4e régiment d'infanterie de marine
Logo insigne des troupes de marine.
4e Régiment d'Infanterie Marine
4e régiment d'infanterie coloniale .jpgInsigne régimentaire du 4e R.I.C.jpg

4e Régiment d'Infanterie de Marine
4e Régiment d'Infanterie Coloniale

Période 31 août 185430 juin 1998
Pays Drapeau de France France
Branche armée de terre
Type Troupes de marine
Rôle Infanterie
Garnison Toulon et Fréjus
Ancienne dénomination 4e R.I.C.
Couleurs rouge et bleu
Devise J'y suis j'y reste
Inscriptions sur l’emblème Sébastopol 1854-55
Saïgon 1859
Bazeilles 1870
Tuyen-Quan 1885
Maroc 1907-1913
la Marne 1914
Champagne 1915
la Cerna 1916
AFN 1952-1962
Anniversaire Bazeilles
Guerres Guerre de Crimée
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes

Le 4e régiment d'infanterie marine est un régiment français. Ce régiment fait partie des « Quatre Grands » de l'Infanterie de Marine avec les 1er, 2e, 3e régiments d'infanterie de marine, mais il fut dissous en 1998. Avec ses frères d'armes, le 1er régiment d'artillerie de marine puis le 2e régiment d'artillerie de marine, il forma une des deux brigades de la Division Bleue.

Sommaire

Création et différentes dénominations

  • Les origines de ce régiment remontent au Royal Marine fondé par Louis XIV en 1669.
  • Le 4e régiment d'infanterie de marine est créé à partir d'éléments du régiment de Brest.
  • Le 4e régiment d'infanterie de marine du 31 août 1854 jusqu'au 31 décembre 1900, garnison de tradition Toulon.
  • En 1857 le 4e régiment d'infanterie de marine a 22 compagnies à Toulon, 5 à la Réunion, 5 au Sénégal, 2 à Gorée.
  • Le 1er janvier 1901 il devient 4e régiment d'infanterie coloniale.
  • En 1914 il appartient à la 2e division coloniale sous les ordres du général Leblois. À la fin de la guerre il appartient à la 16e D.I.C..
  • Toujours 4e R.I.C. jusqu'au 30 avril 1923.
  • Le 1er mai 1923 il devient 4e régiment de tirailleurs coloniaux (4e R.T.C) par changement d'appellation.
  • 4e régiment d'infanterie coloniale le 15 octobre 1939.
  • Recréé à Toulon pour la campagne.
  • Juillet 1940. Il appartient à la 2e division coloniale, général Maignan : 4e R.I.C. avec des éléments divers.
  • 4e bataillon d'infanterie coloniale du 1er mai 1947 jusqu'au 31 mars 1949.
  • 4e régiment d'infanterie coloniale le 1er mai 1949.
  • À Toulon le 30 novembre 1958.
  • 4e régiment d'infanterie de marine le 1er décembre 1958 jusqu'au 31 janvier 1959.
  • 1er bataillon du 4e régiment d'infanterie de marine le 1er février 1959.
  • À Toulon le 15 juin 1962.
Insigne d'épaule l'ancre d'infanterie de marine.
  • Centre d'instruction du 4e régiment d'infanterie de marine le 16 juin 1962.
  • À Toulon le 30 juin 1972.
  • 4e régiment d'infanterie de marine le 1er juillet 1977.
  • Le régiment quitte définitivement la garnison de Toulon pour rejoindre Fréjus le 1er janvier 1979.
  • Le régiment est séparé en deux en 1980, une moitié du 4e rejoint Perpignan où elle incorpore les effectifs du 24e RIMa dissous. L'autre moitié est fondue au sein du GITDM à Fréjus qui devient dépositaire du drapeau du 4e régiment d'infanterie de marine.
  • Le 1er juillet 1986 le régiment qui se trouve à Perpignan et ses personnels rejoignent Fréjus tandis que le 24e régiment d'infanterie de marine se reconstitue dans son ancienne garnison.
  • Le 30 juin 1998 le régiment est dissout après 144 ans de présence.
  • Le 14 juin 2001 la garde de son drapeau est confié au SMA de Mayotte et celui du 6e RTS dont la garde avait été confiée et transmise au 21e régiment d'infanterie de marine[1],[2].

Historique des garnisons, combats et bataille

Second Empire


Le 4e régiment d'infanterie de marine s'illustre tout d'abord en Crimée (1854-1855) où il participe au siège de Sébastopol. À l'issue de cette campagne, l'empereur décide que le drapeau du 4e régiment d'infanterie de marine portera en lettres d'or « Sébastopol ».
Puis dans la campagne d’Italie en 1858.
Il est engagé au Sénégal alors administré par le général Faidherbe, puis en Chine, lors de Révolte des Taipings
C'est ensuite en Cochinchine (1859-1861) que le 4e régiment d'infanterie de marine est appelé à combattre, puis au Tonkin (1884-1855), campagnes qui valurent au régiment de nouvelles inscriptions au drapeau:
Saigon (1859)-Ki Hoa (1861)-Langson (1884)-Tuyen Quan (1885).( Sébastopol 1854-1855 - Saïgon 1859 - Ki Hoa 1861 - Langson 1884 - Tuyen Quan 1885, les batailles sont aussi reportées sur le drapeau du 22e R.I.C)[3].

1870 à 1914

  • Entre deux campagnes coloniales, le 4e régiment d'infanterie de marine est engagé à Bazeilles en 1870 lors de la guerre franco-prussienne[4].
  • De 1873 à 1885 le régiment est au Tonkin. Puis huite de ses compagnies est à Madagascar, elles assurent la pacification de l’île, jusqu’à la fin de l’année 1885 jusqu'au traité de paix entre la France et la reine.
  • 1er mars 1890 : par dédoublement, le *8e régiment d'infanterie de marine* est créé.
  • En 1900 il prend l'appellation de 4e régiment d'infanterie coloniale et est regroupé à Toulon. Cette même année, il intègre une section de télégraphistes coloniaux.
  • De 1907 à 1913 il prend part à la pacification du Maroc.
  • En 1914 il est toujours stationné à Toulon, il fait partie de la 4e brigade coloniale.
  • Le 1er avril 1915 les premiers contingents des troupes coloniales débarquent à Fréjus. Toutes les troupes levées d'outre-mer sont présentes: Africains, malgaches, Indochinois. Des camps provisoires sont rapidement installés pour les accueillir. Ces installations constituent très vite un vaste ensemble baptisé « camp du Sud-Est » qui accueille dès juin 1915 plus de 45 000 hommes. Les logements dans des bâtiments de briques rouges sont complétés par des baraques provisoires en bois et des camps de toile.

Rattachements :


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Première Guerre mondiale

Rattachements

casernement en 1914 : Toulon 4e brigade coloniale.
2e division d'infanterie coloniale : août 1914 - novembre 1916
16e division d'infanterie coloniale : novembre 1916 - novembre 1918

1914

1915

Insigne de la 3e compagnie et fourragère du 4e RIMa

1916

1917

Armée d'Orient

  • 9 mai : Piton Rocheux, Piton Jaune

1918

  • 18-30 septembre : Serbie : Skra di Legen

L'entre-deux-guerres

Les installations connurent leur plein développement juste après la Grande Guerre. La garnison de Fréjus devint un centre de formation et de perfectionnement tout comme un centre de transit. La garnison connut une vie animée (cliques, nouba, fêtes).
Le 1er mai 1923 il devient le 4e régiment de tirailleurs coloniaux (4eR.T.C) par changement d'appellation.
Durant l’entre-deux-guerres, il participe à la campagne du Levant en 1925[3].

La Seconde Guerre mondiale

Le 4e régiment d'infanterie coloniale recréé à Toulon pour la campagne le 15 octobre 1939.
Le 4e R.I.C. avec des éléments divers, appartient à la 2e division coloniale, sous les ordres du général Maignan. Le régiment est engagé sur le Rhin puis dans l’Aisne au début du second conflit mondial. Dissout en juillet 1940.
Le 1er mars 1943, le « 4 » est reconstitué au Sénégal au sein de la 9e division d’infanterie coloniale.
Il participe à la conquête de l’île d’Elbe, le 17 juin 1944.
Deux mois plus tard, c’est le débarquement en Provence à Saint Tropez, Saint Raphael puis Toulon. Il est de tous les combats de la Libération jusqu’au 31 octobre 1944.
Avec la Seconde Guerre mondiale, Fréjus conserva son importance. Si après le débarquement de Provence, les camps furent rendus à leur mission première, à partir de 1945, les camps du Sud-Est reprirent leur rôle de centre d'entraînement et de transit. En abritant le centre d'organisation du corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient. Puis centre d'instruction précoloniale, avant de rejoindre l'Indochine, Madagascar et plus tard l'Afrique du Nord
Après 1960, la garnison perdit ses détachements africains, dont le dernier quitte Puget en septembre 1964. Les camps du Sud-Est était composé d'environ 12 000 hommes puis de quatre hôpitaux, des cimetières sont créés (cimetière annamite, cimetière africain de La Baume). Par la suite le domaine militaire s'est restreint, des camps furent abandonnés (comme le camp Galliéni, le camp Robert, le camp Caïs). Ses terrains en 2011 sont aujourd'hui occupés par un complexe sportif et par le Mémorial des guerres en Indochine[3].


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L'après Seconde Guerre mondiale

  • Il est dissous en février 1946.
  • Il est recréé le 1er avril 1949 à Toulon à la caserne Grignan. Il participe aux opérations d’Afrique du Nord, de Suez en 1956, puis d’Algérie.
  • Il sera présent à Toulon jusqu’en 1979.
  • En 1979 il prend ses quartiers à Fréjus (*au camp Le Coq), en 1978 il appartient à la Ve région Militaire, 53e division militaire territoriale.
  • Puis en 1980 il sera à Perpignan.
  • Quand en 1985 le régiment revient au complet à Fréjus.
  • Le 30 juin 1998 le régiment est dissout.
  • On y trouve actuellement le 21e régiment d'infanterie de marine[3].

(*Appelé initialement Camp de la Lègue, il fut baptisé après la seconde guerre mondiale du nom d’un officier mort pour la France en Indochine en mars 1945. Ayant servi au Soudan et en Mauritanie, le colonel Le Cocq était surnommé le Grand Méhariste. Compagnon de la Libération, Le Cocq fut inhumé au cimetière Alphonse Karr à Saint-Raphaël.)[5]

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    • Filiation du G.I.T.D.M: (Groupement d'Instruction des Troupes de Marine).


  • En 1954 le centre d'organisation du CEFEO (Corps Expéditionnaire Français d'Extrême-Orient), par changement d’appellation du G.I.T.C.M. (Groupement d'Instruction des Troupes Coloniales en Métropole).
  • En 1958 par changement d’appellation du G.I.T.T.O.M: (Groupement d’Instruction et Transit des Troupes d’Outre Mer).
  • En 1961 par changement d’appellation du G.I.T.T.D.M. (Groupement d'Instruction et de Transit des Troupes de Marine)
  • En 1965, par changement d’appellation du G.I.T.D.M. ( Groupement d'Instruction des Troupes de Marine) Il est dissous en 1970.


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Chefs de corps

  • 1854 : Colonel Berlin du Château
  • 1855 : Colonel de Cendrecourt
  • 1855 : Colonel Reybaud
  • 1856 : Colonel Brunet
  • 1859 : Colonel Cappe
  • 1864 : Colonel Reboul
  • 1867 : Colonel d'Arbaud
  • 1877 : Colonel de Maission
  • 1879 : Colonel Bégin
  • 1881 : Colonel Biriet
  • 1882 : Colonel Laurent
  • 1883 : Colonel Bourchet
  • 1884 : Colonel Ligier
  • 1886 : Colonel Voyron
  • 1888 : Colonel Dodds
  • 1889 : Colonel Pernot
  • 1890 : Colonel Badens
  • 12 juillet 1914 - 6 août 1914 : Général Gadel


  • 1957-1961 : Chef de bataillon (futur général) Jacques Hogard
  • 1961-1963 : lieutenant-colonel Braquet puis lieutenant-colonel Cames (C.I. du 4e RIMA à Toulon)
  • 1963-1965 : Colonel …?
  • 1965-1967 : Colonel Jeanblanc
  • 1967-1969 : Colonel …?
  • 1969-1971 : Colonel Robecat à Toulon.
  • 1971-1973 : Colonel Marion à Toulon.
  • 1973-1975 : Lieutenant Colonel De Buyer (Toulon).
  • 1975-1977 : Colonel …?
  • 1977-1979 : Colonel Paillard Jacques (Toulon).
  • 1979-1980 : Colonel Metayer à Fréjus.
  • 1980-1981 : Colonel Metayer à Perpignan.
  • 1981-1983 : Colonel Pelletier Alain à Perpignan.
  • 1983-1985 : Colonel Paveau Gérard à Perpignan.
  • 1985-1987 : Colonel Léonardi Joseph à Perpignan.
  • 1985-1987 : Colonel Pirson à Fréjus.
  • 1987-1989 : Colonel Messaoudi.
  • 1989-1991 : Colonel Ronde André.
  • 1991-1993 : Colonel Trélaün Michel.
  • 1993-1995 : Colonel Moreau.(Général de corps d'armée Moreau (Jean-Loup) est nommé inspecteur de l'armée de terre à compter du 1er août 2008. Il est maintenu dans la 1re section des officiers généraux de l'armée de terre jusqu'au 31 août 2009).
  • 1995-1997 : Colonel …?
  • 1997-1998 : Colonel …?


Insigne du 4e régiment d'infanterie marine

(4e régiment d'infanterie de marine)
(4e régiment d'infanterie coloniale)

Héraldique

Signification

Une ancre de marine avec un bouclier entouré d'inscriptions se référant aux cinq batailles auxquelles il a participé avec des sabres au nombre de sept. La croix sur fond azur est l'emblème de Toulon où le régiment eut d'abord sa garnison.

Drapeau du régiment

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[6],[7]:

Drapeau du 4e regiment d'infanterie de marine

Décorations

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes.

Puis de la fourragère portée par les marsouins aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 reçu le 1er octobre 1919.

Devise

« J'y suis j'y reste »

Traditions

Portrait d'un Adjudant TDM.
La fête des troupes de marine

Elle est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de BAZEILLES . Ce village qui a été 4 fois repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870.

Et au Nom de Dieu, vive la coloniale

Les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.

Notes et références

  1. Service Historique de l'Armée de Terre, pavillon des Armes (vieux fort). Château de Vincennes 94303 Vincennes Cedex 06
  2. Musée des troupes de marine, route de Bagnols en Forêt - BP 94 83608 FRÉJUS cedex
  3. a, b, c, d et e Sources : - Les Troupes de Marine - Quatre siècles d'histoire - Edition LAVAUZELLE
  4. Historique du 22e régiment d'infanterie de marine, atelier Alinéa, 23 avenue de Tresserve Aix-Les-Bains.
  5. Source : AAMTDM, 21 route Bagnols Fréjus 83370
  6. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  7. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Sources et bibliographie

  • Cliquer sur unité dissoute du 4e RIMa à gauche de l'image.
  • Erwan Bergot, La coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, imprimé en France : décembre 1982, n° d'éditeur 7576, n° d'imprimeur 31129, sur les presses de l'imprimerie Hérissey.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes


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