Géographie de l'Union européenne
Géographie de l'Union européenne
carte : Géographie de l'Union européenne
Continent En majeure partie en Europe, plus de petite partie en Amérique du Sud et en Afrique.
Région Eurasie
Coordonnées
Superficie
Côtes 65 992,9 km
Frontières Albanie, Andorre, Belarus, Croatie, Liechtenstein, Macédoine, Moldavie, Monaco, Norvège, Russie, Saint Marin, Serbie, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican
Altitude maximale 4 810 m (Mont Blanc)
Altitude minimale –6,76 m (Zuidplaspolder)
Plus long cours d’eau Danube
Plus importante étendue d’eau lac Vänern

La géographie de l'Union européenne (UE) prend en compte plusieurs éléments : dans un premier temps la géographie physique de celle-ci qui évolue au travers de ses élargissements ; et sa géographie humaine, c'est-à-dire l'organisation de son espace (espaces ruraux, urbains, ou encore son organisation politique, etc.), de sa richesse (économique, culturelle, etc.), qui, comme la géographie physique, est soumise aux évolutions liées à ses élargissements. La géographie de l’Union prend aussi en compte les régions d'outre-mer de l’Union européenne, ainsi que, dans une moindre mesure, les territoires dépendant de l’Union sans en faire partie.

L'Union européenne est une structure sans précédent qui évolue en fonction d'élargissements successifs. Ainsi, à ses débuts elle n'était composée que de six pays ce qui limitait son étendue géographique. Avec 27 membres, l'Union européenne a pris de l'ampleur et a accès à plusieurs mers et milieux.

Sommaire

Présentation de l'Union européenne

Situation

L'Union européenne en bleu, en vert les territoires n'en faisant pas partie mais dépendant d'un de ses États membres.

L'Union a une superficie de 4 376 780 km² ce qui la place au 7e rang mondial devant l'Inde mais derrière l'Australie[1].

Située sur le continent européen, elle s'étend du 35e parallèle en Méditerranée jusqu'au-delà du cercle polaire arctique en Scandinavie. Elle s'étend de l'océan Atlantique à l'ouest jusqu'au 30e méridien est. La mer Méditerranée la borde au sud, sauf au niveau des Balkans où elle est frontalière des pays de l'ex-Yougoslavie (à l'exception de la Slovénie qui est un État membre). Au nord l'Union est est bordée par la mer Baltique (qu'elle englobe), la mer du Nord, et l'océan Atlantique nord[2]. Elle s'étend, en ne considérant que la partie européenne, sur trois fuseaux horaires allant de UTC+0 à UTC+2.

L'Union européenne s'étend aussi dans l'outre-mer, avec ses régions ultrapériphériques, et possède ainsi une assise : sur le continent américain avec la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe ; dans l'océan Indien avec l'île de la Réunion ; au large du continent africain avec les archipels portugais et espagnol que sont respectivement Madère et les îles Canaries[3]. L'archipel des Açores, au milieu de l'océan Atlantique, fait aussi partie de l'UE[3].

Toutefois, les élargissements successifs ont conduit à s'interroger sur les limites que l'Union devaient, à terme, avoir. La question est notamment soulevée en ce qui concerne la candidature de la Turquie[N 1]. L'Europe se distingue en effet des autres continent en ce qu'il n'est qu'une péninsule du continent eurasiatique. Au niveau continental, les limites géographiques données traditionnellement à l'Europe sont l'Oural et le Caucase. Cependant cette définition ne prend pas en compte la région au sud du Caucase. Ainsi, alors que des États tel que l'Arménie, ou la Géorgie, voire l'Azerbaïdjan, sont considérés comme européens[4], la Turquie en est souvent exclu. Valéry Giscard d’Estaing considérait ainsi que l’Europe s’arrêtait au Bosphore et que la Turquie, dont seul une petite partie était du « côté européen » du Bosphore, ne pouvait donc pas en faire partie[5]. Chypre, situé au Sud de la Turquie et au large de la Syrie, n'a pas soulevé ses interrogations lors de son adhésion bien qu'elle soit géographiquement, et en dehors de toute autre considération, en Asie[5].

Composition

Espace continental

Crée par le traité de Rome de 1957, l'Union européenne est une association sui generis de vingt-sept États. À mi-chemin entre la confédération et la fédération, le Tribunal constitutionnel fédéral utilisa le néologisme de staatenverbund pour désigner sa structure[N 2],[6]. L'Union n'a pas de capital mais des sièges d'institutions. Cependant Bruxelles incarne de facto ce rôle[7] car beaucoup d'institutions y ont leur siège (le Parlement ayant ses sessions entre Strasbourg et Bruxelles ; et son secrétariat à Luxembourg).

Composé initialement de six États d'Europe occidentale (1957 : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, et Pays-Bas), l'Union s'est peu à peu étendue au nord (1973 : Danemark, Irlande, et Royaume-Uni), puis au sud (1981 : Grèce ; 1986 : Espagne et Portugal) et enfin à l'est (1995 : Autriche, Finlande et Suède ; 2004 : Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie) pour atteindre le nombre 27 États en 2007 avec l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie. Cette extension n'est cependant pas terminée puisque d'autres États suivent un processus d'adhésion : la Croatie[8], l'Islande[9], le Monténégro[10],[11] et la Turquie[12]. D'autres pays ont aussi déposé une candidature et attendent que celle-ci soit reconnue par le Conseil.

Outre-mer de l'Union

Pour certaines raisons économiques et sociales aggravées par « l'éloignement, l'insularité, leur faible superficie, le relief et le climat difficiles, [et] leur dépendance économique vis-à-vis d'un petit nombre de produits »[13], neuf territoires insulaires faisant parti de l'Union disposent d'aménagements concernant l'application des traités. Ces territoires, appelés régions ultrapériphériques (RUP), sont au nombre de neuf selon l'article article 349 du TFUE.

Elles dépendent de trois États membres : une pour l'Espagne, deux pour le Portugal, et six pour la France[13]. Pour l’Espagne, il s'agit des îles Canaries dans l’ouest de l’océan Atlantique Nord, au large de l'Afrique[13]. Pour le Portugal, ce sont les deux régions autonomes des Açores et de Madère dans l’ouest de l’océan Atlantique Nord (mais éloignés de l’Europe et plus proches du territoire africain)[13]. Enfin, pour la France, ce sont quatre des cinq départements d’outre-mer : dans la zone Caraïbe, la Guyane ainsi que (parmi les Antilles françaises) la Guadeloupe et la Martinique, et dans l’océan Indien, la Réunion[13] ; et les deux collectivités d'outre-mer de Saint-Barthélemy[N 3] et Saint-Martin qui n'ont pas changé de statut au niveau européen depuis qu'elles se sont détachées de la Guadeloupe le 15 juillet 2007.

La départementalisation de Mayotte n'entraine pas automatiquement le changement de statut de l'île en RUP. Selon la commissaire à la politique régionale, la France devait faire la demande au Conseil européen au travers d'une lettre adressée au président Herman Van Rompuy. La Commission étant alors chargé de surveiller la transposition de l'acquis dans l'île et transmettra un avis au Conseil qui décidera du statut de l'île[14]. Ainsi, le Conseil européen, a publié une déclaration selon laquelle il statuera sur le changement de statut de l'île, conformément à l'article 355 paragraphe 6 du TFUE, « lorsque les autorités françaises notifieront au Conseil et à la Commission que l'évolution en cours du statut interne de l'île le permet »[15].

Frontières

Frontière entre la Croatie et la Slovénie.
La rue Ledra à Nicosie.

L'Union européenne a des frontières terrestres avec dix-neufs États (soit 12 440,8 hm)[16] dont dix qui sont enclavés en son sein.

Frontières terrestres

La plus longue frontière entre l'Union et un autre pays est celle qui la sépare de la Norvège avec une longueur de 2 348 km[16], suivi de celle avec la Russie qui mesure 2 257 km[16].

Les autres frontières principales sont celles avec l'Ukraine avec 1 257 km[16] (qui est séparée en deux parties du fait de la présence de la Moldavie avec laquelle l'Union partage une frontière longue de 450 km[16]) et avec le Belarus qui s'étend sur 1 050 km[16]. Les autres principales frontières, en termes de longueur, sont celles qui se trouve entre l'Union et le Brésil avec 730,4 km[17], le Suriname avec 510 km[18], et la Turquie avec 446 km[16]. Enfin, l'UE a une frontière longue de 15,9 km avec le Maroc (enclaves de Ceuta, Melilla ainsi qu'avec quelques autres petits territoires espagnols au Maroc)[19].

Il existe des frontières « intérieures » dans l'Union du fait de la présence d'un États ou d'un groupe d’États enclavés dans celle-ci. Parmi ces États enclavés certains sont côtier et d'autres n'ont pas d'accès à la mer.

Parmi ces pays enclavés, deux sont côtiers : l'enclave de Kaliningrad, et la principauté de Monaco. L'enclave russe de Kaliningrad partage avec l'Union une frontière longue de 437 km (longueur inclue dans les 2 257 km de frontières)[20],[21]. Afin de faciliter la vie des habitants de l'oblast enclavé, le 29 juillet 2011, la Commission européenne a proposé d'étendre à l'ensemble des habitants la possibilité de se rendre en Pologne et en Lituanie sans visa Schengen[22]. La zone concernée serait de 30 kilomètres à partir de la frontière, voire 50 kilomètres dans des cas exceptionnels[22]. La principauté de Monaco a une frontière de 4,4 km km avec l'Union (190 km si on tient compte du fait que ses eaux territoriales sont enclavées)[16].

La Suisse n'est pas un État côtier, cependant elle bénéficie, depuis la convention de Mannheim de 1868 d'une ouverture aux « eaux internationales » du Rhin lesquelles s'étendent du dernier pont de Bâle jusqu'à la mer du Nord[23]. Cependant elle reste enclavée sans accès direct à la mer. Sa frontière avec l'Union est longue de 1 811 km[16]. Le Liechtenstein, petit État frontalier de la Suisse, enclavé et sans accès à la mer, a une frontière avec l'Union longue de 34,9 km[16].

L'Andorre est un État des Pyrénées enclavé et sans accès à la mer. Sa frontière avec l'Union fait 120,3 km de long[16]. Dans la botte italienne, deux petits États sont enclavés sans accès à la mer : le Saint-Siège, ou État de la Cité du Vatican, qui partage avec l'Union une frontière de 3,2 km[16] ; et Saint-Marin dont la frontière mesure 39 km[16].

Enfin, les Balkans occidentaux sont, en tant qu'ensemble, enclavés dans l'Union. Ainsi, l’Albanie et la Croatie ont respectivement 282 km et 999 km de frontières avec l'Union et ont accès à la mer[16]. La Macédoine et la Serbie ont respectivement 394 km et 945 km de frontières avec l'Union mais n'ont pas d'accès à la mer[16].

Enfin, trois États des Balkans occidentaux n'ont pas de frontières communes avec l'Union, mais ils se trouvent tout de même encercler par celle-ci : il s'agit de la Bosnie-Herzégovine, du Monténégro et du Kosovo (ce dernier État, sans accès à la mer, n'est pas reconnu internationalement).

À noter une frontière de facto entre la Chypre et la République turque de Chypre du Nord, non reconnu internationalement.

Frontières maritimes

ZEE partagée de l'Union européenne.      États membres de l'Union européenne et les régions ultrapériphériques.      ZEE partagée de l'UE[N 4]      Pays et territoires d'outre mer (PTOM), dépendants d'un État membre mais hors-UE      ZEE des PTOM (ZEE hors-UE)      États reconnus candidats officiels de l'Union européenne      ZEE des États candidats

L'UE possède des frontières maritimes avec de nombreux États. Ces frontières sont soient la continuité maritime des frontières terrestres, soient entièrement maritimes.

Les frontières exclusivement maritimes sont notamment :

Particularités territoriales

Article connexe : Relations entre l'Union européenne et les territoires spéciaux de ses États membres.

Pays et territoire d'outre-mer

Les pays et territoires d'outre-mer (ou PTOM) sont des dépendances et territoires d'outre-mer des États membres de l'Union européenne ne faisant pas partie de l'Union mais bénéficie d'un statut d'associé aux États membres depuis le traité de Lisbonne[24].

Ce statut concerne quatre États membres : le Danemark, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Les PTOM par zones géographiques[25]
Caraïbes Pacifique Océan Indien Océan Atlantique Nord Océan Atlantique Sud
Aruba Nouvelle-Calédonie[A 1] Territoire britannique de l'océan Indien[A 2] Groenland Territoire britannique de l'Antarctique[A 3]
Bermudes[A 4] Polynésie française Mayotte Saint-Pierre-et-Miquelon les îles Falkland
les îles Vierges britanniques Wallis-et-Futuna Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud[A 5]
les Antilles néerlandaises[A 6]
Pitcairn Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha[A 7]
Anguilla
Terres australes et antarctiques françaises[A 8]
les îles Caïmans
les îles Turques et Caïques
Montserrat
Notes :
  1. Ce territoire sui generis dispose d'un statut à part au sein de la République française.
  2. Il s'agit de l'archipel des Chagos, dont l'île Diego Garcia, concédée de façon non perpétuelle aux États-Unis qui y ont établi une base militaire.
  3. Ce territoire regroupe un ensemble de territoires dont la Terre de Graham, les Îles Shetland du Sud, les Îles Orcades du Sud et une partie de la Péninsule Antarctique.
  4. Les Bermudes, pourtant citées parmi les PTOM dans le traité CE, n'ont jamais appliqué le régime d'association, conformément au souhait du gouvernement de ce territoire.
  5. Territoires comprenant l'île de Géorgie du Sud et les Îles Sandwich du Sud.
  6. Elles comprennent la partie néerlandaise de Saint-Martin et les îles de Bonaire, Curaçao, Saba et Saint-Eustache, un État unique en cours de scission, et d’intégration partielle au sein de l’État des Pays-Bas, et dont le changement de statut est déjà amorcé.
  7. Comprenant donc l'île de Sainte-Hélène, l'archipel Tristan da Cunha et l'Île de l'Ascension.
  8. Ce territoire comprend cinq districts : Saint-Paul-et-Amsterdam, les Îles Crozet, les Îles Kerguelen, la Terre Adélie et les Îles Éparses.

Régions à statut spécifique

Régions à statut spécifique dans l'Union européenne
L'île d'Heligoland.
L'île de Clipperton.

Il existe des régions dans les États membres où la totalité du droit européen ne s'applique pas. Leur statut est alors parfois proche de celui des PTOM au plan communautaire européen, mais elles ne bénéficient des fonds structurels spécifiques alloués au PTOM et aux région ultrapériphériques (RUP). Juridiquement, ces régions sont bien dans le territoire de l'Union européenne.

Un cas particulier résulte de l'adhésion de Chypre où la législation européenne ne s'applique pas dans la république autonome turque de Chypre du Nord, non reconnu internationalement, bien que celle-ci fasse partie juridiquement du territoire de l'Union et dont les citoyens (qui ont non seulement voté pour l'adhésion de Chypre à l'Union européenne mais aussi pour l'unification de Chypre contrairement à leurs voisins du Sud de l'île) sont également électeurs aux élections des représentants chypriotes au Parlement européen[26]. Elle est traitée comme une exception dans le traité d'adhésion de Chypre à titre conservatoire en attendant des évolutions dans les négociations entre les deux républiques[26]. Il résulte de cette scission de l'île la création d'une zone tampon, sous mandat international de l’ONU (en bordure des deux régions nord et sud, et des deux zones de souveraineté britanniques), qui échappe aussi partiellement au droit communautaire, bien que le droit de la République de Chypre y soit observé pour les résidents de nationalité chypriote.

Toujours sur l'île de Chypre, dans les bases sous souveraineté britanniques d'Akrotiri et Dhekelia, le droit européen ne s'applique qu'aux résidents britanniques et à ceux de nationalité chypriote[27].

Dans la mer Baltique se trouve une région à statut dérogatoire dépendante de la Finlande : les îles Åland qui sont situées en continuité avec les zones économiques exclusives de la Suède et de la Finlande, toutes deux membres de l’Union[28]. Bénéficiant d'une large autonomie, les îles ont tenu un référendum séparé de celui de la Finlande quant à l'adhésion de leur territoire à l'Union. L'adhésion fut approuvée avec certaines dérogations[29].

Certaines communes bénéficient de statuts particuliers pour des raisons soit géographiques, soit historiques. Ces statuts concernent notamment l'usage de l'euro et la TVA. Il y a tout d'abord les exclaves allemande et italienne, respectivement les communes de Büsingen am Hochrhein[30] et de Campione[30],[31], en Suisse. Enfin, la commune italienne de Livigno, laquelle n'est pas une exclave, mais bénéficie d’un statut d’extraterritorialité réglementé depuis les XIXe et XXe siècles[30],[32].

En mer du Nord, l'île allemande d'Heligoland, bien que membre de l'Union européenne, est exclue de l'union douanière et n'est pas soumise au régime fiscal allemand[30].

Les cités autonomes de Ceuta et Melilla et les autres zones de souveraineté espagnole en Afrique bénéficient elles aussi d'un statut dérogatoire notamment concernant la TVA, la PAC et la Politique commune de la pêche[29].

La République monastique du Mont Athos dispose d'une autonomie accue au sein de la République hellénique. En effet, bien que membre de l'espace Schengen et de l'Union européenne, seul un permis permet d'entrer sur son territoire et l'accès est interdit à toute créature femelle (à l'exception des poules et des chats)[33].

Enfin, l’Île de Clipperton, sous administration direct du gouvernement français, n'est pas citée parmi les PTOM bien que l'île fasse partie de l'Union[34]. Cependant l'île ne fait pas partie de l'espace Schengen[35] et, à défaut de population permanente, n'est pas prise en compte lors des élections au Parlement européen.

Régions hors du territoire communautaire

L'article article 355 paragraphe 5 du TFUE dispose que trois territoires, dépendant d'un État membre, sont exclus de l'Union sans pour autant être des PTOM.

Tout d'abord, les îles Féroé, sous souveraineté danoise, qui sont exclues de l'Union européenne[27]. Leur statut est à rapprocher du statut des possessions de la Couronne britannique. En effet, les bailliages de l'île de Man, de Jersey et de Guernesey ne font juridiquement pas partie du Royaume-Uni et sont traités comme des États souverains (même s'ils sont librement associés au Royaume-Uni sous la forme d'une coopération renforcée et s'ils ont le même chef d'État, leur gouvernement et leur législation sont totalement distincts). Ces trois États sont des possessions personnelles du souverain de la Couronne britannique, laquelle n'est pas reconnue internationalement comme un État mais comme une organisation internationale. Toutefois, dans le cas de ces possessions, certaines dispositions restent applicables que « dans la mesure nécessaire pour assurer l'application du régime prévu pour ces îles par le traité relatif à l'adhésion de nouveaux États membres à la Communauté économique européenne et à la Communauté européenne de l'énergie atomique, signé le 22 janvier 1972 »[27], c'est-à-dire, dans le cadre d'une demande d'adhésion de ces îles[27].

Géographie physique de l'Union européenne

Relief

Sommet Massif État Altitude
(m)
Mont Blanc Alpes France
Italie
4 810,45 m
Teide Ténérife Espagne 3 718 m
Mulhacén Sierra Nevada Espagne 3 480 m
Aneto Pyrénées Espagne 3 404 m
Etna Sicile Italie 3 350 m
Piton des Neiges Piton des Neiges France 3 070,50 m
Mousala Rila Bulgarie 2 925 m
Mont Olympe Olympe Grèce 2 918 m
Vihren Pirin Bulgarie 2 915 m
Monte Cinto Corse France 2 706 m
Île Localisation État Superficie
(km²)
Grande-Bretagne Atlantique Royaume-Uni 229 850 km²
Irlande Atlantique Royaume-Uni
Irlande
81 635,1 km²
Sicile Méditerranée Italie 25 711 km²
Sardaigne Méditerranée Italie 24 090 km²
Chypre Méditerranée Chypre 9 251 km²
Corse Méditerranée France 8 680 km²
Crète Méditerranée Grèce 8 336 km²
Eubée Méditerranée Grèce 3 684,848 km²
Majorque Méditerranée Espagne 3 625,75 km²
Gotland Baltique Suède 3 140 km²

L’organisation du relief de l'Union est complexe. La disposition du relief détermine, en partie, les localisations humaines et économiques de l'Union.

Les milieux naturels d'Europe ont souffert de l'anthropisation[36]. En dépit de la complexité du relief de l'Union, les distances ont depuis longtemps été réduite par les transports. Le point culminant est le Mont Blanc à la frontière entre la France et l'Italie qui culmine à 4 810,45 m d'altitude[37]. Le fleuve Danube, premier fleuve de l'Union européenne bien qu'il ne soit pas entièrement dans ces frontières, est le vingt-septième plus long fleuve du monde en parcourant 2 875 km[38]. Le lac Vänern, en Suède, est le premier lac de l'Union par sa superficie 5 650 km² avec une profondeur maximale de 106 mètres[39].

Plusieurs ensembles de relief, plus ou moins important, se succèdent du nord au sud : le premier est constitué par une partie des Alpes scandinaves. Situé en grande partie en Norvège, les contreforts des Alpes scandinaves s'étendent du nord de la Finlande, forment une courbe longeant la frontière avec la Norvège[40] pour s'arrêter quelques kilomètres au nord du lac Vänern[41]. La combinaison de la localisation septentrionale et de l'humidité de l'océan Atlantique proche a causé la formation de plusieurs champs de glace et de glaciers[40].

La Laponie se situe dans l'espace de transition entre les Alpes scandinaves et les plaines du sud de la Finlande et de la Suède[41],[42]. Elle est, par endroit, montagneuse, mais généralement formée de vastes étendues assez planes[42]. Plus au sud, le paysage reste plat notamment dans les plaines côtières de Finlande dites d’Ostrobotnie, vallonné de collines dans le centre et l'est[42],[41]. Elle est, par endroit, montagneuse, mais généralement formée de vastes étendues assez planes. Cette région comporte des milliers de lacs, la plupart communiquant entre eux, et d'îles[42],[41]. Elle est, par endroit, montagneuse, mais généralement formée de vastes étendues assez planes[42]. Le lac Saimaa, le deuxième plus grand de l'Union, s'y trouve[43]. Dans le sud-ouest de la Finlande, et le long de la côte méridionale du Golfe de Finlande se trouvent les îles, principalement dans l'archipel d’Åland. Le territoire de l'État est principalement occupé par les forêts boréales qui couvre environ 77 % du territoire finlandais[44]. À l'inverse, le pays comporte assez peu de terres arables, lesquelles représentent seulement 9 % de la superficie du territoire[44].

Le détroit d'Øresund avec le pont de l'Øresund et l'île Peberholm.
Le Ben Nevis, le point culminant des iles britanniques, avec ses 1 344 mètres d'altitude[45].
Vue des rizières et du Po depuis une colline de Montferrat.
Vue du Mont Blanc (France).
Les Météores où se trouve les monastères du même nom.
Butte rocheuse d'où l'on voit la forêt tropicale guyanaise.

La côte suédo-finlandaise du golfe de Botnie portent le nom de « Haute Côte »[N 5], laquelle se soulève chaque année de plus de 9 mm par an[46]. Ce rebond isostatique est un phénomène qui résulte de la fonte des glaciers[46]. Il résulte de ce phénomène que, depuis 9 600 ans, le sol s'est élevé de 285 m, altitude à laquelle on peut trouver la ligne côtière la plus élevée formée à cette époque[46].

De l'autre côté de la mer Baltique se trouve les plaines du sud de la Suède. S'étendant d'abord sur un léger espace côtier face au golfe de Botnie (plus précisément la région côtière du Norrland), elles s'élargissent pour occuper l'ensemble du sud de la partie suédoise de la péninsule scandinave[41]. Plus au sud, l'espace occupé par les forêts diminue et la vocation agricole des sols apparait[47]. La région est, à l'instar du sud de la Finlande, riche en lac avec notamment le plus grand lac de l'Union, le lac Vänern[39].

L'ensemble de plaines qui entre dans l'Union au niveau de la frontière avec la Russie s'appelle la grande plaine européenne[48]. Celle-ci s'étend vers l'est, hors de l'Union européenne, jusqu'aux monts de l'Oural et vers l'ouest jusqu'au bassin aquitain[48]. Celle-ci se subdivise, dans l'UE, en plusieurs sous ensemble dont le premier, en partant du nord-est, est la plaine d'Europe orientale[49].

Du golfe de Finlande au nord de la Pologne s'étend une petite partie de la plaine d'Europe orientale[49]. Au niveau de l'Estonie, cette plaine est surtout marécageuses et est souvent inondée au printemps[50]. De nombreux lacs s'y trouvent dont le lac Peïpous, à la frontière avec la Russie[50]. Plus au sud, en Lettonie, se trouve le golfe de Riga, peu profond et partiellement isolé du reste de la Baltique par les îles estoniennes de Saaremaa et Hiiumaa[51]. Le reste du territoire est plutôt plat, avec quelques collines à l'est[51]. Le sud des pays baltes, en Lituanie, est accentué par les hautes terres de Samogitie et le bassin de la Niémen[21]. Enfin, une partie des côtes lituaniennes se trouve sur une étroite bande de sable large de 0,4 à 4 km, l'isthme de Courlande[52].

Au nord de la Pologne commence la plaine européenne du Nord qui s'étend de la mer Baltique à la mer du Nord (où se trouvent notamment les lagons de la mer Baltique : les lagunes de Szczecin, de la Vistule et de Courlande[53]) en passant par le Danemark ou elle est séparée de la plaine du sud de la Suède par le détroit d'Øresund[54]. Au sud elle est délimitée par les hauts plateaux et et les montagnes de Pologne, de République tchèque et d'Allemagne. Son relief est relativement plat, entrecoupé par les fleuves tels que la Vistule, l'Elbe ou le Rhin[48]. À l'ouest, la plaine est prolongée par la plaine de Flandre, laquelle est parfois confondue avec la plaine européenne du Nord[48].

Toujours plus à l'ouest, au delà des collines d'Artois qui en constitue la limite, les plaines de Flandre sont prolongées par le bassin parisien comprenant le nord de la France, le Luxembourg et le sud-ouest de l'Allemagne, s'étalant du massif armoricain jusqu'aux Vosges et aux Ardenne ainsi qu'au massif central[55]. Le relief est principalement composé de plaines entrecoupées par des fleuves parmi lesquels se trouve la Seine, dont le basin versant occupe le nord du bassin parisien[55]. Plus au sud, une partie du bassin versant de la Loire est aussi comprise dans le bassin parisien[56].

Au sud-ouest de la France, limité au nord par le massif armoricain et le bassin parisien, à l'ouest par le golfe de Gascogne à l'est par le massif central et au sud par la chaîne des Pyrénées, se trouve le bassin aquitain[56]. Il est traversée par la Garonne et l'Adour entre lesquels se trouve la Forêt des Landes[56]. Cet espace constitue la limite sud-est de la grande plaine européenne[48].

Au nord de la limite composée par ces deux bassins se trouve le massif armoricain présentant un relief érodé dépassant rarement les 400 mètres d'altitude[57]. Au large des côtes françaises, plus précisément du pas de Calais à la pointe bretonne se trouve la Manche et par delà les îles Britanniques : l'Irlande et la Grande-Bretagne. Cette dernière est aussi la plus grande île de l'Union européenne[58]. Au sud-est de la Grande-Bretagne se trouve le bassin de Londres où s'écoule la Tamise[59]. Le bassin est en pente douce vers le sud-est de l'Angleterre et l'Est-Anglie[59]. Au sud-ouest se trouve la péninsule des Cornouailles[60]. De cette péninsule au nord de l'île, la Grande-Bretagne est traversée par plusieurs massifs, plus ou moins importants, dont les plus hauts se trouvent en Écosse[61]. À l'ouest de la Grande-Bretagne, séparée d'elle par la mer d'Irlande, se trouve l'île du même nom[62]. Cette île se présente sous la forme d'une grande plaine centrale entourée par une couronne de montagnes côtières dont seulement trois sommet dépassent les 1 000 m d'altitude[45].

Au sud du bassin aquitain se trouve la chaîne des Pyrénées qui s'étend du golfe de Gascogne au cap de Creus sur la Costa Brava[63]. Plusieurs sommets dépassent les 3 000 m d'altitude (Pic d'Aneto, 3 404 m)[64]. La chaîne sépare les plaines du sud de la France des plateaux de la péninsule ibérique[63]. Cette dernière est composée d'un ensemble de boucliers, d'anciennes îles de la Téthys, compressées lors de l'orogenèse alpine entre des sédiments marins soulevés et plissés[65]. Le massif de la Galice et du nord du Portugal est le fragment méridional du massif avallonien, dont le fragment septentrional est le massif Armoricain[65]. Cette histoire géologique a formé un plateau central (la Meseta) entouré de chaînes plus élevées, les monts Cantabriques, les Pyrénées, ou encore la Sierra Nevada[65]. Le reste de la péninsule étant principalement composé de hauts plateaux entrecoupés de vallées occupées par le cours de fleuves tel que l'Èbre, le Tage et le Guadalquivir dont l'embouchure crée une plaine littoral à l'ouest du détroit de Gibraltar[65].

En centre de la France se trouve le massif central, un massif hercynien composé de plateaux de moyenne altitude incliné du sud-est au nord-ouest (allant de plus de 1 500 m à seulement 300 à 400 mètres dans le Bas-Limousin), dénivelé par des failles, aéré par des bassins d’effondrement, entaillé par des gorges étroites et couvert de volcans[66]. Il est limité au sud par la golfe du Lion et à l'ouest par le sillon rhodanien, un couloir vallonné creusé par le Rhône[66].

À l'est du Rhône se trouve la chaîne des Alpes, prolongée au sud-est par les Apennins, en Italie[67]. La limite traditionnelle entre les deux massifs est située au col d'Altare (435 m), en Ligurie[67]. Les Alpes peuvent être subdivisées en trois entités distinctes : les Alpes occidentales, de la Méditerranée au massif du Mont-Blanc, les Alpes centrales, du massif du Mont-Blanc au col du Brenner, et les Alpes orientales, du col du Brenner à Vienne[68].

La péninsule italienne, entourée par la mer, « prend racine » au pied des Alpes occidentales, dominés par le mont Blanc[37], qui s'étirent en forme d'arc de cercle le long de la frontière[69]. Entre le versant sud des Alpes occidentales et le versant nord des Apennins, la plaine du Pô, ou plaine padane, est de loin la plus grande plaine de la péninsule[70]. Elle est arrosée principalement par le Pô et ses affluents, mais recouvre aussi les basses vallées des fleuves côtiers de Vénétie : l’Adige, la Brenta, le Piave, le Tagliamento ; de Frioul-Vénétie julienne avec l’Isonzo ; ou encore le bassin du Reno et des autres fleuves de l'Émilie-Romagne qui s'écoulent directement vers la mer Adriatique[70]. De forme générale triangulaire, longue de 347 km, elle s’élargit vers l’est sur un front maritime de 270 km entre Rimini au sud et l’Isonzo au nord-est[70]. On distingue la haute plaine au nord et la basse plaine au sud[70]. Les Apennins forment un arc entre le golfe de Gênes, sur la Méditerranée et Naples sur la mer Tyrrhénienne, le centre de l'arc s'approchant de la côte est, au niveau de Rimini (mer Adriatique)[71]. La Sicile, prolongeant les Apennins, est séparé de la péninsule par le détroit de Messine[71]. C'est sur cette île que se trouve l'Etna, le plus haut volcan européen et aussi l'un des plus actifs au monde[72],[73].

Les Alpes occidentales sont prolongées par les Alpes orientales au sud desquels se trouve l'embouchure du Pô dans l'Adriatique[68]. Au nord des Alpes orientales se trouvent notamment la panhandle constituée par le Vorarlberg et une partie du Tyrol, deux Bundesländer autrichiens[74]. Plus au nord, dans la région entourant le tri-point Allemagne-Autriche-République tchèque, se trouve les plateaux du centre de l’Union européenne[75]. Au niveau de la frontière austro-hongroise, se trouve notamment l’Alpokalja, les pré-Alpes[76]. Au nord de l’Alpokalja se trouvent les contreforts des Carpates qui commencent au niveau de la frontière entre la République tchèque et la Slovaquie, longent la frontière entre la Pologne et la Slovaquie, sortent de l'Union et y rentrent à nouveau au nord de la Roumanie pour occuper un grande partie du centre de la Roumanie[77]. L'espace créé par la courbe du massif des Carpates est occupé par la plaine de Pannonie[78].

Au sud et au sud-est des Carpates se trouvent les plaines côtières de la mer Noire appelées plaines valaques à la frontière roumano-bulgare[79]. Plus au sud, la Bulgarie est divisée en bande de montagnes et de plaines ou de plateaux d'orientation est-ouest[80],[81]. Ainsi le plateau danubien succède à la plaine valaque, et précède le Grand Balkan[81],[82]. Les versants Sud du massif des Balkans et débouchent sur la plaine de Thrace et le bassin de Sofia[81]. Approximativement de forme triangulaire, la plaine de Thrace débute à l'est des montagnes dominant Sofia et va vers l'est en s'élargissant jusqu'à la mer Noire[83]. Elle inclut la vallée de Maritsa et les basses terres qui vont du fleuve à la mer Noire[83]. Comme le plateau danubien, la plaine de Thrace, qui s'étend au sud de la Bulgarie et à l'est de la Grèce, est vallonnée[83].

À l'ouest de la Thrace, la plaine se prolonge en Macédoine-Centrale et en Thessalie bordé au nord par les Rhodopes[83]. Plus à l'ouest de ces plaines côtières se trouvent les monts du Pinde qui forment la chaîne centrale du pays, avec une hauteur moyenne de 2650 mètres[84]. Les îles de la mer Égée, dont le nombre dépasse les 6 000[85], sont les pics de montagnes sous-marines qui sont une extension géologique des monts du Pinde[84]. Ces monts sont de hauts sommets escarpés[84]. On y trouve de nombreux canyons et autres paysages karstiques, dont les Météores et les gorges de Vikos[86]. Ces gorges sont d'ailleurs les plus grandes au monde, plongeant à plus de 1 112 mètres[87].

En mer Méditerranée, dans le bassin occidental, se trouve les îles de la Corse et de la Sardaigne[88]. La Sicile délimite les deux bassins méditerranéens[88]. À l'est se trouve notamment Malte puis la Crète[89], une île montagneuse de forme étirée (260 km d'est en ouest et maximum 60 km nord-sud)[90]. À l’extrême est de la Méditerranée se trouve Chypre caractérisé par deux massifs montagneux : l'un au sud-ouest, le massif du Troodos[91] ; l'autre au nord, s'étalant d'ouest en est, le chaîne de Kyrenia[91] qui se prolonge pour former un long cap, le cap Saint-André[92].

Dans l'océan Atlantique se trouvent trois archipels-régions ultrapériphériques. L'archipel des Canaries, à environ 500 km au nord du tropique du Cancer et à 97 km côtes marocaines, est composé de sept îles principales et d'autres îles et rochers de taille variable[93]. La plupart de ces îles ont un relief marqué par l'activité volcanique de l'archipel[93]. Environ 450 km au nord, se trouve l'archipel de Madère dont l'île principale, du même nom, représente 90 % de la superficie totale[94]. Cet archipel, lui aussi d'origine volcanique, présente une surface érodée[94]. Au nord-ouest de Madère, à environ 900 km, et à environ 1 500 km à l'est de Lisbonne (presque sur la même latitude) se trouve l'archipel des Açores d'origine volcanique[95].

De l’autre côté de l’Atlantique, la Guyane est la plus grande des régions ultrapériphériques[96]. Son relief est peu marqué, l’altitude variant la plupart du temps entre 100 et 200 mètres[97]. Le nord, sur la côte Caraïbe, marque le commencement de la plaine côtière laquelle s'étend sur 15 à 50 km vers l'intérieur des terres[98]. C'est une plaine alluviale, plus ou moins inondable d'une altitude le plus souvent inférieure à 30 mètres[98]. Au-delà, jusqu'à la frontière avec le Brésil, se trouve les « terres hautes » qui se développent sur le bouclier guyanais et représentent près de 95 % du territoire[98]. L'absence de mouvement tectonique depuis l'ère primaire et l'érosion importante qu'il a subie ont sculpté des formes de relief diverses[98].

Au nord de la Guyane se trouve la zone Caraïbe où sont les régions ultrapériphériques dépendantes de la France, du nord au sud : la Martinique, île au relief accidenté réparti en deux zones, d'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l'île, domaine de la forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche avec notamment la Savane des pétrifications[99] ; la Guadeloupe est divisée entre la Basse-Terre à l’ouest, 848 km²[100], montagneuse et recouverte d'une forêt tropicale très dense du nord au sud[100], où abondent de nombreuses rivières et cascades[100], et la Grande-Terre à l’est, 586 km², est plate et aride[101]. L’eau douce de consommation y est amenée de l’île de Basse-Terre par des canalisations sous le pont traversant la Rivière Salée qui sépare les deux terres[101]. Plus au nord se trouvent les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Le statut de cette dernière doit évoluer, suite à une décision du Conseil, vers le statut de territoire d'outre-mer[N 3].

De l'autre côté du continent africain, baigné par l’océan Indien, se trouve un autre territoire de l'Union, La Réunion dont l'intérieur du territoire est très accidenté[102]. La roche volcanique est progressivement érodée par les précipitations tropicales[102]. Le point culminant est le Piton des Neiges qui culmine à 3 069 m[102]. L'érosion a creusé trois cirques naturels dans ce volcan éteint : Cilaos, Mafate, Salazie[102]. Le reste de l'île reste très escarpé, spécialement dans les Hauts où l'on retrouve de nombreuses rivières et des cascades qui creusent des ravines profondes[102]. La plus haute cascade de l’Union, le Trou de Fer, s'y trouve avec 725 m[103].

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Hydrographie

Eaux courantes

Classement des douze plus longs fleuves de l'Union
Rang Fleuve Longueur Bassin versant
(km²)
Débit moyen Tributaire de
1 Danube 2 875 kilomètres (1 786,44 mi) 805 000 km² 6 500 m3⋅s-1 Mer Noire
2 Rhin 1 233 kilomètres (766,15 mi) 185 000 km² 2 300 m3⋅s-1 Mer du Nord
3 Elbe 1 091 kilomètres (677,92 mi) 144 055 km² 711 m3⋅s-1 Mer du Nord
4 Vistule 1 047 kilomètres (650,58 mi) 194 424 km² 1 054 m3⋅s-1 Mer Baltique
5 Loire 1 013 kilomètres (629,45 mi) 117 000 km² 931 m3⋅s-1 Océan Atlantique
6 Tage 1 006 kilomètres (625,1 mi) 78 460 km² 444 m3⋅s-1 Océan Atlantique
7 Tisza 965 kilomètres (599,62 mi) 157 100 km² 814 m3⋅s-1 Danube
8 Meuse 950 kilomètres (590,3 mi) 36 000 km² 400 m3⋅s-1 Mer du Nord
9 Èbre 928 kilomètres (576,63 mi) 85 550 km² 426 m3⋅s-1 Mer Méditerranée
10 Douro 897 kilomètres (557,37 mi) 97 290 km² 443 m3⋅s-1 Océan Atlantique
11 Oder 854 kilomètres (530,65 mi) 119 000 km² 529 m3⋅s-1 Mer Baltique
12 Rhône 812 kilomètres (504,55 mi) 95 500 km² 1 700 m3⋅s-1 Mer Méditerranée

Les eaux courantes varient en fonction des données climatiques, topographiques et géologiques. Il existe six grands bassins de drainage dans l'Union qui correspondent aux ligne de partage des eaux entre l'océan Atlantique, la mer du Nord, la mer Baltique, la mer Noire, et les bassins méditerranéens occidentaux et orientaux[104]. Le principal système fluvial, celui du Danube, se jette dans la mer Noire[38]. Sa longueur dépasse les 2 800 km[38]. Le bassin hydrographique du Danube est le deuxième plus grand d'Europe, après celui de la Volga[105]. Sa superficie totale est de 805 000 km² soit plus de un cinquième du territoire de l'Union et moins de deux fois la superficie de la France métropolitaine[105]. Relié au Rhin par le canal Rhin-Main-Danube, l'ensemble constitue un réseau navigable de plus de 4 000 km entre la mer du Nord et la mer Noire[105]. Son principal affluent, la Tisza, est long de 965 km[106].

Avec une longueur dépassant les 1 200 km, le Rhin est le deuxième plus grand fleuve de l'Union européenne[107]. Il présente la particularité d'être classée parmi les « eaux internationales » de la Suisse à la mer de Nord (afin de permettre un accès à la mer à celle-ci, enclavé dans l'Union européenne)[108],[109]. Ce classement date de 1898 lorsque fut signé la convention de Mannheim qui créa la Commission centrale pour la navigation du Rhin[108].

Les autres grands fleuves sont notamment l'Elbe et la Vistule. L'Elbe parcourt environ 1 094 km entre les monts des Géants et la mer des Wadden (mer côtière de la mer du Nord)[110]. La Vistule est longue de 1 047 km, elle prend sa source dans les Beskides et se jette dans la Baltique[111]. La Loire prend sa source au Mont Gerbier de Jonc et, après un parcours de 1 013 km, se jette dans l'Atlantique[112]. Elle a un régime pluvio-nival ce qui la rend en partie non navigable. Le Tage, long de 1 006 km, prend sa source à Albarracín (plus précisément Fuente de García) et se jette dans l'Atlantique[113].

Les plus grandes chutes d'eau de l'Union se trouvent principalement en France : l'île de la Réunion en compte deux dépassant les 400 mètres de hauteur. La plus haute de l'Union est celle du Trou de Fer avec ses 725 m[103]. La seconde plus haute de l'Union est aussi à la Réunion, il s'agit de la cascade Blanche haute de 640 m[103]. Viennent ensuite les chutes d'eau de l'Union européenne continentale. La plus importante étant celle de Savica (571 m) en Slovénie[103] suivit des Walcherfall (500 m) en Autriche[103], de Röthbachfall (470 m) en Allemagne[103], la cascade de Gavarnie (422 m) et la cascade du Moulin-Marquis (400 m) en France[103].

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Eaux stables

Cinq plus grands lacs de l'Union européenne
Rang Lac Étendue Volume Localisation
1 Vänern 5 650 km2 153 km3 Suède
2 Saimaa 4 400 km2 36 km3 Finlande
3 Vättern 1 900 km2 77 km3 Suède
4 Mälar 1 120 km2 14,4 km3 Suède
5 IJsselmeer 1 100 km2 Pays-Bas

De nombreux lacs se trouvent dans l'Union notamment le système lacustre présent en Suède ou encore en Finlande. Le plus grand des lacs de l'Union européenne est le lac Vänern situé au sud de la Suède[39]. Il couvre une superficie de 5 648 km² et a un volume de 153 km3[39].

Les eaux stables dépendent des précipitations, de l'alimentation par les cours d'eau ou encore de la couverture végétale. Les nappes phréatiques et les aquifères sont conditionnés par la géologie et l'histoire climatique de la région. Le système lacustre de Finlande couvre une superficie correspondant à un taux de surface de 10 % du territoire[114]. Ces lacs sont reliés entre eux par un système complexe d'affluents et d'émissaires. Le deuxième lac de l'Union européenne s'y trouve, le lac Saimaa, avec 4 400 km², subdivisé en plusieurs bassin dont le plus grand mesure 1 377 km²[43].

Dans la partie centrale de l’Union européenne, le plus grand lac est le lac Balaton en Hongrie avec une superficie de 592 km²[115]. Dans la partie occidentale de l'Union, l'IJsselmeer, 1 100 km², se distingue car il s'agit d'un lac des Pays-Bas qui était à l'origine un golfe de la mer de Wadden qui a été clos par la construction de l'Afsluitdijk et qui a depuis perdu sa salinité[116]. Contigu à l'IJsselmeer se trouve le Markermeer, lui aussi un lac artificiel d'une superficie de 700 km²[117]. Cependant, dans cette région, en dehors des lacs artificiels et du lac Léman – lequel est partagé entre la France et la Suisse et dont seulement 40,47 % soit 234,71 km² sont dans l'Union[118], le plus grand lac est le lac de Constance dont la superficie est de 536 km²[119]. Les frontières entre l'Allemagne, l'Autriche (et donc de l'Union) et la Suisse n'ont jamais été définis dans ce lac, le partage entre les juridictions est donc imprécis[120],[121],[122].

Eaux littorales

Klubudden vu depuis le phare de Högbonden.
Vue satellite de la Manche.

Avec 65 992,9 km de long[16], les côtes de l’Union européenne sont parmi les plus longues du monde, derrière celles du Canada. Les interfaces maritimes sont nombreuses : la mer Baltique, l'océan Atlantique, la mer du Nord, l'océan Atlantique, la mer Méditerranée, la mer Noire, la mer des Caraïbes, et l’océan Indien (La Réunion)[2].

Le littoral est très découpé, avec de nombreux bras de mer s'enfonçant à l’intérieur des terres, des golfes de Botnie et de Finlande dans la Baltique et des îles du détroit d'Øresund aux littoral atlantique, et du détroit de Gibraltar aux îles égéennes[2]. Partout le littoral est fragilisé par l’anthropisation bien que certaines initiatives soient prises par les États membres notamment en France avec le conservatoire du littoral, auquel l'Union apporte son concours, dont l'objectif est d'acquérir et de protéger un tiers du littoral français[123].

Les principaux courants s'approchant de l'océan Atlantique sont la dérive nord atlantique qui prolonge le Gulf Stream[124]. Il se sépare en deux au large de l’Irlande, une partie continue son chemin vers le nord, l'autre devient le courant du Portugal, ce dernier est un courant qui prolonge la dérive nord atlantique sur un axe sud-est[124], il est prolongé par le courant des Canaries qui traverse les îles Canaries, le courant des Açores qui encercle les Açores et s'étend jusqu'au détroit de Gibraltar[125], le courant des Antilles qui concerne les Antilles françaises[126], et le Slope qui commence dans la mer Celtique, longe la côte ouest de l'Irlande, suit les Hébrides et part vers le nord[127].

La mer Méditerranée, quant à elle, ne présente pas un système régulier de circulation des eaux. Les courants sont principalement locaux et discontinus. L'eau Atlantique pénètre dans la mer Méditerranée par le détroit de Gibraltar formant le courant algérien qui longe le sud des côtes espagnoles dans la mer d'Alboran[128]. Au sud-est de la Sardaigne, une partie du courant part vers le nord, tandis que l'autre moitié continu sa route vers le détroit de Sicile[128]. La partie qui va vers le nord longe alors les côtes de Sardaigne et de Corse pour arriver en mer Ligure[128]. La partie du courant qui avait continué vers l'est se subdivise à nouveaux en deux. La partie qui progresse vers le nord pénètre en mer thyrénienne et longe les côtes italiennes et se jette en mer Ligure ou elle forme le courant liguro-provençal[128],[129]. Celui-ci longe les côtes italiennes, les côtes françaises au large de Nice, le golfe du Lion, les côtes catalanes et pénètre en mer des Baléares où il devient instable[128].

Dans la mer Égée, ou baignent les îles grecs, le courant provient principalement des Dardanelles et du Bosphore[130],[131]. Le courant du Bosphore, d'une vitesse de 6 à 7 km/h, est difficile à remonter pour les navires allant de la mer Égée à la mer Noire[131].

Dans l’océan Indien, le principal courant affectant la région ultrapériphérique de la Réunion est la gyre de l'Océan Indien, plus précisément le courant équatorial sud[132].

Biodiversité

Faune

L'Union européenne abrite de nombreuses espèces telles que le cerf[133], l'élan[134], le bison[135], le sanglier[136], le loup[137] ou l'ours brun[138]. Cette dernière espèce, parmi d'autres, est en danger du fait de la réduction de son aire de répartition avec l'anthropisation[138].

Certaines espèces font l'objet de réintroduction dans certains habitats où ils avaient disparu. Parmi les réintroductions ayant eu lieu sur le continent européen se trouvent le lynx boréal (en France notamment)[139],[140],[141], le bison d'Europe (France, Lituanie, Pologne, etc.)[142], le castor d'Europe (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, etc.)[143], le gypaète barbu (Autriche, France et Italie)[144], l'ibis chauve (Autriche et Espagne notamment)[145],[146], l'outarde canepetière[147] ou encore l'ours[148] (France). Certaines espèces, jusqu'alors disparu d'une zone géographique, réapparaissent parfois par elle même[149].

La Guyane française est le lieu de l'Union ou la biodiversité est la plus élevé (à titre d'exemple, sa faune représente 98 % de la faune vertébrée de France)[150].

Flore

Le territoire de l'Union était à l'origine majoritairement couvert de forêts. Cependant, du fait de l'expansion humaine, elle ne représente plus que 37,8 % du territoire[151] et seules les forêts des régions de montagnes les plus septentrionales sont restées préservées. Actuellement l'UE est majoritairement couverte de forêts plantées par l'homme. La Finlande et la France sont les deux pays où les forêts couvrent une étendue très importante. La majeure partie de la plaine européenne est couverte de prairies et de zones herbeuses.

Durant la Guerre froide, une séparation s'est établie entre les deux zones d'influence sur le continent. Pendant cette séparation ont été créés, pour des motifs politiques et militaires, des « no man's land ». Bien que cela n'ait pas été l'intention d'origine, ses zones ont permis le développement, protégées des interventions de l'être humain, d'espèces végétales rares et en voies d'extinction.

Enfin, en Guyane française abonde la végétation tropicale sud-américaine, laquelle représente à elle seule 96 % des plantes de France.

Climat

Facteurs de répartition climatique

Compte tenu de sa superficie et de son étalement en latitude du 35e au 69 e parallèle nord, le territoire de l'Union européenne est une mosaïque de climats. La majeure partie de l'Union se trouve dans la zone tempérée, ce qui n'empêche pas les phénomènes climatiques extrêmes. De ce fait, le contraste de température est considérable entre l'extrême nord, moyenne annuelle -5 °C environ, et l'extrême sud, moyenne annuelle 18 °C environ.

Seuls le climat des régions ultrapériphériques se distinguent du climat de l'Union européenne continentale. La prise en compte des climats de territoires non-membres de l'Union mais sous la souveraineté de certains États membres accentue les distinctions climatiques existantes. La répartition des climats dépend de plusieurs facteurs. L'Union européenne dispose d'une vaste zone côtière, et l'influence océanique atlantique et méditerranéennes contribuent à modérer les températures sur une bonne partie de l'Union.

Du fait de sa latitude, la majeure partie de l'Union est soumise à une masse d'air provenant de l'Atlantique. Ce flux d'ouest passe au-dessus de la dérive nord atlantique qui prolonge le courant chaud du Gulf Stream et ainsi se trouve ainsi adoucie. Ce flux n'est pas contrarié dans sa progression vers l'est du fait des grandes plaines ouvertes de l'Union. Ce flux tempéré est porteur de perturbations assurant des pluies régulières. En progressant dans les terres, la masse d'air subit les influences continentales et devient moins tempéré, s’assèchant petit à petit, et les précipitations deviennent irrégulières. Le record européen de pluviométrie (345,1 mm) a été enregistré le 30 juillet 1897 à la station de Nová Louka (près de Bílý Potok (Liberec), dans l'actuelle République tchèque). À l'est, le flux océanique est stoppée par les hautes pressions hivernales. Ces pressions sont la source d'épisodes froids et secs. Au nord, les Alpes scandinaves font obstacles aux vents d'ouest ce qui cause un climat continental froids sur la partie orientale de la Scandinavie. Le record de froid y a été mesuré avec -52,6 °C enregistré le 2 février 1966 à Vuoggatjålme en Suède. Le flux océanique voit aussi sont influence diminuer au sud de l'Europe à cause de la latitude, des hautes pressions estivales et des barrières montagneuses qui s'interposent avec la Méditerranée. C'est à Séville, en Espagne, que le record de chaleur a été enregistré le 4 août 1881, avec 50,0 °C.

Principales aires bioclimatiques

Sommaire de la section

Les différents types de climat, selon la classification de Köppen, sont compris entre le climat polaire et le climat équatorial. La majeure partie de la population vit en climat méditerranéen, tempérée, océanique et continental :

  • le climat équatorial qui se rencontre sur l'ensemble de la Guyane[152]. Il se caractérise par une unique saison ou les fortes chaleurs côtoient de fortes précipitations ;
  • le climat tropical en Guadeloupe[153], en Martinique[154], à la Réunion[155] et aux îles Canaries. Il se caractérise par une saison sèche (faibles températures, précipitations quasiment nulles) et une saison humide (hautes températures, très fortes précipitations) ;
  • le climat subtropical (ou climat tempéré chaud) :
  • le climat tempéré :
    • le climat océanique concerne tous les pays qui côtoient l'océan Atlantique (à l'exception du Portugal). Les communautés autonomes de Galice, d'Asturies et du Pays basque, le littoral atlantique de la France, la Belgique, le Danemark et le littoral allemand sont concernés de même que les régions externes du Portugal et de l'Espagne des Açores, de Madère et des îles Canaries. Il se caractérise par un total annuel des précipitations assez fort et par une faible amplitude thermique (les hivers sont doux et pluvieux, et les étés sont frais et relativement humides). Il se dégrade dans l'intérieur des terres (centre de la France par exemple) ou l'amplitude thermique augmente. Là il y a une transition progressive en climat continental ;
    • le climat continental qui concerne le centre de la France, le Luxembourg, l'Autriche, le sud de l'Allemagne, la Hongrie et l'est de l'Union (République Tchèque, Slovaquie, etc.). Il se caractérise par de fortes précipitations et une amplitude thermique ;
      • le climat subarctique qui englobe le nord de la Finlande et de la Suède et qui influence les pays baltes. Il se caractérise par des températures froides toute l'année, sans chaleur estivale et avec des hivers glaciaux.
L'ouest de l'Union, l'influence océanique
Des îles Britanniques aux Charentes, un climat océanique bien défini

Le long du littoral, depuis les Îles britanniques jusqu'aux Charentes, en passant par la bordure côtière des Pays-Bas, de la Belgique, de la France s'étend un climat océanique bien caractérisé (Cfb dans la classification de Köppen), avec une température moyenne qui augmente du nord vers le sud mais assez homogène par rapport à l'étalement en latitude. Dans cette zone, le flux océanique modère les températures, les pluies sont fréquentes et régulières en toutes saisons avec cependant un maximum d'automne au nord et d'hiver au sud. Le total des précipitations annuelles est compris entre 700 mm et 1 000 mm sauf sur certains massifs côtiers – Écosse, Pays de Galles, chaîne cantabrique – où ce total peut largement dépasser 3 000 mm. Les tempêtes automnales et hivernales sont fréquentes. En hiver, par rapport à la latitude, le gel et la neige sont relativement rares ainsi que les fortes chaleurs en été. Les étés sont tempérés avec une température moyenne qui dépasse 10 °C pendant plus de 4 mois (Cfb dans la classification de Köppen). Pour le mois le plus chaud la température est comprise entre 15 °C et 19 °C du nord au sud, celle du mois le plus froid de °C à 10 °C du nord-est au sud-ouest.

Un climat océanique aux étés chauds de l'Aquitaine aux Asturies

Un peu plus au sud, de l'Aquitaine jusqu'aux Asturies, le climat est encore océanique (toujours Cfb dans la classification de Köppen), mais se distingue par ses températures d'été plus élevées (moyenne de juillet de 19 °C à 22 °C). Les étés sont plus humides, plus nuageux et plus orageux. Mais la chaleur moyenne de juillet reste en-dessous de 22 °C, ce qui fait que l'été connaît encore des périodes de refroidissement épisodiques, ce qui est un trait des climats océaniques.

Les grandes plaines du centre, la dégradation du progressive du climat

À l'est de cette zone, le climat est également océanique, mais connaît une dégradation de ses caractéristiques. La limite avec le domaine précédent étant assez floue, dans la vaste zone de plaines ou de moyennes montagnes qui va du bassin parisien au sud de la Scandinavie, à l'ouest de la Pologne et limitée par les contreforts des Alpes au sud, le climat se continentalise peu à peu tout en conservant des caractéristiques modérées par rapport à la latitude (comme précédemment Cfb selon Köppen), les pluies deviennent cependant un peu moins régulières, leur volume diminue progressivement, entre 500 et 700 mm en plaine, 800 à 1 500 mm sur les reliefs. Les pluies sont réparties très uniformément tout au long de l'année avec un maximum pluviométrique qui tend à devenir plutôt estival. Les tempêtes automnales et hivernales voient leur importance diminuer au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'océan, mais ne sont pas exclues. La fréquence des épisodes de température extrêmes augmente progressivement mais la moyenne reste modérée, la température du mois le plus chaud est comprise entre 17 °C et 20 °C du nord au sud, celle du mois le plus froid de °C à -3 °C respectivement d'ouest en est. En France, cette zone correspond aux appellations traditionnelles de climat « parisien », « lorrain », « semi-continental », « d'abri », etc.

Bordure méditerranéenne de l'Union, les climats subtropicaux
La plaine du Pô et la mer Noire, le climat subtropical humide

De la plaine du Pô à la mer Noire vers l'est, le climat se caractérise par ses chaleurs estivales persistantes, avec une température moyenne de juillet supérieure à 22 °C, et des précipitations importantes en été. Selon la classification de Köppen, ce climats devient de ce fait subtropical humide (Cfa). Les hivers sont assez variables, de doux comme sur les côtes occidentales de l'Adriatique, à assez froid (Bulgarie, Roumanie), mais toujours avec une température moyenne de janvier supérieure à -3 °C. La température du mois le plus froid est comprise entre °C et -3 °C de l'ouest vers l'est. Les influences océaniques concernent peu cette zone. Le cumul annuel des précipitations s'assèche progressivement vers l'est. Les pluies, réparties sur toute l'année, prennent une importance estivale marquée, notamment sous forme d'orages. Du fait du relief beaucoup plus compartimenté, il y a multiplication des climats locaux.

Le Sud de l'Union, le climat méditerranéen

Les régions bordant la Méditerranée (majeure partie de l'Espagne, sud-est de la France, Italie hors les Alpes et la plaine du Po, la Croatie – dont l'adhésion à l'Union européenne est prévue le 1er juillet 2013, la Grèce et les îles méditerranéennes) connaissent un climat méditerranéen (Csa et Csb d'après Köppen). À l'écart du flux océanique humide du fait des montagnes et de la latitude, ce climat est caractérisé par une sécheresse estivale et un ensoleillement nettement plus importants que dans les domaines précédents. Les pluies ne sont pas souvent apportées par le flux atlantique mais la plupart du temps par des perturbations qui se développent sur place, alimentées par l'air méditerranéen, ces perturbations sont moins nombreuses que les perturbations océaniques mais les pluies qu'elles apportent sont copieuses et parfois excessives. Le total pluviométrique annuel des régions méditerranéennes est à peu près le même que pour les domaines précédents mais la répartition des précipitations est beaucoup plus irrégulière. L'été est à peu près sec surtout près des côtes et dans le sud, les pluies de printemps et d'automne sont prédominantes au nord du domaine méditerranéen. Suivant les effets d'abris ou au contraire suivant les effets de couloir induits par les reliefs environnants, ce domaine est calme ou au contraire très venté (mistral, tramontane, bora, etc.). Les températures hivernales sont douces sauf en moyenne montagne, 5 à 11 °C en janvier, de l'intérieur vers la côte et du nord vers le sud. L'été est chaud 22 °C à 27 °C en juillet du nord vers le sud, à l'exception du domaine Csb dont les températures sont comprises entre 19 et 22 °C. Le domaine Csb (Galice, nord du Portugal) reste une source de débats. Certains auteurs veulent le rattacher au domaine océanique en raison d'étés modérément chauds. Cette zone conserve toutefois des traits méditerranéens marqués (une sécheresse d'été entraînant des feux de forêt réguliers, un ensoleillement élevé comparé aux régions océaniques, etc.).

Extrême nord et extrême est de l'Union : la dominante continentale
L'extrême est de l'Union, le climat continental

À l'est de l'Union, à partir de l'est de la Pologne, des pays baltes, de la Finlande, de la Slovaquie et de la Hongrie et du nord de la Roumanie, apparaît le climat continental. L'hiver est froid avec blocage fréquent du flux océanique par l'anticyclone continental générateur d'épisodes très froids et secs. La moyenne de janvier va de -3 °C de l'ouest à -20 °C vers le nord-est. L'été, l'anticyclone continental disparaît et le flux atlantique pénètre plus librement à l'intérieur du continent, l'été est encore frais au nord mais il est de plus en plus chaud vers le sud — 10 °C en juillet à la frontière du domaine polaire. Les saisons intermédiaires sont courtes. Les pluies sont plus irrégulières avec un maximum de printemps ou d'été. Au nord du domaine, les étés sont assez pluvieux et restent frais avec une évaporation modérée, la sécheresse d'été est modérée. Vers le sud, la chaleur augmente ainsi que l'irrégularité des pluies, la sécheresse relative d'été s'intensifie.

La bordure nord de l'Union, le sous-ensemble climatique subarctique

Le nord de la Finlande et de la Suède possède un climat subarctique dont les caractéristiques sont de longs et glacials hivers et des étés courts et souvent frais et humides. Les Alpes scandinaves contribuent à réduire l'influence océanique sur cette région. C'est sous ce climat que peuvent se rencontrer les variations de températures les plus extrêmes sur Terre.

Outre mer insulaire : le climat tropical

Le climat tropical se retrouve dans la plupart des régions ultrapériphériques de l'Union européenne. On le rencontre ainsi en Martinique, en Guadeloupe, à la Réunion et aux Canaries. Le climat tropical est un climat non-aride dans lequel la température moyenne ne descend pas en dessous de 18 °C pendant l'ensemble de l'année : les variations saisonnières se caractérisent alors par les précipitations. On distingue donc deux saisons : la saison sèche et la saison humide. La saison sèche correspond au solstice d'hiver, la saison humide au solstice d'été. Cependant, le climat des îles Canaries s'éloigne un peu de cette règle en ce qu'il existe des périodes de sécheresses estivales et de pluies hivernales.

Le climat de ces îles est tempéré par l'influence maritime. Les îles caraïbes sont placées sur le trajet des ouragans

Guyane : le climat équatorial

Le climat de la Guyane varie en fonction des oscillations de la zone de convergence intertropicale, qui résultent du contact entre les anticyclones des Açores et de Sainte Hélène. Sa position proche de l’équateur et sa façade océanique lui confèrent une bonne stabilité climatique. La température annuelle moyenne est de 26 °C. Elle ne diffère en général que de °C du mois le plus chaud au mois le plus froid. Les amplitudes sont faibles sur la zone côtière et un peu plus marquées à l'intérieur.

Il existe quatre variations climatiques saisonnières distinctes[157],[152] : la grande saison des pluies, d'avril/mai à mi-août ; la grande saison sèche, de mi-août à novembre ; la petite saison des pluies, de novembre/décembre à janvier/février ; et la petite saison sèche appelée aussi « petit été de mars » en février/mars. Les mois les plus pluvieux sont mai et juin. Au niveau mondial la Guyane est l'une des régions les plus humides au monde variant de 2 000 mm à 4 000 mm par an.

Sommets de l'Union européenne : le climat montagnard

Les montagnes (Alpes, Pyrénées, Carpates, Alpes scandinaves) connaissent le climat montagnard qui correspondent à peu près à celui des plaines environnantes mais modifiés par l'altitude. Celle-ci provoque un abaissement de la température, en toutes saisons mais davantage en été qu'en hiver et une augmentation des pluies pour les versants exposés aux vents pluvieux. Les reliefs multiplient les climats locaux du fait des différences d'expositions au Soleil et du fait de la modification du régime des vents qu'ils induisent.

Géologie

La géologie de l'Union européenne est variée et complexe. Elle donne naissance à une grande variété de paysages allant des Highlands aux plaines de la Hongrie[158] ainsi que la Guyane et les autres régions ultrapériphériques.

Pour ce qui est de la partie continentale de l'Union, la principale caractéristique est la dichotomie entre les plateaux et les montagnes de l'Europe méridionale et une vaste, et en partie immergée, plaine du nord allant de l'Irlande à la Pologne et s'étirant plus à l'est, hors de l'Union, jusqu'à l'Oural. Ces deux moitiés sont séparées par la chaînes des Pyrénées et des Alpes/Carpates. Les plaines du nord sont délimités à l'ouest par les Alpes scandinaves et les sections montagneuses des îles britanniques. De même elles contiennent l'ancien continent géologique de Baltica qui devrait être regardé géologiquement comme le « contient principal » à l'inverse des autres formations montagneuses périphériques dans le sud et l'ouest qui sont des fragments de plusieurs autres continents géologiques. L'Europe de l'ouest est principalement issu de l'ancien micro-continent d'Avalonia. En Pologne, les plaines du nord sont des moraines comportant des sols sablonneux ou fait de loam. Au sud, les vallées creusées par les glaciers sont faites de lœss.

La Guyane, quant à elle, se situe sur le bouclier guyanais formé au précambrien entre 2,5 et 1,9 million d'années. Certaines formations précambriennes affleurent du fait de l'absence de couverture sédimentaire (érodée par le temps).

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Ressources naturelles

Ressources alimentaires : gestion par des politiques communes

Parmi les politiques menées par l'Union européenne, deux concernent directement les ressources alimentaires : la politique agricole commune et la politique commune de la pêche. Ces politiques visent notamment à parvenir à l'autosuffisance alimentaire de l'Union.

En 2005, donc dans l'UE-25, les ressources agricoles de l'Union européenne font d'elle le 3e producteur mondial de céréales avec 11,5 % de la production[N 6],[159]. Plus précisément, elle est le premier producteur d'orge (39,7 %) et de blé (19,4 %) et le quatrième producteur de maïs (6,6 %). Elle est aussi le deuxième producteur mondial de fruits et légumes avec 9,5 % de la production[N 7]. Parmi ces produits l'Union est le premier producteur mondial de raisins et d'olives (avec respectivement 42 et 70 % de la production)[159]. Elle occupe la seconde position pour les pommes de terre, les tomates, les pommes, les graines de colza et les carottes (respectivement 20 %, 15 %, 21 %, 31 % et 22%). Au niveau des produits agricoles transformés, l'Union européenne est au troisième rang mondial en matière d'huile et graisses végétales avec 11,5 % de la production[N 8]. Elle est aussi le premier producteur d'huile d'olive (78 % de la production mondiale), de colza (33 %) et de tournesol (21 %)[159]. L'UE est aussi le premier producteur de vin et de bière avec respectivement 60,7 % et 25 % de la production mondiale[159]. Elle est le troisième producteur de sucre au monde avec 13,3 % de la production et le premier producteur de betteraves à sucre (50,1 %)[159].

En ce qui concerne l'élevage, l'UE possède le plus important cheptel au monde bien qu'elle ne détienne que le deuxième cheptel porcin (16,2 % du cheptel mondial), le troisième cheptel ovin (10,3) et le cinquième cheptel bovin (6,5 %)[159]. De ce fait, l'UE est le deuxième producteur de viande au monde avec 16,9 % de la production et plus précisément le deuxième producteur de viande de porc, de bovins, de moutons et le troisième producteur de volaille[159]. L'Union est aussi le premier producteur mondial de produits dérivés tels que le lait (avec 25 % de la production mondiale) et de fromages (47 %). Enfin, elle est à la deuxième place dans la production de beurre (26 %) derrière l'Inde (31 %)[159].

Dans le domaine de la pêche, l'Union européenne est ouverte sur plusieurs zones de pêches en Atlantique, en Méditerranée, en mer Baltique, du Nord et en mer Noire et par conséquent elle dispose d'importantes ressources halieutiques. Celle-ci s'étend même au delà notamment dans les secteurs maritimes correspondant à ces régions ultrapériphériques ainsi que grâce à des accord bilatéraux avec l’Islande et la Norvège dans le cadre de l'espace économique européen. En 2007, les 15 principales espèces pêchée par l’Union européenne sont : le hareng de l'Atlantique, le sprat, le merlan bleu, le maquereau commun, la sardine commune, le lançon, le chinchard d'Europe, la morue de l'Atlantique, l'albacore, le chinchard noir, l'anchois, le listao, le chinchard du Chili, la moule commune et la langoustine[160]. Cependant, du fait de la surpêche, certaines espèces de poissons font dorénavant l'objet de pêches limitées et encadrées par des quotas et des zones géographiques. Ainsi, certains fonds sont interdits de pêches.

Ressources sylvestres : des milieux touchés par une anthropisation ancienne

Les forêts présentes sur le sol de l'actuel Union ont beaucoup diminué depuis le Moyen Âge du fait des défrichements effectués tant pour chauffer la population que pour augmenter la production agricole face à la hausse démographique. À cela est venu s'ajouter aux alentours du XVIIe siècle, la construction des navires utilisés pour commercer avec les autres continents ainsi que pour les guerres. Cette période a contribué à diminuer l'importance des forêts sur le sol européen. Pour contrebalancer ces effets, dès le XIXe siècle, certaines forêts artificielles ont été mis en place, tel que la forêt des Landes. Dans l'Union européenne, les États membres utilisent la forêts notamment pour lutter contre l'érosion des sols et les autres effets négatifs du climat[161].

Les forêts de l'Union européenne continentale peuvent se subdiviser en deux catégories principales : les forêts de résineux et celle de feuillus. On distingue plusieurs types de forêts[162] :

  • les forêts boréales dont la croissance est lente contient principalement des résineux, à l'exception du bouleau qui le feuillu à croître sous ces températures. Elle se rencontre en Suède, en Finlande ainsi que dans les pays baltes où elles la majeure partie du territoire. Certaines d'entre elles sont des forêts primaires.
  • les forêts tempérées aux essences plus diversifiées,
  • les forêts de montagne dont la répartition dépend tant de l'altitude que de l'orientation par rapport au Soleil,
  • les forêts méditerranéennes dont les essences sont plus habituées aux sécheresses estivales,
  • la forêt équatoriale guyanaise dont l'écosystème est l'un des plus diversifiés au monde.

En effet, la forêts de Guyane est une forêt primaire à très haut niveau de biodiversité (hot-spot parmi les plus riches au monde) laquelle est protégée par le parc national de Guyane et six réserves naturelles. L'Union européenne, ainsi que l'Union internationale pour la conservation de la nature, y recommandent des efforts particuliers de protection[163].

La forêt humide de Guyane s'est paradoxalement épanouie sur un des sols les plus pauvres du monde, en azote, en potassium, en phosphore et en matières organiques. Pour cette raison, et parce que cette zone a toujours conservé des refuges pour toutes ses espèces lors des périodes sèches ou de glaciation terrestre, cette forêt abrite des écosystèmes uniques qui sont parmi les plus riches et les plus fragiles du monde : forêts tropicales primaires très anciennes, mangroves, savanes, inselbergs et nombreux types de zones humides.

5 500 espèces végétales ont été répertoriées, dont plus d'un millier d'arbres, 700 espèces d'oiseaux, 177 espèces de mammifères, plus de 500 espèces de poissons dont 45% lui sont endémique (les poissons « limon » et les poissons à écailles) et 109 espèces d'amphibiens. Les micro-organismes seraient bien plus nombreux encore, notamment dans le nord qui rivalise avec l'Amazonie brésilienne, Bornéo et Sumatra. Ce seul département français abrite au moins 98 % de la faune vertébrée et 96 % des plantes vasculaires de la France.

Ressources hydriques

Article connexe : Directive-cadre sur l'eau.

Un grand nombre de fleuves et d'aquifères se trouvent dans l'Union. Les sous-sols de la plaine nord-européenne possèdent ainsi un nombre important de nappes phréatiques[164]. Près de 70 % de l'eau utilisées par l'Union européenne provient des bassins souterrains[165].

Les régions méditerranéennes ont des ressources en eau rares et irrégulières, ainsi Malte est en dessous du seuil de pénurie avec seulement 500 m3 par an et par habitant. Les aquifères sont l'unique source d'eau potable de l'île de Malte[165].

La communication de la Commission au Parlement du 18 juillet 2007 établissait que le nombre et l'intensité des épisodes de sécheresse avait augmenté de 20 % dans l'Union européenne de 1976 à 2006. 11 % de la population et 17 % du territoire européen connaissait un problème de rareté des ressources en eau[166]. Les régions du sud de l'Europe connaissent une « raréfaction de l’eau en raison de ressources hydriques restreintes, auxquelles s’ajoutent une demande élevée et une diminution des précipitations », selon un rapport publié par la Commission[167]. Un communiqué a ajouté que « l’équilibre entre les besoins et les ressources en eau a atteint un seuil critique dans de nombreuses régions de l’Europe, et l’évolution du changement climatique devrait encore aggraver la situation ». Le rapport précise que cette sécheresse et la raréfaction des ressources en eau ne touchent pas que les pays méditerranéens[167].

Le rapport ajoute que « la République tchèque, Chypre et Malte ont déclaré devoir constamment faire face à ce problème », et « cinq États membres (Espagne, France, Hongrie, Portugal, Royaume-Uni) ont signalé des sécheresses et des niveaux pluviométriques inférieurs à la moyenne à long terme ». La France, les Pays-Bas, la Roumanie et la Suède ont ajouté devoir faire face à des pénuries d'eau ponctuel localisées[167].

Toujours selon le rapport de la Commission, d'ici à 2050, la plupart des régions de l'Union devraient être confrontées à un stress hydrique modéré ou sévère. Les causes de cette évolution sont en grande partie dues à l'utilisation non-durable des ressources ainsi qu'au réchauffement climatique. Le rapport tempère cependant cette réalité en affirmant que « les États membres concernés ont pris des mesures pour ménager les ressources en eau et en restreindre l’utilisation »[167].

Un plan de sauvegarde des eaux européennes est prévu pour 2010 concernant principalement l'utilisation rationnelle de l'eau notamment dans l'agriculture et dans l'environnement urbain[167].

Sous-sols

Carte de la répartition du pétrole et du gaz en Europe.

Les États membres de l'Union européenne disposent de quelques gisements pétroliers dont la majeure partie se trouve en mer du Nord. Le bassin de Viking Graben et la région de Tampen sont les principales sources de pétrole du Royaume-Uni. Il s'agit d'une région pétrolière et gazière d'importance mondiale, mais qui a franchi le pic de production. Les ressources sont partagées presque à égalité avec la Norvège. Une poignée de gisements géants (Brent, Ninian, Piper, Forties) de cette zone créèrent un véritable boom de la production dans les années 1980. Au nord du Royaume-Uni se trouve aussi la « marge Atlantique », une région pétrolière plus récente, ou sont exploités deux principaux gisements, Foinaven et Schiehallion, qui comptent parmi le plus gros producteurs britanniques. En dehors de ces zones, les réserves de pétroles ont une taille négligeable. De petites réserves existent : au sud-est de la Grande-Bretagne ; dans le bassin parisien ; dans les landes de Gascogne ; au large des côtes espagnoles ; dans le sud de la Sicile ; ainsi que de petits gisements en Hongrie, et Grèce.

L'Union possède aussi quelques réserves de gaz naturel. Les principales zones d'extraction du gaz de l'Union européenne sont : au Royaume-Uni, où les réserves sont en déclin rapide ; le gisement de Groningue (Pays-Bas), où les ressources sont sous-exploitées (les Pays-Bas fournisse près de 15 % du gaz consommé par l'UE) ; en Italie dans le système Pô-apien ; en Allemagne, mais la production y est en déclin puisque le pays ne produit plus que 15 % de sa propre consommation.

En 2011, l'Union ne produit pas ou peu de gaz de schiste. Néanmoins, le succès de ce gaz en Amérique du Nord a incité les géologues dans un certain nombre d’États membres à examiner le potentiel de production de leurs propres schistes riches en matières organiques[168],[169],[170],[171]. En dehors des Pays-Bas, dont la production de gaz est supérieure à la consommation du pays, l'Union est dépendante des autres pays pour sa consommation de gaz. Les principales importations ont pour origine la Russie, l'Algérie et la Norvège. L'exploitation du gaz de schiste est ainsi perçu comme un moyen de réduire cette dépendance énergétique, du moins partiellement. Ainsi, dans le cas de la France, l'exploitation du gaz de schiste permettrait de couvrir sa consommation annuelle de gaz sans importation pendant 100 ans[172]. Cependant, certains facteurs sont différents entre l'Union et les États-Unis : la densité de population, le droit du sous-sol, des contraintes environnementales plus importantes, des bassins sédimentaires plus petits et un réseau de transport de gaz moins développé sont des éléments à prendre en compte dans le cadre d'une exploitation.

Enfin, la Guyane dispose d'importante réserve d'or, de bauxite, diamant, kaolin, manganèse, niobium, platine, ou encore de tantale. L'art 64 du projet de loi Grenelle II prévoit un « schéma départemental d’orientation minière » pour la Guyane, promouvant une exploitation minière compatible avec les exigences de préservation de l’environnement[173].

Risques naturels

Les risques naturels font l'objet de mesures de prévention des risques de la part de l'Union européenne, notamment de la part de la Direction générale de l'environnement. C'est dans le cadre de son volet « protection civile et accidents environnementaux » qu'elle participe aux financement des programmes de protection des risques.

Parmi les risques naturels concernant l'Union se trouvent notamment les inondations, les tempêtes, les aléas climatiques (vagues de froid et de sécheresses), les feux et incendies ainsi que les volcans et séismes.

Les inondations comptent parmi les plus importants risques naturels de l'Union. Celles-ci sont principalement fluviales et concerne notamment les régions de la plaines nord-européennes. Les Pays-Bas sont aussi concernés du fait que l’État se trouve dans une dépression, accentuée par la poldérisation. Les inondations causent, parmi les risques naturels, le plus grand nombre de victimes[176].

Les vagues de sécheresse sont aussi fréquentes et entraîne non seulement des pénuries d'eau mais aussi l'importance des incendies.

Viennent ensuite les risques sismiques, qui concernent principalement la région méditerranéenne de l'Union[177]. La Grèce est le premier pays concernés puisque la totalité de son territoire est considéré comme étant à haut risque. L'Italie est elle aussi concernée avec des risques élevés le long de la chaîne des Apennins, de Florence au nord de la Sicile, et les montagnes au nord de l'Adriatique. Le sud de la chaîne des Carpates, en Roumanie, est aussi concernés par de forts risques sismiques[177]. Il existe aussi des régions à risque modéré. Celles-ci sont notamment le sud-est de l'Andalousie et le sud de Valence, la côte portugaise, les Pyrénées, la chaîne des Alpes et le Jura, la vallée du Rhin et le sud de la Belgique, la totalité des territoires allant de l'Autriche à la Bulgarie en passant par la Hongrie, la Slovaquie, et la Roumanie[177]. Enfin, il existe de faibles risques sur toute la côte ouest de la Grande-Bretagne, la région du lac Vänern et l'ensemble du territoire européen (en dehors des régions précisées ci-dessus) au sud de la ligne Amsterdam-Varsovie[177].

Il y a, sur le territoire de l'actuel Union européenne, plusieurs volcans qui ont été actifs ces 10 000 dernières années et qui menacent les habitants de certaines régions (et qui par suite peuvent provoquer des problèmes socio-économiques)[178]. Parmi les États membres les plus concernés se trouvent l'Italie, le Portugal, l'Espagne et la Grèce[178].

L'Italie, qui figure en première place de cette liste, possède un certain nombre de volcans toujours actifs. Ainsi, le Vésuve est l'un des volcans dont la dangerosité est potentiellement la plus élevée du fait de la présence de la ville de Naples, dont la population s'élève à plus de 950 000 habitants[179], sur ses abords. En cas d'éruption, une grande partie de la population devrait être évacuée tant à Naples que dans ses environs, une autre partie serait soumise aux diverses retombées volcaniques. Sa dernière éruption date de 1944, et depuis son cratère est obstrué par un bouchon de lave ce qui peut créer une importante éruption explosive[178]. La zone des Champs Phlégréens est, elle aussi, à très haut risque en cas de reprise de l’activité[178]. On y trouve notamment les villes de Pouzzoles et de Cumes. Plus de 500 000 personnes vivent à l'intérieur même de la caldeira[180], et près de 1,5 million de personnes vivent à l'intérieur ou à proximité[181],[178]. L'Etna, en Sicile, connait aussi de fréquentes éruption effusives mais peut parfois connaitre de petites éruptions explosives lesquelles peuvent causer d'importants dégâts (communications, infrastructures, économie, etc.)[178]. Au nord de la Sicile, les îles Éoliennes pourraient connaître d'importants problèmes en cas de reprise de l'activité de Vulcano[178]. Le Stromboli, en activité permanente, présente moins de risque, bien qu'il peut entrer dans des phases d'activités plus violentes[178]. Au Portugal, l’archipel des Açores est composé de 9 îles volcaniques[178]. C'est sur l'île de São Miguel, d'une superficie de 746,8 km2, que se trouve la capitale administrative et économique de l'archipel : Ponta Delgada. La ville, habitée par environ 65 000 personnes, se trouve à 15 km de la caldeira du Sete Cidades, à 16 km de l'Agua de Pau, et à une trentaine de kilomètres du Furnas[178]. Ces trois stratovolcans, dont les dernières éruptions datent seulement de quelques siècles, peuvent causer d'importants dégâts à l'instar de l'éruption de la Soufrière à Montserrat[178]. À environ 3 km au nord de la capital de l'archipel, se trouve aussi la région des Pics ou se trouvent 270 volcans monogéniques. En Espagne, aux Canaries, sur l'île de Tenerife, se trouve le Teide (entre 3 715-3 718 mètres d'altitude). Ce volcan, dont la dernière éruption a eu lieu du 18 novembre 1909 au 27 novembre 1909, représente un danger potentiel pour l'ensemble des personnes vivant ou transitant (touristes) par l'île. Une petite éruption aurait des conséquences importantes pour le tourisme, au cœur de l'économie de l'île[178]. Enfin, en Grèce, certaines îles présentent un volcanisme sous la forme de fumerolles. Le Santorin, qui a notamment détruit une partie de l'île homonyme lors de l'éruption minoenne, a connu sa dernière phase d'activité en 1950. Si une éruption devait se déclarer, suivant le type d'évènement éruptif, de sérieux problèmes pourraient apparaître, et les populations présentes (habitants et touristes présents dans l'île) ne seraient plus en sécurité[178].

Il existe trois autres zones volcaniques dans l'Union[178]. En France, les volcans du Massif central, la chaîne des Puys ont connu leurs phases d'activité à partir de l'Holocène jusqu'à il y a environ 5 000 ans. Parmi les régions ultrapériphériques du territoire français concernés par le volcanisme se trouve la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion. En Guadeloupe se trouve le volcan de la Soufrière, un volcan gris – c'est-à-dire explosif – dont la dernière éruption a duré du 8 juillet 1976 au 1er mars 1977. En Martinique se trouve la montagne Pelée, lui aussi un volcan gris, dont la dernière éruption prit fin en 1932. Ce volcan est particulièrement connu pour son éruption de 1902 qui détruisit entièrement la ville de Saint-Pierre faisant 29 000 morts[182] et ne laissant que 2 ou 3 survivants. À la Réunion se trouve le Piton de la Fournaise, un volcan rouge, qui compte parmi les plus actifs du monde. Couvrant environ 40 % de la superficie de l'île, il est sous surveillance depuis la fin des années 1970, après l'éruption de Piton Sainte-Rose de 1977. En Allemagne occidentale, la zone volcanique de l’Eifel a été active du début du Pléistocène au début de l’Holocène. En Espagne, le Santa Margarida, datant du quaternaire, a été actif d'il y a environ 11 500 à environ 1 100 ans.

Géographie humaine de l'Union européenne

Distribution spatiale de la population

Le territoire de l'Union européenne, et de l'Europe en général, a été très tôt maîtrisé par la population européenne. La majeure partie de la population se concentre le long de la mégalopole européenne, de Londres à Milan, laquelle est, depuis longtemps, l'axe d'échange entre la Méditerranée et la mer du Nord. La notion de mégalopole européenne a été étendue à celle de Pentagone dans lequel vit environ 40 % de la population européenne.

Le reste de la population se concentre sur les côtes et les principaux axes fluviaux. Ensuite, les autres grandes aires urbaines de l'Union se trouvent sur les rives d'un fleuves tel que Londres sur la Tamise, Paris sur la Seine, la région de la Ruhr avec le Rhin, Barcelone et Athènes sur la mer Méditerranée ; et Hambourg, à l'embouchure de l'Elbe, près de la mer du Nord.

La densité diminue à l'intérieur des terres. Les chaînes des Alpes, des Pyrénées, le cœur de la péninsule ibérique, le nord de l'Europe (principalement l’Écosse, la Suède, la Finlande, l'Estonie et la Lettonie) sont faiblement peuplées, à l'exception de lieux isolés comme la région de Madrid, de Malmö, de Stockholm, et d'Helsinki.

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Réseaux de transports et de communication

Réseau routier

En 2010, le réseau routier européen représente 5 814 080 km de longueur[183]. C'est le mode de transport le plus utilisé de l'Union et de fait le plus polluant de l'Union européenne puisqu'il représente, en 2010, 70,9 % des émissions de CO2[184].

Les transports routiers des États de l'ouest de l'Union européenne ont fait l'objet d'un immense investissement dans les infrastructures qui a permis la mise en place d'un réseau autoroutier d'une densité exceptionnelle. Ainsi, les États membres participent à la Commission économique pour l'Europe, sous l'égide des Nations unies, responsable des routes européennes.

Sur ces près de 6 millions de km, environ 65 100 km sont des autoroutes[185]. Les principaux États membres, par longueurs de route sont la France, l'Allemagne et l'Italie avec respectivement 978 000, 626 981, et 452 541 km[186]. Les réseaux routiers les plus denses par rapport à la population sont celui de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie avec respectivement 40,5 km/1000 habitants, 25,8 km/1000 habitants et 23 km/1000 habitants[186].

Transports ferroviaires

Sur les 1 115 000 km de chemins de fer dans le monde, l'Union européenne en compte 228 710[183]. L'Union européenne possède ainsi le plus important maillage ferroviaire du monde. Celui-ci présente le problème de l'interopérabilité, c'est-à-dire la possibilité de faire circuler sans entrave des trains sur des réseaux ferroviaires différents.

L'Agence ferroviaire européenne a été créée en 2004 avec comme mission d'assurer la sécurité ainsi que l'interopérabilité. L'année suivante, la Commission a nommé Péter Balázs en tant que coordinateur du projet sur la magistrale européenne, devant relier par une liaison à grande vitesse Paris à Budapest.

En matière d'écartement, la majeure partie des États membres de l'Union ont un écartement de 1 435 mm. Cependant, il y a des exceptions, ainsi dans la péninsule ibérique l'écartement est de 1 668 mm, sur l'île irlandaise de 1 600 mm, en Finlande de 1 524 mm et dans les pays baltes de 1 520 mm.

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Axes maritimes et fluviaux

L'Union européenne possèdes deux principales interfaces maritimes :

Le range est dominé par Rotterdam, le principal port européen et un des trois principaux ports mondiaux depuis plus de trente ans (1er port mondial de 1962 à 1986), qui est la véritable porte d'entrée de l'Europe. Le complexe portuaire de Rotterdam-Europoort, sur plus de 30 km de quais, est un port polyvalent qui assure la majeure partie des importations et des exportations de l'Union européenne. C'est un carrefour au débouché de l'Europe rhénane, avec de nombreux ports fluviaux dans l'hinterland. Pivot de ce « range », il est complété par Anvers (2e port européen) et Zeebruges en Belgique, ainsi que par les ports allemands comme Hambourg et français comme Le Havre.

La Méditerranée a longtemps été la première voie maritime du monde. Elle est devenue aujourd'hui secondaire à l'échelle planétaire mais reste importante pour l'Union dont elle est la seconde interface, vitale pour son approvisionnement en pétrole ainsi que pour l'importation des produits venus d'Asie via le canal de Suez. Marseille en est toujours le port principal (36e avec près de 100 millions de tonnes de marchandises). Pour les autres pays européens, ce sont essentiellement l'Espagne (avec Algésiras, Valence, Barcelone et Tarragone) et l'Italie (Gênes Livourne et La Spezia sur la côte nord-ouest, Trieste sur la côte adriatique, Tarente et Gioia Tauro au sud) qui disposent de ports majeurs, notamment par leur trafic de conteneurs. Algésiras s'est ainsi imposé comme le port principal entre la péninsule ibérique et le Maghreb tandis que Gioia Tauro, au carrefour de la Méditerranée, est un nœud de communication et d'échanges entre l'Italie et l'Afrique du nord ainsi qu'entre l'ouest et l'est (situé sur le détroit de Messine entre le continent et la Sicile). Le port de Malte, Marsaxlokk, doit aussi beaucoup à cette position centrale en Méditerranée.

En matière de transports fluviaux, la longueur des voies navigables (canaux, rivières, etc.) de l'Union est de 44 103 km[183]. Le plus importants réseaux de voies navigable dans l'Union se trouve dans la région nord de l'Europe, plus précisément le nord-est de la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Allemagne[187].

Ainsi, en France, le canal du Midi permet de relier l'Atlantique à la Méditerranée[187]. Ce canal est prolongé par le canal du Rhône à Sète qui permet de relier l'Atlantique au Rhône. Le Rhône est relié à la Seine par le canal de Bourgogne. Le Rhône est aussi relié au Rhin par le canal du Rhône au Rhin[187]. Le Rhin est lui-même relié au Danube par le canal Rhin-Main-Danube. Des canaux relient aussi le Rhin à la Weser, puis à l'Elbe et l'Oder. Plus loin, l'Oder est relié à la Vistule[187].

Transports aériens

L'Union européenne compte 3 383 aéroports en 2010[N 13] dont 1 391 dont les pistes ne sont pas recouvertes[183].

Les sept premiers aéroports européens par nombre de passagers[189]
Rang Aéroport État Nombre total de passager
1 Heathrow Royaume-Uni 65 884 143
2 Roissy-Charles-de-Gaulle France 58 167 062
3 Francfort-sur-le-Main Allemagne 53 009 221
4 Madrid-Barajas Espagne 49 844 596
5 Schiphol Pays-Bas 45 211 749
6 Léonard-de-Vinci Italie 36 227 778
7 Franz-Josef-Strauß Allemagne 34 721 605

Répartition des sous-ensembles culturels

Diversité linguistique

Les langues, dans l'Union européenne, sont en majeures parties des langues indo-européennes lesquelles côtoient des langues langues finno-ougriennes. Ces langues sont très diverses mais partagent, du fait de leur origine, des racines communes. Cette diversité linguistique dans l’Union européenne s'exprime de deux façons :

Les langues officielles sont au nombre de vingt-trois. Il s'agit de l'allemand, l'anglais, le bulgare, le danois, l'espagnol, l’estonien, le français, le finnois, le grec, le hongrois, l'irlandais gaélique, l'italien, le letton, le lituanien, le maltais, le néerlandais, le polonais, le portugais, le roumain, le slovaque, le slovène, le suédois, et le tchèque. Parmi ces langues certaines sont officielles dans plusieurs États membres : l'anglais est la langue officielle du Royaume-Uni, de l'Irlande et de Malte ; l'allemand l'est en Allemagne, en Autriche et au Luxembourg ; le français, en France, en Belgique, au Luxembourg et au Italie. le néerlandais au Pays-Bas et en Belgique ; le suédois en Suède mais aussi en Finlande ; et le grec en Grèce et à Chypre.

Parmi ces langues, la plupart utilise l'alphabet latin, le bulgare utilise l'alphabet cyrillique et l'alphabet grec est utilisé en Grèce et à Chypre.

L'allemand est la première langue maternelle de l'Union européenne (18 % de la population), mais l'anglais est la première langue secondaire avec près de 38 % de locuteurs.

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Parallèlement aux langues officielles, il y a aussi des langues régionales et minoritaires. Parmi celles-ci se trouvent notamment le breton, le catalan ou le russe. À ces langues viennent s'ajouter celles des immigrants parmi lesquels ont retrouve une nouvelle fois le russe, mais aussi le turc, l'arabe, le mandarin, l'ourdou ou l'hindoustani.

Diversité religieuse

La religion la plus représentée dans l'Union est le christianisme, dont les subdivisions principales sont le catholicisme (l'ouest et le centre de l'Union[N 15]), le protestantisme (le nord de l'Union[N 16]) et le christianisme orthodoxe (l'est de l'Union[N 17]).

En dehors de ce découpage général, d'autres religions minoritaires sont présentes et se répartissent sur l'ensemble du territoire de l'Union. Parmi celles-ci se trouvent l'Islam[N 18]. Selon le Zentralinstitut Islam-Archiv-Deutschland, le nombre de musulmans dans l'Union européenne était de 16 millions. De même, le judaïsme est aussi présents dans l'ensemble de l'Union.

L'athéisme représenteraient selon Jean Baubérot[190] 5 % des Européens. Plus précisément, une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 estime que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le The Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais le sont.

En dehors de ce découpage confessionnel, il est à noter qu'au niveau étatique la séparation des Églises et des États est souvent établie notamment France. Cependant certains États conservent toutefois systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'État reconnaît une religion officielle ou dominante : entre autres, le Royaume-Uni (Église anglicane et Église d'Écosse, cette dernière étant presbytérienne) ; le Danemark et la Finlande (Église du Danemark et Église évangélique-luthérienne de Finlande, rattachées au luthéranisme) ; l'Irlande, la Belgique, l'Espagne, l'Italie (catholicisme) ; et la Grèce (cf. organisation de l'Église orthodoxe en Grèce).

Dans les régions ultrapériphériques de l'Union, la religion la plus pratiquée est le christianisme.

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Géographie régionale

Subdivisions territoriales des États membres de l'Union européenne

États Subdivisions territoriales
Drapeau d'Allemagne Allemagne 16 Länder, 32 Regierungsbezirke, 439 Kreise, 14 308 communes
Drapeau d'Autriche Autriche 9 Länder, 84 Landbezirke, 2 350 communes
Drapeau de Belgique Belgique 3 régions, 3 communautés, 10 provinces, 589 communes
Drapeau de Bulgarie Bulgarie 28 oblasti, 264 obchtini
Drapeau de Chypre Chypre 6 districts, 33 municipalités, 421 villages
Drapeau du Danemark Danemark 5 régions, 275 communes
Drapeau d'Espagne Espagne 17 régions, 50 provinces, 8 111 municipalités
Drapeau d'Estonie Estonie 15 comtés, 47 villes, 205 communes.
Drapeau de Finlande Finlande 6 provinces, 90 subdivisions, 452 communes
Drapeau de France France 26 régions, 100 départements (dont 4 départements d'outre-mer), 1 territoire d'outre-mer, 4 collectivités d'outre-mer (plus 1 collectivité à statut particulier), 36 779 communes
Drapeau de Grèce Grèce 13 régions, 51 départements, 1 033 communes, 900 municipalités
Drapeau de Hongrie Hongrie 19 comitats, 22 villes à statut provincial, 195 villes, 2 913 communes
Drapeau d'Irlande Irlande 26 comtés, 114 autorités locales
Drapeau d'Italie Italie 20 régions, 110 provinces (107 de statut normal et 2 provinces autonomes), 8 094 communes
Drapeau de Lettonie Lettonie 26 régions, 77 villes, 496 municipalités.
Drapeau de Lituanie Lituanie 10 régions, 44 districts
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 12 cantons, 118 communes.
Drapeau de Malte Malte 3 régions, 68 communes.
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 12 provinces, 537 communes.
Drapeau de Pologne Pologne 16 voïvadies, 373 arrondissements, 2 489 communes
Drapeau du Portugal Portugal 2 régions autonomes, 18 circonscriptions administratives, 305 municipalités.
Drapeau de République tchèque République tchèque 14 régions, 6 242 communes
Drapeau de Roumanie Roumanie 41 judeţe et une municipalité
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 4 nations, 97 comtés, 440 districts
Drapeau de Slovaquie Slovaquie 8 régions, 79 districts
Drapeau de Slovénie Slovénie 12 régions, 59 arrondissements, 192 communes
Drapeau de Suède Suède 2 régions, 18 conseils généraux, 289 communes

Groupement européen de coopération territoriale

Les groupements européens de coopération territoriale (ou GECT) ont été institué par le règlement (CE) n°1082/2006 en date du 5 juillet 2006 pris par le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne. Leur création résulte de la nécessité de faciliter la « coopération transfrontalière, transnationale et/ou inter-régionale » entre ses membres dans le but exclusif de renforcer la cohésion économique et sociale[191]. Cette avancée politique européenne appuie concrètement la volonté et les objectifs du Comité des Régions de développer une politique commune de cohésion au travers de différents espaces transfrontaliers. En plus d'avoir la personnalité juridique, le GECT possède dans chacun des États membres la capacité juridique la plus large reconnue aux personnes morales par la législation nationale de l'État membre[N 19].

GECT existants

Il existe actuellement 16 GECT[192].

Le premier GECT à avoir été créé est l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai qui fut constitué le 28 janvier 2008. Composée de 147 communes, il s'étend en France (Nord) et en Belgique (Province de Flandre-Occidentale, Province de Hainaut). Ses organes de fonctionnement sont : l'Assemblée, le Bureau, le comité directeur exécutif, six Groupes de travail, une Conférence des maires et bourgmestres et l'Agence de l'Eurométropole.

Le GECT Galice-Nord du Portugal, a été constitué le 23 octobre 2008[193] à partir de l'eurorégion du même nom. Elle est composée de la Communauté autonome de Galice (Espagne) et de la Région Nord du Portugal. La constitution du GECT pris fin le 18 février 2010 avec l'inauguration des organes de gouvernance. Ils commencèrent à fonctionner le 1er mars 2010.

Le GECT Ister-Granum a été constitué en novembre 2008 entre la Hongrie et la Slovaquie[194]. Ses compétences s'étendent sur les domaines l'industrie, de la communication, des transports publics, politique énergétique, les soins de santé, et tourisme. Il est composé de 85 collectivités locales représentants 200 000 habitants (dont 75 % en Hongrie et 25 en Slovaquie)[195].

Le GECT Amphictyony fut constitué en décembre 2008. Ses membres se répartissent dans quatre États membres : Chypre, l'Italie, la Grèce et la France. Il représente environ 10 000 000 de personnes. Le siège du GECT se trouve à Athènes où se trouve notamment l'Assemblée générale, le Conseil d'administration, le Président du conseil d'administration, le Comité exécutif et le Comité d'audit. Ses compétences s'étendent sur une dizaine d'activités et s'exerce sur le territoire de l'ensemble de ses membres.

Le GECT Ung-Tisza-Túr-Sajó a été institué en janvier 2009 entre la Hongrie (villes de Borsod-Abaúj-Zemplén, Szabolcs-Szarmár-Bereg, Hajdú-Bihar) et la Slovaquie (ville de Prešov)[196].

Le GECT Karst-Bodva a été institué février 2009.

Le GECT Duero-Douro a été institué le 14 mars 2009.

Le GECT West-Vlaanderen/Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale a été créé le 3 avril 2009.

Le GECT ArchiMed a été institué le 27 juillet 2009.

Le GECT Pyrénées-Méditerranée a été créé en août 2009.

Le GECT Eurodistrict Strasbourg-Ortenau a été créé le 1er février 2010.

Le GECT ZAZNET a été créé en mars 2010. Son siège se trouve à Bragance (Portugal)[197]. Ses membres sont, pour le Portugal, les municipalités de Terra Fria do Nordeste Transmontano et de Terra Quente Transmontana, et pour l'Espagne, les provinces de Zamora et de Salamanque ainsi que la ville Zamora)[197]. Il agit dans les domaines de l'environnement, de la culture, de la mise en œuvre de projets communs, de la promotion de la région à l'extérieur et afin de contrer la chute démographie de la zone[197].

Le GECT Grande Région a été institué en avril 2010.

Le 26 avril 2010 a été institué le GECT Hôpital de Cerdagne. Ce GECT fournira des soins médicaux à environ 30 000 habitants de part et d'autres de la vallée de Cerdagne. Ce GECT, contrairement aux autres, a été prévu pour une durée de 10 ans automatiquement prorogés si un État participant au GECT ne s'y oppose[198].

Le GECT « Eurodistrict SaarMoselle » a officiellement été créé le 6 mai 2010. Il s'étend en France et en Allemagne. Ses compétences s'exercent dans le domaine du tourisme et des loisirs, des transports, de l’enseignement, de la recherche et de l'innovation, et la santé.

Le GECT Abaúj-Abaújban a été créé en juillet 2010 entre 14 autorités locales et régionales de Hongrie et de Slovaquie afin d'améliorer le développement social et économique de la région.

GECT en projet

Un certain nombre de GECT sont en projet[199].

L'Eurorégion Alpes-Méditerranée a été créée le 10 octobre 2007 entre les régions Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Rhône-Alpes en France, et les régions Piémont, Val d'Aoste, et Ligurie en Italie. Cette eurorégion ambitionne de devenir un GECT. Actuellement, chaque région membre a, à sa charge, un domaine. Cette division des domaines de compétences tend à changer au fur et à mesures que l'eurorégion fait des progrès dans sa structuration en GECT. Cependant, malgré l'existence d'un protocole d'accord, les conventions et statuts restaient en cours de rédaction[200]. Le siège du GECT n'est pas encore défini (celui de l'eurorégion est à Bruxelles).

L'Eurorégion Corridor VIII est un projet de GECT qui sera mis en place entre l'Italie et la Bulgarie pour lier les régions adriatique et ionienne aux régions balkaniques et les pays de la Mer Noire. L'axe principal du Corridor VIII joindra Bari - Brindisi - Durres - Tirana - Skopje - Burgas - Varna.

L'Europarégion Donau-Moldau est un projet de GECT qui sera mis en place entre le Land de Bavière et la République tchèque.

L'Eurocité Chaves-Verin est une eurocité partagée entre nord du Portugal, notamment la ville de Chaves et la Galice et la ville de Verín. Un projet de GECT a été mis en place afin de mettre en place une stratégie commune, dont la création d'une « zone sociale libre ».

L'Eurodistrict Oderland Nadodrze est un projet de GECT entre le Bradenburg (Allemagne) et la Pologne. Vingt-cinq membres sont envisagés. Sa phase de mise en place est avancée, les conventions et statuts ayant été rédigés. Ses objectifs seront notamment la coopération économique, le tourisme, les infrastructures (traverser de fleuves, ...) et compétences linguistiques[201].

Le GECT Adria Alpe Pannonia (dénomination de travail) est un GECT en préparation dont les membres probables sont l'Autriche (niveau régional : Burgenland, Carinthie, Styrie, et la Haute-Autriche), la Hongrie (au niveau cantonal : Baranya, Somogy, Vas, Zala), l'Italie (au niveau régional : Frioul-Vénétie Julienne, Lombardie, Vénétie), Slovénie (au niveau national), et éventuellement la Croatie un pays tiers (dont l'adhésionest prévue en 2013) au niveau national.

Espaces régionaux

Régionalisation proposée dans les rapports Europe 2000 et Europe 2000 +

Le rapport Coopération pour l’aménagement du territoire européen - Europe 2000 Plus, Commission des Communautés européennes, Bruxelles, 1994 met en avant une régionalisation relative aux dynamiques transnationales entre les États membres. Huit grandes régions sont distinguées.

Aire des capitales

Il s'agit du nord de la mégalopole européenne de Londres au sud de l'Allemagne en passant par Paris, la Belgique, le sud des Pays-Bas. Elle regroupe l'ensemble des villes dans lesquelles se trouvent les institutions européennes : Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg, Francfort, La Haye ainsi qu'une partie des plus grandes zones industrielles et urbaines de l'UE : le littoral de la mer du Nord, le Benelux, la vallée du Rhin, le bassin parisien, la Ruhr ou encore le Bade-Wurtemberg.

Arc alpin
Arc Atlantique
Article connexe : Arc Atlantique.
Arc méditerranéen

La région arc atlantique : ici

Diagonale continentale
Article connexe : Diagonale continentale.
Mer du Nord
  • Nouveaux Länder allemands
Régions ultrapériphériques

Autres espaces traditionnellement défini

Mégalopole européenne, banane bleue et Ring
Articles connexes : Mégalopole européenne et Banane bleue.
Le Pentagone
Article connexe : Pentagone.
Espace baltique

Géographie militaire

Notes

  1. En ce qui concerne la Turquie, on observe ainsi une opposition entre ceux qui sont contre l'adhésion (position défendue notamment par Valéry Giscard d'Estaing ou Helmut Schmidt) tandis que d'autres ont objecté que la pertinence des détroits, comme frontière continentale, serait nulle, et que la géographie seule, même physique, ne saurait établir de frontières immuables à l'Europe (tel Pascal Clerc).
  2. Ce terme allemand n'a pas d'équivalent en français, même si cependant il pourrait être traduit par l'expression « confédération d'États » il n'en perd pas moins son sens initial.
  3. a et b À noter que le Conseil européen, à la demande du président de la République, a adopté en octobre 2010 la décision de changement de statut de l'île qui, à compter du 1er janvier 2012, entrera dans la catégorie des pays et territoires d'outre-mer associé à l'Union. Lors du référendum du 7 décembre 2003, l'île avait déjà vu son statut évolué de celui de département à celui de collectivité d'outre-mer.
  4. L'étendue de ZEE représentée dans la mer Méditerranée est indicative puisqu'il n'y a aucune revendication de ZEE dans cette mer.
  5. Son nom suédois est : Höga Kusten.
  6. Ce qui la place derrière la Chine à 18,3 % et les États-Unis à 16,9 %.
  7. Après la Chine, dont la production représente 26,9 % de la production mondiale.
  8. Derrière la Malaisie et l'Indonésie qui représentaient respectivement 15 % et 11,9 % de la production mondiale.
  9. Elle est ainsi classée 13e rang mondial.
  10. a, b et c Elle est ainsi classée 2e rang mondial.
  11. Elle est ainsi classée 4e rang mondial.
  12. EVP (équivalent vingt pieds), en anglais : TEU ; un EVP correspond à un conteneur de vingt pieds (6,1 m).
  13. Le comptage effectué par le CIA World Factbook ne prend en compte que les aéroports immédiatement reconnaissable depuis les airs.
  14. a, b, c, d, e et f À savoir la Croatie et l'Islande.
  15. C'est-à-dire la Pologne, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la France, la Belgique, l'Allemagne du sud, l'Irlande, la Pologne, l'Autriche, la Slovénie, …
  16. Le Royaume-Uni, Scandinavie, Pays-Bas, Allemagne du Nord, l'Estonie, la Lettonie, …
  17. Principalement la Grèce, la Roumanie, et la Bulgarie.
  18. Présente notamment en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, …
  19. De ce fait, il peut acquérir ou aliéner des biens mobiliers et immobiliers, employer du personnel et ester en justice.

Sources

Références

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  15. TFUE - Déclaration ad 355 paragraphe 6
  16. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p CIA - Frontières de l'UE
  17. Frontière Brésil / Guyane française
  18. CIA - Frontières de la France
  19. CIA - Frontières de l'Espagne
  20. Frontière Pologne - Russie
  21. a et b CIA - Lituanie
  22. a et b Gobert 2011
  23. Objectifs et orientation - CCNR
  24. PTOM
  25. Liste des PTOM
  26. a et b Suvarierol 2001, p. 3
  27. a, b, c et d Article 355 paragraphe 5 du TFUE
  28. Article 355 paragraphe 4 du TFUE
  29. a et b Directive 2006/112/CE
  30. a, b, c et d Article 3 paragraphe 1 du Code des douanes communautaire
  31. Décret législatif du 18 août 2000 n° 267 - Statut de la commune, p. 1
  32. Loi du 17 juillet 1910, n° 516
  33. Pargoire 2009, p. 98–101
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  132. Courants marins de surface - Océan Indien
  133. Cervus elaphus - UICN
  134. Alces alces - Mammal species of the world
  135. Bison bonasus - UICN
  136. Sus scrofa - UICN
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Bibliographie

Législation

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  • Décision  2010/718/UE du Conseil modifiant le statut à l’égard de l’Union européenne de l’île de Saint-Barthélemy, 32010D0718, adoptée le 29 octobre 2010, JO du 9 décembre 2010, p. 4-5, entrée en vigueur le 1 janvier 2012 [consulter en ligne, notice bibliographique]
  • Directive  2006/112/CE du Conseil relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, 32006L0112, adoptée le 28 novembre 2006, JO du 11 décembre 2006, p. 1-118, entrée en vigueur le 1 janvier 2007 [consulter en ligne, notice bibliographique]
  • Règlement  450/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant le code des douanes communautaire (code des douanes modernisé), 32008R0450, adoptée le 23 avril 2008, JO du 4 juin 2008, p. 1-64, entrée en vigueur le 24 juin 2008 [consulter en ligne, notice bibliographique]
Droit des États membres
  • (de) Traité sur le tracé de la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche [lire en ligne] 
  • (fr) Loi n°55-1052 du 6 août 1955 portant statut des Terres australes et antarctiques françaises et de l'île de Clipperton, Légifrance [lire en ligne] 
  • (fr) Traité sur le tracé de la frontière entre la Suisse et l'Autriche [lire en ligne] 
  • (fr) Traité sur le tracé de la frontière entre la Suisse et l'Allemagne dans le secteur Constance-Neuhausen am Rheinfall [lire en ligne] 
  • (it) Loi du 17 juillet 1910, n° 516 [« Legge 17 luglio 1910, n. 516 (GU n. 180 del 02/08/1910) in merito ad alcune esenzioni gabellarie a favore del comune di Livigno »] [lire en ligne] 
  • (it) Decreto Legislativo 18 agosto 2000 n. 267 - Statuto del Comune, 18 août 2000, 46 p. [lire en ligne] 

Ouvrages

Ouvrage en allemand
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Ouvrage en anglais
Ouvrage en bulgare
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  • (bg) R. Penny, Géographie naturelle de la Bulgarie [« Природна география на България »], 2000 
Ouvrage en espagnol
Ouvrage en français
  • Laurent Rieutort, Massif central, hautes terres d'initiatives, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2006 (ISBN 2-84516-333-9) 
  • Strabon (trad. Amédée Tardieu), Géographie, Ier siècle, 1867e éd. [lire en ligne], « Causes de la puissance romaine » 
  • Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin, 2002, 10e éd. (ISBN 2200346085) 
  • Mauro Rosi, Paolo Papale, Luca Lupi et Marco Stoppato, 100 volcans actifs dans le monde, Paris, Delachaux et Niestlé, 2000 réimpression en 2008, 335 p. (ISBN 978-2-603-01398-4) 
  • François Girault, Philippe Bouysse et Jean-Philippe Rançon, Volcans vus de l'espace, Paris, Nathan, septembre 1998, 192 p. (ISBN 2092608290) 
  • Maria Damanaki, La politique commune de la pêche en chiffre, février 2010, 52 p. (ISBN 978-92-79-14131-7)(ISSN 1830-9127) [lire en ligne] 
  • Conseil européen des jeunes agriculteurs (CEJA), Les forêts en Europe, février 2002 [lire en ligne] 
  • Jean Baubérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, Syros, 1994, 300 p. (ISBN 978-2841460014) 
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  • Istituto geographico de Agostini, Atlas géographique, Paris, Atlas, 1978 
  • Dieter Meinhardt, Eberhard Schäfer et al., Le grand Atlas du Monde, Stuttgart, Maxi Livres, 1996, 312 p. (ISBN 9-78-2743-406806) 
  • Michel Deveze, Les Guyanes, Paris, PUF, coll. « que sais-je ? », 1963 [présentation en ligne], chap. 1315 
  • Rému Marion, « La réintroduction du lynx en France », dans Larousse des félins, Larousse, , 223 p. (ISBN 2035604532 et 978-2035604538) 
  • C. Kempf et al., « Historique des populations », dans Chez nous Le Lynx ? Mythes et réalité, Les guides Gesta, 1979 (ISBN 2-903191-01-8) 
  • Comité français de l'Union mondiale pour la nature, La France et la bioversité : Enjeux et responsabilité, Karibu, février 2005 [lire en ligne] 
Ouvrage en italien
  • (it) Giotto Dainelli, Il confine alpino secondo il massimo geografo tedesco, Florence, Ricci, 1917 
Ouvrage en polonais
  • (pl) « Mały Rocznik Statystyczny Polski : Concise statistical yearbook of Poland », dans Mały Rocznik Statystyczny Polski 2008 : Concise statistical yearbook of Poland 2008, Varsovie, Office centrale des statistiques, 2008 [lire en ligne] 
Ouvrage en suédois

Articles

En anglais
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  • (en) Danny Fortson, « Shale gas blasts open world energy market », dans The Sunday Times, Londres, 1er novembre 2009 [texte intégral] 
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  • « Un plan d'ici à 2012 pour des efforts accrus des États membres (Commission) », dans La France agricole, 22 mars 2011 [texte intégral] 
  • « 14 éléments « critiques » pour l'Union européenne », dans Le Monde, hors-série bilan géostratégique, 2011 (ISSN 0395-2037) , 170 p.
  • « Quand l’eau du sous-sol défie les frontières », dans Univers nature, 23 octobre 2008 [texte intégral] 
  • Florence Gény, « Gaz de schiste : espoirs, et craintes », dans Atlantico.fr, 17 avril 2011 [texte intégral (page consultée le 15 juin 2011)] 
  • « L’ancien Chancelier Helmut Schmidt contre l’adhésion turque ! », dans Altermedia.info, 12 novembre 2007 [texte intégral (page consultée le 14 septembre 2010)] 
  • « Invisibles frontières », dans Libération, 16 décembre 2002 
  • Pascal Clerc, « Turquie : la géographie prétexte », dans Le Monde, 19 novembre 2002 [texte intégral (page consultée le 14 septembre 2010)] 
  • Mine G. Kirikkanat, « Contradictions - Chypre en Europe, la Turquie en Asie… », dans Courrier international, no 705, 6 mai 2004 [texte intégral] 
  • « Le Monténégro obtient le statut de candidat à l'accession à l'UE », dans Le Monde, 17 décembre 2010 [texte intégral] 
  • Sébastien Gobert, « Russie : La porte de Kaliningrad pourrait s'ouvrir sur l'UE », dans Regard sur l'Est, 2 août 2011 [texte intégral] 
  • Piotr Smolar, « Le Monténégro souhaite poursuivre sa marche vers l'UE », dans Le Monde, 28 octobre 2011 
  • P. J. Pargoire, « Une loi monastique de St Platon », dans Byzantinische Zeitschrift, vol. 8, 25 août 2009 (ISSN 1864-449X et 0007-7704) [texte intégral, lien DOI] 
  • Semin Suvarierol, « La question de l'adhésion de Chypre à l'Union européenne et le problème de la République turque de Chypre du Nord », dans un article du Centre d'études et de recherches internationales, septembre 2001 [texte intégral] 
  • Rachid Amara, « Impact de l’anthropisation sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes marins. Exemple de la Manche-mer du nord », dans VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement, 4 octobre 2010 [texte intégral, lien DOI] 
  • « L'altitude du Mont Blanc reste stable », dans Le Figaro, 5 novembre 2009 [texte intégral] 
  • André Blanc et Pierre Carrière, « Le Danube », dans l'Encyclopaedia Universalis 10, 2000 
  • Claude Moindrot, « Ijsselmeer », dans Encyclopédie Universalis, 2011 [texte intégral] 
  • Christophe Jolivet, Vincent Bretagnolle, Daniel Bizet et Axel Wolff, « Statut de l'outarde canepetière Tetrax tetrax en France en 2004 et mesures de conservation », dans Ornithos, Rochefort, Ligue pour la protection des oiseaux, vol. 14-2, mars 2007 (ISSN 1254-2962) 

Sites

CIA World Factbook
Encyclopædia Britannica
Autres
En allemand
En anglais
En espagnol
En français
En finnois
  • (fi) Saimaa sur Etelä-Savon ympäristökeskus
En italien
En néerlandais
  • (nl) Markermeer sur Rijkswaterstaat - Ministerie van Infrastructuur en Milieu

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