Bataille de berlin

Bataille de Berlin

Bataille de Berlin
Bundesarchiv Bild 183-R77767, Berlin, Rotarmisten Unter den Linden.jpg
Des soldats de l'armée rouge devant la porte de Brandebourg.
Informations générales
Date 16 avril 1945 - 2 mai 1945
Lieu Berlin , Allemagne
Issue Victoire décisive soviéto-polonaise
Belligérants
Flag of Germany 1933.svg Allemagne nazie Flag of the Soviet Union.svg Union Soviétique

Flag of Poland.svg Pologne

Commandants
Gotthard Heinrici
Helmut Weidling
Hellmuth Reymann
Georgi Joukov
Ivan Koniev
Constantin Rokossovski
Forces en présence
1 250 000 soldats
700 chars
500 avions
2 500 000 soldats
6 250 chars
7 500 avions
41 600 canons
Pertes
458 000 tués et blessés[1]
479 298 prisonniers.
81 116 tués[2]
280 251 blessés
Seconde Guerre mondiale
Batailles
Seconde Guerre mondiale - Front de l’Est

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La bataille de Berlin se déroula de fin avril 1945 au 2 mai 1945, jour de la capitulation allemande. Staline donna une portée symbolique à ce dernier coup porté au régime nazi, après les lourdes pertes subies par l'Armée rouge pour inverser le flux de l'invasion.

Sommaire

Contexte : l’effondrement du Troisième Reich en 1945

Théâtre des opérations, 1er mai 1945

Au début de l'année 1945, seule une infime partie de l'Allemagne nazie a été envahie. À l'Est, les Soviétiques sont aux portes de la Prusse-Orientale, devant Varsovie et ont encerclé Budapest. À l'Ouest, les Alliés stationnent devant la ligne Siegfried, protégeant la rive gauche du Rhin, en face de la Belgique et de la Lorraine, et la région de Colmar est encore sous contrôle allemand. Hitler croit encore pouvoir compter sur les « armes nouvelles » de ses ingénieurs (dont les V1 et V2) pour renverser la situation...

Le 12 janvier 1945, les Soviétiques déclenchent une offensive massive (de la Baltique aux Carpates), sous le commandement des maréchaux Tcherniakovski (3e front biélorusse), Rokossovski (2e front biélorusse), Joukov (1er front biélorusse) et Koniev (1er front ukrainien). Staline joue de la compétition entre ces généraux pour leur faire réaliser les avances les plus foudroyantes. En dix jours, la Wehrmacht (Groupe d'armées Vistule) est pulvérisée, et l'Armée rouge conquiert l'essentiel de la Pologne d'avant 1939, s'empare des zones industrielles vitales de la Silésie et de la plus grande partie de la Prusse-Orientale, et atteint l'Oder (future frontière germano-polonaise) à Küstrin.

Hitler, dont la condition physique s'est considérablement dégradée depuis l'attentat du 20 juillet 1944, ordonne, comme toujours, à ses généraux de ne plus reculer et de contre-attaquer. Ses analyses sont complètement déconnectées de la réalité, il ne paraît pas se rendre compte que chaque armée allemande nominale a en fait tout au plus la valeur combative d'une division. Il se brouille régulièrement avec Heinz Guderian, chef d'état-major pour le front de l'Est qui lui tient tête en vain, jusqu'à son remplacement fin mars par le Reichsführer SS Heinrich Himmler, malgré l'incompétence militaire manifeste de ce dernier.

En pénétrant sur le sol allemand, les troupes soviétiques ont propagé la panique parmi les populations allemandes des provinces de l'Est. Des cas souvent avérés de pillages, de meurtres et de viols collectifs sont répercutés par la propagande de Joseph Goebbels. Un exode massif draine vers l'Ouest des millions de réfugiés des territoires allemands qui ont déjà été attribués, par les Alliés à la Pologne, à l'Est de la ligne Oder-Neisse. Les pertes civiles sont très importantes, comme lors du torpillage par la marine soviétique du paquebot Wilhelm Gustloff, évacuant des réfugiés par la mer Baltique. Le froid, la famine et les bombardements sont les causes de mortalité les plus fréquentes.

Les réfugiés allemands sont très rarement pris en charge par les autorités nazies. Il se peut que la désorganisation générale et la fuite rapide des plus hauts cadres nazis en soit la principale cause, mais il est également vraisemblable que cela fut une stratégie délibérée pour inciter les soldats allemands à combattre plus énergiquement pour protéger les civils restés sur leur sol natal. Le Führer avait par ailleurs demandé que soit appliquée dans toute l'Allemagne la politique de la terre brûlée, ne pouvant supporter que le sol national allemand tombe dans les mains des Slaves sans qu'il soit retourné à l'âge de pierre. Il estimait également que le peuple allemand, qui avait échoué dans le dessein qu'il lui vouait, méritait son sort de destruction et s'était, selon plusieurs témoignages, complètement identifié à l'Allemagne, considérant que sa propre disparition était liée à la disparition de son pays. Albert Speer, intime d'Hitler et ministre de l'armement fit la tournée des Gauleiters pour les inciter à refuser d'obéir aux directives allant dans ce sens.

Goebbels, de plus en plus exposé alors qu'Hitler n'apparaît plus en public, et qui par ailleurs a été nommé commissaire du Reich pour la défense de Berlin, organise les Volksturm, unités composées des dernières réserves (les hommes les plus âgés ou malades). Les adolescents des Jeunesses hitlériennes sont également intégrées aux forces militaires ; leur fanatisme en fera les combattants les plus motivés de Berlin, mais aussi les plus gravement décimés, la majorité d'entre eux périront. Cependant, les SS exécutent de plus en plus sommairement les soldats soupçonnés de désertion, dont un grand nombre de membres de la Volksturm.

En février 1945, les Soviétiques s'emparent de Budapest, durement défendue par les Allemands. Les Alliés à l'Ouest, s'avancent jusqu'au Rhin. Les bombardements stratégiques américano-britanniques continuent à accabler l'Allemagne : du 13 au 15 février, le bombardement de Dresde, ville remplie de réfugiés, cause près de 40 000 morts.

Situation stratégique

Des Il-2 soviétiques au-dessus de Berlin.

En mars 1945, l'Armée rouge conquiert la Poméranie, assiège Königsberg et Breslau, et a établi des têtes de ponts sur la rive occidentale de l'Oder, à moins de 50 kilomètres de Berlin. Cependant, les forces alliées, à l'Ouest, progressent à l'est du Rhin début mars, la IIIe armée de Patton opère une percée fulgurante en Allemagne centrale. Le 1er avril, le Groupe d'Armée B du maréchal allemand Walter Model est encerclé dans la Ruhr. Les Alliés avancent alors plus rapidement que les Soviétiques. Ils sont susceptibles d'arriver à Berlin ou à Prague avant eux. C'est du reste ce que souhaitent Patton ou Winston Churchill et Bernard Montgomery, qui craignent un futur conflit avec les Soviétiques.

Mais à la conférence de Yalta, en février 1945, les chefs alliés et Staline, fort de son avance en Europe de l'Est et des sacrifices massifs de ses troupes, se sont mis d'accord sur leurs zones d'occupation respectives. Berlin doit revenir à l'Armée rouge. Le commandant en chef des Alliés, Eisenhower, respectant les choix politiques, freine l'avancée de ses troupes : au niveau de Berlin, elles ne doivent pas dépasser l'Elbe. La 1re armée américaine de Courtney Hodges et l'armée soviétique de Joukov opèrent leur jonction sur l'Elbe à Torgau, le 25 avril 1945. Les forces allemandes sont coupées en deux. Le 26 avril 1945, les troupes soviétiques s'emparent de l'aéroport de Tempelhof, ce qui prive les troupes allemandes du soutien de la Luftwaffe.

Forces en présence

Armée soviétique

Berlin est encerclée par deux groupes d'armées soviétiques : ceux de Joukov (1er front biélorusse) et de Koniev (1er front ukrainien), avec en appui celui de Rokossovski (2e front biélorusse), que la récente prise de Koenigsberg vient juste de libérer.

En partant du nord vers le sud, l'Armée rouge présente l'ordre de bataille suivant :

  • 2e front biélorusse (maréchal K. K. Rokossovski) comprenant :
    • 2e armée de choc : colonel-général I. I. Fedyurinski;
    • 65e armée : colonel-général P. I. Batov;
    • 70e armée : colonel-général V. S. Popov;
    • 49e armée : colonel-général I. T. Grishin;
    • 19e armée :
    • 5e armée blindée de la Garde :
    • soutien aérien : 4e armée aérienne du colonel-général K. K. Vershinin
  • 1er front biélorusse (maréchal G. Z. Joukov) comprenant :
    • 61e armée : colonel-général P. A. Belov;
    • 1re armée polonaise : lieutenant-général S. G. Poplowski;
    • 47e armée :
    • 3e armée de choc : colonel-général V. I. Kutznetzov;
    • 5e armée de choc : colonel-général N. E. Berzarin;
    • 8e armée de la Garde : colonel-général V. I. Tchouïkov;
    • 69e armée : colonel-général V. Y. Kolpakchi;
    • 33e armée : colonel-général V. D. Svotaev;
    • 1re armée blindée de la Garde : colonel-général M. Y. Katukov;
    • 2e armée blindée de la Garde : colonel-général S. I. Bogdanov;
    • 3e armée : colonel-général A. V. Gorbatov;
    • soutien aérien assuré par les 19e et 18e armées aériennes (lieutenant-colonel S. I. Rudenk et maréchal A. Y. Golovanov)
  • 1er front ukrainien (maréchal I. S. Koniev) comprenant :
    • 3e armée de la Garde : colonel-général V. N. Gordov;
    • 13e armée : colonel-général N. P. Pukov;
    • 5e armée de la Garde : colonel-général A. S. Jadov;
    • 2e armée polonaise : lieutenant-général K. K. Swiersczewski;
    • 52e armée : colonel-général K. A. Korateyev;
    • 3e armée blindée de la Garde : colonel-général P. S. Rybalko;
    • 4e armée blindée de la Garde : colonel-général D. D. Leliushenko;
    • 28e armée : lieutenant-général A. A. Lucinsky;
    • 31e armée : lieutenant-général V. K. Baranov;
    • soutien aérien assuré par la 2e armée aérienne du colonel-général S. A. Krasovsky.

Au total, ces 3 groupes d'armées réunissaient :

  • 2 500 000 hommes, dont 155 000 Polonais
  • 6 250 chars et canons d'assaut;
  • 41 600 canons et mortiers
  • 7 500 avions.

Forces allemandes

Groupes d'armées Vistule et Centre

Garnison de Berlin

Membres du Volksturm armés de "Panzerfaust" dans les rues de Berlin en mars 1945

Au début avril 1945, les forces allemandes composant la garnison de Berlin aux ordres du général Reymann, commandant la « Zone de défense du Grand Berlin » , se limitent aux unités suivantes:

  • 1re Flak-Division, installée dans trois grands bunkers: le Zoobunker du Tiergarten, le Humboldthain et le Friedrichshain;
  • 9 compagnies du Wacht-Regiment (régiment de la garde) Grossdeutschland;
  • 2 bataillons de gendarmerie (Feldgendarmerie);
  • 2 bataillons du génie militaire;
  • 20 bataillons du Volksturm déjà créés et 20 autres en cours de formation ; Ces unités hétéroclites d'une valeur combattante inégale, se répartissent alors en 2 catégories : la Volksturm.I, dont les membres sont équipés de quelques fusils et Panzerfausten, et la Volksturm.II, totalement désarmée. Cette force de 60 000 volontaires se réduit, lors des combats, à quelques petits groupes de Hitler-Jugend préposés à la lutte antichars, armés de panzerfaust capables de détruire un char T34 russe, dont l'efficacité est redoutable entre 10 et 15 mètres mais dont l'utilisation dans ces conditions signe presque obligatoirement l'arrêt de mort du servant de la pièce.
  • Le bataillon Charlemagne dont les 363 membres, issus des restes de la division Charlemagne, sont armés de Stg 44 ou MP 44 (Sturmgewehr Maschinen pistole modèle 1944), premier fusil d'assaut au monde et ancêtre de l'AK-47 russe. Le Stg 44, qui doit remplacer petit à petit la gamme de fusils-mitrailleurs de type MP-40, entre ainsi en dotation dans l'armée allemande en 1944 ; il dispose d'un sélecteur de tir en modes semi-automatique et automatique ce qui permet de l'utiliser comme mitrailleuse ou fusil de moyenne portée.

Déroulement

L'offensive générale soviétique

L'artillerie soviétique aux portes de Berlin
Katiouchas soviétiques bombardant les poches de résistance allemandes, avril 1945

Les combats débutent avec l'attaque de nuit, à la lueur de projecteurs de DCA, à partir des hauteurs de Seelow (voir Bataille de Seelow). Cette bataille manque de tourner au fiasco, pour avoir été mal préparée.

Les plans de l'armée soviétique sont d'encercler la ville, puis d'éliminer par des tirs de barrage toute résistance. Mais ces bombardements gênent ensuite la progression des troupes à l'intérieur de la ville.

Des poches de résistance naissent alors, comme au Tiergarten.

Les Soviétiques massent autour de Berlin plus de 40 000 pièces d'artilleries (1 pièce tous les dix mètres).

Les combats dans Berlin

Le 20 avril 1945, après la cérémonie d'anniversaire d'Adolf Hitler (qui fête ses 56 ans), un bon nombre de hauts dignitaires nazis quittent Berlin précipitamment en abandonnant leur führer. Les Berlinois appelleront cet épisode « la fuite des faisans dorés ».

Les combats font rage dans le quartier des ministères, autour du Reichstag et du Führerbunker défendu par des volontaires SS de différentes nationalités ; parmi ces derniers combattent les Scandinaves et les Hollandais de la 11e SS Division "Nordland", à laquelle a été rattaché le groupe de combat Charlemagne, regroupant quelques 300 Français sous les ordres du Hauptsturmführer (capitaine) Henri Fenet, ainsi que des éléments aussi épars que des Espagnols du capitaine Izquierda, des Baltes rescapés des combats de Lituanie et jusqu'à 3 ou 4 Britanniques du SS British Free Corps. En règle générale, ces « desperados » (selon l'expression de l'écrivain collaborationniste Saint-Loup) se sont remarquablement comportés[note 1]. Également, la plupart des volontaires étrangers ayant survécu aux ultimes combats des 1er et 2 mai, et qui tombèrent aux mains des soldats de l'Armée rouge furent, à part de rares exceptions, traités dans le cadre de la convention de Genève. Le cas n'était pas si fréquent sur le front de l'Est.


L'Armée rouge se voit obligée d'amener, dans le secteur même des combats, des pièces d'artillerie qui font feu à tir tendu pour réduire les poches de résistance.

Hitler, comprenant enfin que la guerre est perdue, se réfugie dans sa chambre avec sa femme Eva Braun et ils mettent fin à leur vie. Peu après, dans la même journée, le 30 avril 1945, le Reichstag encore durement défendu par 2 tigres royaux et quelques unités d'élite allemandes est pris.

Après la mort de Hitler, les avis au sein des derniers hauts dignitaires nazis divergent concernant la demande de négociations pour un armistice ; les jusqu'au-boutistes comme Joseph Goebbels s'y opposent formellement.

Peu de temps avant que Hitler se suicide et que le Reichstag soit pris, la radio berlinoise réussit à diffuser, pour la dernière fois, une œuvre de Richard Wagner : La Marche funèbre de Siegfried, afin de donner du courage aux troupes. Celle-ci annonçait la fin du Troisième Reich, lequel aurait dû durer mille ans.

Le calvaire des civils durant le siège

Femmes des ruines à Berlin en 1946. Source : Bundesarchiv.

Les civils berlinois (2 millions environ) pris au piège par les combats, se réfugient dans le métro, dans les abris ou les caves, pour échapper aux bombardements aériens et d'artillerie. En de nombreux endroits, la distribution d'eau est coupée ainsi que l'électricité. L'inondation d'une partie du métro de Berlin a été ordonnée par le Führer car, si l'armée soviétique l'avait investi, son parcours leur aurait permis d'arriver en 120 minutes jusqu'à son bunker ; ce fut la cause d'une catastrophe qui coûta la vie à environ un millier de Berlinois.

Il y eut aussi la tragédie des femmes systématiquement violées par une partie non négligeable des troupes soviétiques. Ce drame humain, vécu par un peu plus de 100 000 Berlinoises de tout âge et de toute condition, a longtemps été occulté par la plupart des récits de cette bataille. Il a fallu attendre la chute du mur de Berlin et le processus de réunification allemande qui s'ensuivit pour que l'on puisse, enfin, évoquer ce sujet épineux, tant d'un point de vue humain que politique. Ce sont aussi les Berlinoises qui déblayèrent des milliers de tonnes de gravats ; elles furent surnommées les femmes des ruines.

Récapitulatif par dates

Conséquences et bilans

L'église du souvenir de Berlin fut conservée comme mémoire des destructions et son clocher fut volontairement laissé brisé.

La ville de Berlin est détruite à 33 % (jusqu'à 70 % en centre ville) ; les zones aéroportuaires et leurs alentours, furent épargnés autant que possible. Selon le plan d'invasion, les aéroports devaient être utilisables le plus rapidement possible par les Alliés après la chute de la ville. La destruction « complète » de la ville est une rumeur : la ville était trop grande pour être rasée comme l'avaient été Cologne, Hambourg ou Dresde.

De très nombreux civils ont été tuées durant les combats, d'autres sont brutalisées ou exécutées par les soldats de l'Armée rouge, ivres de vengeance contre les Allemands. Au début, ces comportements sont tolérés par l'état-major de l'Armée rouge mais, dès que l'armistice est signé et que l'occupation soviétique se met en place, ces exactions sont rapidement arrêtées par le NKVD. En 1945, 4 000officiers soviétiques ont été jugés pour crimes contre des civils.

Les archives soviétiques revues par Khrivosheev[3] estiment les pertes soviétiques et polonaises à 81 116 tués (2 825 Polonais) et 280 251 blessés et malades pour l'ensemble des trois engagements (ville de Berlin, bataille des hauteurs de Seelow et de la poche de Halbe).

Du côté allemand, les pertes humaines totales ont été estimées à 458 080 tués et blessés et 479 298 prisonniers[4]. Les pertes dans la seule ville de Berlin seraient de 22 000 soldats tués et autant de civils[5].

La bataille de Berlin est considérée comme une des plus sanglantes et la plus coûteuse en vies humaines de la Seconde Guerre mondiale.

Voir aussi

Notes et références

  1. selon estimations soviétiques initiales dont 22 000 soldats et 22 000 civils tués pour Berlin
  2. Berlin + Seelow + Halbe
  3. (en) G.F. Khrivosheev, Soviet Casualties and Combat Losses in the Twentieth Century, Greenhill Books, 1997 (ISBN 978-1853672804) 
  4. (en) David M. Glantz, When Titans Clashed : How the Red Army Stopped Hitler, University Press of Kansas, 1998 (ISBN 978-0700608997) 
  5. (en) Peter Antill, Berlin 1945: End of the Thousand Year Reich, Osprey Publishing, 2005 (ISBN 978-1841769158) 
  1. Par exemple, les seuls Français ont détruit au Panzerfaust 62 chars soviétiques.

Bibliographie

  • Les Russkoffs de Cavanna
  • La dernière bataille. La chute de Berlin par Cornelius Ryan
  • La Chute de Berlin d'Antony Beevor (éditions de Fallois, 2002)
  • Une femme à Berlin : Journal 20 avril-22 juin 1945, auteur anonyme (Editions NRF Gallimard, 2006)
  • Mourir à Berlin, (les SS français derniers défenseurs du bunker d'Adolf Hitler) écrit par Jean Mabire (et dernier volume d'une trilogie sur le SS français), raconte les combats du bataillon de SS français à Berlin, puis (brièvement) le sort de la 33e pz.green SS division "Charlemagne", dont faisait partie le bataillon français.
  • La Bataille de Berlin par Andrew Tully (éditions Plon 1963) (J'ai lu n°221)
  • Les Bienveillantes par Jonathan Littell (roman)

Filmographie

  • La chute, film basé sur le livre de Joachim Fest, où la bataille de Berlin est ambiante, omniprésente, mais éclipsée compte-tenu du cœur du sujet (hormis lors de la fuite des derniers protagonistes à la fin du film).
  • La bataille de Berlin, 5e volet du film Libération de Yuri Ozerov

Liens internes

Liens externes

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