Guerre du Sahara occidental
Guerre du Sahara Occidental
Frontera del sahara Polisario - ocupado.jpg
Frontière actuelle entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Tifariti.
Informations générales
Date 1975-1991
Lieu Sahara Occidental
Changements territoriaux 80 % du territoire est contrôlé par le Maroc
20 % par le Front Polisario
Issue cessez-le-feu du 6 septembre 1991
Belligérants
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau de Mauritanie Mauritanie (1975-1979)
Drapeau de France France (soutien aérien, Opération Lamantin entre 1977-1978)
Drapeau : République arabe sahraouie démocratique Front Polisario, puis
Drapeau : République arabe sahraouie démocratique RASD
Drapeau d'Algérie Algérie (1976) (soutien logistique)
Drapeau de la Libye Jamahiriya arabe libyenne (soutien logistique) (1975-1984)
Commandants
Drapeau : Maroc Hassan II
Drapeau : Maroc Ahmed Dlimi
Drapeau : Maroc Abdelaziz Bennani
Drapeau : Maroc Mohamed Abrouk
Drapeau : Maroc Driss Benaïssa
Drapeau : Mauritanie Mokhtar Ould Daddah
Drapeau : Mauritanie Moustapha Ould Mohamed Saleck
Drapeau : Mauritanie Mohamed Khouna Ould Haidalla
Drapeau : République arabe sahraouie démocratique Mohamed Abdelaziz
Drapeau : République arabe sahraouie démocratique El-Ouali Moustapha Sayed
Drapeau : République arabe sahraouie démocratique Lahbib Ayoub
Drapeau : République arabe sahraouie démocratique Brahim Ghali
Drapeau de l'Algérie Houari Boumediène
Pertes
Drapeau : Maroc
7 000 morts[1]
2 300 capturés[2]
Drapeau : Mauritanie
2 000 morts
Drapeau : République arabe sahraouie démocratique
4 000 morts[1]
200 capturés
Guerre du Sahara Occidental
Batailles
Première bataille d'Amgala
Deuxième bataille d'Amgala
Bataille de Smara
Bataille de Bir Anzarane
Opération Imann

La guerre du Sahara occidental qui s'est déroulée entre 1975 et 1991[3] est un conflit militaire opposant le Maroc et la Mauritanie au Front Polisario, sur le territoire du Sahara occidental. La guerre éclate suite au retrait de l'Espagne du Sahara espagnol, qu'elle avait convenu de céder au Maroc et à la Mauritanie lors des accords de Madrid. Le Front Polisario, un mouvement indépendantiste sahraoui qui avait lutté contre l'occupation espagnole, se retourne contre le Maroc et la Mauritanie, avec le soutien de l'Algérie et la Libye. En 1979, le Front Polisario contraint la Mauritanie à accepter un accord de paix. Le Maroc et le Polisario signent un accord de cessez-le-feu en 1991, préalable à un référendum d'autodétermination. Ce référendum n'a toujours pas eu lieu ; le Maroc contrôle 80 % du territoire du Sahara occidental, tandis que le Polisario en en contrôle 20 % [4].

Sommaire

Contexte

Colonisation espagnole

Carte du Nord du Maroc indiquant les territoires sous protectorat espagnol.

En 1859, l'Espagne déclenche la guerre d'Afrique contre le Maroc, la guerre se termine par une victoire de l'Espagne lors des batailles de Sierra de Bullones le 17 décembre 1859, de Castillejos le 1er janvier 1860, de Tétouan le 31 janvier 1860 et de Wad-Ras le 23 mars 1860. Le Maroc est contraint de signer avec l’Espagne le 26 avril 1860 le traité de Wad-Ras, dont les conditions lui sont très défavorables.

Les première incursions espagnols au Sahara Occidental après avoir été chassé par les Saadiens en 1524, eurent lieu en en 1881 lorsque la Sociedad Pesquerías Canario-Africanas construit un débarcadère sur la pointe Durnford, à l'emplacement de Villa Cisneros. En 1884, l'Espagne colonise le Sahara occidental qui devient alors une colonie malgré une résistance de quelques tribus sahraouies aidés matériellement par le sultan du Maroc Hassan Ier du Maroc. Mais en vérité c'est seulement le Río de Oro qui fut colonisée, c'est seulement en 1887 que la totalité du Sahara Occidental est coloniser. À partir de 1885, l’Espagne poste à Villa Cisneros une petite garnison de 25 soldats qui fut rapidement pillé le 24 mars 1887.

Le domaine espagnol se composait de deux régions actuelles du Maroc, géographiquement disjointes : les régions du Rif et Yebala au nord du Maroc ; et Tarfaya, en bordure du Sahara espagnol s'étendant au sud jusqu'à la Mauritanie, et avec le fleuve Draa comme frontière au nord. Huit mois avant la conférence de Berlin, la France avait établi son protectorat sur la plus grande partie de l'actuel Maroc, concédant à l'Espagne plus une zone d'influence qu'un réel protectorat et faisant d'elle un « sous-locataire de la France », expression méprisante de journaux français de l'époque[réf. nécessaire]. Toutefois, la création d'une administration coloniale sur le territoire du protectorat dans le Rif ne se produira pas avant 1927 suite à la guerre du rif, lorsque la région a été pacifiée. Le protectorat a duré jusqu'au 7 avril 1956.

La thèse du Grand Maroc

Carte du « Grand Maroc » revendiqué par l'Istiqlal.
Article détaillé : Grand Maroc.

Le Grand Maroc est un concept développé par le gouvernement marocain principalement par l'Istiqlal dans les années 1950 et 1960. Ce dernier a publié un document pour revendiquer des territoires qui en ont fait partie historiquement : la Mauritanie, une partie du Sahara algérien et le Sahara occidental[5]. Suite à la guerre des sables le Maroc abandonne ses revendication sur une partie du Sahara algérien[6], puis renoncera et reconnaitra la Mauritanie en 1969[7]. Sa dernière préoccupation sera le Sahara occidental.

Guerre d'Ifni

Article détaillé : Guerre d'Ifni.

Après l'indépendance du Maroc en 1956, l'armée de libération marocaine est fondée afin de libérer les territoires sous contrôle espagnol et français (Ifni, Tarfaya et le Sahara occidental) : c'est ce que l'on appelle la « guerre d'Ifni ».

En février 1958, les troupes franco-espagnoles ont lancé une offensive de grande envergure qui a permis de démanteler l'Armée de libération marocaine au Sahara occidental[8]. Pour la première fois, des attaques aériennes ont été lancées, la France et l'Espagne déployant 130 appareils (60 espagnols et 70 français). Sur le sol sont intervenus 9000 soldats espagnols et 5000 français[9]. Le lieutenant-général Lopez Valencia, capitaine général des îles Canaries, commandait les forces espagnoles.

Attaquée par air et au sol, l'Armée de libération marocaine a déploré 150 morts. Le 10 février, l’armée espagnole organisée en colonne motorisée a expulsé les Marocains qui occupaient Edchera puis Tafurdat et Smara. Le 2 avril, des accords sont signés entre le gouvernement espagnol et le Maroc. Celui-ci obtient la région de Tarfaya (Cap Juby) ou zone sud du protectorat espagnol, entre le Drâa et le parallèle 27º 40', à l'exclusion de Sidi Ifni et du reste du Sahara espagnol.

L'Espagne a abandonné Ifni en 1969, conformément à la résolution 2072 de l'Organisation des Nations unies (1965), qui appelle à la décolonisation d'Ifni et du Sahara occidental. Mais elle parvient toutefois à conserver le Sahara occidental jusqu'au début de la marche Verte (1975)[9].

Guerre des sables

Article détaillé : Guerre des sables.

La guerre des sables d'octobre 1963 est un conflit militaire opposant le Maroc et l’Algérie peu après l’indépendance de celle-ci. Après plusieurs mois d'incidents frontaliers, la guerre ouverte éclate dans la région algérienne de Tindouf et Hassi-Beïda, puis s'étend à Figuig au Maroc. Les combats cessent le 5 novembre, et l'Organisation de l'unité africaine obtient un cessez-le-feu définitif le 20 février 1964, laissant la frontière inchangée[10],[11],[12]. Le conflit aura fait du coté marocain plus de 39 morts et 57 prisonniers et du coté algérien environ 300 morts et 379 prisonniers[13].

Premiers mouvements sahraouis

Après la guerre d'Ifni de 1957-1958, il faudra attendre plusieurs années avant la reconstitution de nouveaux mouvements indépendantiste ou pro-marocain.

Le premier mouvement indépendantiste, le Frente de Liberacíon del Sahara bajo Dominacíon Española, est fondé en 1966 mais il n'entreprend aucune action[14].

Mohammed Bassiri un sahraoui ayant passer ses études au Maroc crée en 1967 le Harakat Tahrir Saqia al-Hamra wa Wadi al-Dhahab (mouvement de libération du Seguia el-Hamra et Oued ed-Dahab), précurseur pacifique du Polisario[14].

En 1969, Mohammed R'guibi alias Edouard Moha fonde le Mouvement révolutionnaire des hommes bleus à Rabat qui se rattache au Maroc[7].

Démographie du Sahara espagnol

Avant le conflit, en 1967, le nombre d'habitants dans les trois principales villes du Sahara Occidental était estimé à 23 458 personnes, En 1970, le recensement espagnol indiquait que le nombre d'habitants à Lâayoune et Villa Cisneros était d'environ 30 740 habitans, sans compter Smara. Puis, un an avant le début du conflit, en 1974, le nombre d'habitants en comptant les trois principales villes était de 41 207 habitants, Il faut également noter que durant ces années, l'urbanisation était très faible, et la plupart des habitants étaient des nomades organisés en tribus[15]. Selon le recensement espagnol de 1974, le Sahara Espagnol est peuplé de 74000 personnes[4].

Démographie des principales villes du Sahara espagnol de 1967 à 1974
Années 1967 1970 1974
Lâayoune 15 758 24 048 29 499
Smara 2 130  ? 7 295
Villa Cisneros 5 570 6 692 5 413
Total 23 458 30 740[Note 1] 41 207

Les tribus sahraouies

Les principales tribus du Sahara Occidental sont les Reguibat, les Izarguien, les Ouled Delim, les Ouled Tidratin, les Ahl Arousien, les Aït Lahcen, les Ahl Ma el Aïnin et les Yaggout[16].

Il y avait également une hiérarchie, comportant trois degrés principaux :

  • les tribus guerrières qui étaient les plus fortes et les plus nobles
  • les tribus chorfa qui descendait du prophète Mahomet
  • les tribus tributaire qui était soumises à une autre qui les protégeait et à laquelle elle versaient un tribut

Selon le recensement de 1974, la population active sahraouies se composait essentiellement de 8078 pasteurs, de 5465 ouvriers, de 1341 soldats et policiers qui rejoignirent les forces du front Polisario lorsqu'ils furent renvoyés de leurs unités sur ordre du général Gomez de Salazar, fin octobre 1975[17], de 981 commerçants, de 707 conducteurs de véhicules, de 226 cheikhs, de 190 employés dans l’administration, de 149 pêcheurs, de 141 enseignants et de 119 infirmières[18].

La plupart des membres fondateurs du Polisario était de la tribu des Reguibat[19].

Population des principales tribus du Sahara selon le recensement espagnol de 1974
Tribus Population Origine ethnique Statut social
Reguibat 21 000 Berbère Sanhaja Reguibat S : Guerrier
Reguibat L : Chorfa
Izarguien 19 000 Tekna Guerier
Ouled Delim 11 000 Arabe Maqil Guerrier
Ouled Tidratin 9 000 Arabe Maqil Tributaire
Ahl Arousien 4 500 Arabe Maqil Chorfa
Aït Lahcen 3 000 Tekna Guerrier
Ahl Ma el Aïnin 2 500 Berbère Sanhaja Chorfa
Yaggout 1 000 Tekna Guerrier

Forces en présences

Maroc

En 1974, Ahmed Dlimi est chargé de commander les troupes marocaines jusqu'à la mort de ce dernier en 1980[Note 2], il sera remplacé par Abdelaziz Bennani. Les forces marocaines sont composées des forces armées royales et des forces auxiliaires marocaines. En 1976, les troupes marocaines totalisaient 30 000 soldats[20]. En 1980 ce chiffre a doublé, et est passé à 60 000[21], et en 1988 l’effectif des forces marocaines atteint plus de 150 000 hommes[22].

Effectifs des forces marocaines de 1976 à 1988
Dates 1976[20] 1980[21],[19] 1988[22]
Effectifs 30 000 60 000 150 000

Mauritanie

En 1976, l'armée mauritanienne était composée de 3 000 à 5 000 hommes, un an plus tard son effectif avait triplé puis en 1979 elle disposait de plus de 18 000 soldats. La guerre augmenta les dépenses de défense (les effectifs de l’armée passèrent de 2 000 à 18 000 hommes entre 1976 et 1978 et représentaient 60% du budget national à un moment où les actions du front Polisario faisaient diminuer les exportations de minerai de fer) et permit l’intervention militaire du Maroc (avec plus de 9 000 hommes stationnés dans les zones économiquement vitales du pays) et de la France.

Effectifs des forces armées mauritaniennes de 1976 à 1978
Dates 1976[23],[24] 1977 1978[25]
Effectifs 3 000-5 000 15 000 18 000

Polisario

Au début de 1975, les troupes du Polisario étaient composées seulement de quelques centaines d'hommes entraînés et enrôlés dans des groupes de guérilla avant octobre 1975. Mais presque tous les soldats sahraouis des Tropas Nomadas et de la Police territoriale, soit au total environ un millier d'hommes bien entraînés, rejoignirent les forces du front Polisario lorsqu'ils furent renvoyés de leurs unités sur ordre du général Gomez de Salazar, fin octobre[17]. En 1976 le Polisario était composé au total de plus de 5 000 combattants[20]. En 1979, Il est composée de 12000 combattants. En 1980, le Polisario est au plus haut et son effectif avait triplé de 15000 hommes[21]. L'effectif de l'armée populaire de libération sahraouie est estimé en 1988 à 8000 soldats[26]. En 1991, le Polisario est au plus bas avec seulement 2 à 6000 hommes[19].

Effectifs de l'armée populaire de libération sahraouie de 1976 à 1991
Dates 1976[20] 1979[27] 1980[28],[21] 1988[26] 1991[19]
Effectifs 5 000 12 000 15 000 8 000 2 000-6000

Armement et tactique

Front Polisario

En 1972, Kadhafi demande à la Mauritanie d'armer le Polisario pour aider à fonder un mouvement de libération du Sahara, Mokhtar Ould Daddah refusera. Dés 1973, lors de la création du Polisario, la Libye offre des armes légères qui serviront à attaquer les premières garnison espagnols[19].

C'est en 1975 que l'Algérie commencera à armer le Front Polisario et également en 1976 que cet apport deviendra massif[19]. L'Algérie offre également des canons de 122 mm, tout le carburant nécessaire et la base arrière de Tindouf tandis que la Libye livre des transporteurs de troupes, des missiles et des roquettes[19].

Dans les années 80, la Yougoslavie et la Corée du Nord offrent des armes dont des SAM-6 et des SAM-7 que le Polisario utilisera en mars 1981 pour abattre un transporteur de troupes C 130, deux bombardiers F-5 et un hélicoptère. Le Polisario disposait également des chars T-54 puis 55 et T-74[19].

La tactique du Polisario, est très simple, elle compte sur sa mobilité et sa connaissance du terrain également appelée rezzous, elle consiste à attaquer grâce à des colonnes rapides des postes militaires, villes et de se replier rapidement vers Tindouf en cas de danger mais après que les Français ont lancé l'opération Lamentin, le Polisario est obligé de changer de tactique sur le front mauritanien pour une tactique de harcèlements et de sabotages[29]. Elle continuera cependant ses rezzous contre le Maroc jusqu’à la construction du mur des sables car elle sera obligée pour passer le mur d'utiliser des chars lourds pour tenter des percées qui seront toutes repoussées[19].

Maroc

Le Maroc possède une armée conventionnelle, surtout mal préparée et un matériel trop lourd pour le terrain, elle compte d’abord sur son aviation. Les troupes marocaines ne connaissent pas le terrain où ils combattent car la plupart des soldats marocains viennent du nord[30].

Le Maroc était équipé durant la guerre de chars T-54, T-55 et d'AMX-30[19] et pour les avions des mirages F1 français et des Northrop F-5 américains. Il disposait également des MiG-17 offerts par l'URSS après l’indépendance.

La France de Valéry Giscard d'Estaing avait vendu plus de 24 mirages F1 au Maroc pendant le conflit[31].

Dans les années 81-82, les États-Unis vont fortement accroître leur aide au Maroc. Cette aide se résumera entre autres à une importante livraison de matériel militaire, suite aux accords passés entre le Maroc et les États-Unis[32].

Les principaux fournisseurs du Maroc durant la guerre sont les États-Unis, la France et également la Roumanie et l'Afrique du Sud[19].

Événements menant au conflit

Premiers raids marocains au Sahara Espagnol

Le général Franco en 1969

Dès 1974, Hassan II charge Ahmed Dlimi de commencer les première opérations dans le but de faire pression sur l'Espagne pour quel décolonise le Sahara[19].

Le 10 mai 1973, après la création du Front Polisario successeur du mouvement de libération du Seguia el-Hamra et Oued ed-Dahab de Mohammed Bassiri, le Maroc crée en 1975 le Front pour la Libération et l'Unité qui attaques les garnisons espagnols au nord de la Saguiet el-Hamra[33] [34].

À partir de 1974, Dlimi et ses hommes tenteront des incursions-éclair dans le Sahara contrôlé par l’Espagne[19]. Le 31 octobre 1974, les premières troupes marocaines passèrent la frontière et se dirigèrent vers Jdiriya, Haousa et Farsia, trois des avant-postes évacués par l'armée espagnole[35].

En 1975, pratiquement en même temps que la Marche verte, Dlimi entame l’opération Ouhoud, du nom d’une célèbre guerre sainte de la première ère islamique. Pendant le déroulement de la Marche verte vers Laâyoune, l'armée marocaine réussit à pénétrer au Sahara en douce, à plus de 100 km à l’est, en « raflant » au passage les postes de Farsia, Jdiriya, Hawza et plus tard, Mahbes ils réussissent à nettoyer tout le secteur de Smara sans combats[19].

Le 15 juin 1975, Hassan II déclare à Rabat que la reprise du Sahara occidental représente une question de vie ou de mort[36].

Avis consultatif du 16 octobre 1975

Un avis consultatif de la Cour internationale de justice rendu public en 1975 confirme l'existence de liens historiques et juridiques entre la population du Sahara occidental et le Maroc et l'ensemble de la Mauritanie mais n'empêche pas qu'un référendum d'autodétermination puisse se dérouler[37].

Marche verte et décolonisation du Sahara Occidental

Un billet de 100 dirhams commémorant la Marche Verte.
Article détaillé : Marche Verte.

Le 6 novembre 1975, le Maroc organise une marche pacifique, nommée « Marche verte » et qui réunit 350 000 civiles Marocains portant chacun un Coran et un drapeau marocain pour prendre possession du Sahara occidental[38], le coran se voulait un symbole pacifique de l’action de récupération, alors que le drapeau traduisait un signe indicateur de l’appartenance de ce territoire au Maroc[32], le général Franco de sont lit morts à donné l'ordre de ne pas tirer sur les marcheurs[19]. L'Espagne se voit contrainte d'abandonner le territoire et signe les Accords de Madrid avec le Maroc et la Mauritanie. Cet accord a pour but de partager le Sahara occidental entre deux tiers pour le Maroc et un tiers pour la Mauritanie[39].

Création du Front Polisario et guérilla du Polisario contre les Espagnols (1973-1975)

Mohamed Abdelaziz, président de la République arabe sahraouie démocratique depuis 1976 succédant El-Ouali Moustapha Sayed suite à sa mort par balle lors d'un raid en Mauritanie.

Le 10 mai 1973, le Polisario est formé à Zouérate (Mauritanie) par El-Ouali Moustapha Sayed, Bachir Moustapha Sayed, Lahbib Ayoub, Mohamed Abdelaziz, Omar Hadrami, Mahfoud Ali Beiba, Mohamed Lamine Ould Ahmed et Mohamed Lamine Ould Bouhali dans le but de mettre fin à l'occupation espagnole du Sahara occidental[19].

Le 20 mai de la même année, le front Polisario attaque le poste de police espagnol d'el khanga et signifie par ce geste, l’ouverture des hostilités vis-à-vis de l’occupation et pour la fierté nationale[32],[40].

Le 30 septembre 1973, Lahbib Ayoub à la tête d’une colonne hétéroclite armée de fusils dépareillés, lance une attaque couronnée de succès contre un poste espagnol, du côté d’Amgala[réf. nécessaire]. Le 2 novembre 1974, Le Polisario s'empare de Lagouira sans combats[35].

Déroulement du conflit

Occupation du terrain par le Maroc et la Mauritanie (1975-1976)

Hassan II en 1978.

Juste après l'accords de Madrid, la Mauritanie et le Maroc débute l’invasion du territoire.

Le 27 novembre les troupes marocaines s'emparent de Smara et le 11 décembre de Laayoune. Le 20 décembre, les troupes de Mokhtar Ould Daddah s'emparent de Tichla et de Lagouira.

En décembre 1975, Lahbib Ayoub et plusieurs de ses combattants mènent un raid éclair contre les premiers bataillons marocains chargés de « récupérer » le Sahara, du côté de Haouza.

Le 9 janvier, les dernières troupes espagnoles quittent Laâyoune tandis que les troupes marocaines arrivent à Dakhla (Villa Cisneros). Le 12 janvier, elles sont rejointes par les troupes mauritaniennes et les derniers soldats espagnols quittent le territoire.

Début 1976, la Mauritanie contrôle théoriquement le tiers-sud du Sahara et le Maroc les deux tiers nord.

Première et deuxième bataille d'Amgala

Du 27 au 29 janvier 1976, l'Algérie décide de participer au conflit et s'avancent jusqu'à Amgala ce qui éclate la première bataille d'Amgala, Les marocains gagne cette bataille et font plus de 100 prisonniers[41].

La confrontation qui s'est déroulée dans la ville d'Amgala entre les forces marocaines et algériennes montre le soutien actif de l'Algérie vis-à-vis du Front Polisario.

Quelque semaines plus tard, le 14 février, le Polisario attaque conjointement avec l’Algérie et prend Amgala.

C'est la dernière bataille juste avant une guerre sans front et une guerre d'embuscade entre les principaux belligérants qui sont le Maroc et le Front Polisario, l'Algérie se retirera également du conflit après cette bataille[19].

Harcèlement du Polisario (1976-1980)

Rassemblement de troupes du Front du Polisario.

Le 27 février 1976 le Front Polisario parti politique sahraoui proclame la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Bir Lehlou au lendemain du retrait de l'armée espagnole du territoire. Les partisans du Front Polisario attaquent les forces marocaines et mauritaniennes par des incursions éclairs (guérilla), car celui-ci les considère comme des forces d'occupation[32].

En 1976, 10 000 réfugiés sahraouis quittent le pays pour les camps de Tindouf fuyant la guerre.

Le 21 janvier, l'armée de l'air marocaine perdit un avion, un Northrop F-5 de fabrication américaine, près d'Aïn Ben Tili et trois jours plus tard, le poste tomba aux mains du Polisario. Les mauritaniens le reprenne le 14 février[17].

Le 24 avril 1976, Le Polisario reussit à lancer plusieurs tirs de mortier dans le centre d'El-Aïoun[17].

Le 9 juin, El Ouali, le fondateur du Polisario, meurs lors d'un raid sur la capitale mauritanienne. Il est remplacé par Mohamed Abdelaziz.

Le 1er mai 1977, Les troupes du Polisario commandé par Lahbib Ayoub attaque la cité minière de Zouerate, défendue par 115 hommes et où vivent plusieurs centaines de coopérants français et leurs familles, deux Français trouvent la mort et six autres sont capturés. Ils seront libérés huit mois plus tard, le 23 décembre 1977 et confiés au secrétaire général de l'ONU, Kurt Waldheim[42].

Le 13 mai, Hassan II et Ould Daddah signent un accord de défense mutuelle et créent un haut commandement mixte. Plus de 9000 soldats marocains occupent les principales villes mauritaniennes pour faire face au Polisario. Cela n'empêche pas le palais présidentiel à Nouakchott d'être bombardé. La Mauritanie demande de l'aide à la France[42].

Entre le 26 et 27 septembre de violents combats ont lieu entre le Maroc et le Front polisario à Haouza, après deux jours de combats le Polisario prend finalement le contrôle de la ville Haouza[43].

Le 4 novembre, le point d'eau de Birgandus situé à quelques kilomètresde la voie ferrée au nord de Nouadhibou est attaqué par le Polisario[44].


Le 7 novembre, une colonne forte de 50 véhicules du Polisario attaque et prend le contrôle d'un poste mauritanien au nord est d'Atar. Le 22, une autre colonne composée de 50 véhicules attaque le train minéralier de Touagil[44].

le 23 novembre 1977, La France lance l’opération Lamentin[45], qui décide le bombardement de trois positions du Polisario en Mauritanie et commence à aider également les troupes mauritaniennes.

Le 2 décembre, le poste mauritanien de Banou Lanouar sur la voie ferrée est attaqué par une colonne du Polisario qui l’occupe pendant 3 heures avant de se replier vers le nord-est en capturant quelques soldats mauritaniens[44].

Le 12, les troupes française ont le feu vert pour détruire une colonne forte de 50 véhicules, suite à l'attaque des ces derniers contre le tain minéralier qui se situe au sud de Zouerate, plusieurs soldats mauritaniens perdirent la vie. Les français poursuivent cette colonne du Polisario qui se dispersa pour rendre la tache difficile au français, finalement 1 quart de la colonne est détruite et l'armée mauritanienne réussissent à libérées 13 des leurs[46].

Le 18 décembre, après l'attaque du poste Tméimichatt par une colonne composée de plus de 50 véhicules, trois patrouilles de jaguar français stationné à Dakar interviennent et détruisent la moitié de la colonne. L'armée mauritanienne récupère un important matérielle militaire.

Le 12 janvier 1978, après l'attaque du Polisario sur le poste de Choum, l'aviation française repère une colonne composée d'une trentaine de véhicules se repliant vers le nord sans avoir l'autorisation de la détruire[47].

Le 25 janvier, les mauritanien réussissent fort mal à repoussées une attaque du Polisario contre la garnison de Touagil, le 2 octobre les mauritanien repousse encore avec succès le Polisario qui tentait de prendre le contrôle de Tichla, le 28 les mauritanien repousse une nouvelle attaque sur Touagil[29].

Le 25 mars 1978 une colonne mauritanienne intercepte des unité du Polisario vers la voie ferrée dans la région de Zouerate, les forces française en Mauritanie dans le cadre de l'opération Lamentin interviennent et aident les troupes mauritanienne.

En 1979 la Mauritanie déclare un cessez-le-feu unilatéral à l'encontre du Front Polisario à cause du pustch militaire qui renverse l'ancien président Moktar Ould Daddah un an auparavant ce qui neutralise la Mauritanie dans ce conflit. le Maroc sera désormais sont principal ennemis. Avec le retrait de Nouakchott, le Maroc se retrouve avec un territoire de près de 270 000 km2 à sécuriser. Le Maroc commence également à annexer la partie sud du Sahara. Le 11 août, il est à Dakhla. Le 14, il commence à sécuriser la province[19].

En janvier 1979, Les troupes du front Polisario commandé par Lahbib Ayoub attaque et occupe, pendant plus de cinq heures Tan-Tan avec plus de 1700 hommes[48].

Le 24 août 1979, la base de Lebouirate qui comprend 780 hommes au sud du Maroc est prise par le Polisario.

En septembre 1979, plus de 3000 hommes et 500 véhicules du Polisario attaque la garnison de Bir Anzarane composée de plus de 300 hommes qui est protégé par le détachement du lieutenant colonel Mohamed Ghoujdami, cette bataille se termine par l'une des plus grandes victoires marocaines face au front Polisario[49].

Du 6 au 7 octobre, le Polisario attaque la garnison de Smara défendue par 6000 soldats marocains, l'attaque est finalement repoussées. Le 14 octobre l'ALPS s'empare de Mahbès, la dernière et unique base marocaine entre l'Algérie et Smara protégé par 780 hommes[50].

Du 1 au 12 mars 1980, le Polisario inflige une sévère défaite aux forces armées marocaines dans le Djebel Ouarkziz et les pousse à adopter une nouvelle stratégie[48] [51].

Construction du mur des sables et l'enlisement du conflit (1980-1987)

Article détaillé : Mur marocain.
Étapes de construction du mur marocain.

Dès 1979, l’idée d’un mur de défense s’impose comme une évidence pour les autorités marocaines[19].

En 1980, le Maroc débute la construction du mur des sables de plus de 2 720 km, protégé par plus de 100 000 soldats, également par des champs de mines, des remblais, des tranchées, des radars Rasura de surveillance rapprochée de plus de 50 kilomètres de portée, des portillons électroniques et des Northrop F5... il a été concocté par des experts israéliens et américains[52]. Ce mur provoque l'enlisement du conflit.

Ahmed Dlimi s’appuie sur ses trois colonnes blindées, Ouhoud, Arak et Zellaqa, fortes de 20 000 hommes chacune, pour creuser des sillons à travers le Sahara.

Août 1980, le premier mur est en construction, qui protège le triangle névralgique Boucraâ-Smara-Boujdour, ce mur sera construit en juin 1982 malgré plusieurs attaques du Polisario[19].

En 1982, la RASD est admise à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), dont le Maroc se retirera deux ans plus tard[32].

En janvier 1983, Dlimi meurs d'un accident de voitures selon les sources marocaines mais d’après certaines sources il a été tués après avoir essayé d'organiser un coup d'État contre le roi Hassan II[53], ou parce qu'il était devenu trop puissant, ayant été de ce fait une menace pour la monarchie marocaine[54]. Hassan II charge Abdelaziz Bennani de remplacer Ahmed Dlimi au poste de commandant militaire de la zone sud, il peut également compter sur Driss Benaïssa, Mohamed Abrouk ou le colonel Britel pour terminer la construction du mur des sables[19].

Le 2 décembre 1985, l’assemblée générale de l'ONU adopte une résolution réaffirmant la nécessité de négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario. Perez de Cuellar est chargé de proposait des solution de paix vu que l'OUA à échoué en acceptant le Front Polisario dans l'organisation[55].

En printemps 1986, des pourparlers indirects ont lieu entre le Maroc et le Front Polisario à New York, ils échouent en raison de divergences de fond sur le référendum, le Polisario exigeant le retrait des troupes et de l'administration marocaines avant la tenue de référendum[55].

En avril 1987, le sixième et dernier mur, celui qui longe la frontière avec la Mauritanie, est enfin terminé. Il protège aussi Tichla et Aousserd dans l’est de la province d’Oued Eddahab[19].

Après la construction du mur (1987-1991)

En février, mars et novembre 1987, le Polisario effectue plusieurs raid le long du mur qui va maintenant de M’hamid El Ghizlane à Guergarat, à 55 km au nord de Lagouira, pour éprouver les défenses marocaines soumises à rude épreuve[19].

En novembre 1987, une commission technique de l'ONU, de dix-neuf experts visite le Sahara Occidental pour y enquêter sur les conditions matériels d'un éventuel référendum[55].

Le 16 mai 1988, les relations diplomatiques entre le Maroc et l'Algérie se rétablissent[55].

Le Secrétaire général de l'ONU et l'envoyé spécial du Président de l'OUA présentent le 11 août 1988, au Ministre des Affaires étrangères du Maroc et aux représentants du Front Polisario, une solution de paix sous le concept "proposition de règlement dont l'objectif premier est l'organisation du référendum d'autodétermination"[56] [55]. Le 30 août 1988, le Maroc et le Front Polisario, accepte, ce "plan" et entame des rencontres[55].

le 11 décembre 1988, le Polisario abat un avion américain par erreur. Durant la même année une révolte ouverte a explosé dans les camps de Tindouf. Une de ses conséquences sera le ralliement de 6 membres de la direction du Polisario, dont Omar Hadrami[19].

Hassan II a confirmé, le 16 janvier 1989, aux dirigeants des principaux partis politiques marocains que le Maroc ne céderait "aucun pouce de son territoire"[57].

Depuis la construction du mur des sables, le Polisario tente toujours de s'adapter à des confrontations conventionnelles auxquelles le mur, désormais achevé, l’oblige. Ayoub opère par concentration de blindés. Les derniers combats significatifs auront lieu à Gueltat Zemmour, en octobre 1989, en janvier et en novembre 1990 où le Polisario laissera près de 100 morts sur le terrain[19].

En novembre 1989, le roi Hassan II reçoit une délégation du Polisario. La paix des braves n’aura pas lieu, le Polisario persistant à revendiquer l'indépendance alors que le Maroc ne veut accorder qu'une autonomie interne[55].

En mai 1991, le roi Hassan II et le président Chadli Bendjedid se réconcilient à Oran. Les frontières algéro-marocaines sont rouvertes. L'Algérie retire son appui militaire et financier au Polisario[58].

Un cessez-le-feu sera signé le 6 septembre 1991 entre les deux parties sous l'égide de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

Bilan

La guerre du Sahara Occidental à causé plus de 16000 morts[59].

Maroc

Les pertes marocaines entre 1975 et 1987 sont évalués à 7000 morts[1]. Mais selon le Polisario, les pertes de l'armée marocaine sont évaluées à 1/10 de son effectif. 40000 soldats au moins se trouvent pratiquement cloués au sol dans le sud marocain, sur le territoire de la R.A.S.D. et en Mauritanie selon les responsables du Front Polisario[60]. Mais le bilan affirmé par le Front Polisario n'est pas vérifié. Lors du conflit 2300 soldats marocains on été fait prisonniers[2]. Les pertes matérielles marocaines furent très sévères, la principales causes de ces grosse pertes fut que le Polisario ayant l'initiative du terrain, lança plusieurs attaque contre des garnisons isolés.

Mauritanie

Lors du conflit, la Mauritanie eut plus de 2000 morts et beaucoup de prisonniers.

Polisario

Les pertes du Polisario entre 1975 et 1987 sont estimés à 4000 morts[1]. Il faut noter aussi qu'entre 1976 et 1980 le Polisario eut de très grand succès en harcelant les troupes marocaines et mauritaniennes mais après la construction du mur des sables par le Maroc, il eut un grand changement de situation et lors des attaques du Polisario contre le mur, l’armée populaire de libération sahraouie eut de très grandes pertes comme par exemple en octobre 1989, en novembre 1990 et en janvier 1990, le Polisario laissera près de 100 morts sur le terrain à Gueltat Zemmour[19].

Plus de 152 combattants du Polisario ont été capturés au cours de l'opération de " ratissage " lancée au Sahara Occidental par les troupes maroco-mauritaniennes, du 1er août au 1er septembre dernier, au lendemain du traité de défense commun qui lie la Mauritanie au Maroc[60].

Depuis le cessez-le-feu (1991-)

Après le cessez-le-feu du 6 septembre 1991, la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) installe son quartier général à Laâyoune[4]. Plusieurs tentative de référendum ont également lieu mais ont tous échoué mais dès l'arrivée de Kofi Annan au Secrétariat général en janvier 1997, il permet de relancer le processus de paix. Kofi Annan nomme James Baker, ancien Secrétaire d'État américain, comme envoyé personnel pour le Sahara occidental. James Baker a à deux reprise tenté de faciliter un compromis autour du concept d’autonomie[61]. Le premier en 2000 qui offre une large autonomie locale dans le cadre de l'État marocain, dont les compétences seraient limitées à la défense et les affaires étrangères. Ce plan est accepté par le Maroc, mais rejeté par le Polisario et l'Algérie et le second en 2003 qui prévoit l'établissement d'une Autorité du Sahara occidental pour cinq ans, puis la tenue du référendum auquel les marocains non originaires du Sahara occidental participeraient et auquel la nouvelle option d'une « autonomie permanente » figurerait. Le plan est approuvé unanimement par le Conseil de sécurité sous la condition de son acceptation par toutes les parties. Il est refusé par le Maroc car il compromet son intégrité territoriale. Suite à ce refus, James Baker démissionne en juin 2004.

Depuis la démission de James Baker en juin 2004, l'ONU fait face à une impasse en effet car elle doit trouver une solution qui serait accepter par le Front Polisario et le Maroc. Plusieurs débats et événement ont lieu depuis comme par exemple le 8 novembre 2010 à Laâyoune lorsque les forces marocaines de la gendarmerie marocains et des forces auxiliaires tentent de démanteler le camp Gdim Izik mais ils font face à des émeutiers ce qui a engendré des combats[62].

Statut de la RASD et du Maroc

Article détaillé : Statut du Sahara occidental.

Reconnaissance de la RASD

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) est membre de l'Union Africaine depuis 1982 mais n'est reconnue actuellement ni par l'Organisation des Nations unies (ONU), ni par la Ligue arabe, ni par l'Union du Maghreb arabe, ni par l'Organisation de la conférence islamique ni par aucun pays occidental ou membre permanent dans le Conseil de sécurité des Nations unies.

La majorité des États reconnaissant la RASD sont africains ou sud-américain. Plus de 80 pays ont reconnu la RASD au long de l'Histoire.

Un rapport remis au Parlement européen en 2002 indique la RASD était reconnue par 54 États à travers le monde[63], et 72 l'ont reconnue à un moment ou à un autre.

Selon une déclaration du Brahim Ghali, ambassadeur sahraoui à Alger, 85 États reconnaissent officiellement la RASD en août 2008[64].

D'après le « portail du Sahara marocain », 32 pays reconnaissent la RASD en 2008[65].

Reconnaissance de la souveraineté du Maroc

Drapeau du Maroc

Dans un rapport publié en 2006 par Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, il est indiqué qu'aucun État membre de l'ONU ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental[66].

Une trentaine de pays ont soutenu l'intégrité territoriale du Maroc.

En 2002, un document de l'ONU qualifie pour la première fois le Maroc de « puissance administrante »[67] ce qui l'autoriserait à exploiter les ressources naturelles du territoire[68] mais cette qualification n'a jamais été autorisée par l'Assemblée générale des Nations unies et n'est pas portée sur la liste des territoires non autonomes tenue par l'ONU.

Voir aussi

Liens internes

Histoire du Sahara occidental
Histoire du Maroc
Histoire de la Mauritanie
Sahara Occidental
Événements du 8 novembre 2010 à Laâyoune

Liens externes

Sources

Bibliographie

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Francophone

  • (fr) Tony Hodges, Sahara occidental: origines et enjeux d'une guerre du désert, L'Harmattan, 1987, Paris, 511 pages, (ISBN 9782858027644)
  • (fr) Maurice Barbier, Le conflit du Sahara occidental, L'Harmattan, 1982, Paris, 419 pages, (ISBN 2-85802-197-X) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (fr) Aline Pailler, Sahara occidental, une colonie en mutation, L'Harmattan, 2008, Paris, 154 pages, (ISBN 978-2-296-06105-7)
  • (fr) Dominique Lagarde, Mohamed Larhdaf Eddah, Baya Gacemi, Sahara : le conflit ensablé, L'Express, 18 octobre 2001, lire en ligne
  • (fr) Cour internationale de justice, Avis consultatif du 16 octobre 1975 sur le Sahara occidental
  • (fr) Abdelhak El Merini, L'armée marocaine à travers l'Histoire, Dar Nachr Al Maârifa, 2000, Rabat, 586 pages, (ISBN 9981-808-42-3) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (fr) Sophie Caratini, La république des sables : anthropologie d'une révolution, L'Harmattan, 2003, Paris, 266 pages, (ISBN 2-7475-4337-4) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (fr) Khadija Mohsen-Finan, Sahara occidental: les enjeux d'un conflit régional, CNRS éditions, 1997, Paris, 229 pages, (ISBN 9782271055149)
  • (fr) Abdelkhaleq Berramdane, Le Sahara occidental, enjeu maghrébin, Editions Karthala, 1992, Paris, 357 pages, (ISBN 2-86537-352-5)
  • (fr) Mamadou Aliou Barry, Guerres et trafics d'armes en Afrique : approche géostratégique, l'Harmattan, 2006, Paris, 405 pages, (ISBN 2-296-01139-X) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (fr) Attilio Gaudio, Les populations du Sahara occidental: histoire, vie et culture, Karthala, 1993, Paris, 359 pages, (ISBN 2-86537-411-4) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Anglophone

  • (en) Stephen O. Hughes, Morocco under King Hassan, Garnet & Ithaca Press, 2001, 385 pages, (ISBN 0-8637-2285-7) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Erik Jensen, Western Sahara: Anatomy of a Stalemate, Lynne Rienner Publishers, 2005, 180 pages, (ISBN 1588263053)
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  • (en) Erik Jensen, Western Sahara: Anatomy of a Stalemate, Rienner, 2005, 180 pages, (ISBN 1588263053) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Hispanophone

  • (es) José Ramón Diego Aguirre, Guerra en el Sáhara, Ediciones Istmo, 1991, 386 pages, (ISBN 9788470902529) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Références

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  2. a et b (es) El misterio de la guerra del Sáhara
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  46. Historiens et géographes, Numéros 339 à 340, p95
  47. Historiens et géographes, Numéros 339 à 340, p97
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  49. Les nouveau renards du désert
  50. Sahara Occidental, Histoire, chp 8, page 6
  51. Sahara Occidental, Histoire, chp 9, page 5
  52. Le “mur des sables” marocain, œuvre d’Israël et des États-Unis
  53. (en)Exit Hasan of Morocco: west mourns the death of another loyal servant
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  55. a, b, c, d, e, f et g Attilio Gaudio, page 70
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  57. AFP, 16 janvier 1989
  58. Attilio Gaudio, page 71
  59. En nombre de morts, le conflit du Sahara occidental occupe le 66e rang
  60. a et b Sahara Occidental, Histoire, chp 9, page 2
  61. Sahara occidental : Sortir de l'impasse
  62. Sahara Occidental : tension après les émeutes
  63. Rapport de la Présidente de la délégation ad hoc Sahara occidental, Mme Catherine Lalumière, vice-présidente du Parlement européen, 2002, lire en ligne
  64. http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=2315
  65. http://www.saharamarocain.net/modules/smartsection/item.php?itemid=62
  66. Document S/2006/249, Report of the Secretary-General on the situation concerning Western Sahara lire en ligne. « Le Conseil de sécurité ne serait pas à même d’inviter les parties à mener des négociations concernant l’autonomie du Sahara occidental sous souveraineté marocaine, car ce libellé impliquerait la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, ce qui était hors de question tant qu’aucun membre de l’Organisation des Nations unies n’aurait reconnu cette souveraineté. »
  67. (en) Rapport S/2002/178 du secrétaire général concernant la situation au Sahara occidental (ONU)
  68. (en) UN deems Morocco as Western Sahara's administrative power, The Guardian (Australie), 13 juin 2003

Notes

  1. La population à Lâayoune et à Villa Cisneros en 1970 était de 30 740 habitants sans compter Smara
  2. Ahmed Dlimi meure mystérieusement, selon le Maroc lors d'un accident et selon d'autres sources parce qu'il a essayé d'organiser un coup d’état ou parce qu'il était devenu trop puissant, ayant été de ce fait une menace pour la monarchie marocaine

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