Barrage de Yesa

Lac de Yesa

Lac de Yesa
Embalse de Yesa (es)
Vue du lac de Yesa depuis Ruesta
Vue du lac de Yesa depuis Ruesta
Administration
Pays Espagne Espagne
Province Huesca
Géographie
Latitude
Longitude
42° 36′ 55″ Nord
       1° 10′ 58″ Ouest
/ 42.615278, -1.182778
 
Superficie 19 km²
  Géolocalisation sur la carte : Pyrénées
Pyrenees topographic map-fr.svg
Lac de Yesa

Le lac de Yesa ou barrage de Yesa (embalse de Yesa en espagnol) est un lac artificiel situé dans les Pyrénées et il forme avec le represamiento du rio Aragon, dans la ville navarraise de Yesa (Espagne). Il est situé dans le nord-ouest de la province aragonaise de Saragosse et dans le nord-est de la Communauté forale de Navarre. Pour la plupart, il inonde des terres de l'appelé Canal de Berdún, dans la comarque aragonaise de la Jacetania s'étendant sur les territoires municipaux de Sigüés, Ruesta, Escó et Tiermas. [1]. Il est connu sous le surnom de Mer des Pyrénées et se trouve à l'entrée de ces derniers. Il est la plus grande surface navigable de Navarre jusqu'à la zone du Rivage au sud de la Navarre et arrose les Bardenas Reales et la comarque zaragozanne de Cinco Villas. Le Canal de Bardenas naît de ses eaux. Ses eaux ont pour but aussi l'approvisionnement et la génération électrique.

Il a une capacité de 446 86 hm³ (on donne aussi généralement le chiffre de 488 10 hm³ [1]), atteignant les niveaux suivants : minimale, 435,00 m ; couronnement, 490,00 m ; déversoir, 482,61 m et niveau de barrage normal maximal (N.M.N) de 488,61 m. La longueur de la colle du barrage est de 10 km avec des largeurs qui varient entre 1 et 2,5 km. Il occupe une surface de 1 900 hectares. [1]

Il a été inauguré en 1960 et a provoqué l'abandon de plusieurs villages : Ruesta, Tiermas et Escó avec une population touchée représentant plus de 1 500 personnes. Collatéralement, par l'expropriation et la plantation de pin pour éviter le colmatage du barrage, les eaux ont été touchées des villages de Larrosa, Villanovilla, Bescós de Garcipollera, Bergosa, Acín de Garcipollera, et Yosa de Garcipollera dans la vallée de la Garcipollera, appartenant de nos jours au territoire municipal de Jaca et de Cenarbe en Villanúa [2] on a inondé 2 408 hectares de terres de culture, dont 1 000 étaient de qualité agricole très bonne.

D'autre part, les eaux de l'Aragon transvasées par le canal de Bardenas jusqu'à la comarque de Cinco Villas et aux Bardenas Reales ont rendu propice la création de quelque 75 000 Ha. d'irrigation, qui exigent un débit moyen annuel de 467 hm³ d'eau[3]. Ceci a donné lieu à la création d'une quinzaine de villages de colonisation qui font valoir à quelque 1 267 familles, [4] dont beaucoup viennent des villages délogés à cause de l'inondation de la zone du Canal de Berdún. Tel est le cas du Bayo, auquel ont dû émigrer beaucoup de familles de Tiermas. [5]

Sommaire

La retenue

Vue partielle du lac et des ruines des termes d'eau sulfureuse.

Le barrage de retenue est situé à 400 m du noyau urbain de Yesa en direction nord. C'est un barrage de gravité de plant rectiligne construit sur une base de béton (on en a utilisé 480 000 m³) avec une pente verticale dans la haute partie et un terrassement, avec des étapes de 2 m hauteur et de 1.60 m de largeur, dans la partie inférieure, ce qui produit une pente de 0,78. Elle est dotée d'un déversoir de surface situé sur le bord gauche et formé par quatre grandes bouches (qui attirent l'attention par leur profondeur, pouvant être vu depuis le bord supérieur), les drainages intermédiaires et de fond. Il a deux prises pour la centrale hydro-électrique et une autre pour le canal de Bardenas.

La longueur en couronnement est de 398 m, avec une hauteur sur les fondations de 76.5 m et sur la voie de 62.1 m. La largeur dans le couronnement est de 7 m, desquels 6,5 m sont consacrés au chemin. Il est composé d'une galerie périmétrale de cinq accès dont trois à pied dans le mur lui-même et deux autres dans la partie supérieure, qui sont reliés dans le niveau 460 avec une galerie horizontale dans les étriers auxquels on peut accéder depuis le mur, à côté de la prise pour le canal.

Les caractéristiques les drainages et les déversoirs sont les suivantes :

Déversoir. Le mur de retenue est doté d'un système de déversoir composé de quatre puits avec des tunnels indépendants d'une longueur moyenne de 600,5 m qui finissent dans un amortisseur commun à tous. Les quatre vaines sont dotées de vannes de béton avec un secteur flottant de 20 m de lumière et de 6 m de hauteur. Ils se situent sur la partie latérale gauche. Le niveau de la "lèvre" fixe est de 482,61 m et permettent des flux de drainage de :

  • En régime normal, 2 240, 00 m³ /s (560.00 m³ /s chaque vanne).
  • En régime de d'avenues, de 3 060, 00 m³ /s (765.00 m³ /s chaque vanne).

Drainage.

  • Intervalle, se situe sur la prise de la centrale prévue au pied du barrage dans le niveau 448,40 m Ce sont deux conduits de 1 m de diamètre. On utilise deux vannes de type Howell-Bunger de cône fixe. La capacité de drainage est de 38,49 m³ /s (19,25 m³ /s chacune).
  • Au fond, se trouve au pied du mur, à un niveau de 428,0 m sur le côté gauche, sur ce qui était l'ancien lit de la rivière Aragon. Ce sont deux tubes de 1,50 x 2,00 m régis par des vannes. La capacité totale du drainage est de 172 m³ /s (86.0 m³ /s chacune).

Prises.

  • Prise du canal de Bardenas, au niveau 453,35 m, situées sur le côté gauche. Elles sont composées de trois tubes de 2 m de diamètre régis par des vannes de type ring-seal et vannes du type « TAINTOR ». Le débit total normal est de 90 m³ /s (30m³ /s chacune).
  • Prise pour la centrale, sur le mur, se situe au niveau de 448,4 m et il s'agit de 2 tubes de 2,5 m de diamètre qui sont régis par des vannes wagon depuis la partie supérieure, à l'inférieur elles sont fermés par une bride aveugle. Les dimensions des vannes sont de de 2,5 x 2,5 m
  • Prise pour centrale avec prise de Bardenas, du même type que le précédent composé de 2 tubes de 3 m de diamètre. Les dimensions des vannes sont de de 3 x 5 m [6]

Le lac

Le lac occupe une surface de 2098 ha de la vallée de la rivière Aragon, dans le Canal de Berdún, une longueur de 18 km et un périmètre de côte de 48 km. La surface du bassin hydrographique qui lui correspond est de 2 170 km². Il a une capacité de 446 90³ hm, desquels 411 sont utiles et 114,60 de garantie. La contribution annuelle moyenne est de 1 322 hm³, le plus grand apport étant enregistrée de 2625 m³/s, tandis que celle prévue est de 2800 m³/s.

Le niveau de couronnement est de 490,9 m, celle du déversoir de 482,61, tandis que celle de remplissage maximal en situation normale est de 488,61 m et dans des apports de 490,00 m. Le niveau minimal d'utilisation est de 453,35 m, tandis que celle de la voie reste à 427,90 m avec le drainage de fond à 428,00 m et les prises du canal de Bardenas à 453,35 m

Histoire

Antécédents

L'utilisation de la rivière Aragon a été posée depuis le Moyen Âge : en 1498 Ferdinand le Catholique a proposé la déviation des eaux de cette rivière pour l'utiliser comme irrigation par le Conseil de Tauste. En 1622 il a été proposé de construire un canal jusqu'aux Bardenas pour arroser les terrains d'une abbaye qu'on projetait de construire là. En 1702 les ingénieurs Josef Estorguia et les bras des chevaliers hidalgos ont lancé la proposition de dévier la rivière pour qu'elle coure par les terres aragonaises, évitant ainsi le paiement de tarifs et péages aux navarrais. 54 ans plus tard, en 1756, on a réalisé un projet pour la construction d'un canal qui, naissant à Tiermas, devait arroser la comarque aragonaise de Cinco Villas. Peu de temps après un autre projet s'est présenté, cette fois du capitaine J.A. Monroy, celui qui a proposé un canal (qui naissait à un niveau semblable de l'actuel des Bardenas) qui arroserait la comarque de Cinco Villas et les Bardenas, avec un total de 15 228 ha d'irrigation, ainsi que de la construction de 18 nouvelles approbations urbaines.

Vue de Tiermas sur le mur de Yesa.

En 1865 on a créé une société pour la construction d'un canal d'irrigation qui descendrait jusqu'aux Bardenas. Le projet a été réalisé par Antonio de Lesarri. La société serait le représentant de la construction en échange de laquelle on céderait l'utilisation des eaux et que les arroseurs payeraient les "charges" correspondantes. En 1880 on a décrété la nullité de la concession, puisque les travaux n'avaient pas commencé.

En 1902 un arrêté royal du 25 avril a proposé un Plan National de Travaux Hydrauliques dans lequel apparaissait un complexe hydraulique formé par les canaux des Bardenas de Yesa, de la Gorge de Biniés[7], de Salvatierra et d'Usún, chacun d'eux avec une retenue d'eau. Ce complexe produirait une surface d'irrigation de 30 000 ha sur plusieurs villages de Navarre et de Saragosse. Les barrages seraient placés de la manière suivante : celui de Yesa, où il se trouve actuellement, celui de Foz de Biniés dans des eaux de la rivière Veral, celui de Salvatierra, dans la rivière Esca, celui d'Usún se situerait dans la vallée de Salazar, à 6 km de Lumbier. Avec cette proposition il y avait aussi celle du Canal Impérial d'Aragon et du Canal de Lodosa, ce qui rendait plus évident la nécessité de retenir l'Aragon et ses affluents.

Le 2 mars 1909 on charge l'étude du projet de la retenue de Yesa à la Division Hydraulique de l'Ebre. Ce projet sera effectué par les ingénieurs Cornelio Arellano, d'abord, et Manuel Abascal ensuite, en le terminant en 1912. Le projet du canal n'a pas été approuvé jusqu'à 1917. La retenue conçue était une retenue de gravité de 53 mètres de hauteur.

Le projet

En 1923 on charge un nouveau projet, rédigé par les ingénieurs Félix de los Rios, Mariano Vicente et Antonio Colom, qui effectuent l'étude en partant d'une surface regable de 130 000 Ha, contribuer au barrage d'Ardisa avec 400 000 millions de mètres cube annuels et approvisionner Saragosse en eau potable. Cette proposition était incluse dans la liaison des trois grandes rivières de la rive de l'Ebre, l'Aragon, le Gállego et le Cinca.

Le 7 mai 1926, un ordre Royal approuve le projet du barrage de Yesa obligeant à respecter les utilisations qui sont données des eaux sous cette dernière. Le même équipement que conçoit le mur de retenue planifie aussi le Canal de Bardenas en présentant son travail le 29 décembre 1924. Celui-ci sera approuvé 8 ans plus tard, le 30 juin 1932, par une Résolution de la Direction Générale d'Ouvrages Hydrauliques. En 1926 on estime que le barrage de Yesa servira seulement pour l'irrigation des Bardenas et de la comarque de Cinco Villas, rejetant sa possible contribution au Canal Impérial d'Aragon. Dans le Plan Général d'Ouvrages et Travaux de la Confédération Hydrographique de l'Ebre, durant 1926, on décide de la construction du barrage de Yesa. Celui-ci aura une capacité de 470 hm³ destinés au Canal de Bardenas et à l'irrigation de la zone de culture du bassin lui-même, quelque 15 000 Ha, bien qu'on à commenté la possibilité de contribution au Canal Impérial pour que celui-ci laisse des ressources libres pour celui de Lodosa. Les prévisions sur le Canal de Bardenas, qui en partant de Yesav devait arriver à Ardisa, étaient d'une sortie du mur de retenue de 60 m³/s desquels arriveront à Ardisa 39 m³/s.

L'exécution

Dans le Plan d'ouvrages de la Confédération qui a vu la lumière l'année suivante, on retarde les travaux estimant qu'on n'avait pas convenablement effectué les études de régime, débit et plan du canal ni de la capacité du barrage. Cette même année le Service Agronomique de la Confédération Hydrographique élabore et publie une étude où elle prévoit la conversion de l'irrigation en régime intensif de 80 000 ha et autres 30 000 en régime semi intensif. Pour cela il estimait que manquaient 619,952 hm³/an d'eau avec incidence d'utilisation dans les mois d'été.

Le 13 novembre 1928 commencent les travaux de fondation du barrage, qui avaient été choisi au concours dans le troisième plan Œuvres et Travaux. En ce qui concerne le Canal de Bardenas il est décidé de faire une remise en question du plan.

En 1931 on effectue le projet du lac de Yesa qui est un complément du projet de 1924. En lui on définit le corps du barrage et tout ce qui est relatif à celui-ci, comme les drainages et les prises. Pour on avait alors déjà résolu les problèmes qui étaient apparus avec le règlement de l'étrier droit et les doutes sur la capacité des contributions. Ce projet est approuvé le 30 juin 1934. En 1933 on a résilié le contrat aux constructeurs pour différents problèmes. A cette date le Canal de Bardenas était déjà en construction.

Après la Guerre Civile, dans laquelle les travailleurs ont été des prisonniers, sont repris avec la construction de la variante de la carrière en 1940 et l'excavation de la pente droite. En 1945, de la main de René Petit, on effectue deux réformes du projet. La première est approuvée par Ordre Ministériel le 6 février et le second et définitif, le 15 septembre. Sont définitivement désignés d'utilité que vont donner les eaux de Yesa qui sont les mêmes que celles qui avaient été prévu dans le projet de Félix de los Rios, mais on réduit la surface irrigable à 110 000 ha. Le barrage a été inauguré durant l'année 1959 et entre en service en1960.

La fermeture des vannes du barrage de Yesa a provoqué l'abandon de plusieurs villages, de Ruesta, Tiermas et Escó, avec une population touchée de plus de 1500 personnes et a inondé la vallée en laissant sous les eaux 2400 ha de terres cultivables, dont 1 000 étaient d'excellente qualité. Les 8528 habitants expropriés dans les mairies touchées ont été réparties entre les communes de Sigüés (3752) Urriés (1498), Undués de Lerda (1754) et Los Pintanos (1524), ces derniers appartenant à la comarque de Cinco Villas. Un effet collatéral a été l'achat par le Patrimoine Forestier de l'État de la vallée de la Garcipollera, qui aboutit à Castiello de Jaca, par un décret de repeuplement inévitable [8] pour planter du Pin noir pour éviter l'érosion et le colmatage du barrage. Cela a provoqué l'abandon des villages de Larrosa, Villanovilla, Bescós de Garcipollera, Bergosa, Acín de Garcipollera, Cenarbe et de Yosa de Garcipollera.

Agrandissement de Yesa

Vue générale de Tiermas.

Durant les années 70 apparaît l'approche d'un nouveau règlement du bassin de l'Aragon et de l'Irati, après diverses propositions on adopte celle de l'agrandissement du barrage de Yesa. En 1983 se présente un premier projet qui prétend obtenir un nouveau barrage avec une capacité de 1 525 hm³ (le triple de l'actuel) en faisant de ce dernier un barrage hiperanual (son cycle est supérieur à une campagne). Ce projet a été rejeté par la Direction Générale des Travaux Hydrauliques. [1] Dix ans plus tard, en 1993, se présente le Projet Modifié 03/1993, qui maintient des caractéristiques techniques semblables au précédent avec un niveau d'agrandissement de 521 m et le volume d'eau retenue de 1 525 hm³.

Le but d'eau retenue était pour le maintien des irrigations actuelles et futures, ainsi que l'approvisionnement d'eau potable pour Saragosse et à son environnement et le maintien des concessions et du débit écologique de la rivière Aragon. [1] l'agrandissement entraînera la disparition du noyau urbain de Sigüés et les expropriations d'importantes surfaces des communes d'Artieda et de Mianos. [1]

L'agrandissement trouve une grande opposition sociale dans les villages touchés tandis que dans ceux profitant de l'accroissement de la surface d'irrigation est soutenu. Les travaux ont démarré en mai 2001, bien qu'ils aient été touchés par des problèmes dans la consolidation du bord gauche, où sont apparus en 2004 des fentes de grande taille et en 2006 s'est produit un glissement de terres de 3,5 millions de mètres cube qui menace de tomber au pied du barrage. En 2007 on rouvre fentes et trous et la piste qui parcourt la pente gauche est effondrée.

Depuis qu'en 1983 deviendra public le plan d'agrandissement du barrage de Yesa on a mené à bien différentes actions d'opposition à l'ouvrage par plusieurs associations touchées et dirigées par l'Association Rivière Aragon et COAGRET, [9] avec des associations écologistes comme Écologistes en Action, Greenpeace, SEO/BirdLife, WWF/Adena, AEMS-Ríos avec Vie, Amis de la Terre et d'autres, qui forment la plate-forme Yesa Non.

Parmi les actions d'opposition à l'agrandissement de Yesa on a effectué cinq actions judiciaires, trois contentieux administratifs, une plainte criminelle contre trois ex hauts-chargés du Ministère de l'Environnement et une dénonciation par destruction du Patrimoine historico-Artistique en référence au Chemin de Saint Jacques qui a été aussi dénoncé devant l'UNESCO. Toutes les sentences ont été perdues à l'encontre les demandeurs donnant par l'intermédiaire de libre à la construction du nouveau barrage.

Les secteurs qui s'opposent à ces travaux affirment que tripler la capacité de retenue de la rivière Yesa porterait des affections graves sur le milieu naturel, en inondant le site urbain de Sigüés et une importante surface de terres cultivables en affectant des zones protégées comme la Gorge de Sigüés. Ils indiquent aussi qu'ils génèrent des problèmes géologiques, spécialement dans la pente gauche de l'Aragon qui pourraient affecter l'intégrité même du nouveau barrage. [10] le patrimoine historique et artistique de la région serait touché puisque les eaux inonderaient une partie de Chemin de Saint Jacques différents gisements romains et médiévaux.

Les actions judiciaires ont eu les sentence entre 2006 et 2007 et toutes ont été défavorables aux demandeurs, en déclarant des innocents et en absolvant les responsables des travaux et rendant libre ces dernièrs.

La sentence N° 43/2006 relative à la Procédure abrégée N° 5/2005 indique de la manière suivante :

Que debemos absolver y absolvemos a Patricia, Lucio, Gonzalo, Rubén, Darío, y Rafael de los delitos de prevaricación, riesgo catastrófico, negociaciones y actividades prohibidas a los funcionarios, contra el patrimonio histórico y arqueológico, contra los recursos naturales y el medio ambiente y falsedad en documento público, de los que han sido acusados.[1]

et la résolution du 27 novembre 2007 de l'Audition Nationale sur la ressource nº 121/01 qu'avait interposée la Mairie d'Artieda et l'Association Rivière Aragon contre les décisions du Ministère de l'Environnement rejette cette ressource en rendant légale l'ouvrage. Avec le ministère étaient exigées les organisations suivantes : les Communautés Générales Bardenas, Irrigations d'Alto Aragón et de l'UTE d'entreprises constructrices adjudicataires du concours d'œuvre. Le jugement de cette dernière dit textuellement ceci:

DESESTIMAR el recurso Contencioso-Administrativo interpuesto por el ayuntamiento de Artieda de Aragón (Zaragoza) y la Asociación legal contra el recrecimiento del embalse de Yesa "RÍO ARAGÓN" representados por el Procurador D. Isacio Calleja García contra las resoluciones del Ministerio de Medio Ambiente de fechas 12 y 20 de diciembre de 2000; sin imposición de costas.[11]

Dans cette sentence les points dénoncés sont, un par un, rejetés.

Entre la polémique sont apparues plusieurs propositions d'alternative au recrecimiento du marais. En 2004, la Fondation nouvelle Culture de l'Eau présente une alternative soutenable au recrecimiento de Yesa qui offre une garantie d'approvisionnement acceptable aux demandes agricoles de Bardenas, présents et futurs, plus économique, avec un plus petit impact environnemental et qui produit un plus petit caractère conflictuel social. [12] qui était basé la construction de barrages latéraux au système d'irrigation de Bardenas.

Une autre proposition a été celle de diminution de niveau de l'agrandissement en le limitant à un niveau entre 510 et 512 m ce qui laisserait la capacité du barrage a 1 100 m³. Cette proposition sera complétée avec d'autres petites activités visant à mitiger les dommages causés, comme la construction d'une paroi qui entourerait Sigüés. On estime, selon une étude de l'Université d'Alcalá de Henares, qu'avec cette capacité de retenue il serait suffisant pour satisfaire les demandes et les nécessités exposées. [12]

Tourisme sportif

Zone des bains d'eaux sulfureuses dans l'ancienne station balnéaire de Tiermas.

La climatologie de la zone où se trouve le barrage est bénigne, ayant davantage d'ensoleillement que dans le bassin de Pampelune. Il faut souligner le vent du nord (Bise) qui entre depuis la montagne atteignant force 5 tout comme, le vent du sud, plus fréquent. Cette caractéristique éolienne fait qu'elle est très propice pour la navigation à voile, particulièrement avec des bateaux légers et windsurf.

La richesse piscicole des eaux de l'Aragon, dans lesquelles abonde la truite, la carpe et la perche d'Amérique fait des bords du barrage un lieu très visité par les amateurs de la pêche.

La situation du barrage, au pied de la Sierra de Leyre et du fait que sa rive droite est bordée par la route N-240 fait que les activités de randonnées et à bicyclette soient très recommandées. Le Chemin de Saint Jacques passe par ses bords et dans ses alentours il y a beaucoup de lieux avec des bâtiments significatifs comme le Monastère de Leyre ou le Château de Javier ou le pont dit "des Roncalais" d'origine romane et reconstruit au XIe siècle.

Certains villages qui se trouvent au bord de l'Aragon sont abandonnés depuis la construction du barrage et le remplissage ultérieur de celui-ci inondant les terres cultivables de la vallée. A Tiermas, au milieu des ruines est apparue une expérience sociale alternative, fruit de l'inquiétude d'un groupe de jeunes. À ses pieds, on trouve un camping. Il arrive la même chose à Ruesta, qui a été cédé au syndicat Confédération Générale du Travail de l'Espagne pour son exploitation.

Avant le remplissage du barrage il y avait une station thermale célèbre qui profitait de la source d'eaux sulfureuses qui jaillit là et qui était utilisée depuis des temps précédents la conquête romaine. Les eaux sortent à une température de 42ºC. Les installations, dont le niveau reste sous celui de remplissage du barrage, réapparaissent dans les périodes de temps où le niveau du barrage est inférieur. Beaucoup les gens profitent de cette circonstance pour continuer à utiliser cette eau et la boue qui se forme, car elle possède des propriétés thérapeutiques pour la peau.

Agriculture

Dans la zone du barrage l'activité agricole est encore un des piliers de l'économie. Les exploitations sont, en général, de monoculture céréalière (90%) qui est complétée des cultures de légumineuses et de potager consacré pratiquement dans sa totalité à la consommation propre. La Confédération Hydrographique de l'Ebre[13] possède près de 20% des terres cultivables qu'elle a unilatéralement géré jusqu'en 1983 puis a cédé ces terres aux communes d'Artieda, Mianos et de Sigüés pour une période de dix ans.

Le bétail se centre le secteur ovin avec un nombre approximatif de 5 000 têtes réparties dans six troupeaux. Le bétail est nourri dans les grandes surfaces de bruyère et forêt qui occupent presque 60% du sol. Il faut souligner qu'une partie très importante de la main d'œuvre employée est étrangère puisque la population de la zone est très vieillissante et on a donné un taux de gestion très élevé aux organismes étatiques, la Confédération Hydrographique de l'Ebre et l'ICONA, qui a inhibé l'initiative des habitants autochtones.

Une nouvelle activité est celle dérivée de la reforestation, effectuée pour la protection du terrain et de l'érosion. Dans les forêts qui ont été créées une exploitation de limites de chasse et la récolte de champignons.

Dans les comarques de Cinco Villas et des Bardenas, où l'eau de l'Aragon arrive à travers le Canal de Bardenas, arrose 70 000 Ha. Cette agriculture d'irrigation est principalement céréalière. Actuellement il est possible de planter des arbres fruitiers et des oliviers par un changement qui s'est produit avec les décrets durant l'année 2007.

Notes et références

  • (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Embalse de Yesa ».
  1. a , b , c , d , e , f  et g Audiencia Provincial de Madrid (Sección 5ª).Sentencia núm. 43/2006 de 16 mayoARP\2006\328
  2. Ministerio de Agricultura (1955). «DECRETO de 13 de mayo de 1955 por el que se declara de utilidad pública y necesidad y urgencia de la ocupación, a efectos de su repoblación forestal, de diferentes montes situados en los términos municipales de Bescós de Garcipollera, Acín y Castiello de Jaca]
  3. Confederación Hidrográfica. «El Canal de Bardenas]
  4. Confederación Hidrográfica del Ebro, Confederación Hidrográfica. El Canal de Bardenas
  5. Aragón Digital, Ángeles López, (2007). "El cementerio de Tiermas recibe todavía la visita de sus antiguos vecinos".
  6. Comunidad General de Regantes del Canal de Bardenas, del Canal de Bardenas. Ficha técnica de la presa y pantano de Yesa
  7. Biniés est une localité espagnole actuellement appartenant à la commune du canal de Berdún, dans la province de Huesca. Il appartient au secteur de la Jacetania, dans la Communauté autonome d'Aragon.
  8. Boletín Oficial del Estado Ministerio de Agricultura (1955).
  9. COAGRET Pedro Arrojo, José Javier Gracia, Fco. Javier Martínez Gil, José Manuel Nicolau & Miguel Solana (1999).
  10. Universidad de Zaragoza Antonio Casas Sainz & Maite Rico (1999).
  11. Audiencia Nacional (Sala de lo Contencioso-Administrativo, Sección 1ª). Sentencia de 27 noviembre 2007 JUR\2007\362363
  12. Comunidad General de Regantes de Canal de Bardenas Comunidad General de Regantes, de Canal de Bardenas (2007)
  13. La Confédération hydrographique de l'Ebre, le CHE, est l'organisme de gestion, de régulateur et de contrôle des eaux et des irrigations du bassin de l'Ebre (nord-ouest de l'Espagne) et les affluents de la rivière homonyme. Le siège de l'organisme se trouve à Saragosse. C'est la confédération hydrographique la plus ancienne d'Europe.

Voir aussi

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