501e régiment de chars de combat
501e régiment de chars de combat
Insigne régimentaire du 501e Régiment de Chars de Combat, devise En TUER.jpg

Insigne régimentaire du 501e régiment de chars de combat

Période 19181994
puis recréation du 501e-503e régiment de chars de combat
Le 503e RCC a été dissous le 23 juin 2009
Pays Drapeau de France France
Branche Armée de terre
Type l'arme blindée cavalerie
Rôle Régiment de chars de combat
Fait partie de 2e brigade blindée
Garnison Mourmelon-le-Grand (Marne)
Devise En tuer! et "501, France libre !"
Inscriptions sur l’emblème l'Aisne 1918
Soissonnais 1918
Champagne 1918
Belgique 1918
El- Alamein 1942
Paris 1944
Strasbourg 1944
Anniversaire Saint Georges (23 avril) et Berry-au-Bac (16 avril)
Décorations Croix de la Libération
Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
Croix de guerre 1939-1945
deux palmes
Presidential Unit Citation
Flag of Free France 1940-1944.svg

Le 501e régiment de chars de combat est une unité de chars, créé le 13 mai 1918, qui s'est illustré dans les campagnes de la France libre, puis au sein de la 2e division blindée du général Leclerc.

En 1994, le 501e R.C.C. est amalgamé au 503e R.C.C, pour former le 501e-503e régiment de chars de combat, basé à Mourmelon. Le 503e RCC a été dissout le 23 juin 2009.

Sommaire

Historique

  • 1916 : Artillerie d'assaut. Le 501e Régiment d'Artillerie Spéciale (plus tard renommé RCC : Régiment de Chars de Combat) fut la première unité formée selon la nouvelle organisation des troupes blindées début 1918. Il était composé des 1er, 2e et 3e bataillons de chars légers (BCC), créés en février et mars 1918, et équipés de chars Renault FT. Chaque bataillon comprenait trois compagnies numérotées à partir de 301[1].
  • 1918 : 501e RCC :
1er bataillon 
A.S. 301, 302, 303
2e bataillon  
A.S. 304, 305, 306
3e bataillon  
A.S. 307, 308, 309
Groupement I  
A.S. 2, 4, 5, 9

Garnisons

  • 1918-1939 : Tours
  • août 1939 - juin 1940 : Campagne de France (1er et 2e BCC )
  • novembre 1945-avril 1946 : Alençon
  • 1946-1994 : Rambouillet (Dissolution oct. 1994)
  • Depuis octobre 1994 : Groupe d'escadrons à Mourmelon

Chefs de corps

Depuis 1943 
1961 : Lalo
1963 : Fournier
1965 : Y. Michaut
1968 : Philiponnat
1970 : Lewin
1972 : de Rochegonde
1974 : Courtois
1976 : Espieux
1978 : Arnold
1980 : Bouche
1982 : Genest
1984 : Guinard
1986 : Roux
1988 : de Fontaine
1990 : Aumonier
1992 : Colonel Cuche
Depuis 1994 Chefs du GE 501 (groupe d’escadrons 501)
1994 : Vauvillier
1996 : Proust
1998 : de Castelbajac
2000 : Maguin
2002 : Temporel
2004 : Pesqueur
2006 : Bossion
2008 : Gelfi
Depuis 2008, chefs de corps du 501e RCC:
2008 : Nimser
2010 : Reichert

Campagnes

Première Guerre mondiale

  • Le 16 avril 1917, sous les ordres du chef d’escadrons Bossut, 132 chars Schneider attaquent à Berry-au-Bac. C’est la première attaque de chars de tous les temps. À partir de ce premier groupement de chars, est créé le 13 mai 1918, le 501e régiment d’artillerie spéciale (501 RAS).
  • le 501e est engagé outre-mer c’est le cas au sein de l’armée de l’Orient en Crimée où il contient la révolution bolchévique jusqu’en mai 1919. Le 13 mai 1920, le régiment prend son nom définitif : 501e régiment de chars de combat et s’installe à Tours.

Deuxième Guerre mondiale

En France 1939-1940 ; Dakar et Gabon 1940 ; Syrie 1941 ; Égypte et Libye 1942-1943 ; Tunisie 1943 ; France et Allemagne 1944-1945

  • Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate, le régiment est dissocié et forme deux bataillons de chars (1er et 2e BCC). Ses compagnies sont engagées individuellement. À partir de la 342e compagnie autonome de retour de Narvik, va être donné naissance à la 1re compagnie autonome de chars de la France libre. Elle participe à la campagne du Gabon, aux combats de Syrie, à la grande bataille d’El Alamein et à celle de Medenine. Deux autres compagnies créées en 1940 et 1941 fusionnent ensuite avec celle-ci pour reconstituer le régiment à Sabratha en Tripolitaine (le régiment s’articule alors en quatre compagnies de combat).
  • Le Crusader char de combat Britannique, la première compagnie de char de la France libre en fut équipée puisque servant dans les rangs de la VIII armée Britannique qui opérait à partir de l'Égypte. Cette compagnie appartenant à la "colonne volante" donne naissance avec la 2e et 3e compagnie au 501e RCC qui s'illustra au sein de la 2e DB.
  • Après avoir rejoint l’Angleterre avec la 2e DB, en avril 1944, le 501e débarque le 3 août, aux Bancs de Grand Vey, sur la côte nord-est de Carentan. Il entreprend alors une marche victorieuse jalonnée par la libération de Paris, puis celle de Strasbourg et finit la campagne en pénétrant, le 5 mai 1945, dans Berchtesgarden où il s’empare du Berghof, demeure préférée de Hitler. En 10 mois de campagne, le régiment a infligé aux troupes de l'Axe les pertes suivantes : 78 chars, 90 canons, 150 véhicules et fait plus de 6000 prisonniers, dont le général von Choltitz, qui commandait les troupes allemandes à Paris.
    Il reçoit du commandement américain la « Presidential Unit Citation ».
    À la fin de la campagne, le général Leclerc dira « Jamais le 501e ne m’a déçu »[2].


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De 1945 à nos jours

  • Le 1er septembre 1990, le chef d’état-major de l’armée de terre décidait de créer à titre expérimental, à partir du 4e régiment de dragons et du 503e régiment de chars de combat, un Régiment de Chars de 80 chars comprenant deux groupes d’escadrons (GE).
  • Le 31 août 1994, le 501e régiment de chars de combat était dissout à Rambouillet. Simultanément, le groupe d’escadron 4e RD prenait l’appellation de groupe d’escadrons 501. Cette évolution faisait apparaître dans l’ordre de bataille de l’Armée de Terre le 501e-503e régiment de chars de combat.
  • Le 23 juin 2009 le 503e RCC a été dissout.
  • Un quatrième escadron de combat du 501e a été créé à partir d'un escadron du 503e suite à sa dissolution, commandé par le CNE VIELZEUF puis le CNE TERRIER au retour du LIBAN en septembre 2010.
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Etendard

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3]:

501e régiment de chars de combat - drapeau.svg

Sa cravate est décorée :

La Fourragère : aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 avec olive aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1939-1945 puis la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de la Libération. Voir la liste des compagnons de la Libération.

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  • En 1939 les unités suivantes portaient la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918 :
  • A.S.301 : trois palmes
  • A.S.302 : trois palmes
  • A.S.303 : trois palmes
  • A.S.304 : deux palmes
  • A.S.305 : deux palmes
  • A.S.306 : deux palmes
  • D'après l'Historique du 501 RAS, le 3e Bataillon (soit les compagnies AS 307, 308 et 309) aurait reçu quatre citations à l'ordre de l'Armée (quatre palmes) pour la Grande Guerre (Ordre no 14733 "D" du G.Q.G. du 21 mars 1919 ; A l'Ordre de la Xe Armée no 342 du 11 octobre 1918 ; Ordre no 22126 du Maréchal Commandant en Chef du 13 janvier 1919 ; Ordre à retrouver car par l'Ordre 150 "F" le droit au port de la Fourragère est conféré : Aux couleurs du ruban de la MEDAILLE MILITAIRE aux COMPAGNIES 307, 308, 309 du 501e R.A.S. de Chars lLégers, qui ont obtenu quatre citations à l'Ordre de l'Armée pour leur belle conduite devant l'ennemi.
  • A noter que les compagnies 307, 308 et 309 du 501e RAS ont obtenu la fourragère à l'ordre de la Médaille militaire après avoir eu quatre citations à l'Ordre de l'Armée pour leur belle conduite devant l'ennemi mais que le 501e RCC n'a jamais porté cette dernière fourragère[4].

Insigne

  • Le chevalier armé de toutes pièces est un symbole suffisamment parlant. Son épée en forme de croix de Lorraine rappelle la résurrection du régiment dans les rangs de la France Libre, en 1943.

Devise

  • "En tuer!" et 501, France libre !
  • hakka régimentaire:

instauré par le chef d'escadrons Bossut pour les tout premiers équipages de l'artillerie d'assaut, ce cri est une reprise d'un hakka importé du Pacifique car Bossut pratiquait le rugby avec enthousiasme. En effet, ce sport nécessite combativité, agressivité, endurance et rusticité, autant de traits de caractères indispensable pour faire un bon tankiste. ""Rick, rick, rick de rick, Houpla houpla hé, aki aka, kahi kaha, ah ah ah !""

Compagnons de la Libération

Plusieurs officiers du 501e RCC ont été nommés Compagnon de la Libération pour leur participation aux opérations de la France Libre :

  • les capitaines Jean Volvey, Daniel Divry, Georges Buis et les lieutenant Robert Galley, Pierre Beaugrand, Roger Touny et Jacques Hébert(1re compagnie),
  • les capitaines Jacques Branet et Alain de Boissieu (3e compagnie)
  • Le lieutenant Louis Michard (2e Compagnie, 1re Section)
  • Le lieutenant Raymond Meyer
  • le lieutenant Jean Nanterre (4e compagnie)
  • Alexandre Krementchousky de la section médicale

Parmi les sous officiers : Robert Abraham, Alfred de Schamphelaëre, Henri Malin.

Notes et références

  1. Histoires vraies, Louis Vergne. Anovi, 2002 (D'après Eric Labayle)
  2. http://web.me.com/olivier_froissant/501/Historique_du_501eme_R.C.C.html
  3. Décision n° 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n° 27, 9 novembre 2007
  4. Ordre général n° 150 F - source : Historique du 501e RAS édité par la Maison Alfred MANE et fils, imprimeurs à Tours).

Sources et bibliographies

  • Andolenko(général), Recueil d'historique de l'arme blindée et de la cavalerie, Paris, Eurimprim, 1968.
  • Adrien Bélanger Auteur en autoédition - ISBN : 2-9523027-1-5 - 344 pages A5 - dépôt légal de septembre 2005 - "POUR ALLER DELIVRER MES FRERES" - LOUIS MICHARD" (Chamblet, Allier [1914]- Grussenheim, Alsace [1945]- Compagnon de la Libération - 501e RCC de la 2e DB).
  • 501e régiment de chars de combat. Le chemin le plus long. Chronique de la compagnie de char de combat du général de Gaule (1940-1945). (Edts maisonneuve & larose)
  • Avec les chars d'assaut, Marcel Fourier. Hachette, 1919 (Témoins, p. 308-310)
  • Sturmpionier - Passion histoire et militaria guerre 14-18. Au sommaire du numéro 52 (février/mars/avril 2011).

Voir aussi

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