Bedee

Bédée

Bédée

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Bédée#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montfort-sur-Meu
Code Insee abr. 35023
Code postal 35137
Maire
Mandat en cours
Annie Davy
2008-2014
Intercommunalité Montfort Communauté
Site internet Site de la commune
Démographie
Population 3 587 hab. (2006[1])
Densité 92 hab./km²
Aire urbaine 21 956 hab.
Gentilé Bédéen, Bédéenne
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 45″ Nord
       1° 56′ 37″ Ouest
/ 48.1791666667, -1.9436111111
Altitudes mini. 32 m — maxi. 119 m
Superficie 38,95 km²

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Bédée est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.

Sommaire

Géographie

Pays historique breton: - Nation historique: Bretagne - Breizh - Pays historique: Pays de Saint-Malo - Bro Sant-Maloù - Pays traditionnel(terroir culturel et historique): Pays de Rennes - Bro Roazhon

Territoire administratif français: - Département: Ille-et-Vilaine (Ill-ha-Gwilen) - Canton: Montfort-sur-Meu (Moñforzh) - Arrondissement: Rennes (Roazhon) - Communauté de communes: Communauté de Communes du Pays de Montfort (Kumuniezh-kumunioù Bro Voñforzh) - Pays [Loi Voynet]: Pays de Brocéliande (Bro Vreselien)

Histoire

Bédée, en Bretagne, est une commune rurale d'Ille et Vilaine, de 4 000 habitants. Elle se situe à une vingtaine de kilomètres, au nord-ouest de Rennes, sur l'axe routier RN12 (Rennes-Brest). Le nom de Bédée vient du gaulois bedo (fosse) ou betu (bouleau) et du suffixe -iscum. La transcription du nom a varié. Du 12ème au 14ème siècle, la paroisse de Bédée est cité dans les actes écrits sous le nom d'ecclésia de : Bedesc (1120) Bédec (1187) Bedensi (1152) Bidisco (1122) Bédiscum (1330) C'est à partir du XVe siècle que le nom de Bédée est apparu. La forme bretonne du nom de Bédée est Bezeg.

À l'époque gallo-romaine, des hommes et des femmes habitaient sur la commune de Bédée. C'est ainsi que près de l'agglomération, au lieu dit la Métairie Neuve, des fouilles ont été effectuées lors de la création d'une déviation de Bédée vers la RN12. C'est ainsi que des céramiques ont été découvertes, des vases, des poteries, des fragments de clé, de fibule et de clous, mais aussi et surtout une statuette de déesse mère en terre cuite rouge. Entre le Xème et le XIIème siècles de nombreuses mottes féodales (premiers éléments de futurs châteaux forts) subsistent. Sur la commune de Bédée l'une d'elles trône à l'entrée de l'agglomération : la Motte Jubin. De nombreux lieux-dits, sur la commune, portent le nom de Motte : la Motte Gesret, la Motte Botherel, la Motte Malécot, la Motte au Pirot, la Motte aux Sages. Ces Mottes ont aujourd'hui disparu, parfois quelques traces subsistent sur le terrain (une petite levée de terre, un bout de fossé, une pièce d'eau résultant de douves…).

En 1122, Donoald, évêque d'Aleth (près de St Malo) donne aux moines de l'abbaye St-Melaine de Rennes, le prieuré de Bédée qui devient une paroisse à part entière. Un bâtiment et une église sont édifiés, tous les deux ont aujourd'hui disparu. Cette nouvelle paroisse choisit St Pierre comme patron, mais sans doute le prieuré à l'origine était dédié à la Vierge. Cette hypothèse est confirmée par les anciennes armoiries du prieuré à l'effigie de la Vierge. Si Bédée devient une paroisse, le pouvoir "politique" appartient aux Seigneurs de Montfort-sur-Meu (à 5 km ) qui y assurent le prélèvement des taxes et y rendent la justice. C'est ainsi qu'en 1200, le Seigneur Guillaume de Montfort accorde au prieur de Bédée le droit de tenir une foire (qui rapporte de l'argent au prieuré) à la fête de la Nativité (le 8 septembre). Cette grande foire de l'Angevine se tenait au bourg dans l'enceinte du prieuré. Cette foire ne se tient plus de nos jours mais jusqu'en 1846 le cadastre en gardait la trace avec une rue du Champ de foire aujourd'hui rue de la Cité.
Au prieuré venaient s'ajouter de nombreuses chapelles, dont seule celle de St-Urbain subsiste. Enfin, sur l'ancien cadastre napoléonien, un lieu-dit "la Maladrie" (disparu aujourd'hui de la rue de Saint-Brieuc) et un autre "la Ville aux malades" à 3 kilomètres au sud-ouest du bourg (vers Montfort-sur-Meu), semblent indiquer l'emplacement de "refuges" pour les malades, probablement les lépreux fréquents au Moyen-Âge.

Bédée qui dépend depuis le Moyen-Âge des moines de St-Melaine et des seigneurs de Montfort-sur-Meu, devient indépendante en 1715 grâce au seigneur Charles de Botherel conseiller au parlement de Bretagne. À partir de 1744, il prit le titre de seigneur de Bédée.
Dans son roman "93" Victor Hugo mentionne Bédée comme ayant abrité les chouans du Comte de Puisaye (chef de l'insurrection royaliste en Bretagne, en 1794) après leur combat de Beignon (département 56). Certaines anciennes maisons de Bédée avaient un double fond dans leur cheminée afin de cacher les chouans ou les prêtres réfractaires. Ce serait le cas de la maison au numéro 10/11, place de l'Église.

De cette époque de nombreux châteaux ou manoirs ont été édifiés, témoignant de la prospérité de la commune. Une trentaine de ces manoirs étaient encore répertoriés au début du 20ème siècle. Mais aujourd'hui, il ne reste que les noms des lieux-dits. Le manoir du Blavon encore visible au milieu du 20ème n'existe plus aujourd'hui. Au lieu-dit "les châteaux" il ne reste que deux granges dîmières. Du manoir primitif, démantelé après la guerre de la ligue au XVI, la famille Botherel fait construire les bâtiments avec les pierres de l'ancienne fortification.
Historiquement, Bédée est situé au carrefour de deux grands axes: l'un civil, la RN12 Paris-Brest et l'autre militaire, la départementale 72 Dinan - Guer (où se situe le camp de Coëtquidan). Ces deux routes se croisaient au centre de l'agglomération ce qui favorisait le commerce local. Au 20ème siècle, dans les années soixante, le nombre croissant des automobiles et l'augmentation du trafic routier rend difficile la vie des bédéens. Aussi la modernisation de la RN12 est-elle la bienvenue. La création de l'axe rapide Rennes - St Brieuc-Brest qui passe par Bédée, entraîne le développement économique de la commune. Des entreprises viennent s'installer à Bédée.


Héraldique

blason

"D'argent à trois rencontres de cerfs de gueules."

Économie

L'entreprise, le Grand Saloir St-Nicolas (qui emploie au moins 500 personnes) est au 15ème rang des entreprises d'Ille-et-Vilaine.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1989 en cours Annie Davy UMP
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Personnages célèbres

Pierre Oresve

Pierre-Julien Oresve est né le 1er janvier 1765 à Bédée. Il est condamné à mort et exécuté à l'âge de 29 ans, à Rennes, le 19 juin 1794. Quel crime a-t-il commis? Prêtre depuis le 6 juin 1789 à Bédée, il refuse de prêter serment de fidélité que le gouvernement révolutionnaire français exige des prêtres depuis 1791. Il n'a donc plus le droit d'être prêtre. Pendant deux ans, il va se cacher de ferme en ferme, auprès de ceux qui restent fidèles à la religion catholique, pour continuer de dire la messe, de baptiser,…. Il court le risque d'être dénoncé. Alors qu'il se cache dans une ferme, les gendarmes, prévenus de sa présence, viennent l'arrêter. Le chef des gendarmes fouille seul la maison et laisse ses hommes à l'extérieur. Il voit le prêtre dans sa cachette, mais ressort de la maison comme s'il ne l'avait pas vu. Un partisan révolutionnaire s'introduit malgré tout dans la maison et sort le pauvre Pierre-Julien de sa cachette. Arrêté, conduit à Rennes sous bonne escorte, il est jugé et condamné à mort 6 jours plus tard !

Pierre Lefeuvre

Pierre Lefeuvre était cultivateur à Bédée lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Mobilisé il appartient à la 3ème section de la 8ème compagnie du 70ème Régiment d'Infanterie de Vitré. C'est un tireur d'élite, reconnaissable au cor de chasse brodé d'or qu'il porte sur sa capote. En 1914 la guerre est encore faite de mouvements. Il n'y a pas encore de tranchées. La ligne de front est en Belgique. Pendant la bataille de Charleroi, son régiment doit reculer pour ne pas être encerclé par les troupes allemandes. Les Français franchissent le pont de la Sambres à Tamines. Pour couvrir la retraite de son régiment, la section de Pierre Lefeuvre doit tenir tête le plus longtemps possible aux allemands. Avec ses camarades de section, ils vont retenir pendant deux heures la colonne allemande. Placé dans un fossé, Pierre Lefeuvre fait mouche à tous les coups. Il est ravitaillé en munitions par un jeune belge qui va chercher les munitions des soldats morts autour de lui. À bout de munition, il refuse de se rendre et est mortellement blessé. On relèvera 243 douilles autour de lui. Son héroïsme a tellement marqué les Belges de Tamines, qu'ils lui ont édifié un monument en 1923.

Eugène Charpentier

Né à Bédée en 1903, Eugène Charpentier est commis dans la ferme de La Talmachère, de la famille Nobilet, en St-Brieuc-des-Iffs. Dans la nuit du 6 novembre 1943, trois tonnes d'armes et de munitions sont parachutés par les anglais pour aider la résistance française. Ces armes seront cachées dans la ferme où travaille Eugène Charpentier. Mais 21 jours plus tard, dans la nuit, la Gestapo et trois collaborateurs français arrêtent la famille Nobilet, deux commis dont Eugène Charpentier et un agent britannique. Emprisonnés à Rennes jusqu'au 13 mars 1944, ils seront déportés dans le camp de Mauthausen en Autriche où tous succombent aux mauvais traitements nazis.

Félix Jouan

Né à Caulnes en 1892, il s'installe à Bédée après la Première Guerre et son mariage. Il est minotier et boulanger. Dès 1940, il abrite des prisonniers de guerre évadés. Il rentre dans le réseau de résistance " Ker " début 1942, puis dans plusieurs autres réseaux. Il cache alors des aviateurs anglais et américains dont les avions ont été abattus. Il s'occupe de les faire retourner en Angleterre. Le 13 janvier 1944, il est arrêté alors qu'il transporte des armes, des munitions, des postes émetteurs. Il est emmené à Rennes où il sera torturé. Il sera déporté en Allemagne le 29 juin, vers le camp de Sandbostel où il mourra victime du typhus le 21 mai 1945 (juste après sa libération !).

Émile Houé l'avant-gardiste !

Agriculteur à la Liseudière, Pierre Houé malgré l'hostilité au progrès de beaucoup d'agriculteur, achète une faucheuse (M Cormick), un rouleau mécanique et une charrue (Bajac) dès 1901 ! En 1911 il achète une faneuse et une rateleuse. En 1919, Émile (le fils de Pierre) est le premier du canton, à acheter une lieuse tractée par des chevaux. En 1923, c'est une voiture Peugeot, en 1927 une machine à traire (Alfa-Laval) entre en service. C'est la deuxième du département ! La même année, le premier tracteur (Chapuis-Dormier) qui traîne une batteuse spéciale pour battre le trèfle entre en action dans l'exploitation de M. Houé ! Mme Houé dispose de l'eau courante grâce à un moteur qui actionnait également la machine à traire. Un autre moteur actionne l'écrémeuse, la baratte et une dynamo qui charge des batteries. Il suffit de tourner l'interrupteur et la fée électricité apparaît !

Monuments et lieux touristiques

  • La motte Jubin

Au Moyen-Âge, avec le développement de la Féodalité, les seigneurs devaient avoir un système défensif pour se protéger de toutes les agressions. Le meilleur moyen, s'avéra être la construction d'un château en bois (une tour entourée d'une palissade) construit sur un monticule de terre appelé "motte". Certaines mottes étaient déjà sur des hauteurs existantes, mais la plupart comme celle de Bédée étaient artificielle. La terre enlevée pour creuser les douves servait, avec l'apport d'autres matériaux, à faire le monticule sur lequel le château serait construit. À partir d'un grand cercle que l'on entourait d'un fossé, un monticule conique de hauteur variable, était construit pour supporter une enceinte dans laquelle se trouvait le château de bois auquel on accédait par une passerelle.

  • L'église

L'église paroissiale Saint-Pierre actuelle a seulement une centaine d'années. Pourtant elle existait dès le XVe siècle. Mais jugée trop vétuste, elle fut détruite en 1885. Elle ne fut pas reconstruite sur le même emplacement mais quelques dizaines de mètres plus loin. Certaines parties (arche, pierres, sablières…) ont été réutilisées lors de la reconstruction à partir de 1888 selon les plans de l'architecte Arthur Régnault (qui dessina une soixantaine d'églises dans le diocèse de Rennes). Il choisit un style à la mode appelé le style néo-gothique. Lors de la reconstruction, le cimetière qui jouxtait l'église fut déplacé quelques centaines de mètres plus au nord. Il est actuellement complètement indépendant de l'église. Placée sur un hauteur l'église de Bédée est visible de très loin. En 1999, elle n'a pas échappé dans la nuit du 26 décembre à la tempête. C'est ainsi que plusieurs clochetons se sont effondrés, le toit partiellement endommagé.
Ce cimetière abrite un beau calvaire, ainsi que la tombe de Dom Plaine. Issu d'une famille de Bédée il fut moine bénédictin à l'abbaye de Solesme, à Ligugé puis à Silos en Espagne après l'expulsion des congrégations. Il fut un grand spécialiste de la guerre de Succession de Bretagne.

  • La chapelle St-Urbain

En 1900 la chapelle St-Urbain a 16 ans. Succédant à une construction beaucoup plus ancienne (XVe siècle), ce petit oratoire fut vendu comme bien national en 1791 et abandonné. Elle est rebâtie en 1883 grâce aux dons faits par des paroissiens venus parfois de loin. Elle se situe au lieu-dit Saint-Umat où on trouve de nombreuses sources. Ce saint n'est pas connu de la culture chrétienne, il semble être une réutilisation du nom de la déesse grecque (Ymas ou Yman) du mariage et de la fécondité que les romains transformèrent en Hymen.
Depuis des siècles un pèlerinage part de Bédée vers la chapelle St-Urbain distante de plusieurs kilomètres. Pour y demander une guérison, la fécondité, une réussite à un examen par exemple ou un mariage. Pour s'en convaincre, il suffit de voir la statue de saint Benoît, placée dans un petit oratoire extérieur, défigurée par les coups d'épingles donnés par les jeunes désirant se marier dans l'année!
La chapelle fût dédiée à Saint Urbain (I ou V?) tous les deux papes. Le premier fut martyr, le second, auparavant moine bénédictin, (pape d'Avignon de 1362 à 1370) fut déclaré Bienheureux en 1870. De cette première chapelle demeure les portes (de style roman) qui furent réutilisées dans un ferme un peu plus loin.

Références

Notes et références

Liens externes

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