre.» (Docteur Octave Béliard, médecin major au régiment).

1916

1917

Autochrome du commandant Tournassaou représentant le drapeau du 66e RI et de sa garde en 1917[9].
  • Somme, du début 1917 à février 1917
  • Champagne, de février à mai 1917
  • Bataille du Chemin des Dames, Aisne, (secteur: Tranchées des casemates) en ligne du 9 mai au 7 juillet 1917. Dans la nuit du 19 au 20 mai 1917 des mutineries ont lieu. Le 3e bataillon refuse de monter en ligne. Les sanctions : 42 hommes mis hors de cause, 21 condamnés à 2 mois de prison avec sursis, 19 autres à 2 mois de prison et permissions retardées[10]. Après la guerre, des rumeurs de décimations du bataillon ont couru, elles ne sont pas avérées.
  • Plateau de Californie, 7 juillet au 23 juillet 1917. Le 11 juillet 1917 le régiment reçois une citation à l'ordre de l'armée [11] (ordre n°286 de la Xe armée [12]).
  • Lorraine-Arracourt-Parroy, août 1917 à fin 1917. Une nouvelle fois cité à l'ordre de l'armée le 17 août 1917[13] (ordre n°294 de la Xe armée [14]). Cette citation ouvre aux hommes du régiment le droit au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 14-18.

1918

Entre-deux-guerres

  • Le 3e bataillon est détaché à l'armée française d'Orient le premier semestre 1919 comme corps d'occupation, il tiendra garnison à Istanbul.
  • Retour dans la garnison de Tours le 14 septembre 1919
  • Le régiment est dissous en 1923.

Seconde Guerre mondiale

Le 66e Régiment d'Infanterie a été reformé le 7 septembre 1939, c'était un régiment de réserve de types "A", Nord-Est. Ce regiment nouvellement recomposé entrait dans la composition de la 18e division d'infanterie (France), qui elle même dépendait du 11e Corps d'armée de la 9e armée française. (Pour plus de détails, voir aussi l'article l'Armée française en 1940.)

1939 la "Drôle de guerre"

  • 2 septembre : Regroupement du personnel constitutif du futur régiment, au centre mobilisateur n° 93. Caserne de Châtellerault.
  • 7 septembre : Procès-verbal de reconstitution du 66e régiment d'infanterie à Châtellerault et présentation de son drapeau.
  • 13 septembre : Arrivée en Lorraine, cantonnement principal à Sorneville.
  • 26 septembre : Occupation du secteur de Saint-Jean-Rohrbach dans le secteur fortifié de la Sarre, (voir ligne Maginot).
  • 8 octobre : Défense de Forbach.
  • 1er novembre : Constitution du corps francs du régiment.
  • 6 décembre : Mise en réserve de la 18e division d'infanterie au camp de Sissonne.

1940 Bataille de France

Fanion de la compagnie de commandement. Offert le 7 avril 1940 par l'association "la sans tabac" des anciens combattants de 14-18 du 66e RI de Tours.
  • 14 janvier : Occupation et mise en défense de la Pointe de Givet.
  • 20 janvier : Occupation du village de Vireux-Molhain.
  • 16 mars : Occupation et mise en défense de la forêt de Saint-Michel (Aisne) près d'Hirson.
  • 7 avril : Remise de fanions au régiment. Dons de la ville de Tours, sur l'initiative des anciens combattants du six-six de 14-18.
  • 11 avril : Mise en mouvement du régiment vers la Belgique. Occupation et mise en défense sur la Meuse du secteur compris entre Houx inclus et Dinant exclus.
  • 10 mai : Ordre d'exécution de la manœuvre générale "Dyle-Breda". (voir : Percée de Sedan)
  • 12 mai : Le pont de Houx tenu par le régiment saute à 15h. 16h, arrivée de la (5e Panzerdivision de Rommel) sur la rive opposée.
  • 13 mai : Au petit matin, la Wehrmacht profite d'un brouillard épais pour traverser la Meuse avec des canots pneumatiques.
  • 14 mai : Le régiment résiste, recule en bon ordre au niveau de Falaën, la Meuse est franchie.
  • 15 mai : Le régiment contient Ermeton-sur-Biert la pression de la 5e Panzerdivision en face, mais est contourné par la 7e Panzerdivision sur sa gauche au niveau d' Anthée.

Vers 13h, les deux canons antichars du régiment sont détruits. À partir de ce moment, il faut bien garder à l'esprit que le régiment ne dispose plus de moyen de lutte contre des chars d'assaut, d'où la retraite irréversible qui suit.

  • 16 mai : Les 1er et 2e bataillons tiennent la ville de Solre-Saint-Géry et le 3e Barbençon. C'est le choc final.
  • 17 mai : Les restes du 1er bataillon repassent la frontière française et tiennent le lieu dit de Reugnies à Cousolre.
  • 18 mai : Des éléments isolés du régiment se battent à Crèvecœur-sur-l'Escaut et sont faits prisonniers.
  • 23 mai : Des elements dispercés du régiment sont regroupés à La Bassée.
  • 24 mai : Ces elements se battent dans le cadre de la défense du camp de Steenvoorde. Attaque des chars allemands. Là, les restes du six-six (8 officiers et 450 hommes) sont versés au 110e régiment d'infanterie. Ils sont immédiatement déployés au sud-est de Saint-Amand (Pas-de-Calais). Attaque des chars allemands. Ils se battront jusqu'à l'évacuation à Dunkerque des derniers rescapés de la bataille.
  • 25 mai : Les restes du régiment, éparpillés un peu partout en France, ainsi que les rapatriés d'Anglettre sont regroupés au camp de la courtine. Là le régiment est dissous, le drapeau stocké dans le camp. Les restes formeront la première compagnie du 90e régiment d'infanterie.

Recréation de 1963

Insigne du régiment lors de sa recréation en 1963

Drapeau

Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[22] :

66e régiment

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec cinq citations à l'ordre de l'armée, deux citations à l'ordre du corps d'armée, une citation à l'ordre de l'armée de Belgique.Croix de guerre Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.

Fait d'armes faisant particulièrement honneur au régiment

Personnages célèbres du régiment

Liens

Sources historiques Ouvrages et publications

Histoire général du régiment

  • Historique du 66e régiment d'infanterie, 1672-1900, rédigé par le capitaine Dumay (Alfred-Hippolyte Dumay), imp E. Arrault, Tours 1900.
  • Précis de l'historique du 66e régiment d'infanterie, depuis sa création, en 1672, jusqu'à nos jours. Impr. de Juliot. 1885.
  • Histoire du 66e régiment d'infanterie, 1672-1820, rédigé par le capitaine Augustin Jean-Louis Galdemar, 1878.
  • Le 66e régiment d'infanterie : Le régiment suisse de Castella, 4e régiment au service de la France 1672-1792, Rodolphe de Castella de Delley, chez l’auteur, 1969.

Guerre de 1870

  • Souvenirs et observations sur la campagne de 1870 (armée du Rhin), depuis notre départ du camp de Châlons (14 juillet) jusqu'à la capitulation de Metz, travail rédigé durant ma captivité à Lübeck, d'après mes notes personnelles prises au jour le jour comme lieutenant au 66e régiment d'infanterie. Appendice : Siège de Paris contre la Commune, du général Anne Albert Devaureix, H. Charles-Lavauzelle, 1909.

14-18

  • Le SIX-SIX à la guerre 1914-1918, par le sergent Fabien Pineau, éditions Bardo & Gallon, Tours 1919.
  • Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918, imp A. Mame, Tours.
  • "Journal de marche" du 66e régiment d'infanterie en 14-18, numérisé et conservé au SHAT (voir liens).
  • Hommage des Tourangelles au Six-Six, septembre 1919. Fêtes du retour des 66e et 266e R.I. et du 70e R.I.T. Récit des fêtes, discours, illustrations et poésies extraites du "Livre d'or". Impr. de A. Mame et fils. 1919
  • La sublime hécatombe, Robert Jamet, imp Albin Michel, 1917. (Témoignage 14-18)
  • Gloire et mouscaille, H. Evein, imp Berger-Levrault, 1933. (Témoignage 14-18)
  • Un toubib sous l'uniforme, carnets de François Perrin, 1908-1918, paru en 2009. (Témoignage 14-18)
  • De la charrue au fusil, Charles Charruau, ACL de Saint-Sylvain d'Anjou, 1993. (Témoignage 14-18)
  • Priére du soldat, De Josaphat Moreau Aumonier au 66e RI. (14-18)

Bataille de France 1939-40

  • Les 66e et 90e R.I. au combat en 1939-1940 : Carnet de route d'un officer, J. Dalat. Poitiers, imp P.Oudin, 1961.(Témoignage 39-40)

Notes et références

  1. France. Assemblée nationale, Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des chambres françaises : XVIIIe ‑ XIXe siècle : 1787-1864, Paris, s.n., 1864 [lire en ligne] . (notice BNF no FRBNF36600672r)
  2. Le SIX-SIX à la guerre de 1914-1918, Tours, Bardo & Gallon, 1919, aucune éd., 63 p. [lire en ligne] 
  3. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 11 / 110 
  4. Le SIX-SIX à la guerre de 1914-1918, Tours, Bardo & Gallon, 1919, aucune éd., 63 p. [lire en ligne] 
  5. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 12 / 110 
  6. Sans tabac. Lettre jointe au dépôt., X, [s.n.?], 1916, 51 p. [lire en ligne], p. Ligne 6 Vue 2 / 228 .
  7. Le SIX-SIX à la guerre de 1914-1918, Tours, Bardo & Gallon, 1919, aucune éd., 63 p. [lire en ligne] 
  8. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 17 / 110 
  9. La croix de guerre sur la cravate du drapeau comporte une palme et trois clous. Cette palme à été décernée le 11 juillet 1917 et le régiment en recevra une autre le 17 août 1917, 1917 .
  10. Archives de la justice militaire du 9e CA, sous dossier "66e RI". : Carton 19N1558, X, [s.n.?], 1917 .
  11. Le SIX-SIX à la guerre de 1914-1918, Tours, Bardo & Gallon, 1919, aucune éd., 63 p. [lire en ligne] 
  12. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 20 / 110 
  13. Le SIX-SIX à la guerre de 1914-1918, Tours, Bardo & Gallon, 1919, aucune éd., 63 p. [lire en ligne] 
  14. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 22 / 110 
  15. Le SIX-SIX à la guerre de 1914-1918, Tours, Bardo & Gallon, 1919, aucune éd., 63 p. [lire en ligne] 
  16. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 24 / 110 
  17. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 24 / 110 
  18. Le SIX-SIX à la guerre de 1914-1918, Tours, Bardo & Gallon, 1919, aucune éd., 63 p. [lire en ligne] 
  19. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 26 / 110 
  20. Le SIX-SIX à la guerre de 1914-1918, Tours, Bardo & Gallon, 1919, aucune éd., 63 p. [lire en ligne] 
  21. Historique des 66e régiment d’infanterie, 266e régiment d’infanterie et 70e régiment d’infanterie territoriale pendant la guerre 1914-1918., Tours, imp A. Mame, 1919, 38 554e éd., 110 p., p. 28 / 110 
  22. Décision n° 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n° 27, 9 novembre 2007

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