Vermand

49° 52′ 36″ N 3° 09′ 02″ E / 49.8767, 3.15049

Vermand
Image illustrative de l'article Vermand
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Vermand (chef-lieu)
Code commune 02785
Code postal 02490
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Boniface
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Vermandois
Site web http://www.vermand.fr
Démographie
Population 1 036 hab. (2008)
Densité 66 hab./km²
Gentilé Vermandois, Vermandoise
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 36″ Nord
       3° 09′ 02″ Est
/ 49.8767, 3.15049
Altitudes mini. 95 m — maxi. m
Superficie 15,75 km2

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Vermand est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

Les habitants de Vermand sont les Vermandois.


Sommaire

Géographie

La « Départementale 33 » pénètre dans la commune après avoir franchi l'Omignon.

La localité est située à l'Ouest de Saint-Quentin et au nord d'Attilly.

Le Vermandois tire son nom de sa capitale, Vermand, où coule l'Omignon.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Hervé Pinchon    
mars 2008   Jean-Pierre Boniface[1]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Histoire

À l'époque de la conquête romaine, les Gaulois de la région se nommaient les Viromandui dont le sens n'est pas établi avec certitude : « hommes-petits », pour les uns, « hommes-chevaux » (centaures), pour les autres. Ils appartenaient au groupe des Belgae, les Belges issus d'une vague d'immigration celte du IIIe siècle avant notre ère et principalement installés dans le Nord de la Gaule. César signale la combativité et la bravoure des Belges. Il affronte la coalition des Nerviens (Bavay - Hainaut), Atrebates et Viromands près de la rivière Sabis (localisation discutée), au cours d'une bataille difficile où les Romains finirent par l'emporter.

Vermand devait posséder un nom gaulois qui reste ignoré. L'oppidum qui s'y trouve est le seul qui soit connu pour les Viromanduens. Il semble probable qu'il constituait leur place forte principale. En tout cas, c'était vraisemblablement la capitale de ce peuple dans les années qui suivirent la conquête, jusqu'à la fondation d'un nouveau chef-lieu à Saint-Quentin : Augusta Viromanduorum.

Cette "déchéance" politique n'empêcha pas le développement d'une ville gallo-romaine prospère, centre d'une importante production de poterie (photographie aérienne du quartier antique du Calvaire ici: [1]). Un grand ensemble religieux comprenant plusieurs temples a été révélé par les prospections aériennes à Marteville.

Panneau informatif présentant l'oppidum. Sur cette vue, les quelques marches visibles en arrière-plan et le pignon de la maison derrière le talus permettent une estimation de sa hauteur.

Au Bas-Empire, à la fin du IIIe ou au début du IVe siècle, il semble que Vermand soit redevenue la capitale des Viromandui, en raison de la ruine d'Augusta. C'est ce qui explique son nom qui vient de Viromandis, ce qui signifie "chez les Viromandui" (formé sur le nom du peuple, à l'ablatif pluriel, à sens locatif, cas de la langue indo-européenne qui survivait encore dans le latin). À cette époque, beaucoup de chefs-lieux changèrent de nom : ils prirent celui du peuple dont ils étaient la ville principale. Il est donc probable que les premiers évêques du Vermandois résidaient dans cette ville avant le transfert du siège épiscopal à Noyon au VIe siècle.

Durant l'époque mérovingienne, le sort de Vermand n'est pas établi avec certitude: restait-elle la capitale du Vermandois, ou Saint-Quentin, qui bénéficiait du pèlerinage sur le tombeau de son célèbre martyr, l'avait-elle déjà supplantée ? Au IXe siècle, la situation s’éclaire : les comtes de Vermandois résident à Saint-Quentin et Vermand a perdu toute importance.

Au Moyen Âge, ce n'est plus qu'un village. Au IXe siècle une communauté religieuse est installée par l'évêque de Noyon, qui devient au XIIe siècle une abbaye de Prémontrés, supprimée à la Révolution.

La seigneurie était partagée principalement entre les comtes de Vermandois, puis le roi de France, qui la céda en 1291 au chapitre de Saint-Quentin et les évêques de Noyon.

Autrefois, pèlerinage à saint Blaise pour les maux de gorge.

La commune a été entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale

Héraldique

Armes de Vermand

Les armes deVermand se blasonnent ainsi : Echiqueté d’azur et d’or au chef aussi d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Démographie

Évolution démographique de Vermand
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 998 1 135 1 165 1 163 1 118 1 069[2] 1 044[3] 1 040[4] 1 036[5]
Notes, sources, ... A partir de 1962 : Population sans doubles comptes; A partir de 2006 : Population municipale.
Sources : INSEE[6]

Lieux et monuments

L'église borde la place centrale.
  • Site archéologique, Groupe de Villeneuve-Saint-Germain, Néolithique ancien.
  • Atelier de taille de bifaces acheuléens.
  • Passage de la voie romaine dite chaussée Brunehaut ;
  • Oppidum des Viromanduens : enceinte de type éperon barré, protégée par une levée de terre (visitable)  ;
  • Ville romaine, ateliers de potiers ;
  • Quartier cultuel de Marteville : plusieurs temples et nombreux bâtiments ;
  • Plusieurs cimetières du Bas-Empire (plus de 800 tombes fouillées), avec riche sépulture d'un chef d'auxiliaires germaniques [2](fin IVe - début Ve siècle).
  • Église Sainte-Marguerite
Magnifiques fonts baptismaux du XIIe s. conservés dans l'église (photographie ici : [3])

Activités associatives, culturelles, festives et sportives

Jumelages

Économie

Voir aussi

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Notes, sources et références

Bibliographie

  • Jacques Coquelle, La mémoire de Vermand, 2 t., Alençon : Dalmanio, 1985 et 1989.
  • Jacques Coquelle, Vermand et Vermandois dans les siècles des siècles, Jacques Coquelle, 2003, 427 p.


Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Vermand de Wikipédia en français (auteurs)

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