Beffroi De Bruges

Beffroi de Bruges

Beffroi de Bruges, vu depuis La Grand-Place.

51° 12′ 30″ N 3° 13′ 29″ E / 51.208333, 3.224639

A l'emplacement de l'actuel Beffroi de Bruges (en néerlandais : Belfort van Brugge) se trouvait à l'origine une première construction surmontée d'une tour en bois érigée en 1240. La construction abritait les halles aux laines et aux draps et des entrepôts. La tour avait une fonction plus administrative et servait à l'époque aux magistrats de la ville. Elle comportait une salle de coffres ainsi que les archives de la ville.

Un incendie détruisit la tour en 1280, ce qui entraîna la destruction des archives d'avant 1280. Un hôtel de ville fut construit en un autre endroit (sur le "Burg") où la plupart des fonctions administratives déménagèrent. La tour fut reconstruite en 1296 avec deux soubassements carrés et la flèche de la tour en bois.

Les halles de la ville se sont étendues au cours du XVe siècle et de 1483 à 1487 on construisit la partie supérieure octogonale en pierre blanche, flanquée de quatre tourelles, toujours surmontée d'une flèche en bois sur laquelle figurait une statue de Saint Michel.

Un incendie provoqué par la foudre détruisit à nouveau la partie supérieure, ainsi que les cloches de la ville en 1493. Lors de la réparation on construisit une flèche en bois ornée de lions grimpants.

Une galerie fut ajoutée à l'arrière des halles au cours du XVIe siècle. La cour intérieure reçut également quelques galeries au premier étage.

En 1741 un incendie détruisit une nouvelle fois la flèche de la tour. Celle-ci fut réparée en 1753. La tour reçut sa forme actuelle de couronne néogothique en 1822 à la place d'une flèche.

Le Beffroi de Bruges, d'une hauteur de 83 m, est légèrement incliné vers la gauche (d'1,19 m) depuis plus de quatre siècles. Il est visitable. Pour parvenir au sommet il faut monter 366 marches. Le carillon comporte 47 cloches.

Fonction

Les halles se trouvant sous la tour avaient une fonction commerciale. Elles étaient composées de plusieurs salles où les artisans, avec l'aval de la ville, commercialisaient leurs produits. Au deuxième étage se trouvaient une chambre forte (la salle du Trésor) et les archives de la ville. Les comptes annuels datant d'après 1281 sont tous conservés. Ils étaient rédigés en latin jusqu'en 1300 ensuite ils furent rédigés en langue populaire.

Les lois et règlements de la ville furent proclamés du haut du balcon situé au-dessus de la porte d'entrée devant le peuple invité au rassemblement par la cloche du beffroi et furent appelés "Hallegeboden" (en néerlandais : les bans des Halles).

La tour servait essentiellement de tour de garde pour déceler les incendies en ville.

Carillon

Avant le XVIe siècle, les cloches étaient actionnées manuellement. Le fait de sonner les cloches avaient une signification particulière, notamment :

  • l'ouverture et la fermeture des portes de la ville ;
  • une "cloche de travail" qui indiquait le début et la fin du temps de travail. Il était alors interdit de travailler avec une luminosité insuffisante ;
  • une cloche qui annonçait quand il n'était plus permis d'être en rue sans torche ;
  • des cloches festives (par exemple, pendant la procession du Saint Sang à Bruges).

A partir de 1523 un tambour, actionné par une horloge, servit à automatiser certaines cloches (comme sonner les heures). Grâce à ce tambour, il fut également possible de jouer des partitions (profanes et religieuses). A partir de 1604 les autorités de la ville louèrent les services d'un carillonneur pour faire cela les dimanches, jours fériés et jours de marchés.

En 1675 le carillon était composé de 35 cloches, conçues par l'anversois Melchior de Haze. Après l'incendie de 1741 le carillon fut équipé de 47 cloches, construites par Joris Dumery, pour un total de 27,5 tonnes. Elles sont encore utilisées actuellement.

Références

  • (nl) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en néerlandais intitulé « Belfort van Brugge ».

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