Trazegnies d'Ittre

Trazegnies d'Ittre

Maison de Trazegnies d'Ittre

de Trazegnies d'Ittre
Devise : "TAN QUE VIVE".[1]

Beaucoup de grandes maisons féodales d'ancienne chevalerie telles les Ligne, les Arenberg, les Croÿ, les du Chastel de la Howarderie, les Lalaing, les Lannoy, sont originaires du Hainaut en Belgique.

Parmi celles-ci, les Trazegnies. On rencontre le sceau de Gilles de Trazegnies, seigneur de Cassel dès 1199. Le fait pour les Trazegnies de posséder un sceau héraldique appartenant encore au XIIesiècle doit être signalé comme rarissime[2].

Sommaire

Armes

écartelé, au premier et quatrième bandé d'or et d'azur de six pièces, à l'ombre de lion de sable, brochant sur le tout, à la bordure engrêlée de gueules, qui est Trazegnies De Trazegnies.png, au deuxième et troisième de gueules, à la fasce d'argent, accompagnée de trois losanges d'or, deux en chef et un en pointe, qui est de Wissocq Blason Maison de Wissocq.svg. L'écu surmonté d'une couronne à cinq fleurons d'or, soutenu de deux lions de même[3], et couvert d'un manteau, le revers aux armes ci-dessus, fourré d'hermines [4].

A noter : L'ombre de lion, qui charge cet écu actuellement encore, ne s'est ajoutée que en 1374, dans le blason d'Oste de Trazegnies. C'était la première fois que l'on employait semblable meuble héraldique; l'ombre de lion est donc d'origine hennuyère[2].



Origines

Très vieille famille féodale. La dernière de la première race, Agnès, épousa Eustache de Roeux qui prit le nom et les armes de son épouse. Puis, la dernière de leurs descendants épousa un des Hamal Blason Guillaume de Hamal (selon Gelre).svg [5] dont le fils reprit le nom et les armes de sa mère de sorte que le nom est arrivé à nous à travers deux reprises. Pairs du Hainaut; marquis dès 1614; reconnus tous marquis et marquises (ce qui est rare)[6].

Le château de Trazegnies

Château-forteresse du XIesiècle incendié en 1554 et reconstruit en château de plaisance aux XVIe et XVIIe siècles. Façade de style Louis XIII. Châtelet d'entrée très élégant dont la partie inférieure est du XIIIe siècle. Caves romanes et gothiques[7].

Le château de Corroy

Suite à un héritage au milieu du XIXesiècle, les marquis de Trazegnies [8]ont quitté leur demeure ancestrale[9] et se sont installés, avec leur famille, dans un autre château, celui de Corroy-le-Château, près de Gembloux, à quelques kilomètres de Namur. Ce château, fait partie des demeures remarquables[10] de Belgique et est le cadre de réjouissances médiévales tous les printemps.

Le Marquis de Trazegnies et William Ubregts écrivent:

« Les épaisses courtines portent un chemin de ronde continu, passant par les tours et traversant le châtelet, les logis, voire la tribune de la chapelle. Le parapet est formé de merlons entre les fenêtres archères, garnies de volets en temps de paix. En période de conflit, ces mantelets étaient remplacés par un hourd de bois dont les boulins sont facilement discernables. Corroy a quatre tours d'angle voûtées, désignées vers 1500 par les points cardinaux; la plupart flanquent la muraille. Ces tours ont de remarquables archères de deux mètres de haut (agrandies et retaillées en canonnières en 1477), un parapet hourdé comme les courtines. Les portes des hourds peuvent servir d'entrée aux latrines en bois. Le châtelet d'entrée (ou "chambre de Vianden"), est un véritable poste d'observation et de commandement. Il est constitué de deux demi-tours (ou tourettes), semi-circulaires et très militaires (archères, voûtes, fentes d'observation) en serrant un passage bien protégé (pont-levis, herse, assommoir, deux portes à doubles vantaux) [11]. »

L'église Saint-Martin à Trazegnies

Eglise Saint-Martin, monument classé par A.R. du 13 juin 1944 avec son environnement : la cure et son portique, le porche d'entrée, le calvaire et l'ancien cimetière.

Située sur un promontoire, dans un élégant écrin de pierres et de verdure que complète un presbytère datant de 1757 bordé d'un haut mur de briques, l'église Saint-Martin flatte le regard par sa prestance.

L’édifice est de type hennuyer du XVIesiècle. Il a connu plusieurs remaniements, notamment au niveau de la nef avec ses ogives de grandeurs inégales, la construction d’une tour en 1849 et la réfection du plafond du choeur au XIXesiècle.

Parmi les particularités remarquables du lieu, on note le monument funéraire de Jean III de Trazegnies, décédé en 1550, chevalier de la Toison d'or, et de son épouse Isabeau de Werchin. Unique en Europe, ce monument à deux ponts avec gisants et transi a été sculpté par un carrier de la région du Centre dans des pierres extraites du banc du Centre (Ecaussines, Feluy et Arquenne).

On y trouve également le monument funéraire mural de Charles, marquis de Trazegnies décédé en 1635 et de son épouse Adrienne de Gavre, avec son manteau héraldique complet (armes et cimier).

On peut, enfin, y admirer le monument funéraire de Gillion-Othon (mort en 1669), marquis de Trazegnies et de Jacqueline de Lalaing, œuvre du sculpteur malinois Lucas Fayd'herbe, élève de P.P. Rubens.


La collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles

L’Église collégiale de Sainte Gertrude est une église romane située dans la ville de Nivelles en Belgique. Elle fut consacrée en présence d’Henri III empereur romain germanique en 1046 et de l’évêque de Liège Wazon. Après l’incendie de l’an 1000, la communauté religieuse fondée par Sainte Gertrude rebâtit l’église actuelle ou peu s’en faut. Son caractère s’affirme dans le plan basilical à deux choeurs, mis au point par les Carolingiens s’inspirant à la fois de Rome et de Byzance. L’église a des dimensions importantes : plus de 100 m d’un choeur à l’autre, 25m de large au vaisseau plus de 44 au transept oriental. La pointe du clocher culmine à 50 m.

Aujourd’hui l’église est devenue paroissiale: les bâtiments conventionnels ont disparu dans les bombardements allemands lors de la Campagne des 18 jours en mai 1940.

Le clocher de l’église de Nivelles était avant les destructions de la guerre surmontée d’une flèche gothique. On remplaça le clocher par une tour octogonale de style roman tardif, telle qu’elle aurait pu couronner un avant-corps avant le XIIesiècle. La querelle entre experts à ce sujet fut tranchée par la population consultée par référendum.

Parmi les particularités remarquables du lieu, on note, entre autres, le monument funéraire de la famille de Trazegnies.

Albert-François (° 1633 - † 1699), vicomte de Clermont et de Bilsteyn, prévôt de Nivelles, chanoine de Tournai fera élever ce monument mural le représentant avec son frère Ferdinand-François (° 1636 - † 1684). Ils sont les frères de Eugène-François (° 1631 - † 1688) et les fils de Gillion-Othon Ier1598 - † 1669).


Représentants

Le chef actuel de la famille est le marquis (Olivier) de Trazegnies d'Ittre1943) Juriste, économiste et historien, c'est un passionné de la période du Moyen Âge. Il œuvre depuis les années 1980 à la protection du patrimoine au sein de plusieurs associations européennes. Il vit au château de Corroy-le-Château, forteresse du XIIIe siècle.

Les seigneurs de Trazegnies durant la période des croisades

Les derniers barons et les premiers marquis

Le collier de la Toison d’or

Bibliographie

  • Cl-R Paternostre de la Mairieu, TABLETTES DU HAINAUT Tome I, VII. - Les TRAZEGNIES p.111-112, 1955
  • Oscar Coomans de Brachêne, Etat présent de la noblesse belge. Annuaire de 1999, seconde partie. T - U.
  • Roger Brunet, Généalogie et histoire de la famille de Trazegnies, Préfacée par le marquis de Trazegnies, 1996
  • Roger Brunet, Les fresques de la salle des chevaliers du château de Trazegnies, Préfacée par le marquis de Trazegnies, 2000
  • Michèle Lemaigre, Le château de Trazegnies, 1995
  • Roger Brunet, La Misère des Riches, 1997
  • Roger Brunet, Les Fresques de la Salle des Chevaliers - 2000 - 2006 (2ème édtion)
  • Roger Brunet, Gillion-Othon 1er, deuxième Marquis de Trazegnies - 2003
  • Jean-Claude Derzelle, Trazegnies : Petite histoire d'un château en terre franche, 2005

Voir aussi

Articles connexes

Château de Bomy - Construit par les Trazegnies, vicomtes d'Arnemuiden au XVIIIe siècle[22]



Liens externes


Notes et références

Sceau d'Othon III de Trazegnies
  1. La devise « TAN-QUE-VIVE »
  2. a  et b Source: Cl-R Paternostre de la Mairieu, TABLETTES DU HAINAUT Tome I, Les TRAZEGNIES p.111-112, 1955
  3. Pour les troisième et quatrième branches, les lions des supports ne sont pas regardants.
  4. Source : Paul Janssens, Luc Duerloo, ARMORIAL DE LA NOBLESSE BELGE du XVesiècle au XXesiècle, Crédit Communal, 1992
  5. Armes de Anseau de Hamal, mort en 1490, de gueules, à la fasce de cinq fusées d'argent.
  6. Source : Noblesse belge d'aujourd'hui, Les cahiers nobles, 1967
  7. Note : De la demeure fortifiée construite par Gilles Ier, il subsiste les caves romanes, témoignages rares du XIesiècle
  8. Note : Il existe des collatéraux éloignés dans le peuple
  9. Note : La Maison de Trazegnies possédait un château digne d'elle. De la demeure fortifiée construite par Gilles Ier, il subsiste les caves romanes, témoignages rares du XIesiècle.
  10. Avec les châteaux de Bouillon, de Beersel, de Gand, de Horst, de Lavaux et de Vêves, il constitue un des plus beaux châteaux médiévaux de la Belgique.
  11. Le Patrimoine majeur de Wallonie, éd; de la Région wallonne, Namur 1993, p. 426
  12. On remarquera les colonettes du gisant, avec les quartiers de noblesse des défunts. Ce gisant, dont l'auteur est inconnu, est remarquable par la finesse réalisée par le sculpteur.
  13. Entre les colonnettes, s'allonge un cadavre mi-décharné, un squelette. Il est entouré d'inscriptions en caractères gothiques: elles servent de commentaires.
  14. La pairie de Silly est entrée très tôt dans la Maison des Trazegnies, probablement par alliance.Les premières chartes datent de 1095 avec Fastré ou Fastrede, Siger et Wautier ou Walter de Silli ou Siligio qui scellent la donation d'Hellebecq à l'abbaye d'Ename et qui partagent ainsi la pairie de Silly. Le dernier baron et pair de Silly est le marquis Ferdinand-Octave de Trazegnies en 1740. Silly passe ensuite dans la famille de Ligne (Maison de Ligne).
  15. Alix de Boulers
  16. Ce qui explique l'influence de Gilles le Brun auprès du fils de celle-ci : le Roi Saint-Louis.
  17. C'est la dame de Florenvillele-Château du Tournoi de Chauvency
  18. C'est le seul connétable dans l'histoire de France qui n'a pas été français
  19. en 1515 (brevet n°149)
  20. Charles Quint se marie le 11 mars 1526 avec sa cousine l'infante Isabelle de Portugal (1503-1539), sœur du roi Jean III de Portugal
  21. Marie Anne Françoise de Wissocq, apporta Bomy en 1669 à son mari Octave Joseph de Trazegnies, comte de Fléchin, vicomte d'Armuyden (1637-1696), quatrième fils de Gillion Othon, marquis de Trazegnies, et de Jacqueline de Lalaing
  22. Signe de la prospérité revenue, les seigneurs de la famille de Trazegnies, purent élever, un peu après 1750, un château dans le style néoclassique. Possédant près du tiers du territoire, les seigneurs confortent leurs privilèges, et sont les principaux bénéficiaires de la rente foncière à laquelle participent encore d'autres nobles (les Hoston, les Fléchin de Wamin), quelques établissements religieux et hospitaliers et des bourgeois de Saint Omer.
  23. Les salles des Croisades du château de Versailles créées par Louis-Philippe en 1843 comportent les armoiries et noms des principaux chefs croisés. Voir : les croisés de la cinquième salle : Gilles, dit Gillion, seigneur de Trazegnies
  24. Marie Anne Françoise de Wissocq, apporta Bomy en 1669 à son mari Octave Joseph de Trazegnies, comte de Fléchin, vicomte d'Armuyden (1637-1696), quatrième fils de Gillion Othon marquis de Trazegnies, et de Jacqueline de Lalaing.
  25. Lorsqu’en 1769, Marie-Victoire de Rifflart, petite-fille de Dorothée, épousa le marquis Eugène de Trazegnies, chambellan de Joseph II, Ittre entra dans cette Maison. Marquis de Trazegnies d'Ittre en 1777. En 1855, le domaine fut vendu par Charles-Maximilien de Trazegnies à Jean-Baptiste t’Serstevens.
  26. La seigneurie principale d’Irchonwelz appartient, jusqu’en 1721, aux Trazegnies. Au XIIIesiècle, cette famille implante, à proximité de la localité, une forteresse cernée d’un mur d’enceinte de forme irrégulière. Il s’agit d’une forteresse secondaire de la famille de Trazegnies située loin du village, avec qui elle n’a pas de lien, et loin de la seigneurie principale, dont elle dépend.


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