Vadencourt (Aisne)
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49° 55′ 48″ N 3° 34′ 47″ E / 49.93, 3.57972222222

Vadencourt
Église de Vadencourt
Église de Vadencourt
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Guise
Code commune 02757
Code postal 02120
Maire
Mandat en cours
Danièle Le Bitouzé
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Guise
Démographie
Population 633 hab. (2008)
Densité 52 hab./km²
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 48″ Nord
       3° 34′ 47″ Est
/ 49.93, 3.57972222222
Altitudes mini. 82 m — maxi. 152 m
Superficie 12,24 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Vadencourt est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie. Les habitants sont les Vadencourtois et les Vadencourtoises.

Sommaire

Géographie

Vadencourt est parcouru par 2 rivières, le Noirieu et l'Oise, et abrite aussi le canal de la Sambre à l'Oise. Les champs et les patures entourent le village ainsi qu'un petit bois.

Histoire

Vadencourt, du cas latin Oudoncurtis, métaierie prés d’un gué, s’écrivait Wadencourt 1132, Waudencourt en 1201, Vaudencourt en 1266, Vuadncourt en 1286 et Vadoncourt en 1710.

Le domaine de Vadencourt fut entre les mains des seigneurs :

  • Eudes de Vadencourt en 1137
  • Richer de Vadencourt en 1145
  • Gantier de Vadencourt de 1171 à 1175
  • Eudes II de Vadencourt ou Oudart de 1210 à 1236
  • Jean de Vadencourt 1240
  • Renaude de Vadencourt en 1243, chevalier
  • Henri de Vadencourt en 1253
  • Eudes III ou Oudart de Vadencourt de 1283 à1299
  • Jean II de Vadencourt, son fils, de 1312 à 1322
  • Fauvel de Vadencourt en 1325, grand bailli de Vermandois
  • Jean III de Conflans en 1470, aussi seigneur de Viels-Maisons (cette famille portait d’azur, serné de billettes d’or, aulieu de même)
  • Jean IV de Conflans en 1505
  • Antoine de Conflans en 1535
  • François de Lorraine en 154…, Duc de Guise
  • Jean Blondeau ou Blondel, par acquisition au précédent
  • Antoine Blondel, son fils , de 15…à 1618, conseiller au parlement, vicomte de wVadencourt
  • Nicolas de Fons en 1650, aussi siegneur de la Glévoy
  • Louis d’obancourt en 1665, par acquisition au précédent, lieutenant au gouvernement général de Saint-Quentin
  • Joseph de Ximerès en 16…, aussi seigneur de Longchamps, lieutenant général des armées du roi
  • Augustin de Ximerès en 1760, aussi seigneur de Longchamps, brigadier des armées du roi
  • Charles de la Fons en 17…
  • Hypolite-Marie de la fons en 1760, aussi seigneur de marly, vicomte de Vadencourt
  • Charles de la Fons en 1780, vicomte de Vadencourt.

Les fiefs concédés sur le territoire de Vadencourt étaient le Chastelain, Maubeuge et la Framboisière.

Vadencourt est très ancien. En 1846 on y a découvert des médailles de cuivre à l’effigie de cétricus et d’autres en argent à l’effigie de constantin, d’Adrien et de Sabine sa femme

Administration

La commune de Vadencourt a été créée en 1793, dans le canton de Guise

En 1801 elle faisait toujours partie du canton de Guise et de l'arrondissement de Vervins.

En 1811 elle a absorbé Bohéries et été renommée Vadencourt-et-Bohéries pour redevenir Vadencourt en 1970 après avoir absorbé la commune de Longchamps


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Charles Guyotat    
mars 2008   Danièle Le Bitouze[1]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Vadencourt

La population est simplement restée stable malgré les apports des 47 habitants de Bohéries en 1811 puis des 206 habitants de Longchamps en 1970

Évolution démographique de Vadencourt
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 760 768 824 855 969 1 017 1 064 1 051 1 221
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 1 194 1 307 1 399 1 382 1 353 1 229 1 168 1 228 1 148
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 1 105 1 020 871 846 852 829 764 759 808
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 783 754 709 664 631 605[2] 627[3] 630[4] 633[5]
Notes, sources, ... A partir de 1962 : Population sans doubles comptes; A partir de 2006 : Population municipale.
Sources : Insee[6] et Cassini[7],[8]

Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Avant les fusion de Bohéries et de Longchamps

Vadencourt-et-Bohéries

Évolution démographique de Vadencourt-et-Bohéries
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
Population 480 465 541 523 628 660 694 663
Années 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
Population 780 750 867 912 907 869 755 698
Années 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
Population 762 721 738 656 574 632 640 626
Années 1936 1946 1954 1962 1968 - - -
Population 583 564 580 552 548 - - -
Notes, sources, ... A partir de 1962 : Population sans doubles comptes
Sources : Cassini[9],[10]
Vadencourt
Évolution démographique de Vadencourt
Années 1793 1800 1806
Population 457 451 494
Notes, sources, ... Habitants
Sources : Cassini[7]
Bohéries
Évolution démographique de Bohéries
Années 1793 1800 1806
Population 23 14 47
Notes, sources, ... Habitants
Sources : Cassini[11]

Longchamps

Évolution démographique de Longchamps
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
Population 280 303 283 332 341 357 370 388
Années 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
Population 441 444 440 487 475 484 474 470
Années 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
Population 466 427 367 364 297 214 212 203
Années 1936 1946 1954 1962 1968 - - -
Population 181 195 228 231 206 - - -
Notes, sources, ... A partir de 1962 : Population sans doubles comptes
Sources : Cassini[12]

Lieux et monuments

Maisons de Nicolas Grain, 5 et 7 rue Nicolas-Grain année : 1775 Les deux maisons sont l'œuvre et la propriété du maître maçon Nicolas Grain (1750-1823), maçon de métier, mais également sculpteur, relieur, poète et mémorialiste amateur. La première maison est appelée Maison du soleil (motif central du pignon). La seconde maison, édifiée vers 1775, dite Maison de la fidélité conjugale, comporte des détails sculptés et des thèmes évoquant la vie conjugale de Nicolas Grain. décor : sculpture propriété privée

L'église de Vadencourt.


L'abbaye cistercienne de Bohéries

Fille de Clairvaux, l'abbaye de Bohéries a été fondée en 1143 par des moines venus de l'abbaye de Foigny en Thiérache.

Lancienne abbaye cistercienne a été fondée au XIII'siècle par Batthélemy de Jur, évêque de Laon. Elle est reconstruite au XVIII' siècle, non sans quelques ressemblances avec l'abbaye de Mont-Saint-Martin à Gouy, en brique et pierre, la pierre étant utilisée pour les encadrements des baies, les pilastres et les cordons séparant les niveaux. Le logis abbatial présentait un avantcorps central d'une travée, limité par des pilastres corinthiens, et surmonté d'un fronton triangulaire; le corps de bâtiment se continuait de chaque côté pat trois travées sur chaque niveau. Les pavillons extrêmes, à rrois travées plus resserrées, étaient coiffés d'une toiture mansardée. L'ensemble de la façade était très classique et d'allure majestueuse. Le bâtiment servait avant sa destruction de filature. Extrait de: Il était une fois des châteaux dans l'Aisne. Jean Eck.

Située dans la vallée de l'Oise, proche de la forteresse de frontière que fut longtemps Guise, l'abbaye, comme toute la région, a beaucoup souffert des guerres européennes et fut ruinée et relevée à plusieurs reprises. Protégée par l'enclos abbatial en grande partie intact, l'hydraulique cistercienne (canaux de drainage, biefs, étang) est, en dehors du site archéologique, ce qui subsiste de plus ancien de l'abbaye primitive. Elle a durablement façonné un paysage émouvant et, à bien des égards, exemplaire. C'est un lieu de paix, et une réserve naturelle et environnementale de fait.

Classée Monument Historique, la ferme abbatiale (ou "communs" de l'abbaye) date du milieu du XVIIIe siècle. C'est le seul bâtiment significatif subsistant de l'abbaye reconstruite entre 1650 et 1740. Il s'ordonne en deux ailes symétriques autour d'un des plus beaux pigeonniers de Picardie. La ferme abbatiale est actuellement en cours de restauration avec l'aide de l'État et du département de l'Aisne. Bohéries est ouvert au public de mai à fin octobre (les groupes, et notamment les scolaires, peuvent être reçus hors horaires affichés) et des manifestations culturelles y sont organisées.

Curiosités

Canal de la Sambre à l'Oise: ce canal a été construit de 1834 à 1839 pour acheminer rapidement la charbon de Belgique vers Paris. Deux curiosités existent à Vadencourt:

- le grand large: zone où le canal s'élargit fortement, permettant à une péniche de faire demi-tour,

- le pont-canal de Vadencourt permettant au canal de franchir l'Oise.


Personnalités liées à la commune

GRAIN Nicolas : maître maçon, sculpteur, auteur

Voir aussi

Anecdotes

A Vadencourt, petit bourg situé à proximité de Guise,la passion d’un homme lui a fait bâtir une maison. Nicolas-Joseph Grain avait 26 ans lorsqu’il rencontra Marie-Gabrielle Bertrand, et décida, dix jours plus tard, de l’épouser. De cette union naquirent six enfants, dont deux sont morts en bas âge. Mais la maladie emporta la bienaimée, en 1790, après quatorze années de mariage. De son épouse adorée, ce maçon, qui fût tour à tour tailleur de pierre, relieur et doreur de livres puis arpenteur public, laisse un témoignage dans ses Mémoires rédigées entre 1793 et 1805. Un amour éternel gravé dans la pierre «Déjà le soleil avait fait trois fois le tour du zodiaque depuis que celle qui faisait jadis mes délices avait payé le tribut à la nature. Le 15 novembre 1790 fut le jour où pour jamais je perdis ma compagne, ma femme, mon amie et mon amante. Pour moi, elle avait toujours été telle (…) Adieu ! Ma chère épouse! Je vais t’éterniser dans ces mémoires ! Je me remplirai de tes images».

Outre ce texte, Nicolas-Joseph Grain enrichit la décoration de la façade de sa maison (au n°7 de la rue principale qui porte maintenant son nom). Il y sculpte les stigmates de son amour et de sa fidélité. Une frise en bas-relief court le long de la façade, et le fronton expose deux cœurs percés chacun d’une flèche et attachés l’un à l’autre par un ruban. Il y grave pour l’éternité l’inscription suivante : «Haec corda bina ab octo annisante connubium usque ad perpetuum juncta sunt»*. En dessous, on découvre l’auteur à sa table d’écriture ainsi qu’un autel avec la légende suivante : «Coram Deo et altare in perppetuum ionmus conjoncti»**. Un témoignage unique qui est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, ainsi que la Maison du soleil, autre œuvre voisine du maçon poète. La Maison de la fidélité conjugale s’observe aisément, mais ne se visite pas. Il s’agit d’une résidence privée.

"*" «Depuis huit ans avant notre mariage jusqu’à toujours ces deux cœurs sont unis».

"**" «Devant Dieu et cet autel, nous avons été unis pour toujours».

Article extrait d'"Agir en Picardie", n°89, juillet-septembre 2003

Le village de Vadencourt est riche de lieux-dits. La ferme de Malaise à l'écart du village, sur la route en direction de Guise en est un exemple. Son nom proviendrait du Moyen Âge: ce lieu était rempli de ronces et particulièrement inextricable, d'où ce nom de Malaise qui est resté jusqu'à nos jours. Plus proche du village, nous pouvons trouver des pâturages avec quelques ruines visibles ici et là, ainsi qu'un relief particulièrement tourmenté. Ce lieu nommé "la briqu'terie" était une véritable briqueterie avant la seconde guerre mondiale. Elle aurait alors était détruite afin que les envahisseurs ne puissent l'utiliser. Derrière la briqu'terie, nous trouvons "la montagne à cailloux", qui porte bien son nom, ou encore "les quarante"; ce lieu tire son nom d'une parcelle qui avait une surface de quarante jalois (ancienne unité).

Le roman de la dame du château ou le château enchanté...

En 1782, madame de la Plesnoye, la dame du Château de Vadencourt était fort jeune. Elle aimait faire bâtir et Nicolas Grain qui ne demandait pas mieux lui servait d'architecte. Grâce à ses plans, à ses dessins et à leur rapide exécution puisqu'il était maçon, il parvint à gagner son amitié et sa confiance.

En 1784, il bâtit, ainsi la laverie et la boulangerie du Château. Avant de construire la laverie, il fallut commencer par démolir l'ancien pigeonnier. Au cours de ce travail, la tour de briques s'effondra sur les ouvriers, blessant N. Grain et tuant son camarade Séguin. N. Grain fut désespéré par la mort de son compagnon. Il poursuivit néanmoins la construction de la laverie et pendant l'hiver fut occupé à l'intérieur du château à divers travaux de menuiserie et de charpente. Puis l'été suivant il fut occupé à faire des cheminées, des pavés, des croisées aux chambres...

Et maintenant, c'est lui qui parle : " Sur la fin de l'an 1787, lorsque la Dame de la Plesnoye faisait exécuter force projets de fantaisie, il y avait au château de Vadencourt un seigneur Brabançon qui se faisait appeler le comte de Veltent. Il se disait le cousin de la dame. Et en effet, à s'en rapporter aux apparences de sa conduite envers la Dame, et de la Dame envers lui, il existait une amitié au moins plus que cousinale.

C'était absolument la matière d'un vrai et parfait roman. Tous les petits dessins qui me donnaient tant d'occupations ne tendaient qu'à représenter des histoires romanesques.

Ici, c'était un jardin anglais, là c'étaient des petits cabinets de feuillage et de verdures garnis de statues, sinon tout à fait immorales, du moins avec des postures très voluptueuses. D'un côté des petits arcs de triomphe sur lesquels étaient gravés des chiffres et des caractères chinois et des emblèmes mystérieux. D'un autre côté, il s'élevait un tertre vis-à-vis d'une petite maison de plaisance que l'on appelait l'orangerie. Le tertre était perpétuellement couvert de fleurs selon les différentes saisons. Du haut de ce tertre, on apercevait du premier coup d'œil cent sites divers. Des ponts en l'air, des autres, des petites cavernes jonchées de chèvrefeuille. La petite orangerie ressemblait à ces palais enchantés par ses ornements intérieurs et ses statues.

Enfin, les deux amis, ou amants, avaient rassemblé dans ce petit terrain tout ce qui pouvait contribuer à la jouissance des sens. Nous finissions de percer de nouvelles croisées sur la partie méridionale de cette orangerie lorsque parvint la nouvelle de la mort de monsieur le comte de la Plesnoye, mari de la Dame. (Ce seigneur aurait été tué dans un duel). Il était alors à Paris, dans un quartier,

Comme étant exempt dans les gardes du corps et breveté de brigadier des armées du roi. Et c'était le bruit commun que ce jeune seigneur devait sa mort à son avancement précoce.

A cette nouvelle, la Dame nous fit dire d'abandonner l'ouvrage sur le champ, qu'elle ne voulait plus rien faire, pas même demeurer à Vadencourt.

Elle poussa sa haine (son chagrin sans doute, NDLR) au point de ne plus voir ni parler à aucune personne de Vadencourt, ni même à moi qui d'ordinaire était son favori. Alors, l'on eut dit que l'on était dans un de ces palais enchantés du temps des fées et dont l'enchantement venait d'être détruit par la même magie avec laquelle il avait été construit.

Dès ce moment, la Dame partit pour Paris avec son cher cousin et on ne la revit plus jamais à Vadencourt. "

(Tiré des Mémoires manuscrits de Nicolas Grain - Tome second - Livre premier).

Recueilli et adapté par (c)André VACHERAND Secrétaire Général de la Société Académique de Saint-Quentin

Légendes

Un souterrain relierait le château de Vadencourt au château des Ducs de Guise distant de plusieurs kilomètres. Ce souterrain passerait sous plusieurs rivières et voies navigables. Une des entrées de ce souterrain serait visible dans les caves de l'ancien presbytère du village proche du château.

Liens externes

Notes et références


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