Bataille de l'Aisne (1918)
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Bataille de l'Aisne
WesternFrontJuly15-1918.jpg
Front Ouest, juillet 1918
Informations générales
Date 27 mai-6 juin 1918
Lieu Aisne, près de Paris (France)
Issue avancée allemande stoppée
Belligérants
Drapeau français République française
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni
États-Unis États-Unis
Drapeau: Empire allemand Empire allemand
Commandants
Denis Auguste Duchêne
Alexander Hamilton Gordon
Erich Ludendorff
Prince héritier Guillaume
Forces en présence
VIe Armée française
IXe Corps britannique
2 divisions américaines
Ie et VIIe Armées
soit 20 divisions et 4 000 canons
Pertes
127 000
(France: 98 000. R-U: 29 000.)
130 000
Première Guerre mondiale
Batailles
Front de l’Ouest

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Sommaire

27 mai

Le général Erich Ludendorff, chef d'état-major général adjoint allemand, lance sa troisième offensive sur le front occidental en 1918, par une attaque de diversion contre les Français qui tiennent le secteur du Chemin des Dames, sur l'Aisne. L'objectif de Ludendorff est d'empêcher les Français d'envoyer des renforts aux Britanniques qui se trouvent dans le nord de la France, où il prévoit une nouvelle attaque.

L'offensive est dirigée par la VIIe armée du général Eduard von Böhm-Ermolli et la Ire armée du général Bruno von Mudra (de), totalisant quarante-quatre divisions. L'objectif de leur offensive, du nom de code Blücher et Yorck, est de frapper la VIe armée française du général Duchêne qui regroupe douze divisions dont trois britanniques.

L'assaut allemand débute par un tir de barrage de 4 600 pièces d'artillerie, suivi d'une attaque de sept divisions sur un front de 15 km. Les Allemands s'emparent immédiatement du Chemin des Dames et avancent sur l'Aisne, prenant plusieurs ponts intacts. En fin de journée, les Allemands ont avancé d'une quinzaine de kilomètres.

Bien que l'offensive ait un objectif limité, ses premiers succès persuadent le haut commandement allemand de poursuivre vers Paris, qui n'est qu'à 130 km. Cependant, le commandant du corps expéditionnaire américain, le général John Pershing, a envoyé des renforts aux Français: la 2e division du général Omar Bundy (en) et la 3e division du général J. T. Dickman (en). Elles passeront à l'action le 30, quand les Allemands menaceront la Marne.

28 mai

Les troupes américaines lancent leur première attaque dans la guerre le deuxième jour de l'offensive allemande le long de l'Aisne. Cependant les combats sont principalement centrés sur le village de Cantigny à l'ouest de Montdidier. Des éléments de la 1re division américaine du général Robert Lee Bullard attaquent la XVIIIe armée allemande sous les ordres du général Oskar von Hutier. Les troupes du général Bullard s'emparent de Cantigny; elles font alors 225[1] prisonniers le 28 mai et arrêtent une série de contre-attaques les jours suivants. Les pertes américaines s'élèvent à 199 tués et 867 blessés et gazés.

2-4 juin

La 3e division américaine du général J.T. Dickman lance une attaque contre les forces allemandes qui menacent Château-Thierry. La division réussit à empêcher les Sturmtruppen qui participent aux opérations Blücher et Yorck de traverser la Marne. Elle contre-attaque ensuite avec l'aide des Français, ce qui force les Allemands à se replier à Jaulgonne, sur la Marne.

4 juin

Le général Erich Ludendorff met un terme à sa double offensive, appelée Blücher et Yorck, commencée le 27 mai. Bien que ses unités d'assaut aient opéré une percée d'un maximum de 32 km sur une distance de 50 km, elles sont en perte de vitesse. Il doit également faire face à des contre-attaques françaises et américaines de plus en plus puissantes.

Les pertes allemandes s'élèvent à 125 000 hommes, et celle du camp adverse sont du même ordre. Cependant, Ludendorff prévoit déjà sa quatrième offensive sur le front occidental en 1918.

6 juin

Dans le cadre des contre-offensives contre les forces allemandes qui tiennent leurs territoire récemment conquis le long de La Marne, la 2e division américaine sous les ordres du général Omar Bundy attaque le bois Belleau, situé légèrement à l'est de la ville de Château-Thierry.

La brigade maritime américaine et la 3e brigade d'infanterie dirigent l'attaque. Elles comprennent plusieurs troupes. Celle de Bundy affrontent quatre divisions allemandes, elles libèrent le bois après 3 semaines de combat malgré leur infériorité numérique. Il y a 1 800 morts et 7 000 blessés.

9-13 juin

Sous l'ordre du général Erich Ludendorff, chef d'état major général adjoint, la XVIIIe armée du général Oskar von Hutier lance la quatrième série d'offensives. Ludendorff prévoit de réunir les deux saillants pris lors des précédentes attaques dans le secteurs d'Amiens, de l'Aisne et de la Marne. Hutier doit attaquer à l'ouest le long de la rivière Matz, un affluent de l'Oise, dans la direction de Noyon et de Montdidier. Cependant le commandement de la IIIe armée française, le général Georges Humbert, averti par des déserteurs allemands a organisé sa défense en conséquence. Et sur son ordre, son artillerie bombarde sévèrement les troupes d'assaut ennemies peu avant leur offensive.

Cependant, le barrage ne permet pas d'empêcher les troupes allemandes d'avancer de 8 km le premier jour de leur attaque, connu sous le nom de code opération Gneisenau. La résistance française s'intensifie les jours suivants, et la tentative de relier les troupes allemandes d'Oskar von Hutier et celles de la VIIe armée du général Max von Boehn, qui ont lancé une attaque sur Soissons le 10 juin, se solde par un échec.

Entre temps, le général français Charles Mangin a organise une contre attaque de trois divisions françaises et deux divisions américaine. Elles attaquent la XVIIIe armée le 12, forçant Ludendorff à mettre fin à l'opération le lendemain.

Les pertes françaises et américaines s'élèvent à 35 000 hommes, on estime que les pertes allemandes sont beaucoup plus élevées. Ludendorff, qui souhaite de plus en plus marquer une victoire décisive, prévoit une cinquième offensive ailleurs sur le front occidental.

15-17 juillet

Les forces allemandes commencent leur cinquième offensive. Le chef d'état major général adjoint, le général Erich Ludendorff, prévoit une nouvelle attaque de diversion, cette fois en Champagne, le long de la Marne, afin que les réserves ennemies quittent le nord de la France ou il espère toujours percer la ligne britannique et s'emparer des ports de la Manche. Trois armées allemandes sont engagées dans l'attaque, la VIIe armée du général Max von Boehn, qui doit avancer sur la Marne puis virer à l'est sur Épernay, ou il doit rejoindre la Ire armée du général Bruno von Mudra avançant des deux côtés de Reims. A l'est de Reims, la IIIe armée du général Karl von Einem a pour ordre de prendre Châlons-sur-Marne.

Les Français, grâce à la reconnaissance aérienne et aux informations données par les déserteurs allemands, sont informés de l'offensive qu'ils l'anticipent par un bombardement. La IIIe armée allemande qui gagne peu de terrain face à la IVe Armée du général Henri Gouraud est arrêtée avant midi le 15. Les troupes allemandes portent alors leurs efforts sur l'ouest de Reims.

La VIIe armée allemande, avec le soutien de la IXe armée du général Eben, attaque sur un front de 30 km et perce la VIe armée française du général Jean-Marie Degoutte, pour atteindre la Marne entre Château-Thierry et Épernay. Cependant les attaques de la IXe armée française sous les ordres du général Antoine de Mitry, soutenue par les forces britanniques et américaines, empêchent les Allemands d'exploiter leurs tête de pont sur la Marne. Le 17, le chef d'état major général adjoint Ludendorff doit admettre que son offensive a été arrêtée dans sa lancée.

Depuis l'ouverture de sa première offensive, connue sous le nom d'opération Michael, les forces de Ludendorff ont perdu quelque 500 000 hommes pratiquement irremplaçables; alors que les Américains débarquent au rythme de 300 000 hommes par mois. À court d'effectifs, Ludendorff prévoit un repli mesuré depuis le saillant courant dans le sud, de Soissons à Reims, afin de réduire sa ligne de front. Cependant, ses adversaires prévoient de lancer une contre-offensive avant que son repli soit achevé.

Le 18 juillet, plusieurs forces françaises, britanniques et américaines lancent une contre attaque contre le saillant que les troupes allemandes tiennent entre Soissons et Reims, en Champagne. Les combats prendront le nom de deuxième bataille de la Marne.

Notes et références

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