Aventures de Tintin

Les Aventures de Tintin et Milou

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Les Aventures de Tintin et Milou
Série
Genre(s) Aventures
Policier
Science-fiction
Auteur Hergé
Coloriste Studios Hergé

Personnages principaux Tintin et Milou
Dupond et Dupont
Capitaine Haddock
Professeur Tournesol

Pays Belgique Belgique
Langue originale Français
Éditeur Casterman
Nombre d’albums 24[1]

Les Aventures de Tintin et Milou est une série de bandes dessinées créée par le dessinateur belge Hergé (1907-1983).

La série est publiée pour la première fois le 10 janvier 1929 dans Le Petit Vingtième, supplément pour enfants du journal belge Le Vingtième Siècle. Les Aventures de Tintin se déroulent dans un univers reproduisant minutieusement le nôtre, fourmillant de personnages aux traits de caractère bien définis. Cette série est plébiscitée depuis plus de 70 ans par les lecteurs et les critiques.

Le héros de la série est le personnage éponyme Tintin, un jeune reporter et globe-trotter belge. Il est accompagné durant ses aventures par Milou, son fidèle chien. Au fil des Aventures, plusieurs figures récurrentes sont apparues comme le Capitaine Haddock — au point de devenir incontournable — les détectives incompétents Dupond et Dupont, ou encore le professeur Tournesol. Hergé lui-même apparaît dans chacun de ses albums, en tant que personnage secondaire.

Cette série à succès, publiée sous la forme d'albums (24 au total, dont 1 inachevé), est à l'origine d'un magazine à grand tirage (Le Journal de Tintin), et a été adaptée à la fois au cinéma et au théâtre. Les Aventures de Tintin font partie des plus célèbres bandes dessinées européennes du vingtième siècle. Elles ont été traduites dans environ cinquante langues et vendues à plus de 200 millions d'exemplaires[2].

La bande dessinée Tintin est appréciée depuis longtemps pour ses dessins à la fois dépouillés et vivants, dans la droite ligne du style créé par Hergé, la Ligne claire. Les intrigues — bien documentées — des albums de Tintin mélangent les genres : des aventures de cape et d'épée avec une touche de fantastique aux enquêtes policières, en passant par les histoires d'espionnage, ou encore la science-fiction. Les histoires racontées dans Tintin font toujours la part belle à l'humour « peau de banane » (en anglais slapstick), humour contrebalancé dans les albums plus récents par un certain sens de l'ironie[3] et une réflexion sur la société[4].

Sommaire

Vue d'ensemble

Tintin est un reporter (mais on ne le verra écrire qu'un seul article dont ont ignore le contenu dans Tintin au pays des Soviets), profession dont Hergé se sert pour mêler son personnage à plusieurs événements contemporains de la période pendant laquelle il travaille : la Révolution bolchévique en Russie, la Seconde Guerre mondiale, le « premier pas » sur la Lune. Hergé a créé autour de Tintin un univers aux détails stylisés, mais réaliste. Il a obtenu cet effet en s'inspirant d'une importante collection de photographies.

Les aventures de Tintin suivent une trame très linéaire - une énigme résolue de manière logique - mais Hergé les présente avec un sens de l'humour caractéristique. De plus, il y introduit des personnages secondaires qui, bien qu'étant prévisibles, aux quels les lecteurs s'attachèrent parfois plus qu'au héros, en captant son attention[5]. Le dessinateur a aussi particulièrement bien compris les mécanismes de la bande dessinée, en particulier au niveau du rythme. Ce sens du rythme est flagrant dans Les Bijoux de la Castafiore, un album dont l'action se déroule dans une atmosphère tendue, alors qu'il ne s'y passe pas grand chose !

Hergé a dans les premiers temps créé les aventures de Tintin en improvisant, ne sachant pas à l'avance de quelle manière le héros se sortirait de toutes ses mésaventures. Il n'a été amené à documenter et à prévoir ses scénarios qu'après avoir terminé Les Cigares du Pharaon. L'impulsion est venue de Zhang Chongren (Tchang Tchong-jen, ou Tchang), un étudiant chinois qui, en apprenant qu'Hergé allait envoyer Tintin en Chine pour sa prochaine aventure, l'a incité à ne pas colporter les idées reçues qu'avaient les Européens de l'époque sur la Chine. Hergé et Zhang ont ainsi travaillé ensemble sur l'épisode suivant de la série : Le Lotus bleu, qui est considéré par les critiques comme l'un des chefs-d'œuvre d'Hergé.

Des événements extérieurs obligent également Hergé à effectuer d'autres changements dans sa manière de créer ses bandes dessinées. La Seconde Guerre Mondiale et l'invasion de la Belgique par les armées de Hitler entraînent la fermeture du quotidien dans lequel paraissaient Les Aventures. Hergé travaillait à ce moment-là sur Tintin au pays de l'or noir, lequel ne paraîtra qu'après la guerre. Tintin en Amérique et L'Île Noire, déjà publiés, sont interdits par les censeurs nazis, contrariés par la manière dont les États-Unis et la Grande-Bretagne y sont présentés. Néanmoins, Hergé peut poursuivre les aventures de Tintin, en publiant cinq albums, et en faisant paraître deux autres épisodes dans un journal approuvé par les allemands, Le Soir. Pendant et après l'occupation allemande, Hergé est accusé d'être un collaborateur, car ce journal était contrôlé par les nazis. Il est brièvement incarcéré à la Libération. Il se défend en prétendant qu'il avait tout simplement fait son métier pendant l'Occupation, comme l'auraient fait un plombier ou un charpentier. Son travail de cette période, contrairement à sa production d'avant et d'après-guerre, est dans l'ensemble politiquement neutre, et a donné des aventures classiques, comme Le Secret de la Licorne ou Le Trésor de Rackham le Rouge. Cependant, l'apocalyptique album L'Étoile mystérieuse traduit les doutes d'Hergé durant cette époque politiquement troublée.

La pénurie de papier de l'immédiat après-guerre entraîne un changement de format des Aventures. Hergé a pour habitude de donner à ses albums le nombre de pages nécessaire au développement de ses scénarios. Or, du fait des restrictions de papier, la maison d'édition Casterman demande à Hergé de dessiner des planches plus petites, et d'adopter une longueur arbitraire de 62 pages par album. Hergé agrandit son équipe (les dix premiers albums ont été conçus par lui-même et sa femme), qu'il finit par transformer en studio.

L'adoption de la couleur permet à Hergé de donner une plus grande envergure à son œuvre. Sa manière de l'utiliser est plus subtile que celle des Américains, avec des valeurs mieux rendues à l'impression, permettant l'emploi de la Quadrichromie et, de ce fait, une approche cinématographique de la lumière et des ombres. Hergé et son studio se servent d'images pour remplir des demi-pages ou, tout simplement pour détailler et mettre en avant une scène. L'emploi de la couleur fait ressortir les détails importants. Hergé insiste sur ce point en affirmant : « Je considère mes histoires comme des films. Donc, pas de narration, pas de description. Toute l'importance, je la donne à l'image »[6].

La vie personnelle d'Hergé a également influencé la série, avec par exemple Tintin au Tibet, fortement marqué par sa dépression. Ses cauchemars, qu'il aurait décrits comme étant « tout blancs » trouvent un écho dans les paysages enneigés de l'album. L'intrigue est basée sur les recherches menées par Tintin pour retrouver Zhang Chongren, rencontré précédemment dans Le Lotus bleu. Cet épisode ne met en scène aucun bandit et Hergé, qui s'abstient de tout jugement de valeur, se refuse à qualifier l'Homme des Neiges (le Yéti) « d'abominable ».

Les aventures de Tintin se sont terminées prématurément avec la mort d'Hergé le 3 mars 1983. La vingt-quatrième aventure, Tintin et l'Alph-Art, est restée inachevée. Dans cet album, Tintin évolue dans le monde de l'art moderne, et l'histoire se termine sur une scène où Tintin risque d'être tué, enfermé dans du plexiglas et exposé comme une œuvre d'art.

Albums

Série classique

Il faut savoir que les neuf premiers albums ont d'abord été publiés en noir et blanc. Hergé a fait par la suite une version en couleurs de tous ces premiers albums (qu'il a redessinés et dont il a plus ou moins modifié le scénario), à l'exception de Tintin au pays des Soviets ; L'Île noire a même fait l'objet d'une troisième version. Bien qu'initialement publiés en couleurs, les albums L'Étoile mystérieuse et Tintin au pays de l'or noir ont également fait l'objet d'une seconde version, plus neutre politiquement : publiée pendant la Seconde Guerre mondiale, la première version de l'Étoile mystérieuse a pu être interprétée comme une œuvre de propagande en faveur de l'Axe Rome-Berlin, tandis que la première version de Tintin au pays de l'or noir fait explicitement référence au conflit israélo-palestinien.

1 Tintin au pays des soviets, Petit Vingtième, Bruxelles, janvier 1930
    Scénario et dessin : Hergé
2 Tintin au Congo, Petit Vingtième, Bruxelles, janvier 1931
    Scénario et dessin : Hergé
3 Tintin en Amérique, Petit Vingtième, Bruxelles, janvier 1932
    Scénario et dessin : Hergé
4 Les Cigares du pharaon, Casterman, Bruxelles, janvier 1934
    Scénario et dessin : Hergé
5 Le Lotus bleu, Casterman, Bruxelles, janvier 1936
    Scénario et dessin : Hergé
6 L'Oreille cassée, Casterman, Bruxelles, janvier 1937
    Scénario et dessin : Hergé
7 L'Île Noire, Casterman, Bruxelles, janvier 1938
    Scénario et dessin : Hergé
8 Le Sceptre d'Ottokar, Casterman, Bruxelles, janvier 1939
    Scénario et dessin : Hergé
9 Le Crabe aux pinces d'or, Casterman, Bruxelles, janvier 1941
    Scénario et dessin : Hergé
10 L'Étoile mystérieuse, Casterman, Bruxelles, décembre 1942
    Scénario et dessin : Hergé
11 Le Secret de la Licorne, Casterman, Bruxelles, octobre 1943
    Scénario et dessin : Hergé
12 Le Trésor de Rackham le Rouge, Casterman, Bruxelles, novembre 1945
    Scénario et dessin : Hergé

13 Les 7 boules de cristal, Casterman, Bruxelles, janvier 1948
    Scénario et dessin : Hergé - Couleurs : Edgar Pierre Jacobs
14 Le Temple du Soleil, Casterman, Bruxelles, janvier 1949
    Scénario et dessin : Hergé - Couleurs : Edgar Pierre Jacobs
15 Tintin au pays de l'or noir, Casterman, Bruxelles, janvier 1950
    Scénario et dessin : Hergé
16 Objectif Lune, Casterman, Bruxelles, janvier 1953
    Scénario et dessin : Hergé
17 On a marché sur la Lune, Casterman, Bruxelles, janvier 1954
    Scénario et dessin : Hergé
18 L'Affaire Tournesol, Casterman, Bruxelles, octobre 1956
    Scénario et dessin : Hergé
19 Coke en stock, Casterman, Bruxelles, juillet 1958
    Scénario et dessin : Hergé
20 Tintin au Tibet, Casterman, Bruxelles, janvier 1960
    Scénario et dessin : Hergé
21 Les Bijoux de la Castafiore, Casterman, Bruxelles, janvier 1963
    Scénario et dessin : Hergé
22 Vol 714 pour Sydney, Casterman, Bruxelles, janvier 1968
    Scénario et dessin : Hergé
23 Tintin et les Picaros, Casterman, Bruxelles, janvier 1976
    Scénario et dessin : Hergé
24 Tintin et l'Alph-Art, Casterman, Bruxelles, octobre 1986
    Scénario et dessin : Hergé

Projets inachevés et jamais édités

La Piste Indienne (1958)[6]
Projet inachevé où Hergé désirait traiter la problématique des Indiens d'Amérique avec plus de sérieux que dans Tintin en Amérique.
Nestor et la justice (1958)[6]
Projet d'aventure dans laquelle Nestor est accusé de meurtre.
Les Pilules (1960
À court d'inspiration, Hergé a demandé à Greg de lui écrire un scénario. Celui-ci a finalement été abandonné, Hergé préférant la liberté de créer seul ses histoires.
Tintin et le Thermozéro (1960
Continuation, toujours avec Greg, du projet des « Pilules », reprenant la trame de ce dernier. Également abandonné pour les mêmes raisons. Un peu moins d'une dizaine de planches crayonnées ont été dessinées.
Entre 1967 et 1975 (lors du cocktail de présentation de Vol 714 pour Sydney en France, dans les locaux parisiens de Qantas, compagnie aérienne australienne ?) 
Jacques Bergier propose à Hergé de le remettre en scène. « On apprendrait un jour que Tournesol a remplacé Einstein à l'Université de Princeton, et qu'il a là une chaire de sémiologie, la science de la science, la science de l'expression. Je présenterais le professeur Tournesol en lui apportant mon hommage, et ce pourrait être le point de départ de nouvelles aventures à la découverte de la science absolue. »[7]
Un jour d'hiver, dans un aéroport (1976 - 1980 — date exacte inconnue)[8] 
Projet d'aventure se déroulant uniquement dans un aéroport, fréquenté par un bon nombre de personnages pittoresques. Abandonné au profit de l'Alph-art.

Films adaptés en albums

Hors Série

  • Portfolio :
    • Portraits "Tintin" (1966 - Casterman)
  • Histoires :
  • Illustrations :
    • Chromos "Voir et Savoir" (1953 à 1963 - Journal de Tintin, avec Jacobs, Jacques Martin, Bob de Moor, Roger Leloup et Georges Fouillé, aux décors) (voir [3]et [4])

Personnages

Tintin et Milou

Articles détaillés : Tintin et Milou.

Tintin est un jeune reporter belge qui se retrouve mêlé à des affaires dangereuses dans lesquelles il passe héroïquement à l'action pour sauver la mise. Pratiquement toutes les aventures montrent Tintin accomplissant avec enthousiasme ses tâches de journaliste d'investigation, mais à l'exception du premier album, on ne le voit jamais en train d'écrire des articles. C'est un jeune homme adoptant une attitude plus ou moins neutre ; il est moins pittoresque que les seconds rôles de la série. À cet égard, il est à l'image de Monsieur-tout-le-monde (Tintin signifie d'ailleurs littéralement en français « rien du tout »).

Milou, un fox-terrier blanc, est le compagnon à quatre pattes de Tintin. Ils se sauvent régulièrement l'un et l'autre de situations périlleuses. Milou « parle » fréquemment au lecteur par l'intermédiaire de ses pensées (affichant souvent un humour pince-sans-rire), lesquelles sont censées ne pas être entendues par les autres personnages. Comme le Capitaine Haddock, Milou adore le whisky Loch Lomond. Les quelques fois où il en boit lui attirent des ennuis, tout comme le fait sa violente arachnophobie. Le nom de Milou est généralement considéré comme une référence indirecte à un amour de jeunesse de Hergé, Marie-Louise Van Cutsem, dont le surnom était « Malou »[9].

On peut expliquer autrement les origines des deux personnages. Certains ont prétendu que Robert Sexé, un reporter-photographe dont les exploits ont été racontés dans la presse belge du milieu à la fin des années 1920, avait inspiré le personnage de Tintin. Il est célèbre pour sa ressemblance avec ce dernier, et la Fondation Hergé a reconnu qu'il n'était pas difficile d'imaginer que les aventures de Sexé aient pu influencer Hergé. À ce moment-là, Sexé avait parcouru le monde sur une moto fabriquée par Gillet et Herstal. René Milhoux était un champion et recordman de moto de l'époque. En 1928, alors que Sexé était chez Herstal en train de parler de ses projets avec Léon Gillet, Gillet le mit en contact avec son nouveau champion, Milhoux, qui venait de quitter le motos Ready pour l'équipe Gillet-Herstal. Les deux hommes se lièrent rapidement d'amitié et passèrent des heures à parler de motos et de voyages, Sexé demandant à Milhoux de lui transmettre ses connaissances sur la mécanique et les motos poussées au-delà de leur limites. Grâce à ce mélange d'érudition et d'expérience, Sexé a mené un grand nombre de voyages à travers le monde ; il en a publié de nombreux compte-rendus dans la presse[10].

Le secrétaire général de la fondation Hergé a admis qu'on pouvait facilement imaginer que le jeune Georges Remi ait pu être être inspiré par les exploits médiatisés des deux amis, Sexé avec ses voyages et ses documentaires, et Milhoux avec ses victoires et ses records, pour créer les personnages de Tintin, le fameux journaliste globe-trotter, et de son fidèle compagnon Milou.

Le psychanalyste Serge Tisseron émet l'hypothèse qu'enfant George Remi avait apprécié le roman Sans famille d'Hector Malot dont le héros est un jeune garçon appelé Rémi et qui possède un petit chien appelé Capy (allusion au "capitaine" Haddock).

Le Capitaine Haddock

Article détaillé : Capitaine Haddock.

Le capitaine Archibald Haddock, un commandant de marine à l'ascendance contestée (il est peut-être d'origine anglaise, française ou belge), est le meilleur ami de Tintin. Il apparait pour la première fois dans Le Crabe aux pinces d'or. Haddock est initialement dépeint comme un personnage instable et alcoolique, mais il est devenu plus respectable par la suite. Il se transforme en véritable héros, et même en personnalité mondaine après avoir découvert le trésor de son ancêtre, François de Hadoque, dans Le Trésor de Rackham le Rouge. Le côté humain et bourru, les sarcasmes du Capitaine viennent tempérer l'héroïsme incroyable de Tintin. Il est toujours prompt à asséner un commentaire tranchant à chaque fois que le jeune reporter semble trop idéaliste. Le capitaine Haddock vit dans le luxueux château de Moulinsart. Haddock emploie une palette colorée d'insultes et de jurons pour exprimer sa mauvaise humeur, tels que : « mille millions de milliards de tonnerre de Brest », « troglodyte », « bachi-bouzouk », « ectoplasme », « anacoluthe », « choléra », mais aucune expression qui soit réellement considérée comme une grossièreté.

Haddock est un buveur invétéré, amateur inconditionnel de whisky Loch Lomond. Ses moments d'ivresse sont souvent utilisés pour provoquer un effet comique.

Hergé affirmait que le nom de famille de Haddock était inspiré d'un « triste poisson anglais qui boit beaucoup », autrement dit l'aiglefin fumé - ou haddock - qu'il appréciait particulièrement[11]. Haddock est resté sans prénom jusqu'au dernier album complet paru, Tintin et les Picaros, où le prénom Archibald est évoqué.

Personnages secondaires

Les personnages secondaires d'Hergé ont été reconnus comme étant plus étoffés que le personnage central. Chacun d'entre eux est pourvu d'une certaine force de caractère et d'une certaine personnalité souvent complexe qui ont parfois été comparées avec celles des personnages de Charles Dickens. Hergé a utilisé les seconds rôles pour créer un univers réaliste servant de cadre aux aventures de ses personnages. Pour plus de réalisme et de cohérence, ces personnages réapparaissaient tout au long de la série d'albums. On a prétendu que l'occupation de la Belgique et les limites imposées à Hergé l'avaient obligé à se focaliser sur la description des personnages pour éviter d'avoir à parler du contexte politique difficile de cette époque. La majeure partie des personnages secondaires des Aventures de Tintin a été créée durant cette période.

  • Le Professeur Tryphon Tournesol, physicien tête-en-l'air et dur d'oreille, est un personnage d'importance secondaire - mais récurrent - aux côtés de Tintin, de Milou et du Capitaine Haddock. Il est apparu pour la première fois dans Le Trésor de Rackham le Rouge. Tournesol est en partie inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse). Au départ mal accueilli par les personnages principaux, sa nature généreuse et ses compétences scientifiques lui ont permis de nouer des liens durables avec eux, en particulier le Capitaine Haddock.
  • Dupond et Dupont sont deux détectives empotés qui, tout en n'ayant apparemment aucun lien de parenté (du moins, c'est ce que laisse à penser le fait qu'ils n'ont pas le même nom), semblent être deux jumeaux dont la seule différence visible serait la forme de leur moustache[12]. Ils contribuent en grande partie au comique des Aventures par leur tendance chronique à faire des contrepèteries et leur incompétence flagrante. Les deux détectives sont inspirés, entre autres, du père et de l'oncle d'Hergé, des jumeaux qui portaient tous les deux un chapeau melon identique.

D'autres personnages jouent aussi un rôle de façon plus ou moins récurrente :

Paysages

Les paysages représentés dans Tintin ajoutent de la profondeur aux vignettes dessinées par Hergé. Il y mélange des lieux réels et imaginaires. Le point de départ de ses héros est la Belgique, avec, dans un premier temps le 26, rue du Labrador, puis le château de Moulinsart. Le meilleur exemple de la créativité d'Hergé en la matière est visible dans Le Sceptre d'Ottokar, où Hergé invente deux pays imaginaires (la Syldavie et la Bordurie), et invite le lecteur à les visiter en insérant une brochure touristique au cours de l'histoire.

Hergé a donc dessiné plusieurs milieux différents des villes, des déserts, des forêts et même la Lune mais pour amplement démontrer le talent d'Hergé, on notera trois grands espaces: la campagne, la mer et la montagne[13].

L'élaboration des albums

Recherches documentaires

Réplique du sceptre d'Ottokar

Hergé mène ses premières recherches documentaires approfondies pour l'album Le Lotus bleu, ce qu'il confirme lui-même : « C'est à cette époque que je me suis mis à me documenter, et que j'ai éprouvé un réel intérêt pour les gens et les pays dans lesquels j'envoyais Tintin, accomplissant une sorte de devoir de crédibilité auprès de mes lecteurs ». La documentation d'Hergé et son fond photographique l'ont aidé à construire un univers réaliste pour son héros. Il est allé jusqu'à créer des pays imaginaires et à les doter d'une culture politique qui leur était propre. Ces contrées fictives sont largement inspirées par les pays et les cultures de l'époque d'Hergé.

Drapeau de la Syldavie

Pierre Skilling affirme que Hergé voyait la monarchie comme « une forme légitime de gouvernement », remarquant au passage que « les valeurs démocratiques semblent absentes dans ce type de bande dessinée classique franco-belge »[14]. La Syldavie, en particulier est décrite avec beaucoup de détails, Hergé l'ayant dotée d'une histoire, de coutumes et d'une langue. Il situe ce pays quelque part dans les Balkans, et il s'inspire, de son propre aveu, de l'Albanie. Le pays se retrouve agressé par sa voisine, la Bordurie, qui tente de l'annexer dans Le Sceptre d'Ottokar. Cette situation rappelle évidemment celle de la Tchécoslovaquie ou de l'Autriche face à l'Allemagne nazie juste avant la Seconde Guerre Mondiale.

On peut citer à titre d'exemple les mois de préparation nécessaires à Hergé pour imaginer l'expédition lunaire de Tintin, décrite en deux parties dans Objectif Lune et On a marché sur la Lune. Ces travaux ont conduit à la réalisation d'une maquette détaillée de la fusée lunaire permettant de placer sans erreur les personnages dans le décor. Les recherches préalables à l'élaboration de son scénario ont été commentées dans le New Scientist : « Les recherches considérables entreprises par Hergé lui ont permis de créer une tenue spatiale très proche de celle qui serait utilisée pour les futurs voyages lunaires, même si sa fusée était bien différente de ce qui a existé par la suite »[15]. Pour cette dernière, Hergé s'est effectivement inspiré des V2 allemands.

Influences

Hergé admirait, dans sa jeunesse, Benjamin Rabier. Il a avoué que de nombreux dessins de Tintin au Pays des Soviets reflétaient cette influence, en particulier ceux représentant des animaux. Le travail de René Vincent, le dessinateur de mode de la période Art déco, a également eu un impact sur les premières aventures de Tintin : « On retrouve son influence au début des Soviets, quand mes dessins partent d'une décorative, une ligne en S, par exemple (et le personnage n'a qu'à se débrouiller pour s'articuler autour de ce S !) »[16]. Hergé reconnaitra sans honte avoir volé l'idée des « gros nez » à l'auteur de bandes dessinées américain George McManus : « Ils étaient si drôles que je les ai utilisés sans scrupules ! »[17].

Au cours des nombreuses recherches qu'il a menées pour Le Lotus Bleu, Hergé a également été influencé par le dessin chinois et japonais, et par les estampes. Cette influence est particulièrement visible dans les paysages marins d'Hergé, qui rappellent les œuvres de Hokusai et Hiroshige[18].

Hergé a aussi reconnu que Mark Twain l'avait influencé, même si son admiration l'a conduit à se tromper en montrant des Incas ne sachant pas ce qu'était une éclipse solaire, lorsque ce phénomène a lieu dans Le Temple du Soleil. T.F. Mills a rapproché cette erreur de celle de Mark Twain décrivant des « Incas craignant la fin du monde dans Un Yankee à la cour du Roi Arthur »[19].

Critiques contre la série

Certains ont critiqué les premières aventures de Tintin, considérant que celles-ci contenaient de la violence, de la cruauté animale, des préjugés colonialistes et même racistes, présents entre autres dans la description qui y est faite des non-européens. Néanmoins, beaucoup considèrent ces critiques comme étant totalement anachroniques.

Tintin paraissait à l'origine dans le journal Le Petit Vingtième. Même si la Fondation Hergé a mis ces éléments sur le compte de la naïveté de l'auteur, et que certains chercheurs comme Harry Thompson ont prétendu que « Hergé faisait ce que lui disait l'abbé Wallez (le directeur du journal) »[20], Hergé lui même sentait bien que, vu ses origines sociales, il ne pouvait échapper aux préjugés : « Pour Tintin au Congo, tout comme pour Tintin au Pays des Soviets, j’étais nourri des préjugés du milieu bourgeois dans lequel je vivais. (…) Si j’avais à les refaire, je les referais tout autrement, c’est sûr. »[21].

Dans Tintin au pays des Soviets, les Bolchéviques sont dépeints comme des personnages maléfiques. Hergé s'est inspiré du livre de Joseph Douillet, ancien consul de Belgique en Russie, Moscou sans voile, qui était extrêmement critique envers le régime soviétique. Hergé a remis cela dans le contexte en affirmant que pour la Belgique de l'époque, nation pieuse et catholique, « tout ce qui était bolchévique était athée »[22]. Dans l'album, les chefs bolchéviques ne sont motivés que par leurs désirs personnels, et Tintin découvre, enterré, le « trésor caché de Lénine et Trotsky ». Hergé a plus tard attribué les défauts de ce premier album à « une erreur de jeunesse »[23]. Mais aujourd'hui, avec la découverte des archives sur les crimes communistes, une partie importante de sa manière de représenter l'URSS de l'époque est acceptée. En 1999, le journal The Economist écrira que « rétrospectivement, la terre accablée par la faim et la tyrannie dépeinte par Hergé était malgré tout étrangement exacte »[24].

On a reproché à Tintin au Congo de représenter les Africains comme des être naïfs et primitifs. Dans la première édition de l'album, on voit Tintin devant un tableau noir donnant la leçon à des enfants africains. « Mes cher amis », dit-il, « je vais vous parler aujourd'hui de votre Patrie : la Belgique ». En 1946, Hergé a redessiné l'album, et transformé cette leçon en un cours de mathématiques. Il s'est par la suite expliqué sur les maladresses du scénario original : « Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l’époque : “Les Nègres sont de grands enfants… Heureusement pour eux que nous sommes là ! etc…” Et je les ai dessinés, ces Africains, d’après ces critères-là, dans le plus pur esprit paternaliste qui était celui de l’époque en Belgique. »[25].

L'auteur Sue Buswell a résumé en 1988 dans le journal britannique Mail on Sunday les problèmes posés par cet album en soulignant deux éléments : « Les lèvres molles et les tas d'animaux morts [NDT: en référence à la manière dont sont dessinés les Africains dans l'album, et aux animaux qui y sont tués par Tintin] »[26]. Néanmoins, Thompson pense que cette citation a été mise « hors de son contexte »[27]. L'expression « animaux morts » est une allusion à la chasse au gros gibier, très en vogue à l'époque de la première édition de Tintin au Congo. En transposant une scène de chasse du livre d'André Maurois Les Silences du Colonel Bramble, Hergé présente Tintin comme un chasseur de gros gibier, abattant quinze antilopes, alors qu'une seule serait nécessaire pour le dîner. Ce nombre important d'animaux tués a conduit l'éditeur danois des Aventures de Tintin à demander quelques modifications à Hergé. Ainsi, une planche où Tintin tue un rhinocéros en perçant un trou dans le dos de l'animal et en y insérant un bâton de dynamite a été jugée excessive. Hergé l'a remplacée par une autre planche montrant le rhinocéros accidentellement touché par une balle du fusil de Tintin, alors que ce chasseur d'une autre époque est embusqué derrière un arbre.

En 2007, un organisme britannique, la Commission pour l'égalité raciale (Commission for Racial Equality), a demandé que l'album soit retiré des rayonnages de librairies suite à une plainte, en affirmant: « cela dépasse l'entendement qu'à notre époque, un vendeur de livres puisse trouver acceptable de vendre ou faire la promotion de Tintin au Congo »[28]. Le 23 juillet 2007, une plainte a été déposée par un étudiant de RDC à Bruxelles, en Belgique, celui-ci estimant que l'ouvrage constituait une insulte envers son peuple[29]. L'affaire est toujours en cours, mais une institution belge, le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, a mis en garde contre « une attitude hyper politiquement correcte »[30] dans ce dossier.

Plusieurs des premiers albums de Tintin ont été remaniés pour être réédités, le plus souvent à la demande des maisons d'édition. Par exemple, à la demande des éditeurs américains des Aventures, la plupart des personnages noirs de Tintin en Amérique ont été recoloriés pour devenir blancs ou d'origine indéterminée[31]. Dans L'Étoile mystérieuse, on trouvait à l'origine un « méchant » américain nommé Monsieur Blumenstein (un patronyme juif), ce qui était tendancieux, d'autant plus que le personnage avait un faciès correspondant exactement aux caricatures de Juifs. Hergé a donné par la suite un nom moins marqué à son personnage - Bohlwinkel - et l'a fait habiter dans un pays sud-américain imaginaire, le São Rico. Hergé a découvert bien plus tard que Bohlwinkel était également un nom juif[32].

Le crabe aux pinces d'or (réplique)

Adaptations et expositions

Les Aventures de Tintin ont été adaptées dans de nombreux médias venus s'ajouter à la bande dessinée originale. Hergé était favorable aux adaptations de Tintin, et il encourageait ses équipes à participer à des projets d'animation de la série. Après sa mort, les Studios Hergé sont devenus la seule institution habilitée à donner son accord pour des adaptations de Tintin ou des expositions.

Cinéma

Tintin a été adapté au cinéma, à la fois en films et en dessins animés.

  • Le Crabe aux pinces d'or (1947) de Claude Misonne, film de marionnettes animées image par image. Le film ne fut projeté qu'une seule fois au cinéma ABC de Bruxelles le 11 janvier 1947, devant un public d'invités. Suite à la faillite du producteur Wilfried Bouchery, le film fut saisi. Il y a quelques années, il a été à nouveau exhumé, et a fait l'objet d'un DVD fin 2007. Adapté de l'album le Crabe aux pinces d'or.
  • Tintin et la SGM (Société Générale des Minerais belge) (1970), court-métrage d'animation publicitaire produit par Belvision (10', voir [5]).

Les photos de ces films ont été reprises dans plusieurs albums (et ceci sous forme de strips pour Le Lac aux requins).

Trilogie Tintin

Article détaillé : Trilogie Tintin.

Steven Spielberg a acheté une option sur les droits de Tintin peu avant la mort d'Hergé en 1983. Cependant, il n'était, à ce moment-là, pas certain que Spielberg soit le réalisateur d'une adaptation de Tintin au cinéma, d'où le refus d'Hergé de signer un quelconque contrat[33].

En novembre 2002, Dreamworks a acheté les droits cinématographiques pour toute la série Tintin. Le 15 mai 2007, Steven Spielberg, Peter Jackson et Stacey Snider ont officialisé la réalisation d'une trilogie adaptée des aventures de Tintin, réalisée en images de synthèse et en captation de mouvements ("motion capture"). Weta Digital a réalisé un essai de 20 minutes pour montrer l'effet rendu par ces deux technologies. Pour Spielberg et Jackson, un film avec des vrais acteurs n'aurait pas rendu justice à la bande dessinée Tintin.

Le premier film, réalisé par Spielberg, est prévu pour 2011. Le suivant sera réalisé par Jackson et le troisième par un réalisateur serait réalisé conjointement.

Projets inachevés

  • En 1967, un troisième film avec Jean-Pierre Talbot était prévu, mais fut finalement annulé.
  • Au début des années 2000, le projet d'adapter Tintin au cinéma refit surface. Plusieurs réalisateurs furent pressentis puis démentis, notamment Jaco Van Dormael, Jean-Pierre Jeunet, Roman Polanski, tous trois tintinophiles avérés. Si dans la plupart des cas il s'agit avant tout de rumeurs, Jeunet fut réellement intéressé par le projet, mais en 2002 il annonça qu'il y renonçait : « Le verrouillage des héritiers d’Hergé rend tout trop compliqué, je les ai rencontrés et j’ai compris qu’ils allaient me casser les pieds ».[34].

Télévision

Après une première tentative en semi-animation non colorisée, menée par Jean Nohain, apparaissent :

Théâtre

Comédie musicale

Jeux vidéo

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Auteurs tintinophiles

  • Pol Vandromme Le monde de Tintin: Gallimard, Paris 1959. Réédition La Table ronde, Paris, 1994.
  • Albert Algoud, voir bibliographie.
  • Benoît Peeters, "Le Monde d'Hergé", Casterman, 1983.
  • Benoît Peeters, "Hergé, fils de Tintin", Flammarion, 2002, réédition en collection Champs-Flammarion, 2006.
  • Jean-Marie Apostolidès, Les Métamorphoses de Tintin, Seghers, 1984.
  • Frédéric Soumois, Dossier Tintin (Sources, Versions, Thèmes, Structures), Ed. Jacques Antoine, Belgique, 1987.
  • Michael Farr, Le rêve et la réalité, Éditions Moulinsart, Belgique, 2001, 208 p.
  • Roland Lehoucq et Robert Mochkovitch, Mais où est donc le temple du soleil ? Enquêtes scientifiques au pays d'Hergé, éd. Flammarion, 2004. Vérification de la validité scientifique des Aventures de Tintin et Milou à travers les albums Le Temple du Soleil, Objectif Lune, On a marché sur la Lune et L'Étoile mystérieuse.
  • Michel Serres, voir bibliographie.
  • Serge Tisseron, voir bibliographie.&
  • Pierre Fresnault-Deruelle, "Hergé ou le secret de l'image", Moulinsart, 1999
  • Pierre Fresnault-Deruelle, "Hergé ou la profondeur des images plates", Moulinsart, 2002
  • Pierre Fresnault-Deruelle, "Les Mystères du Lotus bleu", Centre Pompidou/ Moulinsart, 2006

Source

Notes et références

  1. 23 albums complétés et un laissé inachevé à la mort d’Hergé.
  2. (en) Maev Kennedy, « Museum aims to draw crowds with cartoon boy wonder aged 75 », dans The Guardian, 19 novembre 2003 [texte intégral (page consultée le 7 septembre 2009)] 
  3. Le Rire de Tintin
  4. Alcazar, c'est Castro.
  5. Voir plus bas.
  6. a , b  et c Benoît Peeters Hergé, fils de Tintin Flammarion - Grandes biographies 2002
  7. lire [1]
  8. Entretiens avec Numa Sadoul, 1976 : « Je songe déjà au prochain Tintin. J’ai une idée, ou plutôt, une fois encore, j’ai un lieu, un décor : j’aimerais que tout se passe dans un aéroport, du début à la fin. L’aéroport est un centre riche de possibilités humaines, un point de convergence de diverses nationalités : le monde entier se trouve en réduction, dans un aéroport ! Là, tout peut arriver, des tragédies, des gags, de l’exotisme, de l’aventure… J’ai donc un lieu, il me reste à trouver une histoire »
  9. Tintin.com
  10. :: Novopress Vendée » Blog Archive » Robert Sexé, le Tintin vendéen
  11. La galerie Moulinsart, L'Express du 14 décembre 2006 et http://tintin.francetv.fr/#link=aventures/persos/haddock.swf&mc=_root.ban7.contente
  12. Benoît Peeters, "Le Monde d'Hergé", Casterman, 1983
  13. Hergé, un grand paysagiste
  14. Pierre Skilling, "The Good Government According to Tintin." In Comics As Philosophy (ouvrage collectif) p. 173–234. University Press of Mississippi, 2005 ISBN 1-57806-794-4
  15. Stephanie Pain,"Welcome to the Moon, Mr Armstrong", in New Scientist, Vol. 182, no. 2441 (3 avril 2004), pp. 48–49
  16. Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé, 1971
  17. Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé, 1971
  18. Objectif Tintin : Hergé, un grand dessinateur paysagiste
  19. T.F. Mills, "America discovers Tintin", The Comics Journal n° 86, pp. 60–69, 1983
  20. Harry Thompson, Tintin: Hergé & His Creation, 1991
  21. Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé, 1971, p.74
  22. Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé, 1971
  23. Harry Thompson, Tintin: Hergé & His Creation, 1991
  24. "Moreover: Great blistering barnacles", The Economist, 30 Janvier 1999, p. 79
  25. Numa Sadoul, Tintin et moi - Entretiens avec Hergé, Flammarion, 2003
  26. Mail on Sunday, Associated Newspapers, 27 novembre 1988
  27. Harry Thompson, Tintin: Hergé & His Creation, 1991
  28. 'Bid to ban "racist" Tintin book' sur le site BBC News
  29. 'Tintin trainé en justice par un étudiant congolais' Article du journal Libération daté du 7 août 2007
  30. 'Plainte contre "Tintin au Congo"', Article du journal belge Le Soir daté du 7 août 2007
  31. 'Variantes de Tintin', La preuve par l'image de quelques modification effectuées par Hergé lors des rééditions de ses albums
  32. Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé, 1971
  33. Tintin et Spielberg, dès 1983.
  34. Interview dans Libération en 2002.
  • Portail de la bande dessinée Portail de la bande dessinée

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