Vivieres

Vivières

Vivières
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Soissons
Canton Villers-Cotterêts
Code Insee abr. 02822
Code postal 02600
Maire
Mandat en cours
André Pommier
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Villers-Cotterêts - Forêt de Retz
Démographie
Population 394 hab. (2006)
Densité 28 hab./km²
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 04″ Nord
       3° 06′ 16″ Est
/ 49.3011111111, 3.10444444444
Altitudes mini. 68 m — maxi. 226 m
Superficie 13,96 km²

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Vivières est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

Sommaire

Géographie

Histoire

Des fouilles faites, il y a quelques années, pour tirer les pierres nécessaires à l’entretien des routes, ont mis par hasard à jour au sommet de la route du Faîte et sur les deux versants, des tuiles à rebord et des tuiles creuses (imbrices et tegula), des monnaies romaines en bronze en grande quantité (28 kg) des empereurs Maximus, Tétricus, Posthumus et autres ; des ustensiles, des vases, des débris de poteries de toutes sortes et les fondations d’un certain nombre d’habitations. Deux meules de moulins à bras, mola manuaria ou trusatilis, ont été recueillies depuis. […] Ce sont là des témoins irrécusables prouvant le séjour des Romains. Ces fondations s’étendent sur une longueur de 500 mètres. On voit des tuiles près de la butte appelée Tour Réaumont et tout le long de la route du Faîte jusqu’auprès de la Croix-Morel. Cette agglomération d’habitants a conservé le nom de Houssoye et c’est sans doute ce nom qu’on lui a donné à l’origine. […] Plusieurs habitants du Houssoye ayant trouvé, dans le voisinage, un étang dans lequel abondait le poisson (ce qu’on appelle communément un vivier), ils construisirent auprès leurs maisons. Ce furent d’abord quelques chaumières éparses que l’on désigna sous le nom de Vivarium, le Vivier. Le Vivier était une dépendance de la colonie du Houssoye. Plus tard, lors de l’invasion franque, les habitants de la colonie ne se trouvant plus en sûreté sur la hauteur et redoutant les approches des vainqueurs – ou peut-être repoussés par eux – allèrent grossir le hameau du Vivier.

Le seigneur du lieu, satisfait de ce surcroît de population et voulant en augmenter encore le nombre, fit construire un château-fort pour protéger ses serfs et ses vasseaux. On ne sait pas en quel endroit s’élevait ce château, ni quelle en était l’importance. On sait seulement qu’il existait bien avant le IXe siècle. À cette époque, on ne parlait que des Normands ; ils commençaient leurs incursions dévastatrices et leurs noms seuls terrifiaient les paysans. La terre du Vivier dépendait du domaine de La Ferté-sur-Ourcq (La Ferté-Milon). En 845, Hémogalde, seigneur de ce pays, en fit réparer et augmenter les fortifications pour se mettre à l’abri des barbares. […] Pendant longtemps, les gouverneurs de la Ferté furent aussi seigneurs châtelains (Dominus) de Vivières. Seuls les noms de deux de ces seigneurs sont parvenus jusqu’à nous. L’un se nommait Hugues le Blanc ; il prenait le titre de châtelain de La Ferté-Milon et Vivières et mourut après 1121. L’autre était Hugues Soibers de Laon, qui vivait en 1250. Ils étaient chargés de la défense du fort, y résidaient et en avaient le commandement.

Vivières devint une bourgade importante, tant à cause du fort et des établissements religieux qui s’y fondèrent dans la suite, que des reliques de Sainte ClotildeH qui attiraient toujours un grand nombre de pélerins. Un prévôt particulier y résidait et il étendit sa juridiction sur les petites localités d’alentour : Villers-Saint-Georges (Villers-Cotterêts), Pisseleux, le fief de Noue, Dampleux, etc. […] En 1126, Hugues le Blanc établit les religieux prémontrés à Vivières.

(Extraits de l’Histoire de Villers-Cotterêts. La ville, le château, la forêt et les environs, d’Alexandre Michaux, 1867)

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 2004 Francis Hermand
2004 réélu mars 2008 André Pommier[1]
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
356 372 360 313 337 385 394
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes. A partir de 2006: Population municipale

Lieux et monuments

• Ferme de l'Epine (XIIIe siècle, propriété privée) : Ferme relevant de l'abbaye prémontrée de Valsery, mentionnée pour la 1re fois en 1229. Des bâtiments sont construits au XIIIe ou au XIVe siècle (des caves voûtées subsistent sous l'actuel logis). Elle est détruite par les Huguenots vers 1592, puis réédifiée entre 1680 et 1683 (datation par archives). Plusieurs bâtiments agricoles sont reconstruits ou modifiés au XIXe siècle après 1835 ou au XXe siècle : modification de l'aile nord qui porte la date de 1889, de l'aile est et l'aile sud. Construction du hangar sud, accroissement du logis et extension de la ferme vers l'est (source : base Mérimée)

• Château de Mazancourt (XVIe siècle, propriété privée) : Edifice du XVIe siècle complètement refait au XVIIe, à l'exception d'une tourelle conservée. Colombier édifié en 1721. Remises et granges dateraient de 1794. L'aile nord des bâtiments agricoles et une demeure à l'est du château auraient été détruites après 1835. Au début du XXe siècle, les propriétaires, dont Henri Bataille, apportent des modifications : édification dans le parc d'une étable en forme de hutte, destinée à des lamas, et une fabrique de jardin consistant en 28 colonnes toscanes en brique masquée par un enduits. De 1930 à 1960, le château est utilisé comme ferme. A appartenu à la famille de Mazancourt jusqu'à la Révolution où il a été vendu comme bien national.(source : base Mérimée)

• Eglise Paroissiale Sainte-Clotilde, de L'Assomption (XVIe siècle) : Eglise construite au XIIe siècle ; il en subsiste la base du clocher qui sert de sacristie ; elle est transformée au XVIe siècle ; dans la 1re moitié du XIXe siècle, son intérieur est totalement restauré et les fenêtres sont agrandies ; elle reçoit alors une nouvelle façade et un portique néo classique ; elle porte depuis peu le vocable de l'Assomption (source : base Mérimée)

Personnalités liées à la commune

Gabriel-Auguste de Mazancourt

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. Conseil général de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008


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