Bataille Des Pays-Bas

Bataille des Pays-Bas

Bataille des Pays-Bas
Bundesarchiv Bild 183-L23001, Amsterdam, Durchmarsch deutscher Truppen.jpg
Traversée d'Amsterdam par l'armée allemande (mai 1940)
Informations générales
Date 10 - 15 mai 1940
Lieu Pays-Bas
Issue Victoire allemande
Belligérants
Flag of Germany 1933.svg Allemagne Flag of the Netherlands.svg Pays-Bas
Commandants
Fedor von Bock Armée Groupe B Henri Winkelman
Forces en présence
750 000 hommes
759 chars
1 150 avions
350 000 hommes
124 avions
Pertes
4 000 tués
3 000 blessés
700 disparus
1 200 prisonniers
7 500 tués, blessés ou disparus
343 250 prisonniers
Seconde Guerre mondiale,
Bataille de France
Batailles
Bataille de France et campagne des 18 jours‎
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Guerre sino-japonaise

L'invasion des Pays-Bas, durant la Seconde Guerre mondiale, a lieu à partir du 10 mai 1940 à 5h35 et voit la capitulation des forces après une semaine de combat. La reine et le gouvernement s'exilent à Londres pendant que les forces de l'Axe occupent le pays.

Sommaire

Historique

La bataille des Pays-Bas (en néerlandais : Slag om Nederland) faisait partie du cadre de l'opération Jaune (en allemand : Fall Gelb), l'invasion allemande des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. La bataille a duré du 10 mai 1940 jusqu'au 14 mai 1940 lorsque la force principale néerlandais se sont rendus. Des forces néerlandaises résistèrent à la Wehrmacht jusqu'au 17 mai. L'Allemagne occupe alors les Pays-Bas jusqu'en mai 1945.

Certaines premières ont marqué la guerre moderne. Des assauts de parachutistes sur La Haye et les bombardements massifs de civils (expérimentés lors de la Guerre civile en Espagne) à Rotterdam et à Middelbourg en vue d'obtenir une capitulation rapide du pays. La bataille s'est terminée peu après le terrible bombardement de Rotterdam par la Luftwaffe et la menace de bombardements sur d'autres grandes villes hollandaises si les Néerlandais refusaient de se rendre. Le commandement suprême des Pays-Bas savait qu'il ne pourrait pas arrêter les bombardements et se rendit pour empêcher d'autres villes de subir le même sort.

Cependant lors de la première journée de l'offensive allemande, les 36 avions de chasse Fokker D.XXI de la Luchtvaardeeling, s'octroyèrent la destruction en vol de 37 Junkers Ju-52/3, de 6 Messerschmitt Bf-110 et de 2 Heinkel He-111 sans subir la moindre perte. Toutefois, à la fin de la première journée de guerre, l'aviation hollandaise avait perdu 65 des 125 appareils qu'elle possédait.

Contexte

Le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à l'Allemagne en septembre 1939, après l'invasion de la Pologne, mais aucune opération terrestre en Europe de l'Ouest n'était en cours lors de la « drôle de guerre », quand les Alliés construisaient leurs forces, en se préparent à une longue guerre (comme en 14-18), et les Allemands terminaient leur conquête de la Pologne et du Danemark et de la Norvège.

Le 9 octobre 1939, Hitler ordonna de préparer des plans pour une invasion des Pays-Bas, en vue de les utiliser comme une base d'attaque vers l'Angleterre et d'anticiper une attaque similaire venant de l'Entente, ce qui pourrait menacer la région vitale de la Ruhr.

Bien que la Hollande ait été un pays neutre pendant la Première Guerre mondiale, la sympathie néerlandaise, au cours du conflit, allait plus du côté allemand. Les Pays-Bas et l'Allemagne n'ont jamais combattu, et ce depuis l'unification allemande en 1871, et même avant, ce qui fut très rare. À la fin du premier conflit mondial, la Hollande donna l'asile à l'ex-empereur allemand Guillaume II et refusa de la livrer aux forces alliées, lui donnant même le château Huis Doorn, où il vécu jusqu'à sa mort en 1941.

Quand Hitler arriva au pouvoir en 1933, les Néerlandais commencèrent à se réarmer, mais beaucoup plus lentement que les autres nations. Les gouvernements néerlandais successifs ne voyaient pas l'Allemagne nazie comme une menace. Cette décision a été motivée par le désir de ne pas se mettre l'Allemagne à dos. Le réarmement a été ralenti par une politique budgétaire stricte. Le gouvernement conservateur néerlandais a tenté en vain de lutter contre la Grande Dépression qui avait durement touché la société néerlandaise.

Après la déclaration de guerre, les Pays-Bas espéraient rester neutres, tout comme ils l'avaient fait 25 ans auparavant. Pour assurer cette neutralité, l'armée néerlandaise fut mobilisée. Des sommes importantes (plus d'un milliard de florins) furent débloquées pour rééquiper ses forces armées, mais il s'avéra très difficile d'obtenir le matériel nécessaire en temps de guerre (d'autant que la Hollande commandait une grande partie de ses nouveaux équipements à l'Allemagne).

La position stratégique des Pays-Bas, situés entre la France et l'Allemagne sur les flancs non protégés de leurs lignes de fortification, à fait d'eux une route logique des offensives. L'Entente tenta de les convaincre de ne pas attendre l'inévitable attaque allemande, mais de se joindre à eux en premier. Les deux pays, Belgique et les Pays-Bas, ont refusé, même lorsque les plans de l'offensive allemande sont tombés entre les mains des autorités belges après l'écrasement d'un avion allemand en janvier 1940.

La France considérait la violation de leur neutralité, s'ils n'avaient pas pris le côté des Alliés avant la date prévue des grandes offensives alliées à l'été 1941. Après l'invasion allemande de la Norvège et du Danemark (sans déclaration de guerre), il est devenu clair pour les Néerlandais que rester à l'écart du conflit pourrait s'avérer impossible et ils ont commencé à se préparer sérieusement pour la guerre par la prise de contre-mesures contre une possible attaque aéroportée. Cependant, la plupart des civils se nourrissaient de l'illusion que leur pays pourrait être épargné. L'attitude de la population néerlandaise et de leurs dirigeants pourrait sembler incroyablement naïve, mais ils espéraient que la politique de retenue de l'Entente et des puissances centrales durant la Première Guerre mondiale pourrait être reprise. Ils gardèrent un profil bas et restèrent à tout prix à l'extérieur de la guerre.

Les forces hollandaises

Aux Pays-Bas, presque toutes les conditions matérielles pour une bonne défense étaient présentes : une population dense, jeune, disciplinée et bien éduquée, une géographie favorisant le défenseur(??) et d'une forte base technologique et industrielle, y compris d'une partie non négligeable de l'industrie d'armement. Toutefois, celles-ci n'ont pas été exploitées, alors que la Wehrmacht avait encore de nombreuses lacunes dans son équipement et sa formation. Le mythe de l'avantage et de l'équipement allemand sur l'adversaire opposant les armées lors de la bataille de la France est en fait une réalité dans le cas de la bataille des Pays-Bas. D'une part, il y a la comparaison, une armée allemande hyper-moderne, avec des chars, des bombardiers en piqué (comme le Stuka) et des mitrailleuses et d'autres part, l'armée hollandaise, avec pour troupes blindées un seul char (un Renault FT-17 français non-opérationnel), 39 véhicules blindés et de cinq tankettes, une armée de l'air composée pour la plupart de biplans et d'une infanterie armée de fusils à verrou Steyr-Mannlicher M1895 fabriqués avant la Grande Guerre. L'attitude du gouvernement néerlandais à l'égard de la guerre se reflète dans l'état des forces armées du pays, qui n'avait pas été correctement réarmé depuis 1904.

La défense hollandaise

Les Hollandais connaissaient des pénuries d'équipement si grandes qu'elles limitaient la création du nombre de grandes unités : il y avait juste assez d'artillerie pour permettre la formation de huit divisions d'infanterie (combiné en quatre corps d'armée) et d'une division légère (c'est-à-dire motorisée). En dehors de deux brigades (Brigade A et B), toutes les autres troupes ont été levées comme infanterie légère dans des «bataillons des frontières», qui ont été, en fait, dispersés sur tout le territoire pour retarder les mouvements de l'ennemi. Ils ont fait usage de nombreuses lignes de casemates sans aucune profondeur. De vraies forteresses modernes comme le fort belge d'Eben Emael étaient inexistantes. En comparaison, la Belgique, malgré une petite base de main-d'œuvre, mit en place 22 divisions. Après septembre 1939, des efforts désespérés ont été faits pour améliorer la situation, mais avec très peu de résultat. L'Allemagne, pour des raisons évidentes, retardait ses livraisons, la France hésitait à équiper une armée qui ne savait pas si elle pencherait de son côté et la source abondante d'armes disponible, l'Union soviétique, était inaccessible puisque les Néerlandais exceptionnellement ne reconnaissent pas le régime communiste.

Le 10 mai, la plus évidente lacune de l'armée néerlandaise réside dans son manque de blindés. Considérant que les autres principaux belligérants avaient tous une force blindée, les Pays-Bas n'ont pas été en mesure d'obtenir un minimum de 140 chars modernes qu'ont trouvait nécessaire. Le seul char (un Renault), pour un seul conducteur, avait été formé et qui avait la seule tâche d'essayer d'éviter les obstacles antichars, reste le seul exemple du genre. Il y avait deux escadrons de véhicules blindés, chacun avec une douzaine de véhicules Landsverk; une douzaine de voitures DAF M39 étaient en train d'être équipés d'armement. Un peloton de cinq tankettes Carden-Loyd Mark VI utilisées par l'artillerie complétaient la liste des blindés néerlandais.

Les Néerlandais ont comme artillerie disponible un total de 676 obusiers et de canons de campagne: 310 canons de campagne Krupp de 75 mm, en partie produit sous licence, 52 obusiers Bofors de 105 mm (les seules pièces uniquement modernes), 144 canons obsolètes Krupp de 125 mm; 40 FH13 de 150mm; 72 obusiers Krupp L/24 et 28 obusiers Vickers de 152 mm L/15. Bon nombre de ceux-ci ne peuvent tirer que des obus à poudre noire, qui ne pouvaient pas vraiment exploser. Comme les 386 canons antichars Böhler L/39 de 47 mm étaient disponibles, un autre 380 canons de campagne vétustes, 6 Staal et 8 Staal, étaient affectés dans un même rôle de couverture des forces. Aucune des 220 pièces modernes commandées en Allemagne n'avait été livrée au moment de l'invasion.

L'infanterie néerlandaise utilisait environ deux mille mitrailleuses Schwarzlose M.08 de 6,5 mm, fabriquées en partie sous licence, et de 800 mitrailleuses Vickers. Parce que beaucoup d'entre elles avaient à être montées dans des casemates, chaque bataillon avait une mitrailleuse lourde par compagnie de douze, pour ses armes automatiques. Les escouades d'infanterie hollandaise ont été équipées d'une mitrailleuse légère, la mitrailleuse Lewis M20. Chaque arme avait un chargeur de munitions de 97 cartouches. L'arme était sujette à s'enrayer et n'a pas été très utile dans des opérations offensives. Les divisions allemandes avaient 559 mitrailleuses légères alloués à leurs escouades. De plus, ils avaient six mortiers de 80 mm pour chaque bataillon. Ce manque de puissance de feu, au bas de l'échelon, fut souvent la principale cause des médiocres performances au combat de l'infanterie hollandaise.

La force aérienne hollandaise opérait une flotte aérienne de 155 avions : 28 destroyers bimoteurs Fokker G.1, 31 chasseurs Fokker D.XXI et sept Fokker D.XVII; dix bimoteurs Fokker T.V., quinze Fokker C.X. et 35 bombardiers léger Fokker C.V., douze bombardiers en piqué Douglas DB-8 et dix-sept avions de reconnaissance Koolhoven FK-51, ainsi 74 des 155 avions étaient des biplans. 121 de ces appareils sont à la fois dans la force opérationnelle et une partie en réserve. Les restant était affecté à l'école de l'armée de l'air qui utilisait trois Fokker D.XXI, six Fokker D.XVII, un Fokker G.I., un Fokker T.V. et sept Fokker C.V., ainsi que plusieurs avions de formation. Quarante autres avions servaient dans les forces aériennes de la marine.

L'armée hollandaise était non seulement mal équipée, mais elle était également mal entraînée. Avant la guerre, seule une minorité de jeunes hommes admissibles ont effectivement été recrutés - et souvent les moins bons, puisqu'il était facile d'être exempté, sauf pour ceux qui étaient au chômage. Les enrôlés seulement servaient pendant 24 semaines, juste assez pour recevoir la formation de base de l'infanterie. Après la mobilisation, les préparatifs s'améliorèrent lentement : plus de temps était consacré à la construction de moyens de défense. Selon ses propres standards, l'armée néerlandaise était inapte au combat en mai 1940 et ne pouvait pas organiser une offensive majeure, et encore moins exécuter des manœuvres militaires.

Les généraux et les tacticiens allemands avaient une piètre opinion des forces néerlandaises et pensaient que, même le cœur des Pays-Bas serait bien conquis en moins d'une journée, quand le combat débuterait. Toutefois, il apparut que l'armée allemande fut coincée au bout de trois jours par une armée qui, même à court de munition et sans armes, offrait une vive résistance. Informé de cette situation, Hitler a exigé le bombardement des villes néerlandaises pour accélérer la capitulation.

Stratégie défensive néerlandaise

À partir du XVIIe siècle, les Pays-Bas créent un système défensif appelé la « ligne d'eau », qui protège toutes les grandes villes de l'ouest du pays par des inondations de la campagne. À la fin du XIXe siècle, cette ligne fut modernisée avec des forteresses et changée quelque peu à l'est, au-delà d'Utrecht : la « nouvelle ligne d'eau». Quand les fortifications furent dépassées en 1940, elles furent renforcées avec de nouvelles casemates. La ligne fut située à l'extrême pointe orientale, une zone située au-dessous du niveau de la mer. Cela permettait aux terres devant les fortifications d'être inondées facilement de quelques cm d'eau, trop peu pour les bateaux, mais assez profond pour transformer le sol en un bourbier impraticable. La zone située à l'ouest de la nouvelle ligne d'eau est appelée Vesting Holland (la «forteresse Hollande»), le flanc est de ce qui est également couvert par le lac IJssel et le flanc sud étaient protégé par trois grandes rivières parallèles : deux affluents du Rhin et de la Meuse. Il fonctionnait comme une « redoute nationale ». Avant la guerre, il fut envisagé de revenir à cette position, presque immédiatement, inspirée par l'espoir que l'Allemagne traverse seulement les provinces du sud sur la voie de la Belgique et laissant la Hollande intouchable. En 1939, il était prévu qu'une telle attitude posait une invitation à l'envahir et qu'il était impossible de négocier avec l'Entente sur une défense commune. De plus, une ligne principale de défense fut construite à l'est.

Cette deuxième position défensive importante a été formé par la Grebbelinie (ligne Grebbe), situé au pied d'une moraine de l'âge glaciaire, entre le lac IJssel et le bas-Rhin et de la Peel-Raamstelling (position Peel-Raam), situé entre la Meuse et la frontière belge, le long des marais Peel et le ruisseau Raam. Les quatrième et deuxième corps d'armée furent placés sur la ligne Grebbe; le troisième corps d'armée sur la position Peel-Raam avec la division légère derrière une réserve mobile; la brigade A et B connectée entre le Bas-Rhin et la Meuse et le premier corps d'armée était une réserve stratégique dans la forteresse Hollande. Toutes ces lignes ont été renforcées par des casemates.

La valeur défensive de la ligne Grebbe fut limitée au mieux. Outre les casemates, il s'agissait surtout de tranchées, protégées par des inondations. Malheureusement, le gouvernement avait refusé la permission de couper la forêt directement en face de la ligne, même si elle offrait une ample couverture pour la force attaquante.

La division légère est la seule qui est partiellement motorisée en vigueur dans l'armée néerlandaise, en plus de camions, elle a également employé un grand nombre de bicyclettes comme un des moyens militaires de transport.

En face de cette ligne de défense principale (LDP), il y a une ligne qui couvre le long des rivières IJssel et Maas, l'IJssel-Maaslinie reliés aux positions dans la Betuwe, avec peu de casemates et légèrement occupé par un écran de quatorze «bataillons de frontière». Fin 1939, le commandant en chef, le général néerlandais H. Izaak Reijnders, a proposé d'utiliser l'excellente opportunité défensive offerte de ces rivières et de passer à une stratégie mobile par de premiers combats pour retarder la bataille avec les corps d'armée à un passage plausible près d'Arnhem et Gennep pour forcer les divisions allemandes à perdre leur puissance offensive avant qu'ils aient atteint la LDP. Cela fut jugé trop risqué par le gouvernement néerlandais; quand Reijnders fut également refusé comme la seule autorité militaire dans les zones de défense, il a offert sa démission et fut remplacé par le général Henry G. Winkelman.

Des officiers allemands et néerlandais à Rotterdam (22 mai 1940)

Au cours de la drôle de guerre, les Pays-Bas ont officiellement adhéré à une politique de stricte neutralité. Dans le secret cependant, ils ont négocié autant avec la Belgique et la France afin de coordonner une politique de défense commune en cas d'invasion allemande. Les discussions échouèrent en raison d'insurmontables divergences sur la stratégie à suivre. Les Hollandais voulaient que les Belges se connectent à leur défense à la position Peel-Raam. Les Belges cependant voulaient combattre le long du canal Albert. Cela créait un vide dangereux. Les Français furent invités à le remplir. Maintenant, le commandant en chef français, le général Maurice Gamelin, fut plus qu'intéressé, en incluant la Hollande dans son front continu comme avant, comme Bernard Montgomery quatre ans plus tard, il souhaitait finalement cerner le Westwall lorsque l'offensive de l'Entente débuterait en 1941. Mais il n'a pas osé étirer ses lignes d'approvisionnement à moins que les Belges et les Néerlandais deviennent leurs alliés avant l'attaque allemande. Lorsque les deux nations eurent refusé, Gamelin déclara qu'il allait occuper une position de connexion près de Breda. Les Pays-Bas n'ont toutefois pas renforcé cette «position Orange»: dans le secret, ils ont décidé d'abandonner la position Peel-Raam immédiatement au début de l'attaque allemande et de retirer le troisième corps d'armée à Linge pour couvrir le flanc sud de la ligne Grebbe, ne laissant derrière qu'une force de couverture.

Après l'attaque allemande au Danemark et en Norvège en avril 1940, où les Allemands utilisèrent un grand nombre de Fallschirmjäger (parachutistes), le commandement néerlandais s'inquiéta de la possibilité que la Hollande pourrait aussi devenir la victime d'un tel assaut stratégique. Pour repousser une attaque, des troupes ont été placées à l'aérodrome de Ypenburg de la Haye et à l'aérodrome de Waalhaven à Rotterdam. Celles-ci ont été renforcées par tous les tankettes et par six des 24 véhicules blindés opérationnels. Ces mesures ont été spécialement accompagnées par d'autres plus générales: la Hollande envoya pas moins de 32 navires-hôpitaux à travers tout le pays et une quinzaine de trains pour aider à faire des mouvements de troupes plus facilement.

Stratégie et forces allemandes

Au cours des nombreux changements dans les plans opérationnels concernant Fall Gelb; il fut parfois envisagé de laisser la forteresse Hollande de côté, comme les Néerlandais l'espéraient. Le 15 novembre 1939, il fut décidé, dans la Weisung Hollande, de ne pas avancer plus loin que la ligne Grebbe et d'occuper les îles de la Frise. Toutefois, Hermann Goering insista pour une conquête totale, car il lui fallait les aérodromes hollandais contre l'Angleterre, mais aussi il avait peur que l'Entente puisse, après une défaite partielle, renforcer la forteresse Hollande et utiliser les terrains d'aviation pour bombarder les villes allemandes et des troupes. Une troisième raison pour une conquête complète fut que la chute de la France elle-même ne pouvait guère être tenu pour acquise, et pour des raisons politiques, fut considérées comme souhaitable d'obtenir une capitulation néerlandaise, parce que pour le moment une autre débâcle de la politique de l'Entente pourrait bien amener des gouvernements moins hostiles au pouvoir en Grande-Bretagne et en France. Une défaite rapide pouvait également libérer des troupes sur d'autres secteurs du front.

Même s'il fut donc décidé de conquérir l'ensemble des Pays-Bas, quelques unités pouvaient être mises à la disposition pour cette tâche. L'effort principal de Fall Gelb sera faite dans le centre du pays, entre Namur et Sedan. L'attaque au centre de la Belgique n'est qu'une feinte, et l'attaque sur un côté de la forteresse Hollande montre cette feinte. Bien que le Groupe d'Armée B de la 6e et 18e armée ont été déployées à la frontière néerlandaise, la première force, beaucoup plus grande, se déplace vers le sud de Venlo vers la Belgique, en laissant seulement la 18e Armée du général Georg KFW von Kuchler pour vaincre la force principale néerlandaise. De l'ensemble des armées allemandes qui prend part à l'opération, elle fut de loin la plus faible. Elle ne comprenait que quatre divisions d'infanterie régulière (les 207e, 227e, 254e et 256e I.D.), assisté par trois divisions de réserve (les 208e, 225e et 256e I.D.), qui ne prirent pas part aux combats. Six de ces divisions étaient des unités de la troisième vague qui furent créées seulement en août 1939 sur des troupes territoriales Landwehr. Elles avaient quelques officiers professionnels et elles avaient un peu d'expérience du combat, en dehors de 42% d'hommes parmi les plus de quarante ans, qui étaient des vétérans de la Première Guerre mondiale. À l'instar de la plupart des soldats de l'armée néerlandaise (88%) étaient insuffisamment formés. Le septième régiments de la 256e I.D., était une pure unité de sécurité, sans aucun entraînement sérieux au combat. Même lorsque l'on compte en fait que les divisions allemandes, avec une puissance nominale de 17,807 hommes, elles étaient la moitié aussi grande que leurs homologues néerlandais et elles possédaient trois fois leur puissance de feu effective, la supériorité numérique nécessaire à la réussite offensive manquait tout simplement.

Pour remédier à cela, un assortiment de bric à brac fut utilisé pour renforcer la 18e Armée. La première fut d'incorporer la seule division de cavalerie allemande, nommé la 1ère Kavalleriedivision. Les troupes montées de cette unité, accompagnée par certaines unités de l'infanterie, avaient la tâche d'occuper les provinces faiblement défendues à l'est de la rivière Ijssel, puis d'essayer de traverser l'Afsluitdijk (enceinte de la digue) et en même temps tenter de débarquer en Hollande, près d'Enkhuizen, en utilisant des barges capturées dans le petit port de Stavoren. Comme les efforts avaient peu de chances de réussir, la masse des divisions fut régulièrement renforcée par les SS-Verfügungsdivision (incluant les SS-Standarten Der Führer et la Germania Deutschland) et la Leibstandarte Adolf Hitler, qui serviront comme infanterie d'assaut pour briser les positions fortifiées néerlandaises. Encore en addition de ces quatre régiments à cette équation afin d'assurer une victoire rapide, les Allemands ont de plus recours à des moyens non conventionnels.

Les Allemands avaient formé deux divisions d'assaut aéroportées. La première d'entre elles, la 7e Fliegerdivision, se composait de parachutistes, le seconde, la 22e Luftlande-Infanteriedivision, était formée d'infanterie aéroportée. Tout d'abord, lorsque l'effort principal allemand était encore de se porter en Flandre, il fut estimé de les utiliser pour tenter une traversée du fleuve de l'Escaut, près de Gand. Cette opération a donc été annulée et il fut décidé de les utiliser pour obtenir une victoire facile en Hollande. Les troupes aéroportées devaient dès la première journée sécuriser les aérodromes autour du siège du gouvernement néerlandais, à la Haye, et ainsi capturer le gouvernement, avec le haut commandement néerlandais et la reine Wilhelmine des Pays-Bas. Les officiers allemands ont effectivement eu des consignes sur la façon de traiter des redevances en de telles occasions. Juste au cas ou cela n'aurait pas porté immédiatement à un effondrement du gouvernement, les ponts de Rotterdam, de Dordrecht et de Moerdijik devaient en même temps être pris pour permettre à une force mécanisée d'aider les troupes aéroportées au sud. Cette force devait être la 9e Panzerdivision, avec 141 chars les plus faibles de toutes les divisions blindées allemandes, qui devaient exploiter une brèche dans le MDL néerlandais créée par les 254e et 256e ID sur l'axe Gennep - Hertogenbosch. Au même moment, une exploitation offensive serait réalisée à Grebbe contre la ligne à l'est par la 207e et la 227e ID. La 18e Armée de terre devrait, si les Néerlandais n'auraient pas déjà capitulé au premier jour, pénétrer dans la forteresse de la Hollande au troisième jour au sud et ainsi garantir la victoire, mais il n'y a pas de calendrier strict pour la destruction totale des forces néerlandaises.

De toutes les opérations du Fall Gelb, ce concept est le plus purement consacré à la Blitzkrieg dont ce terme a ensuite été entendu : par Strategischer Überfall ou un assaut stratégique. Et comme la Fall Gelb dans son ensemble, fut un gigantesque pari.

L'affaire Oster

La population et certaines troupes allemandes en général n'aimaient pas l'idée de violer la neutralité néerlandaise. La propagande allemande dut donc justifier l'invasion comme une réaction à une tentative de l'Entente d'occuper les Pays-Bas. Certains officiers allemands avaient une aversion contre le régime nazi et partageaient l'inquiétude à propos de l'invasion. L'un d'eux, le colonel Hans Oster, un agent de l'Abwehr (service secret allemand), a informé son ami, l'attaché militaire néerlandais à Berlin le major Gijsbertus J. Sas, de la date de l'attaque. Le gouvernement néerlandais informa les Alliés. Toutefois, comme la date sera modifiée à plusieurs reprises, car elle a été reportée pour attendre des conditions météorologiques favorables, les autres nations devinrent insensibles à la série de fausses alarmes. Lorsque, dans la soirée du 9 mai, Oster de nouveau téléphona à son ami en disant juste « Demain, à l'aube », seules les troupes néerlandaises furent placées en état d'alerte.

La bataille

Les phases d'occupation du territoire des Pays-Bas.

10 mai

Au matin du 10 mai 1940, les Néerlandais se sont réveillés au bruit du grondement des moteurs d'avions dans le ciel. L'Allemagne nazie avait commencé l'opération Fall Gelb et attaquait les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France, et dans le cas de la Hollande, sans une déclaration de guerre avant les hostilités, la France était déjà en guerre.

Durant la nuit, la Luftwaffe viola l'espace aérien néerlandais. Un escadron du KG 4 l'a traversa et a ensuite disparu à l'ouest, donnant l'illusion à la Hollande que l'opération était réalisée en Angleterre. Cependant, au-dessus de la mer du Nord, il vira à nouveau vers l'est pour une attaque surprise sur les aérodromes néerlandais, de concert avec les autres escadrons. Une douzaine d'avions néerlandais furent détruits au sol. Les avions néerlandais qui ont pu décoller, abattirent treize avions allemands, mais la plupart furent détruit au cours des combats ou par des atterrissages d'urgences nécessités par le fait que l'armée de l'air avait ces installations sous des attaques au sol.

Immédiatement après les bombardements, entre 04h30 et 05h00, des parachutistes furent largués près des aérodromes. Les batteries de DCA néerlandaises abattirent de nombreux avions de transport Ju 52 du Transportgruppen de la Luftwaffe. Les pertes de Ju 52 allemands pour l'ensemble de la bataille s'élevèrent à 125 détruits et à 47 endommagés, soit 50% de la force de sa flotte.

L'attaque sur La Haye a pris fin par un cuisant échec. Les parachutistes ont été incapables de s'emparer du principal aérodrome, Ypenburg, à temps pour que l'infanterie aéroportée puisse débarquer en toute sécurité de leur Junkers. Même si un véhicule blindé fut endommagé par une bombe, les cinq autres Landsverks, assistée par des emplacements de mitrailleuse, détruisirent les dix-huit Junkers des premières vagues d'assaut, tuant de nombreux occupants. Lorsque la piste fut bloquée par des carcasses d'avions, le reste des vagues avortèrent l'atterrissage et tentèrent de trouver des alternatives, souvent en descendant leurs équipes dans les prairies ou sur la plage, donc en dispersant les troupes. Même le petit terrain d'aviation auxiliaire d'Ockenburg qui n'était que légèrement défendu, fit échouer elle aussi l'attaque allemande. L'aéroport de Valkenburg a également été rapidement occupé, le moral des défenseurs ébranlé par les bombardements, mais la piste s'est révélée être encore en construction et non métallisé: les avions en atterrissant, s'enfoncèrent au bout de la piste dans le sol mou. Aucun des aérodromes n'est ainsi capable de recevoir des renforts. À la fin, les parachutistes occupèrent Ypenburg mais échouèrent dans leur avance en direction de La Haye, leur route était bloquée par des troupes néerlandaises assemblées à la hâte. Au début de l'après-midi, ils furent dispersés par le feu de trois batteries de l'artillerie néerlandaise. Les artilleries néerlandaises de même, chassèrent les occupants allemands des deux autres champs de bataille, le reste des troupes aéroportées se réfugièrent dans des villages et des maisons à proximité.

L'attaque de Rotterdam fut beaucoup plus un succès. Douze hydravions Heinkel He-59, encombrés de quatre-vingt-dix-hommes, amerrirent en plein cœur de la ville et débarquèrent des équipes d'assaut qui ont conquis le Willemsbrug, un pont sur la Nieuwe Maas, en occupent une tête de pont. En même temps, l'aéroport militaire de Waalhaven, situé au sud de la ville sur l'île d'Ijsselmonde, fut attaqué par des forces aéroportées. Ici, un bataillon d'infanterie fut affecté, mais si proche de l'aéroport que les parachutistes sautèrent à proximité de leurs positions. Un combat confus s'en suivit. Quatre avions Wde la première vague de Junkers furent détruits, mais cette fois les transports continuèrent par la terre. À la fin, les défenseurs néerlandais et les tankettes ont été submergés. Les troupes allemandes, en constante augmentation en nombre, ont commencé à se déplacer vers l'Est pour occuper IJsselmonde et, éventuellement, prendre contact avec les parachutistes qui devaient occuper le pont vital à Dordrecht. Bien que la Marine royale néerlandaise soit intervenu, d'abord les torpilleurs Z5 et TM 51 attaquèrent le Willemsburg et que le destroyer Hr.Ms. van Galen voguait sur la Nieuwe Waterweg pour bombarder l'aéroport à courte distance, cela ne conduit qu'au naufrage du Van Galen après avoir été bombardé. Un plan visant à engager les canonnières Hr.Ms. Flores et Hr.Ms. Johan Maurits van Nassau a donc été abandonné. À l'île de Dordrecht, le pont de Dordrecht, fut capturé mais dans la ville elle-même, la garnison tenait bon. Le long des ponts de la Moerdijk sur le large estuaire du Hollands Diep reliant l'île à la province du Brabant-Septentrional furent capturés et de même que des têtes de pont furent fortifiées sur les deux côtés.

Les Allemands tentèrent de capturer intacts les ponts d'IJssel et de Maas, à l'aide des équipes de commando des Brandenburgers qui commencèrent à s'infiltrer à la frontière néerlandaise depuis la principale précédente avance, et dans certains cas déjà dans la soirée du 9 mai. Dans la nuit du 10 mai, ils approchèrent des ponts : plusieurs équipes avaient quelques hommes habillés en police militaire néerlandaise et en prétendant rapporter un groupe de prisonniers allemands, afin de tromper les équipes de minages néerlandais. Certains de ces membres de la "police militaire" étaient de vrais Hollandais, des membres du Nationaal-Socialistische Beweging, le parti nazi néerlandais. La plupart de ces tentatives échouèrent et les ponts furent détruits, à deux reprises avec les Brandenburgers et tous les autres. La principale exception fut de chemin de fer de Gennep. Immédiatement deux trains blindés le franchirent, roulant à travers Peel-Raam en prenant position à l'usine et débarquèrent un bataillon d'infanterie derrière la ligne de défense.

La Hollande publia des rapports aux agences de presses internationales que des soldats allemands étaient déguisés en militaires néerlandais. Cela causa une peur de la cinquième colonne, surtout en Belgique et en France. Cependant, contrairement à la situation plus tard dans ces deux pays, aux Pays-Bas, il n'y a pas eu d'exode massif de réfugiés civils, obstruant ainsi des routes. En général, les soldats allemands se comportèrent correctement vis-à-vis la population néerlandaise, en formant des files d'attente devant les magasins pour acheter des produits rationnés en Allemagne, comme le chocolat.

Après les assauts manqués sur les ponts en général, les divisions allemandes commencèrent des tentatives pour traverser les rivières IJssel et Maas. Les premières vagues en général échouèrent, en raison de l'insuffisance de préparation du tir sur les casemates. Un second bombardement détruisit la plupart des casemates et les divisions d'infanterie après avoir traversé la rivière, après avoir construit des pontons, mais à certains endroits, comme à Venlo, la tentative avorta. À Arnhem, la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler mena l'assaut et avança le jour même jusqu'à la ligne Grebbe, suivie par la 207.Infanteriedivision.

Même avant l'arrivée des trains blindés, le 3e Corps d'armée avait déjà été prévu d'être retiré de la position Peel-Raam en prenant avec lui toute l'artillerie, à part des pièces du 36.8 Staal, bien que chacun de ses six régiments laisserait derrière un bataillon pour servir, en même temps avec les quatorze "bataillons des frontières", formant ainsi une force de couverture, appelée la "Division Peel". Cela fut mit en place au cours de la première nuit après l'invasion, sous le couvert de l'obscurité, mais en raison de la rapide progression allemande, une retraite immédiate fut ordonnée à 06h45, pour éviter que le 3e Corps d'armée ne tombe entre les mains des troupes ennemies. Le corps rejoint six bataillons occupant déjà la ligne Waal-Linge et il restait donc une force encore : mais se plaçant dans une position dans laquelle il ne pouvait plus avoir une influence sur la bataille, un quart de l'armée de terre fut effectivement rendue par elle même impuissante.

La division légère, basée à Vught, fut la seule réserve mobile que possède l'armée de terre néerlandaise. Il fut décidé de la laisser contre-attaquer les parachutistes allemands sur IJsselmonde. Ses régiments montés à vélo traversèrent les ponts de la Meuse et de la Waal, puis tournèrent à gauche à travers l'Alblasserwaard, pour atteindre la Noord, la rivière séparant ce polder d'IJsselmonde, dans la soirée. Là, ils ont découvert que le secteur près du seul pont, construit en 1939, n'était pas très fortement occupé par les troupes aéroportées, dû simplement au fait que les Allemands, en raison de cartes périmées, ne connaissaient pas son existence. Il fut toutefois décidé de reporter une tentative de passage le lendemain, lorsque l'artillerie serait prête à la soutenir. Aucune tentative n'a été faite pour établir une tête de pont.

Pendant ce temps, au soir du 10 mai, autour de 22h00, les premiers éléments de la 1ère division mécanisée légère française, des éléments de reconnaissance utilisant 178 véhicules blindés Panhard, ont commencé à arriver à la frontière hollandaise. Cette division fut la plus au nord de la 7e Armée française, sa mission était d'assurer le contact entre le Vesting Hollande et Anvers. Les tentatives visant à coordonner son avance avec le commandant militaire des troupes néerlandaises sur la Noord-Brabant, le colonel Léonard Johannes Schmidt furent largement infructueux toutefois, que, mis à part le fait qu'il ne pouvait pas être atteint dans la journée, les défenses néerlandaises étaient déjà effondrées. À l'usine, la 256. Infanteriedivision ne pouvait pas exploiter au début les possibilités offertes par un bataillon installé dans le dos des défenseurs, parce qu'elle ne pouvait pas le localiser. Un assaut à la MDL fut reporté initialement au lendemain parce que la plupart de l'artillerie n'avait pas encore réussi à traverser l'unique pont de bateaux sur la Meuse, obstrué par un bouchon de circulation. En début de soirée, dû à un brusque changement des plans, il fut décidé d'attaquer, même si l'appui de l'artillerie était absent à l'exception d'une batterie de 105 mm. Une attaque aérienne, non demandée, de Stuka toucha également le secteur de l'usine, puis juste avant l'avance certains défenseurs néerlandais étaient en déroutes, créant un secteur faible dans la ligne, à partir de laquelle les troupes néerlandaises furent délogées. Les Allemands furent lents à exploiter la percée, mais le colonel Schmidt à 20h30 ordonna que la position Peel-Raam soit abandonnée et que ses troupes se replient à l'ouest de la Zuid-Willemsvaart, un canal.

Dans le Nord, à la fin de la journée, la 1. Kavalleriedivision a atteint la ligne Meppel-Groningen, plus retardée par des problèmes logistiques et par les équipes de démolition néerlandaises qui détruisirent jusqu'à 236 ponts que par la faiblesse des troupes des frontières.

Dans l'extrême sud du pays, les six bataillons des frontières dans la province de Limbourg ont légèrement retardé la progression de la 6e Armée allemande, et à la fin de la journée, la zone fut envahie et la ville stratégique de Maastricht c'est rendue, en ouvrant la voie à la feinte de l'offensive allemande vers la Belgique centrale, mais l'échec par les Allemands à capturer intact le pont principal, les força ainsi à retarder la traverser de la 4. Panzerdivision jusqu'au lendemain.

11 mai

Le 11 mai, le commandant néerlandais, le général Winkelman, a deux priorités. Il recherchait tout d'abord à éliminer les troupes aéroportées allemandes. Bien que l'assaut stratégique fut un échec, il craint une nouvelle attaque ennemie via Waalhaven et voyant les ponts du Moderdijk en possession des Allemands comme un grave obstacle au mouvement des renforts alliés vers la Forteresse Hollande. La deuxième priorité est étroitement liés à la première: permettre à l'armée française de mettre en place une forte ligne de défense dans le Nord-Brabant, pour relier la forteresse Hollande avec la force principale alliée en Belgique.

Toutefois, dans les deux cas, peu a été réalisé ce jour. Le plan d'une contre-attaque effectuée par la division légère contre des troupes aéroportées sur l'Ijsselmonde a échoué. Au même moment, le pont sur la Noord a été préparé en vue de sa défense par les parachutistes allemands, et il s'est avéré impossible de le forcer. Plusieurs tentatives pour traverser la rivière par des bateaux n'ont réussi qu'à établir des têtes de pont isolées, et à 10h15, la division légère reçut l'autorisation de rompre le combat et on lui a ordonné d'aller renforcer les troupes néerlandaises, sur l'île de Dordrecht, où elle est arrivée dans la nuit.

Plus tôt dans la journée, deux tentatives ont été faites par des bataillons néerlandais pour mener à bien une attaque contre le flanc ouest en périmètre de l'Allemagne. Le premier bataillon, qui fut retiré de la frontière belge, franchit en partie la Oude Maas à deux endroits (Oud-Beijerland et Puttershoek) et d'autre part, tenta de prendre d'assaut le pont de Barendrecht à IJsselmonde; le second, qui fut retiré sur les forces de la forteresse hollande, positionné à la Hoekse Waard, avait déjà franchi la Dordtse Kil, dans l'île de Dordrecht, le jour précédent, en utilisant le traversier à Wieldrecht et essayait maintenant d'élargir sa tête de pont. Bien que les traversées en tant que telles ont été couronnées de succès, le premier n'avait pas l'appui de l'artillerie et l'avance ne fut exécutée que timidement, les troupes furent attaquées et dispersées, et de nombreux hommes furent faits prisonniers. Une unité de reconnaissance, la 12e GRDI, dans l'après-midi, tenta avec l'aide d'un autre bataillon de frontière néerlandais, une attaque sur la tête de pont dans le sud de Moerdijk, mais les véhicules blindés du 6e Cuirassiers avec lequel il avait été renforcé, furent fortement bombardés par des Stukas allemands et ont dû se retirer.

À Rotterdam, renforcé par un régiment d'infanterie, la tentative néerlandaise de déloger complètement les parachutistes allemands de leur tête de pont sur la rive nord de la Meuse a échoué. En dépit d'une autorisation du général Student, le commandant allemand à Rotterdam a refusé d'évacuer cette tête de pont et les quelques défenseurs allemands tiennent dans un seul immeuble à bureaux, protégés par un canal en face d'eux et couverts par le feu de la rive sud. Les deux autres bombardiers hollandais ont échoué à détruire le pont Willemsburg.

Dans le nord du Brabant, la situation s'est détériorée rapidement. Les Français avaient prévu que la résistance néerlandaise sur la Meuse et sur la position Peel-Raam, par une force d'environ de cinq divisions lourdes, aurait eu au moins quatre jours pour créer une ligne de défense près de Breda. Ils ont été désagréablement surpris d'apprendre que le meilleur de trois divisions furent déplacé vers le nord et que le reste était déjà en pleine retraite. Le retrait de la division Peel de la position Peel-Raam vers Zuid-Willemsvaart, un canal de dix à trente kilomètres à l'ouest, laissant derrière elle de bonnes positions ayant des tranchés, ainsi que toute l'artillerie et des mitrailleuses lourdes, en échange d'une ligne totalement dépourvue. En outre, la rive est du canal est plus élevée que la rive ouest, offrant une excellente couverture pour les attaquants. Enfin, l'ordre de retirer les troupes n'est jamais parvenu à Mill, ce qui a causé dans un secteur du canal, près d'Heeswijk, laissé sans défense; ce secteur possède un pont qui n'a pas été démoli, les Allemands ont été en mesure de traverser sans effort le canal vers 13h00. Un deuxième passage au niveau d'Erp, à l'opposé, a conduit à un effondrement général de la ligne. À la fin du 11 mai, les Allemands ont traversé la Zuid-Willemsvaart sur la plupart des lieux et la division Peel fut largement désintégrée. Les plans du colonel Schmidt de concentrer ses forces sur la ligne Tilburg-Hertogenbosch s'est donc avéré vain! Comme les Français ont refusé d'aller plus loin au nord de Tilburg, à l'exception de quelques véhicules blindés de reconnaissance qui ont été jusqu'à Berlicum, cela a créé un vide dangereux. Winkelman a donc demandé au gouvernement britannique d'envoyer un corps d'armée pour renforcer les positions alliées dans la région et de bombarder l'aérodrome de Waalhaven.

Tous les efforts déployés dans le sud du pays ont été faits sur l'hypothèse que la ligne Grebbe serait en mesure de résister aux attaques; ses réserves ont même été en partie déplacées pour une contre-attaque contre les forces aéroportées. Toutefois, il y avait déjà des indications que, dans ce secteur, il avait également un problème en développement. Des éléments motorisés de la SS Standarte «Der Führer», qui précède la 207. Infanteriedivision, ont atteint la partie la plus méridionale de la ligne Grebbe, en face de Grebbeberg, au soir du 10. Ce secteur MDL n'a pas d'inondations en face d'elle et ile a donc été choisi comme principal axe de l'attaque de la division. Il est plutôt protégé par une ligne de postes avancés (voorpostenlinie), tenus par deux compagnies d'infanterie. Au environ de trois heures trente au matin du 11, l'artillerie allemande débuta le bombardement des avant-postes, puis à l'aube par une attaque de deux des bataillons de la Der Führer. Comme le bombardement allemand avait coupé les lignes téléphoniques, aucun appui de l'artillerie ne pouvait être demandé par les défenseurs néerlandais. La défense a en outre été entravée par le fait que le terrain n'avait pas encore été débroussaillé, offrant par le fait même une bonne couverture aux attaquants. À midi, une percée fut réalisée à l'extrême nord sur la ligne des avant-postes et les positions néerlandaises furent ensuite lentement poussées vers l'arrière. Les compagnies en nombre inférieur et inférieurement armées résistèrent comme ils le pouvaient, mais en soirée, tous les avant-postes étaient aux mains des Allemands.

Le commandant du 2e Corps d'armée, le général Jacob Harberts, n'a pas réussi à réagir de manière adéquate. Convaincu, par ignorance qu'en fait les troupes motorisées SS avaient été impliquées, que les avant-postes, dû à la «lâcheté» des défenseurs, ont été remis à une petite force allemande, il ordonna une contre-attaque en soirée par le seul bataillon en réserve de la 4e division. Elle fut abandonnée finalement, en raison de son approche, car elle fut bombardée par les troupes néerlandaises tenant la ligne principale, qui n'avaient pas été informées. Toutefois, le fort tir d'artillerie préparatoire néerlandais a eu l'effet involontaire d'inciter les Allemands à renoncer aussi à une attaque de nuit.

Pendant ce temps dans le nord, la 1. Kavalleriedivision avançait dans la province de Frise, vers l'ultime ligne de repli néerlandaise, le Wonsstelling atteignait Sneek dans la soirée. La plupart des troupes néerlandaises avaient été évacuées depuis le nord vers la digue Dike.

12 mai

Au matin du 12 mai, le général Winkelman restait modérément optimiste. Il tenait encore une ferme ligne de défense qui pourrait éventuellement être créée dans le nord de Brabant, avec l'aide de la France et il attendait des progrès qui pourraient être réalisés dans l'élimination des forces aéroportées, bien que n'étant pas au courant de tout danger concernant la ligne Grebbe. Au cours de la journée, il fut déçu dans ses espoirs. Dans les deux jours précédents, la 9. Panzerdivision n'avait pas encore participé à aucun combat. Elle ne traverse la Meuse qu'au début de la matinée du 11 mai et au cours de cette journée, elle n'a pas été en mesure d'avancer rapidement sur les routes qui étaient congestionnées par les convois d'approvisionnement des divisions d'infanterie.

Comme le front néerlandais était disloqué, la division blindée décidait maintenant de se lancer dans une tentative d'établir un lien avec les troupes aéroportées. En cela, elle ne serait pas entravée par les forces françaises. Parce que le temps manquait pour une bonne préparation et que la 6ème armée allemande menaçait son flanc droit, Gamelin ordonna à la 7e Armée de se retirer au sud de la 2e Brigade légère mécanique, partie de la 1e DIM, qui était arrivé à Tilburg, et d'arrêter la progression de la 25e division d'infanterie mécanisée à Breda, et de ne pas progresser au-delà au nord de la rivière Mark. Comme l'ordre initial d'occuper le secteur de Geertruidenberg n'avait pas été suivi, la route vers les ponts de la Moerdijk n'étaient pas bloqués et la division blindée allemande ne combattrait pas son homologue français, plus fort. Les éléments de reconnaissance de la 9.PD exploitèrent efficacement cette possibilité : à l'aube, ils surprirent, au nord de Tilburg, près de Loon op Zand, le colonel Schmidt et le firent prisonnier, les troupes néerlandaises présentes dans la province venaient de perdre tout commandement unifié. À 16h45, les véhicules blindés allemands pénétrèrent à quarante kilomètres à l'ouest et atteignirent la tête de pont au sud de Moerdijk, coupant ainsi la forteresse Hollande de la force principale alliée.

La division légère a systématiquement essayé de reconquérir l'île de Dordrecht en avançant sur un large front, avec l'aide d'un peu de soutien de quatre bataillons d'artillerie. Sur son flanc gauche, où il n'y avait presque pas de présence d'ennemi, l'avance c'est déroulée comme prévu, mais le bataillon sur le flanc droit attaqua la force allemande d'un bataillon que le général Student avait ordonné accidentellement de se placer autour de la périphérie de la ville pour soulager la pression exercée par la garnison hollandaise sur ses troupes tenant le pont Dort. Dans la confusion des combats de rue, les troupes allemandes prirent le dessus et reconduisirent le bataillon à leur point de départ, les autres unités ont alors stoppé leur avance vers midi. Bien que le commandement supérieur ordonna bientôt une meilleure concentration des forces au lieu d'une action de nettoyage, en raison d'un manque de clarté dans les lignes de commandement, aucune attaque subséquente ne se concrétisa dans la journée.

À Rotterdam et autour de La Haye, peu a été fait de nouveau contre les parachutistes, la plupart des commandants néerlandais, avaient toujours peur d'une présomption d'une Cinquième colonne, et se limitaient à des mesures de sécurité, ils ont en effet ordonné de ne pas utiliser une force, pour toutes les attaques, au-dessus du niveau d'une compagnie.

Bien que la situation devenait critique dans le sud, à l'est les Allemands faisaient un premier effort de déploiement avec succès en délogeant les défenseurs néerlandais de la Grebbeberg. Après une préparation de bombardement d'artillerie au cours de la matinée, un bataillon de la Der Führer attaqua aux environs de midi un secteur de huit cent mètres de large de la ligne principale, occupé par une compagnie néerlandaise. Exploitant de nombreux angles morts sur le terrain sous le feu néerlandais, ils percèrent bientôt les positions néerlandaises, qui avaient peu de profondeur. Un deuxième bataillon allemand a ensuite élargi la percée vers le nord. L'artillerie néerlandaise, quoiqu'égale avec la force allemande, n'a pas réussi à apporter suffisamment de feu sur la concentration de l'infanterie ennemi, en limitant largement à l'interdiction. À huit cents mètres à l'ouest, était ce qu'on appelle une ligne d'arrêt, un système continu de tranchées à partir de laquelle les défenseurs étaient censés mener une défense active, spéculant à des contre-attaques locales, mais en raison d'un manque d'effectifs, de formation et d'armes lourdes contre tous ces éléments n'étaient pas aussi bien entraînés contre les troupes SS. Dans la soirée, les Allemands étaient arrivés à la zone fortement boisée entre les deux lignes sous leur contrôle. Remarquant un point faible, l'un des commandants du bataillon SS, l'Obersturmbannführer Hilmar Wäckerle, soudainement attaqua avec une compagnie, une force montée à la hâte, et pour cette bataille, un rare exemple d'infiltration tactique brisant la ligne d'arrêt, et avança rapidement d'un kilomètre vers l'ouest jusqu'à être stoppé par la fin de la dénivellation le long de la route de la ligne du chemin de fer de Rhenen. La brèche causa une panique parmi les défenseurs qui ont largement abandonné la ligne d'arrêt, mais comme Wäckerle n'a pas eu le temps de coordonner son action avec d'autres unités, il n'a pas été capable de l'exploiter davantage. L'ordre fut restauré sur la ligne d'arrêt et la compagnie SS devint isolée et entourée. L'avance générale allemande causa sur la ligne principale un abandon sur plus de deux kilomètres au nord parce que les troupes craignaient une attaque par derrière.

Les Néerlandais comprenaient très bien que les forces occupant la ligne Grebbe ne seraient pas suffisamment fortes pour repousser toutes les attaques en elles-mêmes, elles avaient pour but de retarder une offensive assez longtemps pour que les réserves viennent les renforcer. En raison de l'échec de la précédente journée à comprendre que la principale attaque allemande était imminente, toutefois la plupart de ces réserves ne serait pas arrivées à temps pour intervenir dans le combat pour la défense entre la zone des deux systèmes de tranchée. Ceci est d'autant plus grave que la ligne d'arrêt n'avait pas de profondeur et n'avaient pas de grands abris pour accueillir suffisamment de troupes pour une forte contre-attaque frontale. En fin de soirée, il a donc été décidé d'exécuter une attaque sur le flanc nord, pour le jour suivant.

Dans le Nord, la position Wons formait une tête de pont à l'extrémité orientale de la digue Dike, elle avait un long périmètre d'environ neuf kilomètres pour envelopper suffisamment de terres pour recevoir un grand nombre de troupes en retrait sans les rendre trop vulnérable à une attaque aérienne. Au 12 mai, les unités, avec une force combinée de deux bataillons, étaient toujours présentes, de sorte que la ligne fur faiblement organisée. Ceci fut exploité par la première unité allemande à arriver, le seul bataillon à bicyclette de la 1. Kavalleriedivision, qu'à midi dans une attaque concentrée rapidement pénétra la ligne, obligeant les défenseurs à se retirer vers la digue Dike. Pour certains, l'avance allemande coupait cette voie d'évacuation, ils devraient naviguer très loin depuis le petit port de Makkum prenant le dernier des bateaux sur la côte orientale du lac IJssel, pour repousser les Allemands par tous les moyens pour une tentative de passage. Ce plan fut abandonné.

Dans l'après-midi, le général Winkelman reçut des informations sur des forces blindées progressant dans la région de Langstraat, sur la route entre Hertogenbosch et les ponts de Moerdijk. Il gardait toujours espoir que ces forces étaient françaises, mais l'annonce faite à la radio de Bremen à 23h00, que des chars allemands avaient pris contact avec les parachutistes, détruisit ces espoirs. Enfin, il commençait à comprendre l'essence de la stratégie allemande. Il ordonna maintenant aux batteries d'artillerie à Hoekse Waard d'essayer de détruire les ponts de Moerdijk, et d'envoyer une équipe spéciale d'ingénieur à Rotterdam pour faire sauter le Willemsburg. Le pessimiste quant à la situation générale néerlandaise était à ce point grave, qu'il ordonna également que les vastes réserves stratégiques de la pétrolière Royal Dutch Shell à Pernis, soient incendiées. Au début de l'après-midi, après avoir été informé par Winkelman de ses préoccupations, le gouvernement néerlandais demanda à Winston Churchill que soit envoyées trois divisions britanniques pour renverser la vague, mais le nouveau premier ministre a répondu qu'il n'avait simplement pas de réserves, cependant, trois torpilleurs britanniques furent envoyés au lac IJssel.

À l'opposé, le commandement allemand était très satisfait. On a craint que le troisième jour de l'opération que celle-ci pourrait devenir un «jour de crise», la XXVI AK avait, près de Breda, à surmonter la résistance de plusieurs forces françaises et belges ou peut-être même quelques divisions britanniques. Par conséquent, von Bock voulu renforcer cet effort avec un autre corps d'armée, quand ceci fut refusé par le chef d'état-major Franz Halder, il organisa au moins un corps d'armée supplémentaire du quartier-général qui serait constitué et dirigé vers la complexe situation stratégique, à la fois pour combattre contre les Alliés et foncer à travers la forteresse Hollande traversant les ponts de Moerdijk. Comme au 12 mai, il n'y avait pas de crise voulant se concrétiser, von Bock décida que la XXVI AK serait responsable de la poursuite des Français vers le sud en direction d'Anvers, pendant que certaines forces, dirigées par le nouveau quartier-général, le Generalkommando XXXIX, sous le commandement du général Rudolf Schmidt, avancerait vers le nord avec la 254.IDm de la plupart des 9.PD, et de la SS Leibstandarte Adolf Hitler.

Sources

Cet article est partiellement ou en totalité issu d'une traduction de l'article de Wikipédia en anglais intitulé «Battle of Netherlands».

Autres lectures

  • Bosman, Arjen, Le fantassin hollandais en mai 1940, magazine Armes Militaria no.112, 1994.
  • Buffetaut, Yves, Blitzkrieg à l'Ouest: Belgique et Nord, 1940, Magazine Militaria HS no.8, 1993.
  • Cortet, Pierre & Hazewinkel, Harm J., Fokker D.XXI: Un défenseur nordique (2), revue Le fanatique de l'aviation no.86, janvier 1977.
  • Cortet, Pierre & Hazewinkel, Harm J., Fokker D.XXI: Un défenseur nordique (3), revue Le fanatique de l'aviation no.87, février 1977.
  • Laurens, Anne, L'affaire King Kong: Cinquième colonne aux Pays-Bas, Éditeur Albin Michel, Paris, 1969.
  • Lerecouvreux, L'Armée Giraud en Hollande (1939-1940), Nouvelles Éditions Latines
  • Mabire, Jean, Les paras du matin rouge, Presses de la Cité, 1987, ISBN 2-258-00825-5
  • Roba, Jean-Louis, La chasse au combat: mai-juin 1940, Nederlandse Militaire Luchtvaart en mai 1940 (1), revue Ciel de Guerre no.08, 2006.
  • Wirtz, Alexander, 13 mai 1940: Rotterdam sous les bombes, Magazine 39/45 no.49, 1990.

Filmographie

  • Opération Amsterdam de Michael Mc Carthy, en noir et blanc et sous-titré en français, MGM, 1959, ASIN B00008PC11


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