Bargème

43° 43′ 51″ N 6° 34′ 25″ E / 43.7308, 6.5736

Bargème
Mairie
Mairie
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Arrondissement Arrondissement de Draguignan
Canton Canton de Comps-sur-Artuby
Code commune 83010
Code postal 83840
Maire
Mandat en cours
Pierre Jassaud
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 141 hab. (2008)
Densité 5 hab./km²
Gentilé Bargémois, Bargémoise
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 51″ Nord
       6° 34′ 25″ Est
/ 43.7308, 6.5736
Altitudes mini. 824 m — maxi. 1589 m
Superficie 27,95 km2

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Voir la carte administrative

Bargème (Bergemulu en 814, Bargema en provençal selon la norme classique (attesté depuis 1024) et Bargemo selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Bargémois.[1]


Sommaire

Géographie

À plus de 1 000 m d'altitude, Bargème est le plus haut village du Var[réf. nécessaire].

Accès

La commune de Bargème est accessible par la route départementale RD21, entre Comps-sur-Artuby et La Bastide et La Roque-Esclapon.

Lieux-dits et hameaux

En dehors du village, la commune compte 8 hameaux :

  • L’Estang,
  • Barlet,
  • La Graou,
  • Le Plan D’Aups,
  • Le Collet,
  • Le Collet de Leinette,
  • Le Plan Cousset,
  • Saint-Laurent.

Communes limitrophes

Relief

Vue d'ensemble du village fortifié

Géologie


Sismicité

Il existe 3 zones de sismicité dans le Var :

  • Zone 0 : Risque négligeable. C'est le cas de bon nombre de communes du littoral varois, ainsi que d'une partie des communes du centre Var. Malgré tout, ces communes ne sont pas à l'abri d'un effet tsunami, lié à un séisme en mer.
  • Zone Ia : Risque très faible. Concerne essentiellement les communes comprises dans une bande allant de la montagne Sainte-Victoire au massif de l'Esterel.
  • Zone Ib : Risque faible. Ce risque, le plus élevé du département mais qui n'est pas le plus haut de l'évaluation nationale, concerne 21 communes du nord du département.

La commune de Bargème est en zone sismique de faible risque Ib[2].

Climat

Bargème est soumis à un climat méditerranéen d'intérieur. Les hivers sont frais (1 °C de moyenne minimale en février), avec des gelées fréquentes (moyenne de 50 jours de température minimale en dessous de 0 °C), avec une influence du mistral et des vents glaciaux venant des Alpes. Tandis que les étés sont très chauds et secs (30 °C de moyenne maximale en juillet et août), avec souvent des orages. La température moyenne varie entre 5,7 °C en janvier et 22,1 °C en juillet, avec 13,2 °C de température moyenne annuelle.

La moyenne annuelle des précipitations est de 800 mm/m²[3].

Bargème n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Draguignan[4].

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Draguignan 2561 734 1 29 1
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74


Relevé météorologique de Draguignan (Normales 1975-2005 et Records)
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,2 5,7 6,9 9,8 13,4 16,9 22,4 22,1 17,4 9,6 8,3 5,5 11,5
Température maximale moyenne (°C) 11,6 13,0 14,1 15,4 19,6 24,1 28,1 28,7 24,9 15,2 14,8 11,9 18,8
Précipitations (mm) 89,9 66,2 70,8 69,0 52,3 32,7 20,5 28,9 70,1 101,2 98,1 88,4 834,7
Record de froid (°C) -11,8 -8,8 -6,3 5,1 6,2 9,3 14,5 16,1 4,7 3,8 -1,2 -9,6 -9,5
Record de chaleur (°C) 21,6 23,8 25,5 26,1 29,7 37,6 38,9 39,4 33,4 24,9 21,3 20,7 35,4
Source : Météo France



Toponymie

La mention du nom la plus ancienne, Bergemulu, semble venir de la composition de 2 racines anciennes d'origine indo-européenne.

- Berg qui se rapporte à une hauteur présentant une position sécuritaire, propice à mettre un fort,

- Mol/mul qui se rapporte à la forme d'une grosse pierre, ou à un tas de pierre.

Ces racines se retrouvent dans plusieurs langues de peuples pouvant avoir donné le nom du lieu. Il est donc difficile de dire la langue d'origine. Par exemple celtique : *berg-o + *mello; ou grec ancien : *byrgos/pyrgos + molos.

Mais le sens devait être « grosse bosse de terrain fortifiable, ou fortifiée ». Ce nom désignait donc probablement la forme du promontoire où est le château actuel et où une première installation défensive importante a pu être installée. Donc soit à l'époque des Celtes (siècles aux environs de l'an -1000), soit à l'époque des Grecs venus s'installer autour de Nice vers l'an -600.

Selon une autre hypothèse[5], le nom de Bargème serait identique à celui du mons Berigiema, dans la région de Gênes, mentionné dans une inscription latine de l'an 117 avant notre ère, et où l'on reconnaît un composé indo-européen (ligure ou celtique) signifiant littéralement « porte-neige », allusion à sa position géographique.

Histoire

Le château est construit au XIIIe siècle par les Pontevès.

La seigneurie de Bargème appartient à la famille de Pontevès depuis 1220, lors du mariage de Douceline de Fouques avec Isnard II d'Agoult[6].

Pendant les guerres de religion, le château était occupé par Jean-Baptiste de Pontevès (1505-1579)[7], lieutenant pour le roi en Provence, seigneur du lieu, un vieillard tyrannique n'hésitant pas à s'approprier les biens de ses sujets. En 1578, il est en procès avec les habitants de Callas, et risquait d'avoir un jugement en sa défaveur. Il fit alors appel à son cousin, le chef ligueur Hubert de Garde de Vins, pour se venger. Le village de Callas fut pillé par les hommes de de Vins, plusieurs habitants ont été rançonnés ou égorgés. Jean-Baptiste de Pontavès et son fils menacèrent d'exterminer la population si le village ne se désistait pas au procès. Un accord fut signé sous cette contrainte par les habitants reconnaissant comme légitime les spoliations du seigneur.

En avril 1579, les habitants de Callas, aidés par un habitant nommé Jacques Sossy, lieutenant d'une compagnie de Huguenots, pénétrèrent dans le château grâce à des complices et tuèrent Pierre de Pontevès, firent prisonnier Jean-Baptiste de Pontevès, sa femme et son fils Balthazar. Puis ils assassinèrent le 24 mai Jean-Baptiste de Pontevès. Quelques mois plus tard, deux fils, Joseph et Jean-Baptiste, sont égorgés à Bargème au cours d'un guet-apens. Deux ans plus tard, c'est Balthazar de Pontevès, nouveau seigneur du lieu après la mort de Joseph, qui a été assassiné à Bargème. Le petit-fils, Antoine de Pontevès, est tué au cours d'une messe en 1595.

Les biens passent à un fils cadet, Foulques ou Fouquet VII de Pontevès-Bargème. Il a d'abord été accusé d'avoir été l'inspirateur du crime de son neveu et condamné à mort par sentence du grand sénéchal avant d'être absout par le Conseil privé du roi. L'entreprise de démolition du château est commencée pendant ces évènements.

Le 7 avril 1607 le parlement du Dauphiné a condamné par contumace trois des auteurs au supplice de la roue, d'autres au bannissement et la commune de Callas à perdre tous ses droits et à édifier une chapelle près du château pour y faire célébrer une messe basse tous les jours de l'année et une messe haute avec office des morts à laquelle devait participer les consuls tous les 24 mai et à payer les frais de reconstruction du château et de ses dépendances.

Le château est resté abandonné tout en continuant à appartenir aux Sabran-Pontevès.

Politique et administration

Administration municipale

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[8]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Pierre Jassaud a été réélu conseiller municipal avec le sixième total de 105 voix, soit 69,08 % des suffrages exprimés. La participation a été de 89,47 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[9].

Listes des maires

De 1789 à 1799, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail.

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855.

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal suite à son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours M. Pierre Jassaud    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Fiscalité locale

L'imposition des ménages et des entreprises à Bargème en 2009[10]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,50 % 0,00 % 6,15 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 5,35 % 0,00 % 7,43 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 29,00 % 0,00 % 23,44 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 11,00 % 0,00 % 8,55 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[11]).

Population et société

Démographie

Évolution démographique

Évolution démographique
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 356 383 347 471 434 434 408 404 407
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 398 384 360 353 351 334 299 294 275
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 248 222 212 173 158 124 108 92 55
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 58 61 77 74 85 115 137 140 141[12]
Notes, sources, ... Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Source : Cassini[13] et INSEE[14]
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des âges

Pyramide des âges à Bargème en 2007[15]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,0 
90 et plus
0,0 
12,8 
75 à 89
14,5 
16,7 
60 à 74
22,6 
26,9 
45 à 59
22,6 
17,9 
30 à 44
19,4 
11,5 
15 à 29
12,9 
14,1 
0 à 14 
8,1 
Pyramide des âges du Var en 2007[16]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,5 
90 et plus
1,4 
8,1 
75 à 89
11,3 
16,7 
60 à 74
17,3 
20,3 
45 à 59
20,4 
19,5 
30 à 44
19,1 
17,2 
15 à 29
14,9 
17,7 
0 à 14 
15,5 

Éducation

Il n'y a pas d'école publique sur la commune. Les écoles primaires les plus proches se trouvent à Comps-sur-Artuby et Trigance.

Santé

Il n'y a pas de médecin installé à Bargème. L'hôpital le plus proche se situe à Draguignan.

Culte

L'église Saint Nicolas de Bargème, de culte catholique, fait partie du Diocèse de Fréjus-Toulon[17], doyenné de Fayence.

Économie

Tourisme

La situation géographique de Bargème, non loin des gorges du Verdon, fait du village l'un des lieux d'hébergement des randonneurs pédestres et équestres. Plusieurs chambres d'hôtes[18] et gîtes ruraux sont proposés aux touristes.

Agriculture

L'élevage ovin et caprin sont les activités principales agricoles du village et des hameaux.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Bargème appartenait à la maison de Pontevès qui a construit le château dominant le village, aujourd'hui en ruines.

Les troubles incessants dans la région ont conduit les habitants à construire les remparts qu'il est possible de voir en partie. La ville était accessible par deux portes fortifiées.

L'église Saint-Nicolas, bel édifice roman, abrite plusieurs peintures et retables, dont celui de Saint Sébastien, sculpté sur bois.

La chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ou chapelle expiatoire datant de 1607. Pendant les guerres de Religion les habitants massacrèrent le seigneur du lieu. Le parlement de Provence a fait pendre les meneurs et les habitants ont été contraints de construire cette chapelle.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Bargème

Les armes de Bargème se blasonnent : de gueules au pont en dos d'âne de deux arches d'or maçonné de sable

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bargème de Wikipédia en français (auteurs)

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