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Capture de Cerbère par Héraclès

Capture de Cerbère par Héraclès
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La capture de Cerbère par Héraclès, gravure de Hans Sebald Beham tirée des Travaux d'Hercule, 1545

La capture du chien Cerbère constitue, dans la mythologie grecque, l'un des travaux accomplis par le héros Héraclès pour le compte d'Eurysthée. Le héros s'aventure jusque dans les Enfers pour en ramener le chien monstrueux qui garde l'entrée du royaume d'Hadès.

Sommaire

Place dans les classements des douze travaux

La place de la capture de Cerbère dans l'ordre des douze travaux d'Héraclès varie selon les auteurs et les représentations. Sur les douze métopes du temple de Zeus à Olympie, qui représentaient une partie des travaux, la capture de Cerbère n'occupe pas de place privilégiée par rapport aux autres[1]. Sur les bas-reliefs de l'Héphaïstéion (temple d'Héphaïstos) à Athènes, qui représentent neuf travaux, la capture de Cerbère forme l'avant-dernier travail, la dernière place étant occupée par la quête des pommes d'or du jardin des Hespérides[2]. Parmi les textes évoquant les travaux, Apollodore, dans sa Bibliothèque, fait de la capture de Cerbère le dernier des douze travaux[3].

Représentations antiques

Les toutes premières évocations de cet exploit d'Héraclès se trouvent dans l’Iliade et dans l’Odyssée[4] où il est dit que le héros capture le chien des Enfers, sans qu'un nom ne soit indiqué pour le chien (la Théogonie d'Hésiode est la première source connue à nommer ce chien Cerbère[5], mais il n'évoque pas l'exploit d'Héraclès). Les représentations connues de l'exploit sont en majorité picturales, tandis que les récits de la capture qui nous sont parvenus sont peu nombreux et d'époques plus récentes[6]. D'autres œuvres littéraires relatant probablement cet épisode ont été composées dans l'Antiquité, mais ont été perdues ; c'est le cas en particulier du poème Cerbère attribué au poète archaïque Stésichore[7].

Voir aussi

Notes et références

  1. Gantz (2004), p. 674-675.
  2. Gantz (2004), p. 675.
  3. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], II, 5, 12.
  4. Iliade, VIII, 367-368 ; Odyssée, XI, 623-626.
  5. Théogonie, 310-312 et 769-773.
  6. Gantz (2004), p. 732 et 735.
  7. Gantz (2004), p. 732.

Bibliographie

  • Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae (LIMC), Artemis Verlag, 1981-1997.
  • Denise Emmanuel-Rebuffat, « Le jeu du Phersu à Tarquinia : nouvelle interprétation », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1983, vol. 127, n°3, p. 421-438. [lire en ligne]
  • Timothy Gantz, Mythes de la Grèce archaïque, Belin, 2004 [détail de l’édition] .

Article connexe


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