Bataille des Alpes
Bataille des Alpes
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Carte des opérations (10-25 juin 1940)
Informations générales
Date 10 juin - 25 juin 1940
Lieu Frontière franco-italienne
Issue Pertes italiennes importantes ; reddition française suite à l'armistice
Belligérants
Drapeau français République française Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d'Italie
Drapeau : Allemagne Reich allemand
Commandants
Drapeau de la France René Olry Drapeau de l'Italie Umberto di Savoia
Forces en présence
170 000 hommes 300 000 hommes
Pertes
40 morts
84 blessés
150 disparus
1 141 prisonniers
631 morts
2 631 blessés
616 disparus
Seconde Guerre mondiale,
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Batailles
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Le terme de bataille des Alpes désigne l'affrontement entre la France et l'Italie dans le cadre de la bataille de France. Elle oppose l’armée des Alpes, commandée par le général René Olry au groupe d'armées ouest italien, dirigé par le prince Umberto di Savoia, sur la crête des Alpes ; l’armée des Alpes doit ensuite également affronter le Erich Hoepner qui arrive du Nord et prend l’offensive dans la vallée du Rhône.

Déroulement

Le 10 juin 1940 quand l'Italie déclare la guerre, l'armée des Alpes du général Olry, ne dispose d'environ 185 000 hommes[1] répartis en trois divisions d'infanterie de réserve de type B, trois secteurs fortifiés (de la Savoie, du Dauphiné et des Alpes-Maritimes) et un secteur défensif (du Rhône) de la ligne Maginot, le tout appuyé par une forte artillerie de montagne (65 groupes). Parmi ces forces, il y a 84 sections d'éclaireurs-skieurs qui sont des troupes d'élites.

Les forts alpins sont essentiellement des modèles de type Séré de Rivières, construits à partir de 1880. Dès 1928, ils sont renforcés par de nouvelles constructions, essentiellement réparties dans les Alpes du Sud. L'on trouve également des ouvrages de la ligne Maginot alpine.

Cette armée a été victime de plusieurs ponctions importantes, d'abord à cause de la campagne de Scandinavie, puis de la défaite sur le front du Nord-Est. À la déclaration de guerre, elle fait sauter les routes, tunnels susceptibles d'être utilisés par le groupe d'armées ouest du prince Umberto di Savoia. Les forces italiennes regroupent 22 divisions et plus de 300 000 hommes. Ce sont des forces peu entraînées, mal équipées et peu motivées.

Malgré tout ces forces lancent quelques attaques entre le 11 et le 19 juin. Elles sont repoussées. Des attaques aériennes italiennes sur Toulon et les aérodromes du secteur sont repoussées et l'aviation française attaque les terrains de Gênes et de Turin.

Le 21 juin, les Italiens sur ordre de Mussolini, lancent une violente attaque générale. À Menton le XVe corps italien est repoussé par les forces du secteur fortifié des Alpes-Maritimes (moins d'une division). Dans l'après-midi, quatre mortiers français de 280 mm ouvrent le feu du fort de l'Infernet sur le fort du Mont Chaberton qui menace Briançon 17 km plus bas avec ses huit canons de gros calibre. Six des huit tourelles sont détruites. Une victoire acquise, suite à un remarquable succès technique de l'artillerie de montagne française commandée par le lieutenant Miguet.

Le 23, les Italiens s'empareront d'un petite partie de Menton. Partout ailleurs, les forces françaises résistent, bien qu'étant en infériorité numérique. Partout comme à la bataille de Pont Saint-Louis, les forces françaises se battent furieusement.

De plus, depuis le 15 juin, René Olry a dû prélever des forces, notamment de l'artillerie pour préparer un second front, devant la menace allemande. En effet, le 15, les Allemands sont à Dijon. Il crée le groupement du général Cartier, avec des unités de bric et de broc, une division coloniale qui servait de réserve d'armée, des marins, quelques chars, de l'infanterie qui se sont repliées depuis le Nord-Est. Ce groupement est équipé avec du matériel de récupération. Les 30 000 hommes qui le composent vont être chargés de tenir sur trois lignes de défense successives : le Rhône, l'Isère, la Durance.

Lyon étant déclaré ville ouverte, le groupement Cartier doit se replier après de durs combats dans le département de L'Isère à Chasselay. Dans la soirée du 20, Olry fait sauter les ponts. Malheureusement, au nord des Alpes, la région de Seyssel et Culoz est maintenant sous le contrôle du 2e groupe d'armées, en pleine débâcle, et les mêmes consignes ne sont pas appliquées. Malgré la résistance de quelques éléments, comme le vieux Fort l'Écluse, le groupement A du XVIe Panzerkorps du général Erich Hoepner composé pour l'essentiel d'éléments de la XIIIe division motorisée, parti de Bourg-en-Bresse, occupe Aix-les-Bains le 23 juin. Le groupement B (IIIe panzer) est stoppé à Voreppe, à une douzaine de kilomètres de Grenoble durant deux jours par l'artillerie française du général Georges Cartier, qui lui inflige de très lourdes pertes les 23 et 24 juin. Le feu nourri de deux batteries de 75 et huit pièces de 47 de marine installées sur les deux rives de l'Isère bloquent les blindés allemands[2]. Une colonne motorisée allemande tente une maneuvre de débordement par le nord en enlevant le col de la Placette, mais reste bloquée dans sa progression vers Voreppe. La bataille des Alpes prend fin avec l’armistice du 24 juin 1940 signé entre la France et l’Italie. L'armistice en vigueur à partir du 25 juin à l'aube apporte une conclusion à cette bataille de Voreppe, qui a le mérite dans un ultime sursaut de permettre à la ville de Grenoble d'échapper à l'invasion.

Pertes italiennes : environ 6 000 hommes, environ 250 pour l'armée des Alpes, inconnues pour le groupement Cartier.

Notes, sources et références

  1. Source : ministère de la Défense
  2. Vital Chomel, Histoire de Grenoble, Édistions Privat, page 387.

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