BRGM
BRGM

Créée le 23 octobre 1959
Agences précédentes 1868 : Service de la carte géologique de la France par Napoléon III
 
1941 : Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG)
 
1959 : Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM - marque nationale en 2003)
Juridiction Drapeau de France France
Siège
Employés 1 063 (2011)
Budget annuel 140,3 millions d'euros (2010)
Direction Jean-François Rocchi
Site Web
www.brgm.fr

Le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) est l'organisme public français référent dans le domaine des sciences de la Terre pour la gestion des ressources et des risques du sol et du sous-sol, avec pour signature Géosciences pour une Terre durable (« Geoscience for a sustainable Earth »)[1]. Établissement public à caractère industriel et commercial de recherche et d'expertise, il a été créé en 1959 et est placé sous la double tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) et du ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (MEDDTL).

Basé à Orléans, le BRGM remplit 4 missions : recherche scientifique, appui aux politiques publiques, coopération internationale, sécurité minière. En 2011, il emploie 1 063 personnes, dont plus de 650 ingénieurs et chercheurs, dans ses 32 implantations régionales en France métropolitaine et outre-mer. Ses équipes interviennent dans plus de 40 pays et dans 10 domaines d'activités : la géologie, les ressources minérales, la géothermie, le stockage géologique du CO2, l'eau, l'après-mine, les risques naturels, les sols pollués et déchets, la métrologie et les systèmes d'information[2]. Jean-François Rocchi en est le président-directeur général, François Démarcq, le directeur général délégué[3].

Sommaire

Histoire et origines

Créé par un décret de 1959[4], le BRGM actuel est le fruit de la réunion :

  • du Bureau de recherches géologiques, géophysiques et minières (BRGGM), lui-même héritier du Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG) fondé en 1941 par Edmond Friedel et Pierre Pruvost, alors destiné à cartographier le sous-sol de la France) ;
  • du Bureau minier de la France d'outre-mer (BUMIFOM).

En 1968, après son regroupement avec le Service de la carte géologique, le BRGM est chargé du levé et de la publication de la carte géologique du territoire français. La consultation gratuite des cartes géologiques levées et éditées par le BRGM est possible sur le portail InfoTerre ou via les plate-formes iPhone et iPad depuis le 12 avril 2010[5].

Courant 2002, le BRGM engage une réflexion profonde sur son identité visuelle. La géologie, la géophysique et l'espace minier apparaissent comme trop réducteurs pour caractériser désormais l'ensemble des champs d'activité de l'établissement. Répondant alors parallèlement aux grandes problématiques environnementales, telles que l'eau, l'après-mine, les risques naturels, le stockage géologique du CO2, la gestion des déchets, la pollution des sites et développant un environnement de systèmes de mesures et d'information, le BRGM adopte la signature Géosciences pour une Terre durable le 14 janvier 2003[1].

Présidences et directions de 1941 à nos jours

  • 1941 : Edmond Friedel, directeur (BRGG) ; Jean Goguel, directeur adjoint
  • 1960 à 1964 : Roland Pré, président ; Michel Duhameaux, directeur général (1960-1961) ; Henri Nicolas, directeur général (1961-1964)
  • 1964 à 1972 : Pierre Signard, président ; Henri Nicolas, directeur général (1964-1968) ; Claude Beaumont, directeur général (1968-1972)
  • 1972 à 1979 : Yves Perrin, président ; Claude Beaumont, directeur général (1972-1975) ; Paul-Henri Bourrelier, directeur général (1975-1979)
  • 1979 à 1986 : Jean Audibert, président ; Paul-Henri Bourrelier, directeur général (1975-1984) ; Maurice Allègre, directeur général (1984-1986)
  • 1986 à 1988 : Gérard Renon, président ; Maurice Allègre, directeur général (1986-1988)
  • 1988 à 1992 : Maurice Allègre, président ; Claude Mandil, directeur général (1988-1990) ; Jean-Pierre Hugon, directeur général (1990-1992)
  • 1992 à 1997 : Claude Allègre, président ; Jean-Pierre Hugon, directeur général (1992-1997)
  • 1997 à 2003 : Bernard Cabaret, président ; Yves Le Bars, directeur général (1997-1999) ; Yves Caristan, directeur général (1999-2003)
  • 2003 à 2009 : Philippe Vesseron, président-directeur général ; Yves Caristan, directeur général délégué (2003-2004) ; Didier Houssin, directeur général délégué (2004-2007) ; François Démarcq, directeur général délégué (2007-2009).
  • 2009 à aujourd'hui : Jean-François Rocchi, président-directeur général (depuis le 25 novembre) ; François Démarcq, directeur général délégué (2009-...).

Bilan des présidences

Les différentes présidences du BRGM ont chacune laissé une trace[6].

La présidence de Roland Pré est marquée par des fusions qui conduisent à la structuration du BRGM : de 1960 à 1962 le BRGM reprend une grande partie du personnel des directions fédérales des mines et de la géologie d'Afrique-Occidentale française et d'Afrique-Équatoriale française, et en 1961 l'activité et le personnel du Service de la carte géologique de Guyane.

Sous la présidence de son successeur, Pierre Signard, le centre technique et scientifique d'Orléans-La Source est créé (1965) permettant ainsi le regroupement de toutes les équipes. La structuration du BRGM continue. En janvier 1968, il englobe le Service de la carte géologique de France et en 1970 le Service géologique d'Alsace-Lorraine (SGAL). Sous la direction de Claude Beaumont, le terme de « Service géologique national » (SGN) est introduit dans le code minier. Claude Guillemin est nommé directeur du SGN. C'est aussi dans cette période que le BRGM se développe à l'international, avec en particulier la signature d'un contrat avec le ministère du Pétrole et des Ressources minérales d'Arabie saoudite (1964) pour la reconnaissance géologique et minière de ce pays.

En 1973, c'est la crise du pétrole et des ressources minérales. Sous la présidence d'Yves Perrin, le BRGM connaît un essor très important lié à sa mission d'approvisionnement, pour la France, en énergies et matières minérales. Cet essor porte le BRGM parmi les premiers explorateurs mondiaux. Le département géothermie est créé pour répondre aux besoins en énergie renouvelable. En 1977, la filiale COFRAMINE est créée, avec pour vocation de regrouper les sociétés minières dans lesquelles le BRGM a des participations.

Le mandat de Jean Audibert est plutôt marqué par la crise mondiale et le marché très déprimé des minerais et des métaux. Faute d'obtenir des moyens financiers suffisants, la plupart des projets miniers sont ralentis ou abandonnés, le plus souvent cédés à des groupes miniers internationaux en particulier Neves Corvo (vendu à RTZ), gisement portugais à Cu et Sn, le plus grand d'Europe. La géothermie est développée en lien avec l'Agence française de la maitrise de l'énergie (AFME), crée en 1982 : la Compagnie française de géothermie est créée en 1984. En revanche, à l'incitation du ministère de la Recherche, notamment d'Hubert Curien, proche de Claude Guillemin, les activités scientifiques sont fédérées autour de quelques grands projets. Ce qui conduit, en 1985, à la création d'une direction de la recherche.

En revanche, Gérard Renon met l'accent sur les activités commerciales (de services) du BRGM. Elles sont ainsi mieux individualisées avec la création d'une direction qui regroupe les unités qui travaillent dans le domaine de l'aménagement du sol et du sous-sol (dite « 4S », en 1987). Son objectif principal est le redéploiement géographique des opérations commerciales.

1988, c'est la fin de la crise d'amaigrissement, avec la fermeture de plusieurs départements (géothermie, minéralurgie, géotechnique…) puis un début du redressement de la situation financière du BRGM. Une politique de développement des activités de service et de compression des coûts est mise en place par Maurice Allègre. En 1990, l'activité de services se développe ce qui permet l'embauche de 80 personnes ; en revanche l'activité minière reste mitigée.

La présidence de Claude Allègre a été marquée par un grand plan de restructuration conduit par Jean-Pierre Hugon. Le BRGM assurera les missions de recherche et de service public alors que les activités commerciales et minières seront filialisées. En 1994, les activités d'ingénierie et de conseil sont transférées à ANTEA et dans le domaine minier, le BRGM s'associe au groupe australien Normandy pour créer la Source-Compagnie minière. Cette filiale reprend la majeure partie des actifs miniers du BRGM. C'est dans ce contexte que surviendra l'affaire de la mine d'or de Yanacocha : cette mine, découverte en 1980 par le BRGM, était exploitée par une association d'entreprises locales et nord-américaines et du BRGM. À l'issue d'un imbroglio juridique, le BRGM se trouve exproprié au profit de ses associés alors que les réserves du gisement découvert s'annoncent importantes.

D'une certaine façon, la présidence de Bernard Cabaret démarre par une officialisation des politiques de réformes entreprises précédemment. En effet, un décret publié en 1998 place le BRGM sous la double tutelle du ministère de la Recherche et du ministère de l'Industrie. C'est aussi l'arrêt des investissements miniers marqué par la dissolution de la Source-Compagnie minière. La cession des activités de services se fera un peu plus tard avec la vente d'ANTEA (2003). Le BRGM se réduit aux seules missions de « Service géologique national » et réoriente ses activités vers l'environnement et les risques naturel. La recherche sur le stockage géologique du CO2 est lancée. Sous la conduite de Yves Caristan, une direction de la prospective est créée et, en 2001, le BRGM signe avec l'État un premier contrat qui définit ses missions et ses grandes orientations pour 4 ans, une pratique reconduite en 2005 et en 2009. Le BRGM prend un nouveau logo et se définit par « Géosciences pour une Terre durable ». Le BRGM se voit rattaché au « P187 de la LOLF », aux côtés de l'INRA, du CEMAGREF, du CIRAD, de l'IFREMER et de l'IRD.

Le mandat de Philippe Vesseron est lui aussi marqué vers son début par une modification du décret qui officialise les nouvelles orientations thématique du BRGM en le plaçant maintenant sous les tutelles du ministère de la Recherche, de l'Industrie et de l'Environnement (2004). Avec la disparition des Charbonnages de France et d'autres compagnies minières publiques (fer, potasse), le BRGM se voit confier la gestion des anciens sites miniers. Il perd sa faculté de développer des mines. Après un nouveau choc pétrolier, le département géothermie est recréé, et les missions respectives de la CFG et de « Géothermie Bouillante » (qui produit de l'électricité en Guadeloupe) sont clarifiées.

Fin 2009, avec le mandat de Jean-François Rocchi, une nouvelle modification de son décret confie au BRGM la responsabilité de créer une École d'applications des géosciences. En 2010, le ministère chargé du développement durable, qui regroupe les deux tutelles « environnement » et « mines » du BRGM, annonce une relance d'une politique minière concernant les métaux stratégiques.

Objectifs et missions

Les objectifs du BRGM sont de comprendre et d'identifier les phénomènes géologiques afin de développer des techniques adéquates pour répondre aux difficultés environnementales que sont la gestion du sol, du sous-sol et des ressources minérales, l'après-mine, les risques naturels, la pollution et le changement climatique[7]. Autre objectif majeur : mettre à la disposition des publics, des données scientifiques, des méthodologies et des outils pour mieux comprendre et gérer les problématiques résultant du réchauffement climatique et des politiques d'aménagement du territoire.

Son activité et ses actions sont déterminées par le Comité national d'orientation du service public (CNOSP), qui regroupe les différents départements ministériels français. Les grandes lignes de cette programmation ministérielle, sont depuis 2001, édictées par un plan quadriennal[7]. Les co-financements du BRGM peuvent être d'origine régionale comme européenne. Les agences d'objectifs, telles que l'ANR ou l'ADEME, sont partenaires avec le BRGM. Le BRGM est aussi l'un des 33 Instituts Carnot[8].

Les missions fondamentales, d'après le plan quadriennal du BRGM[7], sont :

  • la recherche scientifique appliquée des processus liés au sol et au sous-sol ;
  • l'appui aux politiques publiques par des actions d'expertise, de surveillance et d'études ;
  • la coopération internationale ;
  • la surveillance des anciens sites miniers français et les actions après-mine portées par un département spécifique, le Département prévention sécurité minière (DPSM) et 4 Unités territoriales après-mine (UTAM), basées à Billy-Montigny, Freyming-Merlebach, Orléans et Gardanne ;
  • la capitalisation et la diffusion de la connaissance ;
  • les transferts vers l'industrie ;
  • la formation.

Domaines d'expertise

Le BRGM apporte son expertise dans 10 domaines d'activités[9].

La géologie

L'acquisition des données géologiques et géophysiques et leur diffusion sous forme cartographique :

  • Acquisition, validation, harmonisation et actualisation des données sur le sous-sol et les formations de surface.
  • Modélisations numériques (2D, 3D, 4D).
  • Atelier cartographique (cartes papiers, cartes numériques, SIG).
  • Valorisation du patrimoine géologique (inventaire des sites, produits de vulgarisation).

La carte géologique de la France

La carte géologique a pour but de mettre à la disposition du public des informations sur la nature des roches qui constituent le sous-sol d'une région ou d'un pays. Elle représente la projection sur un plan, de l'intersection des formations géologiques avec la surface topographique. La géométrie de cette intersection et les caractéristiques géologiques des formations permettent d'extrapoler les volumes rocheux en trois dimensions sur une profondeur variant avec l'échelle et la densité de données et le degré d'information. Ce n'est pas une simple représentation du sous-sol mais une interprétation souvent très complexe qui a mis plus d'un demi-siècle à fixer ses règles (Laudan, 1987) avant l'apparition des premières cartes géologiques au début du XIXe siècle (cartographie du tertiaire du bassin de Paris par Cuvier et Brongniart en 1808).

Le souci de dresser des cartes géologiques en France est bien antérieur au décret de Napoléon III en date du 1er octobre 1868 qui institue le « Service de la carte géologique de la France et des topographies souterraines ». Les premières cartes géologiques remontent à 1664 (l'Abbé Coulon) et 1746 (Jean-Étienne Guettard). Le Corps des Mines a été chargé de l'établissement de cartes géologiques dès 1794. Jean-Baptiste Julien d'Omalius d'Halloy esquisse la carte géologique du Bassin de Paris et ses environs en 1816 (carte à l'échelle 1/800 000). Armand Dufrénoy et Léonce Élie de Beaumont, tous deux ingénieurs des Mines, sont chargés du lever de la première carte géologique de France en 1841 (carte à l'échelle 1/500 000).

Le décret du 1er octobre 1868 établi par Napoléon III à Biarritz, précise que la carte géologique sera exécutée aux frais de l'État, entérinant ainsi la nécessité de centraliser la cartographie géologique de la France, au moins au niveau de la coordination des levers et de l'édition. Sous l'autorité de ce Service, sera réalisé le lever de la carte géologique au 1/80 000 qui s'est achevée en 1925, près de 50 ans plus tard, par la réalisation de 268 cartes. Il s'est néanmoins poursuivi jusqu'en 1971, du fait de rééditions successives (600 feuilles éditées), alors qu'avait débuté dès 1913 un second programme de reconnaissance géologique de la France à 1/50 000. Ce nouveau programme de cartographie comprend 1 060 cartes pour la France métropolitaine. La première feuille est publiée en 1925, et 148 cartes étaient éditées en 1967 lorsque le décret du 22 décembre 1967 confie au BRGM la mission de dresser la carte géologique de France. L'article 1 mentionne en effet la carte géologique « pour mettre les connaissances du sous-sol sous une forme adaptée aux besoins des usagers » et l'article 2 confie au BRGM « l'animation, la coordination et l'exécution des travaux nécessaires à l'établissement de la carte géologique générale », ainsi que « l'édition, l'impression et la diffusion des cartes et de tous les textes explicatifs ».

Ce programme de cartographie a aussi conduit à la publication de plusieurs synthèses au 1/1 000 000 (plusieurs éditions de la carte de la France : 1889, 1905, 1933, 1955, 1968, 1996, 2003) et au 1/250 000 (couverture incomplète). Diffusée actuellement à plus de 25 000 exemplaires par an, la carte géologique de la France constitue le réceptacle de l'essentiel de la connaissance géologique du territoire et permet la gestion des risques, des pollutions, des ressources en eau, les grands aménagements... La cartographique géologique traditionnelle s'est progressivement enrichie des données de forages superficiels et pétroliers, de données sismiques et de géophysique aéroportée. Elle permet aujourd'hui au BRGM d'offrir une représentation géométrique 3D du sous-sol de la France comportant des paramètres physiques et chimiques.

Scanné et vectorisé depuis l'an 2000, le fond géologique à l'échelle 1/50 000 a fait l'objet d'une harmonisation nationale et est mis à disposition gratuitement sur InfoTerre.

Les ressources minérales

La connaissance et la gestion des matières premières minérales :

  • connaissance des minéralisations, identification des gisements, caractérisation des ressources et réserves ;
  • impact environnemental et économique des exploitations ;
  • analyse des cycles de vie des substances ;
  • intelligence économique et expertise minière.

Les grandes découvertes du BRGM : les gisements dans le monde[10],[11]

Brgm discover fr.jpg
Nom du gisement Pays Substances Typologie du gisement Partenaires de la découverte Dates des découvertes
Les gros gisements, dits de classe A
Ahafo Ghana Au Shear zone aurifère Gencor > Normandy-LaSource 1994
Akonolinga Cameroun 1 % TiO2 (Rutile) Placer
Hajar Guemassa Maroc 8 % Zn - 2 à 3 % Pb - 0,4 à 0,6 % Cu - 60 g/t Ag

7 % Zn - 2 % Pb - 0,5 % Cu

Amas sulfuré Service géologique Maroc octobre 1984
Mabounié Gabon 24 % P2O5 - 1,8 % Ce, Zr, Ti Carbonatite années 1950
Mont Nimba Guinée 67 % Fe BIF
Minas Conga Pérou Au - Cu Porphyre
Neves Corvo Portugal 8 % Cu - 1,4 % Zn

13,6 % Cu - 2,4 % Sn - 1,3 % Zn 5,5 % Zn - 1 % Pb - 0,5 % Cu

Amas sulfuré 1977
Yanacocha District Pérou 0,9g/t Au Epithermal découverte et première exploration en 1981 mais découverte du gisement d'or en 1983
Les gisements, dits de classe B
Akyem Ghana Au Shear zone aurifère Gencor > Normandy-LaSource 1999
Bougrine Tunisie 9,8 % Zn - 2,3 % Pb

10,8 % Zn - 2,2 % Pb

MVT Péridiapirique Office national des mines de Tunisie entre 1979 et 1984
Chessy France 8,4 % Zn - 2,7 % Cu - 13 % Ba Amas sulfuré
Couleuvre France Attapulgite
Fumade France 1,1 % Salau France 1,21 % WO3

2 % WO3

Skarn
Noailhac - Saint-Salvy France 11,5 % Zn - Ge, Ag Filon mésothermal SMM Penarroya (SMMP) entre 1965 et 1968
Tambo Grande District 1 Pérou 1,6 % Cu - 1,1 % Zn - 0,6 g/t Au - 27 g/t Ag Amas sulfuré
Tambo Grande District 3 Pérou 1 % Cu - 1,4 % Zn - 0,8 g/t Au - 25 g/t Ag Amas sulfuré
Tasiast Mauritanie 1,36 g/t Au
Yaou Dorlin Guyane 2 g/t Au
Zalim Arabie saoudite 2 g/t Au Shear zone DMMR
Les petits gisements, dits de classe C
Al Hajar Arabie saoudite 2,6 g/t Au - 38 g/t Ag Amas sulfuré avec enrichissement supergène
Angovia Côte d'Ivoire 4 g/t Au 1989
Ciawitali Indonésie
Dikulushi République démocratique du Congo 11,48 % Cu - 400 g/t Ag

8,59 % Cu - 266 g/t Ag

Type Kupferschiefer
Jabal Sayid Arabie saoudite 2,3 % Cu - 0,3 g/t Au - 10 g/t Ag Amas sulfuré années 1970
Le Bourneix France Au - Ag Filon aurifère entre 1961 et 1966
Les Brouzils France 6,7 % Sb Filonien
Mezos France Lignite
Shila Paula District Pérou
Shila Mine Pérou Au - Ag Epithermal
Les très petits gisements ou indice, dits de classe D
Mwabvi Malawi Charbon Geological Survey Department Malawi

La géothermie

Promotion et développement de la géothermie sous toutes ses formes :

  • Toutes filières chaleur et électricité, intégration de la géothermie dans le bâtiment.
  • Qualification de la ressource et du potentiel géothermique du sous-sol.
  • Recherche sur les systèmes géothermiques de nouvelle génération.
  • Développement de la géothermie en outre-mer et dans les îles volcaniques.

Création en 2006 d'un département Géothermie

En 2006, le BRGM a créé avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) un Département Géothermie, après s'être associé à différents programmes de recherche et de travaux de service public. Deux de ses filiales CFG Services (services et ingénierie spécialisée) et Géothermie Bouillante (qui exploite la centrale électrique de Bouillante en Guadeloupe) sont impliquées dans la géothermie[12].

Le stockage géologique du CO2

Recherches sur le stockage géologique du CO2 :

  • Recherches sur les aquifères profonds.
  • Définition des critères de sécurité et gestion des risques.
  • Modélisation des interactions du CO2 avec les roches et les puits.
  • Inventaire des capacités et cartographie des formations géologiques favorables.

L'eau

Eau souterraine et gestion de la ressource en eau :

  • Recherche de la ressource à partir de cartographies 3D des aquifères et de modèles prédictifs.
  • Fonctionnement et protection des hydrosystèmes (remontées de nappes, inondations).
  • Etude des mécanismes liés aux pollutions de l'eau (pollutions diffuses, polluants émergents...).

L'après-mine

Gestion des conditions de sécurité et d'environnement liées à l'arrêt des mines :

  • Recherche, expertises et études des phénomènes liés aux activités extractives.
  • Exploitation/surveillance de dispositifs de prévention et de sécurité.
  • Gestion opérationnelle et maîtrise d'ouvrage déléguée des travaux de mise en sécurité des anciens sites miniers.
  • Gestion/diffusion de l'information minière.
  • Gestion des archives techniques intermédiaires minières.
  • Appui aux services de l'Etat.

Décret du 4 avril 2006

Par le décret du 4 avril 2006[13], l'État a confié au BRGM l'activité de sécurité et de surveillance des anciens sites miniers, dans le cadre de la fin de l'exploitation du charbon et de la potasse. Les nouvelles missions confiées au BRGM par ce décret sont notamment :

  • Effectuer des recherches, des études et expertises, des missions de surveillance et des travaux dans le cadre de l'arrêt définitif des travaux miniers et de la prévention des risques miniers.
  • Gérer, remettre en état et surveiller des installations soumises au code de l'environnement se trouvant sur des sites miniers.
  • Gérer et entretenir les installations hydrauliques de sécurité et les équipements de prévention et de surveillance des risques miniers, appartenant à l'État ou qui lui ont été transférés.

Les risques naturels

Anticipation et prévention de différents risques naturels (notamment séismes, éruptions volcaniques, effondrements, glissements de terrain, retrait-gonflements des argiles, érosion côtière et submersion marine, tsunami) :

  • Etude des mécanismes des aléas géologiques (systèmes de surveillance, bases de données, modèles prédictifs, cartographie des aléas).
  • Evaluation de la vulnérabilité physique et systémique des éléments exposés aux différents aléas.
  • Développement des outils de diagnostic et d'aide à la décision pour l'aménagement du territoire (zonages, scénario de risques, mesures de réduction).

Les sols pollués et déchets

Gestion et prévention des pollutions :

  • Gestion des sites, sols et sédiments pollués[14] : étude des mécanismes biogéochimiques liés à la mobilité des polluants, évaluation des impacts, dépollution.
  • Gestion des déchets (industriels, miniers, ménagers) : étude du comportement des déchets, sécurité des sites de stockage, analyse et évaluation environnementale des filières.
  • Ecotechnologies : recyclage des déchets, développement de procédés propres.

La métrologie

Mesures et analyses pour l'évaluation des risques environnementaux et l'investigation des phénomènes géologiques :

  • Outils analytiques de caractérisation minérale (mesure, expertise).
  • Mesures et expertise dans l'interprétation de données isotopiques (géologie, eau, environnement).
  • Laboratoire de chimie accrédité COFRAC (portée flexible, produits émergents, expertise) ; membre du Laboratoire National de Référence pour la Surveillance des Milieux Aquatiques (AQUAREF).
  • Analyses sur sites, échantillonnages, mesures en continu et monitoring, réseaux de surveillance (développement de nouveaux capteurs, études de fiabilité).

Les systèmes d'information

Mise à disposition de bases de données géoréférencées sur le sol et le sous-sol :

  • Structuration et organisation des données (portail InfoTerre, sites et services en ligne…).
  • Réalité virtuelle (systèmes de simulation et visualisation 3D).
  • Elaboration et intégration des normes d'interopérabilité des données[15].

Implantations du BRGM en France

Outre son siège social, situé à Paris, et son Centre scientifique et technique d'Orléans-la-Source, le BRGM possède 31 implantations régionales dans toute la France[16].

Services géologiques régionaux

Les Services géologiques régionaux du BRGM sont implantés dans les 22 régions françaises et dans 6 DOM-COM : Alsace, Aquitaine, Auvergne, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Bretagne, Bourgogne, Franche-Comté, Centre, Champagne-Ardenne, Corse, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-la-Loire, Picardie, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Rhône-Alpes, Guyane, Martinique, Réunion, Guadeloupe, Mayotte et Nouvelle-Calédonie.

Unités territoriales après-mine

Le département Prévention et sécurité minière du BRGM, chargé de l'activité après-mine, possède 4 unités territoriales à Billy-Montigny, Freyming-Merlebach, Orléans et Gardanne.

Le groupe BRGM

Filiales et participations

Le BRGM a des filiales industrielles et des participations dans le domaine minier, et notamment :

  • 1,3 % du capital d'Eramet, via BRGM SA ;
  • 100 % du capital de CFG Services (géothermie, maintenance de centrales géothermiques et forage spécialisé) ;
  • 70 % du capital de Géothermie Bouillante SA (production d'électricité par géothermie à Bouillante, en Guadeloupe) ;
  • 51 % d'IRIS Instruments (appareils de mesures géophysiques, hydrogéologiques et géotechniques) ;
  • 20 % de Geogreen (services d'ingénierie dédiée au transport et au stockage géologique de CO2).

Organigramme du groupe BRGM

Organigramme du groupe BRGM au 31 juillet 2011.

Les alliances scientifiques

L'alliance AllEnvi

Le BRGM a signé l'Alliance pour l'environnement le 9 février 2010. Cette alliance réunit 11 autres acteurs scientifiques français : le CNRS, le CEA, le CEMAGREF, le CIRAD, le CPU, l'INRA, l'IFREMER, l'IRD, le LCPC, Météo-France et le MNHN. Ce projet est une conséquence du Grenelle Environnement et du Grenelle de la mer dont le but principal est d'interconnecter les différents travaux de recherche menés indépendamment depuis plusieurs années par chaque organisme, sur les problématiques environnementales. Cette synergie d'expertises, sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), établit des programmes d'actions communes en matière de solutions environnementales en réponse au changement climatique. Le BRGM est impliqué dans dix groupes de travail de l'Alliance pour l'environnement qui ont trait au changement climatique, aux ressources naturelles, à l'eau, à la gestion des sols et du sous-sol, aux risques environnementaux et aux écotechnologies[17].

L'alliance ANCRE

L'alliance ANCRE (Alliance nationale de coordination de la recherche pour l'énergie), créée à la demande de Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, et de Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, par le CEA, le CNRS et IFP Energies nouvelles, remplit les missions suivantes :

  • renforcer les partenariats et les synergies entre les organismes publics de recherche, les universités et les entreprises,
  • identifier, avec le concours des entreprises concernées, les verrous scientifiques, technologiques, économiques, environnementaux et sociétaux qui limitent les développements industriels dans le domaine de l'énergie,
  • proposer en conséquence, dans le cadre de la politique nationale de l'énergie définie par l'État, des programmes pluriannuels de R&D et les modalités de leur mise en œuvre coordonnée,
  • faciliter l'adoption, par les producteurs et les consommateurs, de bonnes pratiques en matière d'énergie respectueuse d'un développement durable.

Le BRGM s'inscrit dans l'alliance ANCRE en tant que membre associé[18].

Éditions

Autrefois intégrées au service de la documentation, les éditions du BRGM deviennent un corps à part entière en 1969. Le fonds, plus de 2500 ouvrages, regroupe pour l'essentiel des œuvres scientifiques spécialisées, des cartes géologiques, des guides, des bandes dessinées, et des CD-Rom, relatifs aux sciences de la Terre. Le fonds est à la fois destiné aux experts, aux chercheurs, aux ingénieurs, aux professionnels, aux universitaires et aux particuliers.

À l'occasion du cinquantenaire de l'établissement, l'atlas La France sous nos pieds a été publié. Sa réalisation est le fruit d'une œuvre collective qui a nécessité la collaboration de 53 experts et chercheurs du BRGM. Destiné à tous les publics, il permet de comprendre quels sont les enjeux de demain en matière d'environnement à travers 50 géocartes, de l'histoire aux applications.

Le prix Dolomieu

Créé en 1998 par le BRGM, en partenariat avec l'Institut français de l'Académie des sciences (Paris), le prix Dolomieu[19], du nom du géologue Déodat Gratet de Dolomieu, décerné annuellement, récompense des chercheurs ou ingénieurs européens dans les domaines des mathématiques, de la physique, de la mécanique, de l'informatique et des sciences de la Terre.

Les lauréats Dolomieu

Les lauréats du prix depuis 1999 sont[20] :

Jurisprudence

Le BRGM a donné son nom à un « grand arrêt » du droit administratif, rendu le 21 décembre 1987 par la première chambre civile de la Cour de cassation française[21] : cet arrêt vise « le principe général du droit suivant lequel les biens des personnes publiques sont insaisissables », principe qui s'applique même aux EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial) et qui interdit de recourir aux voies d'exécution de droit privé à l'encontre de ces établissements.

Équivalents étrangers

Références

  1. a et b Marque communautaire no 3007705 : recherche par numéro dans la base Marques, sur le site de l'INPI (France) ; recherche dans CTM-ONLINE sur le site de l'OHMI.
  2. Site internet de l'alliance nationale de recherche pour l'environnement AllEnvi
  3. Site internet du BRGM
  4. Décret no 59-1205 du 23 octobre 1959 relatif à l'organisation administrative et financière du Bureau de recherches géologiques et minières, JORF no 247 du 24 octobre 1959, p. 10139–10141, sur Légifrance.
  5. BK, « L'application i-InfoTerreTM disponible sur l'iPhone », sur France Matin, 13 avril 2010.
  6. Objectif Terre, 50 ans d'histoire du BRGM. Ouvrage collectif (2009). Éditions du BRGM, 160 p. (ISBN 978-2-7159-2475-8).
  7. a, b et c Contrat quadriennal État-BRGM 2009-2012, sur le site du BRGM, septembre 2009.
  8. « Les instituts Carnot », sur le site des Instituts Carnot.
  9. "Le BRGM en Bref", présentation des domaines d'activité du BRGM.
  10. Mineralinfo.
  11. « Une activité tournée de plus en plus vers la recherche, l'expertise et l'assistance technique », sur le site du BRGM.
  12. Rubrique "Géothermie" sur le site du BRGM
  13. Décret n° 2006-402 du 4 avril 2006 modifiant le décret n° 59-1205 du 23 octobre 1959 relatif à l'organisation administrative et financière du BRGM et portant dispositions transitoires relatives à Charbonnages de France
  14. BASIAS, inventaire des anciens sites industriels
  15. Site de la directive INSPIRE sur l'infrastructure d'information géographique dans la Communauté européenne
  16. « "Le BRGM en régions" », sur le site du BRGM.
  17. Site de l'alliance AllEnvi
  18. Site de l'alliance ANCRE
  19. « Les grands prix : Prix Dolomieu du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)  », sur le site de l'Académie des sciences.
  20. « Prix Dolomieu du Bureau de recherches géologiques et minières », sur le site de l'Académie des sciences.
  21. Arrêt de la Cour de cassation du 21 décembre 1987, première chambre civile, pourvoi no 86-14167, sur Légifrance.

Annexes

Liens externes


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