Begag Azouz

Azouz Begag

Azouz Begag
Bayrou Bercy 2007-04-18 n22.jpg
Azouz Begag au Palais omnisports de Paris-Bercy, le 18 avril 2007, lors d'un meeting de François Bayrou
Ministre de la Promotion de l'égalité des chances
2 juin 2005 - 5 avril 2007
Président(s) Jacques Chirac
Gouvernement(s) Villepin
Biographie
Nom de naissance Azouz Begag
Date de naissance 5 février 1957 (52 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Lyon, Rhône
Nationalité Française
Profession Homme politique
Écrivain
Chercheur

Azouz Begag (né le 5 février 1957 à Lyon, Rhône) est un homme politique, écrivain et chercheur français en économie et sociologie. Il est chargé de recherche du CNRS à l'université Paris-IV.

Il a été ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances du 2 juin 2005 au 5 avril 2007 sous le gouvernement Dominique de Villepin.

Sommaire

Biographie

Azouz Begag est né à Lyon en 1957 de Messaouda et Bouzid Begag. Ses parents sont originaires d'Algérie, ex-ouvriers agricoles à Sétif et émigrés en France en 1949. En arrivant en France, ils pensent qu´ils y vont rester un an, gagner beaucoup d´argent, et retourner dans une Mercedes neuve[1]. Cependant ils y restent jusqu'à leur mort. Azouz Begag est père de deux filles.

Il passe les dix premières années de sa vie à Villeurbanne, dans un bidonville, sans électricité ni eau courante. Très vite Azouz Begag se rend compte de la misère de ses parents. Quand il a six ans, il rêve de devenir professeur. Il veut aussi être comédien ou encore « président comme Nasser ». Son père lui répète toujours : « Moi, je travaille à l'usine, ton unique devoir est d´apprendre à l´école. Tu dois être le meilleur des meilleurs[2]. » À l´école, il connaît le racisme : « Les Arabes devaient travailler plus que les autres enfants s´ils voulaient être appréciés[3]. » Comme ses parents ne parlent que très peu le français, ils ne savent pas que leurs enfants sont discriminés : « Ils ne nous expliquaient rien, car ils ne comprenaient rien de tout ce qui se passait autour de nous. C´était nous qui leur expliquions la réalité en France[4]. »

Entré au collège Saint-Exupéry de la Croix-Rousse en 1967, il déménage deux ans plus tard, avec sa famille, en HLM à la cité de la Duchère à Lyon.

Azouz et ses frères passent chaque été en Algérie. Ils étudient des filières techniques pour devenir ingénieurs. Ils pensent que la situation en Algérie va s´améliorer et qu´ils pourront y « retourner ». Mais à mesure qu´ils grandissent ils ont toujours moins envie de quitter la France : « Nous aimions de plus en plus la France et nous ne voulions plus quitter la vie que nous menions ici[5]. » Mais l´intégration dans la société française n´était pas facile pour autant :

« À 16 ou 17 ans, j´ai cherché à entrer dans la société française – ce que je n´avais pas fait dans le bidonville, puisque c´était comme si j´avais été en Algérie – parce que j´ai commencé à draguer à chercher les filles. C´est là que je me suis heurté à cette société qui, justement, protège ses femmes contre l´invasion des étrangers. C´est toujours par la femme que la société se mélange. À l´âge de 16 ou 17 ans ont commencé les humiliations dans les discothèques où j´essayais d´aller avec les copains. Là j´ai compris que c´était l´Afrique du Sud, l´apartheid, le handicap d´avoir une peau noire, une peau bronzée[6]. »

Avec ses parents, il visite l´Algérie à la fin des années 70 et manque de se faire enrôler dans l´armée algérienne :

« À l´époque, j´étais en plein cycle d´études universitaires et ne pouvais m´offrir le luxe de m´absenter deux longues années pour effectuer un service militaire dans une caserne au fin fond du Sahara, à Tindouf ou à Tamanrasset, à apprendre le maniement de la kalachnikov, le pilotage du Mig 21 soviétique, tout en dormant la nuit d´un seul œil pour surveiller les scorpions sahariens amateurs de chair fraîche immigrée[7]. »

Azouz Begag, alors de nationalité algérienne, n'effectue pas son service national et intègre, en 1984, le Laboratoire d’économie des transports de l’université Lyon 2 où il se spécialisera dans la sociologie des transports, en travaillant essentiellement sur « les difficultés des jeunes d’origine maghrébine[8]. »

Il confirmera son choix de la nationalité algérienne en 1986[9]. Cependant il ne retournera en Algérie qu´en 2002, pour y enterrer son père.

Dans les années 1980, il se rend compte qu´il ne veut plus « retourner définitivement » en Algérie :

«Oui, jusqu´à l´âge de vingt-cinq, vingt-sept ans je voulais un jour retourner en Algérie, construire l´Algérie und so weiter, mais maintenant c´est fini. Alors maintenant je me considère comme un Français d´origine maghrébine en France et je veux ouvrir la signification du être français heute[10]...

Qu´est-ce qui lui manquait en Algérie?

« La mentalité occidentale, la liberté, les dollars. Et le plus important, la liberté individuelle. En France, elle est absolue ; en Algérie, elle n´existe pas. Je suis un écrivain, un artiste, et aussi un peu un anarchiste. J´aime le désordre, tout ce qui n´est pas normal. En Europe, j´ai les conditions idéales pour mon travail. Mon cœur choisirait peut-être la vie en Algérie, mais ma raison choisit la France[11].

Agnostique, Azouz Begag respecte néanmoins le ramadan[12].

Azouz Begag obtient un doctorat en économie à l'université Lyon 2 sur le thème « L'Immigré et sa ville ». Il combine ensuite des fonctions de chercheur au CNRS et à la Maison des sciences sociales et humaines de Lyon depuis 1980, et d'enseignant à l’École centrale de Lyon. Son travail de chercheur porte largement sur la mobilité des populations immigrées dans les espaces urbains. En 1988, il est visiting professor (professeur invité) à l’Université Cornell durant une saison universitaire, chargé d'un cours semestriel sur les immigrations en Europe de l'Ouest. Il est depuis 2000 membre du laboratoire « Espace et culture » (Paris-4 - CNRS).

En 1987, il demande la nationalité française qu'il obtient en 1989[13].

Dans les années 1990, il parle lors d'un discours de son identité:

« J´aimerais bien être marié à plusieurs femmes, cela me plaît. Je dis cela pour dire qu´il y a un Arabe très traditionnel, très macho et dur, qui existe en moi. Il ne demande qu´à se réveiller. Tous les jours il frappe à ma porte pour sortir, pour s´exprimer. Mais je suis intelligent, cultivé, né à Lyon et je me suis frotté à la société française depuis plusieurs dizaines d´années, je lui dis : “Reste où tu es.“[14] »

Il est membre du Conseil économique et social en 2004, au titre des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social, scientifique ou culturel, désigné sur proposition du Premier ministre (2004 – 2005) après une mission sur l’égalité des chances (mai 2004).

Du 2 juin 2005 au 5 avril 2007, il est ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Promotion de l'égalité des chances, dans le gouvernement Dominique de Villepin.

Il est l'auteur de plus de vingt livres, dont plusieurs romans s'inspirant de son enfance comme Le Gone du Chaâba ou encore l'hommage rendu à son père dans le livre Le Marteau pique-cœur. Le titre du premier cité est un jeu de mot révélateur de son intérêt pour le métissage culturel. Il s'agit en effet d'un mélange entre un terme du dialecte lyonnais, langue de sa région de naissance, et d'un terme algérien signifiant tribu.

Pourquoi a-t-il écrit Le Gone du Chaâba?

« Une raison psychologiquement très forte me pousse à le faire. C´est l´histoire d´un enfant qui sort du bidonville et qui réussit à l´école, donc dans la société. Seulement, dans ce bidonville, sur les quarante enfants il n´y en a qu´un qui s´en sort et c´est moi. Et ça c´est difficile à vivre. Les trente-neuf autres restent derrière toi et tu te dis : pourquoi moi ? Tu vis mal ton succès, ta réussite ! Les trente-neuf autres se disent d´ailleurs la même chose : pourquoi lui[15] ? »

Il est aussi parolier de chansons et le scénariste du film Camping à la ferme où il expose sa vision d'une France multi-ethnique qui se mélange à une France historiquement et naturellement multiculturelle, que ce soit de par sa construction même et la richesse de ses langues et cultures régionales ou de par les vagues migratoires qu'elle a accueillies avec succès auparavant. Le mélange de ces trois niveaux de richesses culturelles françaises est souvent traité dans son travail.

En octobre 2007, Azouz Begag est le président du 18e Festival international de géographie (FIG) de Saint-Dié-des-Vosges.

Depuis le mois de septembre 2008, il est professeur invité à l'Université de Californie à Los Angeles.

Vie politique et expérience ministérielle

Azouz Begag croise Jacques Chirac en 1995 et discute avec lui, à Vaulx-en-Velin, lors d’une table ronde sur “le mal des banlieues“, un sujet que le président entendait alors mieux comprendre deux semaines après la mort, en région Lyonnaise, du terroriste islamiste français d'origine algérienne Khaled Kelkal.

Invité à plusieurs reprises à l’hôtel Matignon par Alain Juppé à déjeuner, en compagnie de Philippe Sollers ou d’Alain Touraine, Azouz Begag exprime l'ambition d'être candidat au titre du RPR pour devenir « le premier représentant des banlieues à l’Assemblée nationale ». Matignon donne son aval en 1997, mais la droite lyonnaise renâcle et désignera un élu local, Marc Fraysse. Azouz Begag annonce alors sa candidature comme « divers gauche » lors de l'élection législative qui a eu lieu les 25 mai et 1er juin 1997 dans la 2e circonscription du Rhône et se retrouve aussitôt accusé, par la gauche locale, d’être un «sous-marin de la droite ».

Azouz Begag se retire avant le début du scrutin mais, par décision n° 97-2327 du 29 janvier 1998 parue au JO/LD Numéro 27 du 1er Février 1998 (page 01641), le Conseil Constitutionnel décide que « Considérant que le compte de campagne de M. Begag, candidat dans la 2e circonscription du Rhône, déposé à la préfecture le 7 juillet 1997, ne retrace ni les recettes perçues ni les dépenses engagées par le candidat en vue de son élection (...) M. Azouz Begag est déclaré inéligible, en application de l'article LO 128 du code électoral, pour une durée d'un an à compter du 29 janvier 1998 ».

En 1999, le Parti communiste lui proposera d’être candidat sur sa liste aux élections européennes mais il refusera, n’étant pas en position éligible.

« Militant de la cause des cités », Azouz Begag espère ensuite être candidat aux élections municipales de 2001 mais, à nouveau, la droite locale se méfie de lui.

Dominique de Villepin, Premier Ministre sous Jacques Chirac, dont il avait fait la connaissance au salon du livre de Brive-la-Gaillarde, lui commande en 2004 un rapport intitulé "La République à ciel ouvert" [16]. Azouz Begag y dresse un bilan de vingt années de politique d'intégration et présente un état des lieux au sein des métiers du ministère de l'intérieur. Puis il propose une dizaine de mesures de discrimination positive parmi lesquelles « l'adaptation des méthodes de recrutement en ciblant les jeunes issus de l’immigration visible, d’origine maghrébine et africaine ». Le rapport note ainsi que « des questions tirées des programmes de terminales générales désavantagent à l’évidence les candidats non issus de ces filières. La seconde partie consiste à apporter des réponses courtes à différentes questions portant surtout sur la connaissance des institutions politiques et judiciaires.

Azouz Begag s'intéresse également à l’enquête de moralité pour les concours, qui doit compléter la procédure de recrutement et note que si un candidat a des amis ou sa compagne qui sont connus des services de police pour des activités illicites (la « fréquentation de dealers » dans les cités tel qu’il peut ressortir d’un rapport des Renseignements Généraux), cela peut être un motif de rejet de sa candidature et propose de supprimer cette enquête.

Du 2 juin 2005 au 5 avril 2007, il est ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Promotion de l'égalité des chances, dans le gouvernement Dominique de Villepin.

Azouz Begag est au centre d'un incident diplomatique entre la France et les États-Unis en octobre 2005. Bien que citoyen et ministre français, détenteur d'un visa diplomatique A1 et d'une immunité diplomatique, il est contrôlé par les services de douane américains à l'aéroport d'Atlanta pour un interrogatoire qu'Azouz Begag qualifiera de poussé. Coutumier de ce genre de tracas, Azouz Begag parlera de délit de faciès. L'incident dure 15 minutes environ, le quai d'Orsay interviendra et le département d'État présentera ses excuses et reconnaitra une faute professionnelle des douanes. [17].

Azouz Begag est progressivement entré en conflit ouvert avec Nicolas Sarkozy, qui le surnomme « Vidéo Begag », selon Libération. Azouz Begag fut régulièrement pris à partie par Brice Hortefeux, un proche du Président. Le conflit prend de l'ampleur, en octobre 2005 quand Azouz Begag réagit contre l'emploi du terme « racaille » par Nicolas Sarkozy [18].

Concernant l'élection présidentielle française, il déclare en novembre 2006 : « Je voterai Dominique de Villepin, même s'il ne se présentait pas ». Finalement, le 13 mars 2007, au lendemain du ralliement de Villepin à Sarkozy, il déclare qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy et que la candidature de François Bayrou est « salutaire pour la démocratie ». Il précise sa position le 16 mars sur France 2 en étant le premier ministre du gouvernement à soutenir officiellement François Bayrou, « le seul candidat qu'[il] puisse soutenir », qualifiant d'« amalgame indécent » la proposition de Nicolas Sarkozy concernant la création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale.[19]

Le 5 avril 2007, il démissionne du gouvernement pour, dit-il, « reprendre sa liberté de parole ». Le 11 avril 2007, Azouz Begag fait paraître un nouvel ouvrage intitulé Un mouton dans la baignoire (titre qui reprend des propos de Nicolas Sarkozy fustigeant les pratiques de certains musulmans). Dans ce livre consacré à la politique et aux agissements de Nicolas Sarkozy, Azouz Begag accuse ce dernier de l'avoir insulté et menacé. Il explique aussi comment, selon lui, Dominique de Villepin a cédé devant le candidat de l'UMP. Nicolas Sarkozy nie ces accusations et affirme même qu'il n'a jamais rencontré Azouz Begag, alors que des photos, prises notamment à l'assemblée nationale, démontrent le contraire.

Dans une interview publiée le 18 avril 2007 dans le quotidien espagnol El Pais, Azouz Begag accuse Nicolas Sarkozy « d'insulter les musulmans et les arabes ». Il indique également « Tous les Arabes et tous les Noirs (...) détestent Sarkozy ».[20]

Azouz Begag participe à la campagne présidentielle de François Bayrou. À l'issue du premier tour, le 24 avril 2007, il déclare sur RMC : « Je sais pour qui je ne voterai pas. Je ne voterai pas, je ne voterai jamais pour Nicolas Sarkozy, c'est clair ». Interrogé sur son vote éventuel pour Ségolène Royal le 6 mai 2007, il répond : « Franchement, c'est un truc secret. »[21]

Azouz Begag se présente aux élections législatives françaises de 2007 sous l'étiquette Mouvement démocrate dans la troisième circonscription du Rhône, face notamment à Jean-Michel Dubernard (UMP, sortant) et Jean-Louis Touraine (PS, élu). Il est battu au 1er tour avec 14.74 % des voix et appelle à voter "contre Jean-Michel Dubernard" lors du deuxième tour.

Suite au forum des démocrates de Seignosse, Azouz Begag est investi pour se présenter aux municipales de Villeurbanne, ville à laquelle il a déclaré être sentimentalement très attaché.

Toutefois, suite au retrait de la vie politique d'Anne-Marie Comparini, Azouz Begag se porte dans un premier temps candidat à l'investiture démocrate pour les municipales à Lyon puis renonce le 6 décembre 2007, ne bénéficiant d'aucun soutien politique[22]. Begag soutient ensuite officiellement Gérard Collomb[23].


Engagement

Azouz Begag est parrain de l'ONG Bibliothèques Sans Frontières qui oeuvre pour l'accès au savoir et l'appui aux bibliothèques en France et à travers le monde. Voir le site de Bibliothèques Sans Frontières


Littérature

En 1989, le roman de sa jeunesse paraît : Béni ou le Paradis privé (Nagel & Kimche, Zurich 2000). Il y décrit, entre autres, la discrimination que subissait une partie de la population non-blanche au milieu des années soixante-dix.

Œuvres

  • Dites-moi bonjour, Fayard, (2009)
  • La guerre des moutons, Fayard, (2008)
  • Un mouton dans la baignoire, Fayard, (2007)
  • Le Marteau pique-cœur, Éditions du Seuil, (2004)
  • Ahmed de Bourgogne, (avec Ahmed Beneddif), Seuil, 2001
  • Un train pour chez nous, Magnier, 2001
  • Le Passeport, Seuil, 2000
  • Tranches de vie, Stuttgart, Klett Verlag, (1998)
  • Dis Oualla, Éditions Fayard, Collection Libres, (1997)
  • Zenzela, Éditions du Seuil, (1997)
  • Les Chiens aussi, Éditions du Seuil, Collection Points Virgule, (1995)
  • L'Ilet-aux-vents, Éditions du Seuil, Collection Points Virgule, (1992)
  • Béni ou le Paradis privé, Éditions du Seuil, Collection Points Virgule, (1989)
  • Le Gone du Chaâba, Éditions du Seuil, Collection Points Virgule, (1986)
Pour la jeunesse
  • Les Voleurs d'écriture, Éditions du Seuil, Collection Points, (1990)
  • La Force du berger, La Joie de lire, (1991)
  • Jordi et le rayon perdu, La Joie de lire, (1992)
  • Les Tireurs d'étoiles, Éditions du Seuil, Collection Points, (1993)
  • Le Temps des villages, La Joie de lire, (1993)
  • Une semaine de vacances à Cap maudit, Éditions du Seuil, Collection Points, (1993)
  • Mona ou le bateau-livre, Chardon Bleu, (1994)
  • Quand on est mort, c'est pour toute la vie, Gallimard, (1995)
  • Ma maman est devenue une étoile, La Joie de lire, (1996)
  • Le théorème de Mamadou, Ill. Jean Claverie, Éditions du Seuil, (2002)
  • La leçon de francisse, Gallimard, (2007)
Publications scientifiques
  • L'Immigré et sa ville, Presses universitaires de Lyon, (1984)
  • La banque mondiale et le financement des transports dans les pays en voie de développement, Al Mayadine - revue universitaire des études juridiques, économiques, économiques et politiques Faculté d'Oujda Maroc, (1990)
  • Écarts d'identité, Seuil, (1990)
  • « The Beurs, Children of North-African Immigrants in France. The issue of Integration », The Journal of Ethnic Studies, Washington, (1990)
  • The French-Born Youths Originating in North African Immigration : From Socio-Spacial Relagation to Political Participation, International Migrations, Belgique, (1990)
  • North-African Immigrants in France : The Socio-Spacial Representation of "here" and "there", Loughborough University of Technology, England, (1990)
  • La Révolte des lascars contre l'oubli à Vaux en Velin, Les Annales de la recherche urbaine, (1990)
  • La Ville des autres. La Famille immigrée et l’espace urbain, Presses universitaires de Lyon, (1991)
  • Voyage dans les quartiers chauds, Les Temps Modernes, (1991)
  • La pauvreté comme terrain, Métropolis, (1991)
  • Rites sacrificiels des jeunes dans les quartiers en difficulté, Les Annales de la Recherche Urbaine, (1991)
  • Entre rouiller et s'arracher, réapprendre à flâner, Les Annales de la recherche Urbaine, (1993)
  • Quartiers sensibles (en collaboration avec Christian Delorme), Seuil, (1994)
  • Éléments de discrimination positive en France, revue Esprit libre, (1995)
  • Place du Pont ou la médina de Lyon, Autrement, (1997)
  • Espace et exclusion. Mobilités dans les quartiers périphériques d'Avignon, L'Harmattan, (1998)
  • Du bon usage de la distance chez les sauvageons (en collaboration avec Reynald Rossini), Seuil, (1999)
  • Les Dérouilleurs : ces Français de banlieue qui ont réussi, Mille et une nuits, (2002)
  • L’Intégration, Le Cavalier Bleu, (2003)

Distinctions

Voir aussi

  • Jamal Zemrani, Sémiotique des textes d'Azouz Begag : Esthétique romanesque et signifiance, L'Harmattan, coll. « Approches littéraires », Paris, 2009, 306 p. (ISBN 978-2296077492) 
  • Troisième circonscription du Rhône

Liens externes

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Notes et références

  1. « Plánovali zostať rok, zarobiť si veľa peňazí a potom sa s novým mercedesom vratiť domov. » Kúdelová, Kristína. Je Zem guľa alebo doska?. SME. 22.11.2003. http://www.sme.sk/c/1176492/Je-Zem-gula-alebo-doska.html Il s´agit d´un entretien avec Begag qui a été mené probablement en français, mais qui a été publié en slovaque.
  2. « Vždy mi hovorieval: Ja chodím do fabriky, tvojou jedinou úlohou je učiť sa. Byť najlepší z najlepších. » Kúdelová, Kristína. Je Zem guľa alebo doska?. SME. 22.11.2003. http://www.sme.sk/c/1176492/Je-Zem-gula-alebo-doska.html
  3. « Ak Arabi chceli dostať pochvalu, museli pracovať viac ako ostatné deti. » Kúdelová, Kristína. Je Zem guľa alebo doska?. SME. 22.11.2003. http://www.sme.sk/c/1176492/Je-Zem-gula-alebo-doska.html
  4. « Nič nám nevysvetľovali, vôbec nechápali, čo sa okolo nás deje. To my sme im vysvetľovali, ako to vo Francúzsku je. » Kúdelová, Kristína. Je Zem guľa alebo doska?. SME. 22.11.2003. http://www.sme.sk/c/1176492/Je-Zem-gula-alebo-doska.html
  5. « Ale nám sa vo Francúzsku začalo stále viac páčiť, a už sa nám nechcelo opúšťať život, ktorý sme tu viedli. » Kúdelová, Kristína. Je Zem guľa alebo doska?. SME. 22.11.2003. http://www.sme.sk/c/1176492/Je-Zem-gula-alebo-doska.html
  6. Terrasse, Jean Marc. Génération beur, etc. La France en couleurs. Paris. 1989. p. 135.
  7. Begag, Azouz. Le marteau pique-cœur. Paris. 2004. p.135.
  8. Le Monde
  9. Azouz Begag : situation de déséquilibre - Archives pour tous
  10. Siffert, Bernadette. L´œuvre romanesque d´Azouz Begag: autobiographie et roman social?. Mémoire, Université de Vienne. 1999. p.136-7.
  11. « Západná mentalita. Sloboda. Doláre. A to najdôležitejšie osobná sloboda. Vo Francúzsku je absolútna, v Alžírsku neexistovala. Som spisovateľ umelec a tak trochu aj anarchista. Mám rád neporiadok, všetko čo nie je normálne. V Európe mám na svoju prácu ideálne podmienky. Moje srdce by si možno vybralo život v Alžírsku, rozum však volí Francúzsko. » Kúdelová, Kristína. Je Zem guľa alebo doska?. SME. 22.11.2003. http://www.sme.sk/c/1176492/Je-Zem-gula-alebo-doska.html
  12. Azouz Begag, notable lyonnais
  13. Archives INA
  14. Begag, Azouz. La place de l´immigré dans la société française. In: Ruhe, Ernstpeter (ed.). Die Kinder der Immigration = Les enfants de l´immigration. Würzburg. 1999. 21-25. p.22.
  15. Terrasse, Jean Marc. Génération beur, etc. La France en couleurs. Paris. 1989. p.135.
  16. [pdf] rapport
  17. lemonde.fr
  18. permanent.nouvelobs.com
  19. Le Monde, 16/03/2007, "Azouz Begag soutient officiellement François Bayrou"
  20. tempsreel.nouvelobs.com
  21. tempsreel.nouvelobs.com
  22. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-986068,0.html Le Monde du 5 décembre 2007, Azouz Begag n'est plus candidat à la mairie de Lyon
  23. Azouz Begag soutient désormais officiellement Gérard Collomb. Lyon : Azouz Begag candidat à l'investiture du MoDem, MUNICIPALES
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