Bataille de Passchendaele
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50°54′1″N 3°1′16″E / 50.90028, 3.02111

Bataille de Passchendaele
Troisième bataille d'Ypres
Passchendaele aerial view.jpg
Passchendaele, avant et après la bataille
Informations générales
Date du 31 juillet au 6 novembre 1917
Lieu Village de Passendale, secteur d'Ypres (Belgique)
Issue indécise
Belligérants
Drapeau français République française
Drapeau du Royaume-Uni Empire britannique
Drapeau: Empire allemand Empire allemand
Commandants
Drapeau du Royaume-Uni Douglas Haig
Drapeau du Royaume-Uni Hubert Gough
Drapeau du Royaume-Uni Herbert Plumer
Drapeau du Canada Arthur Currie
Drapeau de la France François Anthoine
Drapeau de l'Allemagne Max von Gallwitz
Drapeau de l'Allemagne Erich Ludendorff
Forces en présence
Ve et IIe armées britanniques,
Ie armée française
VIe armée allemande
Pertes
448 000 tués ou blessés 260 000 tués ou blessés
Première Guerre mondiale
Batailles
Front de l’Ouest

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Front italien
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Front de l’Est
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Front du Moyen-Orient
Mésopotamie - CaucasePerse - Sinaï et Palestine - 1re Gaza - 2de Gaza - 3e Gaza - Beer-Sheva - Aqaba - Megiddo - Magdhaba - Rafa


Afrique et Méditerranée
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Batailles navales
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La bataille de Passchendaele aussi connue comme la troisième bataille d'Ypres eut lieu entre le 31 juillet et le 6 novembre 1917 à Passendale, en Flandre-Occidentale, pendant la Première Guerre mondiale, elle opposa la British Army, l'armée canadienne et des renforts de l'armée française, à l'armée allemande.

Sommaire

Contexte

Les deux premières lignes depuis la gauche (en rouge foncé) désignent la progression alliée avant la bataille de Passchendaele même.

Après le succès obtenu en juin 1917 lors de la bataille de Messines par les troupes britanniques du général Herbert Plumer, Douglas Haig, le commandant en chef du BEF (British Expeditionary Force), estime qu'une percée est possible. Pour lancer son offensive, il choisit le secteur d'Ypres au sud-ouest de la Flandre, au nord-ouest de la Belgique. Grâce à ce nouvel assaut, Haig espère atteindre les bases de U-boots situés à Bruges, à 50 kilomètres du front. En effet, à cette période de la guerre, l'offensive sous-marine allemande a atteint son apogée et commence à peser fortement sur l’économie britannique. Cependant l'objectif principal reste de déloger les Allemands de leurs positions sur la crête entre Westrozebeke et Broodseinde, ce avant l'hiver, et en fin de compte de réaliser la très attendue percée pour laquelle des centaines de milliers d'hommes ont donné en vain leur vie depuis la fin de l'année 1914. La crête de Vimy était complètement détruite après la guerre!

Le succès de l'offensive dépend essentiellement du facteur vitesse puisque l'on sait par expérience que dans cette zone et en cette saison, il y a au mieux trois semaines d'affilée sans pluie. Or la pluie ralentit les mouvements et condamne quasiment toute tentative d'assaut. Une pluie continuelle s'abat sur le secteur d'Ypres bien plus tôt que prévu : la boue fait son apparition et les cratères d'obus se transforment en dangereux bourbiers. Malgré ce contretemps climatique, l'offensive est maintenue : le centre du dispositif est confié à la Ve armée du général Hubert Gough, la droite à la IIe armée de Plumer et la gauche à la Ire armée française du général Antoine. C’est la IVe armée allemande qui se trouve en face.

Déroulement

Battle of Broodseinde - silhouetted troops marching.jpg

L'offensive débute le 31 juillet à 3h30 du matin par un épais brouillard qui ne facilite pas la progression britannique. Rapidement on s'aperçoit que cette dernière est plus difficile et plus lente que prévu. Toutefois, les troupes de l’Entente remportent quelques succès : au nord d'Ypres, les villages de Sint-Juliaan, Pilkem et Bikschote sont enlevés. Cependant au sud-est, la poussée vers la route Ypres-Menin est bloquée, notamment en raison d'une pluie incessante qui ralentit considérablement les mouvements de troupes. Ces deux semaines de pluie permettent aux Allemands de se réorganiser et de faire face plus efficacement aux assauts britanniques.

Le 16 août, Haig lance une nouvelle offensive : la Ve armée de Gough est lancée contre la ligne Geluveld-Langemark qui est conquise mais l'avancée s'arrête là. Le moral des soldats britanniques s'effondre : ces derniers maudissent la boue, la résistance allemande et les états-majors qui les sacrifient inutilement.[réf. nécessaire]

Étant donné l'échec de l'assaut du général Gough, Haig ordonne à la IIe armée de Plumer d'attaquer le plateau de Geluveld au nord de ses positions mais au sud d'Ypres. La troisième offensive de la bataille de Passchendaele débute le 20 septembre à 5h40 : quatre divisions dont deux australiennes se lancent à l'assaut d'un front de six kilomètres entre Klein Zillebeke et le Westhoek. La progression des Britanniques se fait mètre par mètre et ceux-ci subissent les constantes contre-attaques des troupes du Kaiser qui utilisent pour la première fois du gaz moutarde, baptisé également ypérite du nom de la ville d'Ypres. Une division atteint presque le village de Geluveld et le Bois du Polygone est conquis. Au Nord, la Ve armée progresse le long de la voie Ypres-Roulers jusqu'à Zonnebeke.

L'ultime offensive, fixée le 6 novembre à six heures, est confiée au Canadian Corps de Currie et a pour objectif les villages de Passchendaele (actuellement Passendale) et de Mosselmarkt, et la crête au-delà. Les 1re et 2e divisions, appuyées par un puissant barrage d'artillerie, enlèvent les deux villages en deux heures avec des pertes s'élevant à 2 238 hommes.

Enfin, le dernier assaut du 10 novembre, a permis d'atteindre le reste des hautes terres surplombant Ypres, et de les prendre malgré les tirs allemands. La bataille de Passchendaele, connue également sous le nom de troisième bataille d'Ypres, s'arrête là.

Les Canadiens à Passchendaele[1]

À l'automne 1917, après le grand succès de l'armée canadienne à la bataille de la crête de Vimy en avril de la même année, on envoie celle-ci dans le sud de la Belgique.

Au début du mois d'octobre, les Canadiens sont envoyés pour prendre la relève de l'ANZAC et participer à l'offensive visant à prendre Passchendaele.

Le 26 octobre, l'offensive canadienne commence. La réussite de la bataille amère de Passchendaele tient à l'héroïsme des hommes qui sont parvenus à franchir les zones ennemies malgré la résistance farouche qu'on leur opposait. L'avancée dans la boue et sous les tirs ennemis est lente, et les pertes sont lourdes. Malgré l'adversité, les Canadiens atteignent les abords de Passchendaele le 30 octobre, à la fin de la seconde attaque, sous une pluie battante

Bilan

La bataille de Passchendaele a finalement permis de soulager la pression sur l’armée française et le saillant d'Ypres a été enfoncé de huit kilomètres. Mais les pertes (morts, blessés et disparus) s'élèvent à environ 8 500 Français, 4 000 Canadiens, 250 000 Britanniques, dont au moins 40 000 disparus, le plus souvent noyés dans la boue, et 260 000 Allemands. Une boucherie presque inutile, à l'image de la plupart des grandes offensives du front Ouest de la Première Guerre mondiale.

Anecdotes

Douglas McKie, historien des mathématiques, blessé à Passchendaele, interrompt sa carrière dans l'infanterie des suites de sa blessure. David Gallaher (joueur de rugby à XV, capitaine des "Originals" néo-zélandais) est décédé le 4 octobre 1917 au combat à Passchendaele.

Le groupe de heavy metal Iron Maiden a composé une chanson traitant de cette bataille sur leur album Dance Of Death : Paschendale.

Chris de Burgh a également écrit une chanson relatant la lettre qu'un soldat anglais écrit à sa belle, lettre qui est en fait une mélodie pour oublier la peur et l'horreur de cette bataille qui vient (This song for you, Spanish Train and Other Stories).

La chanson The Price of a Mile, sur l'album The Art of War du groupe suédois Sabaton parle elle aussi de cette bataille.

God Dethroned, groupe de death/black néerlandais, a composé un album entier sur cette bataille : Passiondale (2009).

Annexes

Articles connexes

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Liens externes

Sources et références


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bataille de Passchendaele de Wikipédia en français (auteurs)

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