Bataille De Tricaméron

Bataille de Tricaméron

Bataille de Tricaméron
Informations générales
Date 15 décembre 533
Lieu Tricaméron
Issue victoire byzantine
Belligérants
Byzance Vandales
Commandants
Bélisaire Gélimer
Forces en présence
inconnues inconnues
Pertes
inconnues 3 000 morts

La bataille de Tricamarum ou Tricaméron survint le 15 décembre 533 entre les armées vandales conduites par leur roi Gélimer et son frère Tzazon et l'armée byzantine, commandée par le général Bélisaire. Cette bataille mit fin à la reconquête de l'Afrique du Nord sous le règne de l'empereur Justinien et confirma l'anéantissement de la puissance militaire vandale amorcé avec la Bataille de l'Ad Decimum.

Contexte

Après avoir été repoussé hors de Carthage, Gélimer installa son armée à Bulla Regia en Numidie, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Carthage (non de l'actuelle frontière Tunisie-Algérie). N'ayant la capacité militaire de vaincre seul l'armée de Bélisaire, Gélimer demanda le retour de son frère Tzazon alors en campagne en Sardaigne.

Dans l'attente du retour de son frère, Gélimer tenta de diviser les forces mercenaires alliées à Bélisaire. Il offrit des récompenses à des tribus locales puniques et berbères pour chaque tête de soldat romain qu'ils pourraient rapporter, et envoya des agents à Carthage pour négocier le ralliement des mercenaires huns qui furent si important dans la victoire de Bélisaire à l'Ad Decimum. Lorsque Tzazon rejoignit l'armée de son frère début décembre, Gélimer lança une offensive en direction de Carthage.

Bienqu'ayant fortifié la ville durant les douze semaines qui s'écoulèrent depuis la bataille de l'Ad Decimum, Bélisaire décida d'anticiper un siège et lança son armée à la rencontre des Vandales qui avaient établi leur camp non loin du principal aqueduc de la région, afin de priver l'alimentation de Carthage en eau.

Bataille

Les deux armées se rencontrèrent à Tricaméron, à une trentaine de kilomètres de Carthage, Gélimer prit les dispositions suivantes à son armée, au centre Tzazon avec la bannière Royale, les troupes d’élites, (notamment le corps expéditionnaire tout juste rentrée de Sardaigne comprenant 5 000 hommes, qui viennent de reprendre la Sardaigne, à l’usurpateur goth Godas), quelques 6 000 hommes des milices urbaines, renforcent ce corps, sur les ailles sont flanqués les Chiliarques, une demi-douzaine en tout avec chacun un régiment de 1 000 hommes, soit 6 000 hommes et enfin derrière ce corps principal de bataille se tient en réserve une division de cavalerie légère maure forte de 5 000 hommes (envoyée par leurs alliées princes Kabyles. Ainsi rassemblée, l’armée vandale forte de 22 000 hommes, se trouvait en nombre suffisant pour effacer la sévère défaite subit quelques mois auparavant lors de la bataille de l’Ad Décimum et qui leurs avait fait perdre la capitale du Royaume Carthage.

Bélisaire, n’était pas restait inactif durant cette période en effet il avait reçu de la part de Justinien beaucoup de renforts, notamment une division entière de cavalerie lourde les célèbres Cataphractaires, jamais vaincue dans aucun champ de bataille dégagé.

La cavalerie lourde romaine chargea immédiatement les lignes vandales avant de se reformer et de réattaquer à deux occasions. Durant la troisième charge, Tzazon le commandant du corps principal fut tué sous les yeux de Gélimer, qui, affecté de la même manière qu'il l'avait été à l'Ad Decimum, donna l'ordre de retraite vers la Numidie, permettant à Bélisaire de marcher vers la deuxième ville la plus importante du royaume Hippo Regius qui lui ouvrit ses portes.

Conséquences

Après la perte de quelques 3000 soldats, morts ou prisonniers, Gélimer réalisa que son royaume était perdu et tenta de s'enfuir vers l'Espagne, rejoindre les Vandales qui n'avait pas suivi le gros des troupes en Afrique du Nord des années auparavant. Toutefois les Romains, menés par Pharas d'Hérulie l'interceptèrent et le contraignirent à abandonner ses moyens logistiques et à rejoindre les tribus berbères locales. Dans un premier temps, il refusa de se rendre, même en l'échange d'un gouvernement. Mais après un hiver particulièrement rude, il se rendit à Bélisaire, cédant les provinces de Corse, Sardaigne et les îles Baléares au pouvoir de Justinien, mettant ainsi un point final au royaume vandale.

Ainsi nous avons vu en mars 534, la Reddition de Gélimer et de ses partisans, la Déportation des survivants de la chute de Carthage à Byzance puis en Galatie, une autre partie du peuple Vandale fuit en Kabylie dans ce qui reste du royaume Vandale.

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