2009 au Congo démocratique

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Sommaire

Chronologie

Janvier 2009

  • Mercredi 7 janvier 2009 : Reprise des pourparlers directs à Nairobi entre la rébellion congolaise de Laurent Nkunda et le gouvernement de Kinshasa sur le conflit dans l'est du pays sous la médiation de l'ancien président tanzanien, Benjamin Mkapa, qui a exhorté les parties à s'accorder sur une trêve « cruciale ».
  • Mardi 13 janvier 2009 : Selon le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), 537 personnes ont été massacrées et 408 enlevées depuis septembre dernier lors d'attaques des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Environ 104 000 personnes ont également été forcées depuis septembre de fuir les violences dans les régions voisines du Sud-Soudan et d'Ouganda.
Nord Kivu
  • Samedi 17 janvier 2009 : Les milices pro-gouvernementales Maï-Maï annoncent à Goma l'arrêt des « hostilités » contre la rébellion du Conseil national pour la défense du peuple, désormais dirigée par Bosco Ntaganda qui a annoncé unilatéralement « la fin de la guerre » contre l'armée congolaise[2].
  • Mardi 20 janvier 2009 : L'armée rwandaise commence à pénétrer au nord de Goma pour le début d'une opération conjointe avec l'armée congolaise à la poursuite des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda réfugiés en RDC. Selon des sources militaires occidentales, de 800 à 1 500 soldats de l'infanterie rwandaise sont arrivés à Kibumba à 35 km au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, près de la frontalière du Rwanda[3]. Au total 6 000 soldats rwandais lourdement armés seraient entrés en RDC selon le président des FDLR, Ignace Murwanashyaka.
  • Mercredi 21 janvier 2009 : Cinq Français — trois femmes et deux hommes — en mission pour l'ONG Solidarités en République démocratique du Congo, en poste depuis quelques mois à Goma, ont été attaqués et violemment agressés vers 20h00 par cinq hommes armés de kalachnikov. Les agresseurs en uniformes ont frappé à plusieurs reprises leurs victimes, accompagnées par trois Congolais, avant de les obliger à leur remettre leur argent et leurs objets de valeur, ordinateurs portables, appareils photos et caméras. Avant de partir les trois jeunes françaises âgées d'une vingtaine d'années, ont été agressées sexuellement. L'une d'elles a été violée à plusieurs reprises[4].
  • Jeudi 22 janvier 2009 : Le chef rebelle tutsi Laurent Nkunda et ex-général congolais, à la tête d'une rébellion en République démocratique du Congo depuis 2004, est arrêté au Rwanda « alors qu'il fuyait en territoire rwandais après avoir résisté » aux forces armées congolaises « avec trois bataillons à Bunagana » et assigné à résidence dans la ville frontalière de Gisenyi. Cette arrestation est intervenue dans le cadre d'une mission conjointe des gouvernements rwandais et congolais contre les rebelles hutus rwandais retranchés en RDC[5] et marque la fin d'une guerre de douze ans[6].
  • Samedi 24 janvier 2009 : Neuf rebelles hutus rwandais sont tués par les forces armées de la coalition congo-rwandaise lors des premiers combats directs.
  • Dimanche 25 janvier 2009 : Selon le porte-parole de la rébellion Bertrand Bisimwa, le chef de la de la rébellion congolaise Laurent Nkunda a été arrêté au Rwanda alors qu'il s'y était rendu pour discuter avec les autorités et non en prenant la fuite.
  • Lundi 26 janvier 2009 :
    • Plusieurs groupes armés progouvernementaux de l'ethnie Maï-Maï annoncent à leur tour « la cessation définitive des hostilités » sur tous les fronts militaires : nous « déclarons également notre détermination à conduire nos combattants aux centres de regroupement sans délai et sans condition dans le cadre du désengagement » et à obtenir leur intégration dans les Forces armées de la RDC. Les miliciens encouragent le « gouvernement à la ferme persévérance dans le processus visant le désarmement des FDLR » (rebelles hutu rwandais).
    • Ouverture à la Cour pénale internationale de La Haye du procès de Thomas Lubanga, ancien chef de milice accusé de crimes de guerre pour avoir enrôlé et fait combattre, pendant la guerre civile d'Ituri, des enfants-soldats de moins de 15 ans dans l'aile militaire de sa milice, l'Union des patriotes congolais. Entre septembre 2002 et août 2003, les affrontements en Ituri entre des milices soutenues par les ethnies Hema (proche de l'UPC) et Lendu, pour le contrôle notamment de mines d'or, ont fait 60 000 morts et des centaines de milliers de déplacés[7].
    • Nouveaux accrochages sérieux des forces congo-rwandaises contre les forces rebelles.
  • Mardi 27 janvier 2009 : Selon une étude publiée par le Fonds mondial pour la nature (WWF), les populations de gorilles de montagne vivant dans les zones de guerre de la République démocratique du Congo se sont accrues, contre toute attente, passant de 72 individus à 81, mais « ces gorilles de montagne, habitués à la présence de l'homme, ne sont pas effrayés par sa présence et sont de ce fait particulièrement vulnérables » car dans la région les braconniers mettent des pièges et au cours de leur dernière visite, les rangers en ont découvert 400.
  • Mercredi 28 janvier 2009 :
    • Les casques bleus de la MONUC annoncent la découverte d'un charnier contenant les restes d'une centaine de civils. Ces cadavres ont été mis au jour à Tora (au sud-est de Dungu), par un groupe d'autodéfense local. Les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur avaient attaqué cette localité le 16 janvier dernier et seraient responsables du massacre[8].
    • La MONUC « va donner un appui logistique » à l'armée congolaise engagée dans une opération avec l'armée rwandaise contre les rebelles hutus rwandais.

Février 2009

  • Mercredi 4 février 2009 :
    • La MONUC annonce avoir « pu séparer pas moins de 195 enfants » en une semaine des groupes armés Maï Maï opérant dans la province du Nord-Kivu. La mission « se félicite du nombre important d'enfants qui sont en train de sortir des rangs des groupes Maï Maï depuis le début du processus d'intégration accélérée des groupes armés au sein des FARDC [...] En effet, durant la semaine écoulée, la section de la protection de l'enfant de la MONUC a pu séparer pas moins de 195 enfants de ces groupes, dans la seule province du Nord Kivu »[9].
    • L'ONG Médecins sans frontières accuse les Casques bleus de l'ONU de laisser sans protection les civils victimes d'attaques de rebelles dans le nord-est de la RDC, elle dénonce « l'inaction des Casques bleus pour protéger les habitants » alors que le Conseil de sécurité a « fait de la protection des civils la priorité de l'action des forces de paix des Nations unies ». Selon MSF, il y aurait eu de nombreux massacres en masse de femmes, d'enfants et de vieillards par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur, notamment lors d'attaques d'une cinquantaine de villages depuis Noël dernier dans la région du Haut-Uélé. Selon Marc Poncin, le représentant de MSF en RDC, « d'autres massacres vont se produire » et demande à la MONUC de « prendre ses responsabilités » car elle « ne peut pas continuer à être ainsi absente auprès des habitants du Haut-Uélé alors qu'ils se font systématiquement attaquer »[10].
  • Mardi 10 février 2009 : Devant la Cour pénale internationale, un ancien enfant soldat témoigne de son enrôlement dans les troupes de l'ex-chef de milice congolais Thomas Lubanga où, « si quelqu'un tentait de s'enfuir, il était battu ou tué ». Avec cinq autres enfants de moins de quinze ans, ils avaient été enlevés et enrôlés de force par des hommes de Thomas Lubanga alors qu'ils sortaient de l'école.
  • Mercredi 11 février 2009 : Le porte-parole militaire de la rébellion des Forces démocratiques de libération du Rwanda, le lieutenant-colonel Edmond Ngarambe, qui s'est « retrouvé encerclé » avec un groupe de combattants, s'est rendu « aux mains des forces de l'opération conjointe » rwando-congolaise traquant la rébellion.
  • Vendredi 13 février 2009 :
    • Selon l'ONG Human Rights Watch, au moins 100 civils ont été « massacrés » par les rebelles hutu rwandais du Forces démocratiques de libération du Rwanda depuis le début de l'opération militaire rwando-congolaise lancée contre ces derniers le 20 janvier dans l'est de la République démocratique du Congo.
    • Le porte-parole militaire de la rébellion des Forces démocratiques de libération du Rwanda, le lieutenant-colonel Edmond Ngarambe, prisonnier depuis mercredi des forces conjointes, et détenu dans un camp de transit au Rwanda, appelle dans un communiqué lu les antennes de Radio Rwanda les FDLR à « déposer les armes immédiatement et à rentrer pacifiquement au Rwanda ».
  • Samedi 21 février 2009 : Début du désengagement des troupes rwandaises du Nord-Kivu. Le porte-parole du gouvernement congolais estime que la campagne contre les rebelles rwandais « a atteint ses objectifs » : « Nous avons cassé l'ossature du commandement des FDLR, brisé leurs quartiers généraux, et déclenché le mouvement le plus important de rapatriement volontaire vers le Rwanda depuis 15 ans, avec près de 3 500 FDLR rapatriés ou en voie de l'être », l'opération sera désormais menée par l'armée et la police congolaises avec la Mission des Nations unies en RDC. Cependant selon des diplomates occidentaux, les rebelles ont bien été affaiblis, mais leur « capacité de nuisance » demeure. Quant aux rapatriements, l'armée rwandaise et l'ONU estiment qu'ils n'ont pas dépassé les 350 combattants et 2 500 civils et aucun « plan » n'a encore été adopté sur « une implication de la Monuc dans les opérations futures »[11].
  • Mercredi 25 février 2009 : Une cérémonie officielle à Goma marque la fin de l'intervention des troupes rwandaises au Nord-Kivu au cours de laquelle les deux pays ont célébré leur entente et la fin de l'opération conjointe « Umoja Vetu » (Notre unité, en swahili) contre les rebelles hutus rwandais. Selon le ministre de la Défense du Congo, Charles Mwando Nsimba : « Un jour inoubliable [...] Le Rwanda et la RDC peuvent bâtir un avenir commun dans la paix et le respect de la souveraineté de chacun ». Selon le commandant des opérations, le général congolais John Numbi, 153 rebelles ont été tués et quelque « 1 300 combattants » et leurs familles, soit 5 000 personnes, ont été rapatriés vers le Rwanda. La coalition déplore huit morts[12].
  • Jeudi 26 février 2009 : La Banque mondiale annonce qu'elle accorde une aide de 100 millions de dollars à la RDC en la faisant bénéficier d'une nouvelle facilité de prêts d'urgence. Ce prêt, à long terme et sans intérêt, est accordé par l'Association internationale de développement (AID). La RDC est touchée notamment par les suppressions d'emplois dans le secteur minier, l'aide devrait permettre de financer des importations indispensables de biens et de matières premières, de payer des enseignants ainsi que les factures d'eau et d'électricité de l'État.

Mars 2009

  • Mercredi 4 mars 2009 : La Mission de l'ONU (MONUC) déclare avoir démobilisé, pour la période allant du 30 janvier au 2 mars, 880 enfants dont 41 filles des groupes armés opérant dans la province du Nord-Kivu, en un mois. Parmi ces enfants, ont été trouvés 31 enfants rwandais, 2 enfants burundais et 2 enfants ougandais. La Mission déclare que « tous ces enfants ont été remis à des ONG pour prise en charge et éventuellement réinsertion dans leurs familles ». Début février, la section de la protection de l'enfant de la MONUC avait « pu séparer pas moins de 195 enfants des groupes armés Maï-Maï », dans la même province du Nord-Kivu. Selon le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef), environ 2 000 enfants étaient encore incorporés dans des milices[13].
  • Vendredi 6 mars 2009 : Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés s'inquiète de la « détérioration rapide » de la situation au Nord-Kivu où les rebelles hutus font un retour en force après les opérations militaires gouvernementales et où « environ 160 000 personnes ont été déplacées depuis janvier ». Au cours des deux dernières semaines, les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda ont tué 34 personnes et en ont enlevé quatre autres, « s'attaquant aux civils, aux ONG et aux convois d'aide humanitaire », dont plusieurs sont tombés dans des embuscades les 26 et 27 février.
Olusegun Obasanjo
(septembre 2005)
  • Lundi 23 mars 2009 : Le gouvernement de la République démocratique du Congo — représenté par le ministre de la coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda — et la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) — représenté par son nouveau président, Désiré Kamanzi — ont trouvé un terrain d'entente. Les deux parties en présence du médiateur dans ce conflit — l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo — et du représentant de la Mission des Nations unies (Monuc), Alan Doss, ont signé un accord de paix à Goma — capitale du Nord-Kivu — prévoyant la transformation du CNDP en parti politique, la libération des membres de l'ex-rébellion détenus par les autorités de RDC et la promulgation par Kinshasa d'une loi d'amnistie des anciens rebelles.
  • Jeudi 26 mars 2009 :
    • Le président français Nicolas Sarkozy arrive à Kinshasa pour présenter ses propositions de paix, très controversées, en vue d'un règlement du conflit qui ravage depuis des années l'est de la RDC. Il est accueilli au Palais national par le président Joseph Kabila.
    • Le groupe nucléaire français Areva signe un accord portant sur la recherche et l'exploitation de futures mines d'uranium. Cet accord est signé par Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, et Martin Kabwelulu, ministre des Mines de la RDC. Selon Areva : « La République Démocratique du Congo, par sa surface et son profil géologique, est détentrice d'un potentiel uranifère significatif. [... Les travaux commenceront par] un recensement précis des sites et une mise à jour des bases de données »[14].

Avril 2009

  • Jeudi 9 avril 2009 : Selon l'ONG Human Rights Watch, les exactions contre les civils se poursuivent dans les provinces Est du pays malgré les récents efforts de stabilisation, et illustrent une fois de plus l'impuissance de la plus importante force de maintien de la paix de l'ONU à protéger les civils. L'ONG a dénoncé le meurtre depuis fin janvier de 180 civils et le viol de 90 femmes dans la chaotique région des Kivus, commis pour la plupart par les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda, mais aussi en partie par les Forces armées de la RDC. L'opération conjointe menée du 20 janvier à fin février par les armées congolaise et rwandaise contre les FDLR a certes déblayé le terrain autour de Goma, capitale du Nord-Kivu, obligeant les rebelles à s'abriter dans les denses forêts du nord et de l'ouest de cette province. Mais elle ne les a pas réduits militairement. Le chef de la MONUC, Alan Doss demande à nouveau au Conseil de sécurité 18 hélicoptères supplémentaires afin de protéger les civils contre « les activités prédatrices des groupes armés étrangers et d'éléments indisciplinés des forces de sécurité du pays »[15].
  • Vendredi 17 avril 2009 : Un groupe important de rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda ont attaqué dans la soirée le village de Luofu (province du Nord-Kivu) qui compte quelque 14 000 villageois, et où se trouvaient des soldats des Forces armées de la RDC. Les rebelles ont incendié quelque 250 maisons dans lesquelles ont péri 2 vieillards et 5 enfants.

Mai 2009

  • Mardi 5 mai 2009 : Le ministre de la Communication Lambert Mende et porte-parole du gouvernement annonce l'interruption de la diffusion de Radio France Internationale à Bunia (chef-lieu du district d'Ituri) pour « des raisons de sécurité nationale » : « Nous reprochons essentiellement à RFI des tentatives de provoquer des mutineries au sein des forces armées dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu et dans la Province orientale, et de créer des conflits inter-ethniques là où nous sommes laborieusement en train de pacifier le pays ».
  • Dimanche 10 mai 2009 : Des attaques de villages de la province du Sud-Kivu, situés au nord-ouest de Bukavu, par des rebelles hutus rwandais (FDLR) causent la mort de « plusieurs dizaines de civils ».
  • Mardi 19 mai 2009 :
    • L'ONG Human Rights Watch demande à la délégation du Conseil de sécurité de l'ONU de « condamner vigoureusement les crimes de guerres commis par les soldats de l'armée congolaise [...] L'armée congolaise est responsable d'exactions répandues et cruelles contre ses propres concitoyens qui équivalent à des crimes de guerre ».
    • L'ONG « Programme œcuménique de paix, transformation des conflits et réconciliation » (Parec), présente le bilan de six mois de l'opération « Armes à feu contre 100 dollars ». En six mois, 11 826 armes de guerre dont 4 974 grenades, appartenant à des civils ont été récupérées à Kinshasa dans le cadre d'une opération de désarmement volontaire. « L'opération de récupération d'armes en échange d'argent a été financée principalement par le président Joseph Kabila et n'a connu aucun incident », elle allait désormais se poursuivre dans d'autres provinces du pays : au Katanga (sud-est) et au Kivu (est) où des vélos et des tôles ont été échangés contre une arme, dont plusieurs milliers ont été récupérées et remises aux pouvoirs publics.
  • Mercredi 20 mai 2009 : Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), la situation sécuritaire et humanitaire s'aggrave et les exactions attribuées aux rebelles hutu rwandais et soldats congolais se multiplient dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu, faisant fuir les populations traumatisées et réduisant l'action des organisations humanitaires : « Nous sommes scandalisés par la situation au Sud-Kivu où l'on a constaté une recrudescence du harcèlement parmi la population civile, des personnes qui ont été tuées, des pillages et également des viols [...] Les viols reprennent de façon absolument dramatique [...] et sont utilisés comme arme de guerre ». 463 cas de viols ont été enregistrés depuis le début de l'année. Au Nord-Kivu, les armées rwandaise et congolaise ont mené du 20 janvier à fin février une opération conjointe inédite contre les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda, depuis, les forces armées de la RDC, appuyées par les Casques bleus, continuent de traquer ces rebelles qui se replient vers le Sud-Kivu et sévissent contre les civils.
  • Jeudi 28 mai 2009 : Un collectif régional des droits de l'Homme, la Ligue des droits de la personne dans la région des Grands lacs, accuse l'armée congolaise de se livrer tout autant que les rebelles hutu rwandais à des « exactions » et des « pillages » dans la province du Sud-Kivu : « La province du Sud-Kivu ne cesse de compter chaque jour ses morts, massacrés [...] Tous se livrent aux massacres, pillages, destructions et incendies de villages dans les territoires de Walikale, Shabunda et Kalehe [...] Les militaires congolais, envoyés au front alors qu'ils sont impayés depuis plus de trois mois, tracassent la population par des extorsions et des pillages ».

Juin 2009

Juillet 2009

Août 2009

Septembre 2009

Octobre 2009

Novembre 2009

Décembre 2009

Notes et références

  1. Le Monde.fr, Confusion totale à la tête de la rébellion congolaise
  2. Le Figaro.fr, Les Maï-Maï cessent le combat
  3. Le Figaro.fr, Rwanda : Des troupes rwandaises en RD Congo
  4. Le Figaro.fr, Cinq humanitaires agressés
  5. Le Monde.fr, Laurent Nkunda arrêté au Rwanda
  6. Le Monde.fr, La nouvelle alliance Congo-Rwanda marque la fin d'une guerre de douze ans
  7. Le Monde.fr, La CPI ouvre son premier procès lundi contre le milicien congolais Lubanga
  8. Le Monde.fr, Des casques bleus découvrent un charnier de civils
  9. Le Figaro.fr, 195 enfants-soldats au Nord-Kivu
  10. Le Figaro.fr, MSF accuse les Casques bleus
  11. Le Monde.fr, Les troupes rwandaises s'apprêtent à quitter la RDC
  12. Le Monde.fr, Les soldats rwandais commencent à quitter le Nord-Kivu
  13. Le Figaro.fr, 880 enfants démobilisés des armées
  14. Le Monde.fr, La France prospecte les mines d'uranium africaines
  15. Le Monde.fr, En République démocratique du Congo, les renforts de l'ONU se font attendre

Voir aussi

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