Augustomagus

Senlis (Oise)

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Senlis

Vue générale du centre-ville
Vue générale du centre-ville

Senlis (Oise)#Héraldique
Détail
Administration
Pays France
Région Picardie
Département Oise (sous-préfecture)
Arrondissement Senlis (chef-lieu)
Canton Senlis (chef-lieu)
Code Insee abr. 60612
Code postal 60300
Maire
Mandat en cours
Jean-Christophe Canter
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Senlis
Site internet www.ville-senlis.fr
Démographie
Population 16 452 hab. (2006)
Densité 684 hab./km²
Aire urbaine 17 381 hab.
Gentilé Senlisien(ne)
Géographie
Coordonnées 49° 12′ 29″ Nord
       2° 35′ 15″ Est
/ 49.208056, 2.5875
Altitudes mini. 47 m — maxi. 140 m
Superficie 24,05 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Senlis est une commune française, sous-préfecture du département de l'Oise, en région Picardie. Elle se situe sur la Nonette, entre les forêts de Chantilly et d'Ermenonville au sud, et d'Halatte au nord, à quarante kilomètres au nord de Paris. Ses habitants sont appelés Senlisien(ne)[1].

De fondation antique, séjour royal durant le Moyen Âge, la cité conserve de sa longue histoire un riche patrimoine et possède plusieurs musées. La vieille ville est constituée d'un ensemble de maisons et ruelles anciennes ceintes de remparts gallo-romains et du Moyen Age, autour d'une cathédrale gothique. L'ensemble a été préservé par la création en 1962 d'un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares. Depuis, la municipalité et les habitants mettent en valeur le patrimoine par la restauration des monuments et de l'habitat ancien et l'organisation de manifestations culturelles à l'image des Rendez-vous de septembre, tout en développant une activité économique tertiaire à proximité de l'autoroute du Nord.

Sommaire

Géographie

Localisation

Senlis est située à 42 km de Paris, 44 km de Beauvais, 79 km d'Amiens[2]. C'est le centre d'une petite agglomération au sens de l'Insee, à la fois Unité urbaine et Aire urbaine avec la commune voisine de Chamant[3] comptant ainsi 17 381 habitants[4].

Communes limitrophes de Senlis
Aumont-en-Halatte Verneuil-en-Halatte
Fleurines
Chamant
Courteuil Senlis Mont-L'Évêque
Avilly-Saint-Léonard Pontarmé

Topographie et géologie

Senlis se situe au cœur de l'ancienne province du Senlisis. Entourée de plaines fertiles riches en limon, elle offre un large paysage de grande culture céréalière. Elle se trouve au carrefour des Forêt d'Ermenonville, d'Halatte et de Chantilly qui constituent un ensemble forestier d'environ 12 000 hectares.

Géologiquement, la région est occupé par un vaste plateau calcaire du Lutétien recouvert de limon en majeur partie. Seule la partie sud de la commune occupée par les Forêts de Chantilly et d'Ermenonville sont couvertes de sables auversiens qui leur donnent un aspect dunaire[5].

Le point le plus haut de la commune (140 m) se trouve au cœur de la forêt d'Halatte, en limite nord, et le point le plus bas (47 m) se trouve sur les bords de la Nonette, à l'Ouest de la ville.

Hydrographie

Le site historique de la ville domine la vallée de la Nonette : c'est une rivière longue de 41 km prenant sa source à Nanteuil-le-Haudouin et se jetant dans l'Oise à Gouvieux. Au nord de ce site, passe un affluent de la Nonette, l'Aunette. Longue de 14 km, cette rivière prend sa source à Rully et se jète dans la Nonette à l'Ouest de la commune.

Accès et transports

Réseau routier

Articles détaillés : A1 et Route nationale 17.

Située à quarante kilomètres au nord de Paris, la ville est située au kilomètre 33 de l'ancienne Route nationale 17. Cette route est en fait l'ancienne route royale menant de Paris à Lille. Cette route est devenue désormais la route départementale D1017.

La ville se situe près de l'autoroute A1 reliant Paris à Lille. Le tronçon Senlis-Le Bourget est inauguré le 30 décembre 1964. Un an plus tard, l'autoroute est prolongée jusqu'à Roye puis jusqu'à Lille en 1966. Sur le territoire de la ville, se trouve la première barrière de péage depuis Paris qui constitue aussi la sortie numéro 8. Le siège régional de la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France et un district chargé de l'entretien de l'autoroute entre Roissy-en-France et le nord de Compiègne y sont aussi installés. L'autoroute emploie ainsi 1 100 personnes dans la commune en 2005, ce qui en fait le plus gros employeur de la ville[6]. Senlis se situe ainsi à 30 minute de la Porte de la Chapelle et à 1 h 40 de Lille en voiture.

Transports en commun

Article détaillé : Gare de Senlis.

La ligne Chantilly - Senlis est créée en 1862 : elle rejoignait la Gare de Chantilly - Gouvieux] par un embranchement situé au nord du viaduc de Chantilly. Le trajet fait alors 12 km et dure 20 mn. La ligne désservait les gares et haltes de Saint-Maximin, Golf de Chantilly, Vineuil, Saint Firmin, Aumont, Saint-Nicolas. Cette ligne est prolongée jusqu'à Crépy-en-Valois, rejoignant ainsi la ligne Paris-Laon à la Gare d'Ormoy-Villers. Le trajet se fait alors en 40 mn. La Gare de Senlis, détruite pendant la Première Guerre mondiale, est reconstruite en 1922. La ligne est fermée aux voyageurs en 1950 et totalement désaffectée en 1960[7].

La ville est reliée par le réseau des cars interurbains de l'Oise.

Histoire

Senlis - Carte de Cassini

Antiquité

Capitale d'une tribu celte, les Sylvanectes, la ville de Senlis devient Augustomagus, « Le Marché d'Auguste » sous les romains. Au IIIe siècle, elle devient une place militaire importante et s'entoure d'un muraille épaisse de quatre mètres pour faire face aux invasions barbares : les remparts gallo-romains sont encore visibles, un peu partout dans la ville. Au milieu du IIIe siècle, Saint Rieul évangélise Senlis.

Le Moyen Âge

Centre d'un comté sous Charlemagne, la ville entre dans les possessions d'Hugues Capet en 981. Il y est élu roi par ses barons en 987 avant d'être sacré à Noyon. Sous les Capétiens, Senlis est une ville royale, demeure des rois de France, d’Hugues Capet à Charles X. Ils s'y font bâtir un château dont il reste des vestiges.

La cité connaît son apogée aux XIIe et XIIIe siècles. Elle vit du commerce de la laine et du cuir, le vignoble se développe. Les foires se multiplient, des moulins sont édifiés sur la Nonette. Avec l'expansion démographique, la ville s'étend et nécessite la construction de nouveaux remparts : sous Philippe Auguste, on y érige une seconde enceinte, plus large et plus haute que les remparts gallo-romains.

La cathédrale Notre-Dame est élevée à partir de 1153 ainsi que de nombreuses églises : le prieuré Saint-Maurice, la chapelle Saint-Frambourg, l'église Saint-Pierre.

Une charte communale est accordée à la ville en 1173 par le roi Louis VII. Des Senlisiens assurent un rôle important à proximité du roi : les Bouteiller de Senlis ou le chancelier Guérin, évêque de Senlis et conseiller de Philippe Auguste. Ce dernier participe à la bataille de Bouvines. C'est en l'honneur de cette bataille qu'il fonde en 1222 l'abbaye de la Victoire en périphérie de la ville[8]. En 1265, le bailliage de Senlis est créé, son territoire très vaste recouvre le Beauvaisis et le Vexin français. En 1319, la commune criblée de dettes est supprimée et la ville passe sous le contrôle du pouvoir royal.

Le Senlisis est dévasté par la Guerre de Cent Ans, mais la ville, assiégée par les Armagnacs en 1418 parvient à échapper aux destructions. Néanmoins, six otages sont décapités.

Cependant, l'économie est ruinée, et il faut attendre la fin du XVe siècle pour observer un essor relatif, durant lequel plusieurs édifices sont construits ou restaurés. En 1493, le roi Charles VIII, fils de Louis XI, signe le Traité de Senlis avec le duc de Bourgogne Maximilien d'Autriche[9].

Le XVIe siècle

Au XVIe siècle, Senlis assure un rôle judiciaire important, accueillant plusieurs juridictions, bailliage, élection, grenier à sel ou eaux et forêts. Mais en 1582, la création du bailliage et présidial de Beauvais, puis les Guerres de Religion donnent un nouveau coup d'arrêt à son redressement. Durant les troubles religieux, Senlis fait figure de modèle de concorde[10] malgré la présence de protestants et des voisines qui succombes à la violence (massacres à Paris et à Meaux en 1572). Senlis est l'une des premières cités d'Île-de-France à se rallier au futur roi Henri IV en 1577. En 1589, la ville est prise par Montmorency-Thoré au début de la guerre de la Ligue[11], alors que le roi Henri III n’a pratiquement plus de soutiens.

Durant trois siècles, la ville subit un lent déclin, perdant son rayonnement économique et une part de sa population. Les rois n'y séjournent plus, le château tombe en ruine faute d'entretien, mais l'église s'implante progressivement dans la ville, avec l'installation d'un séminaire et de plusieurs congrégations. Cette expansion religieuse qui devient prépondérante inquiète d'ailleurs la municipalité et les habitants, mais rien ne la ralentit.

Les XVIIe et XVIIIe siècles

Au XVIIIe siècle, la route de Flandres est tracée et traverse la ville à l'est. Le démantèlement des remparts du Moyen Âge et des portes est entrepris durant la seconde moitié du siècle. Des XVIIe et XVIIIe siècles, la ville a hérité de très nombreux hôtels particuliers.

La Révolution française supprime l'évêché de Senlis et les congrégations religieuses. Comme dans toutes les villes de France, les destructions de bâtiments et d'œuvres d'art, les vols et les profanations sont très importants. Des édifices chrétiens sont entièrement rasés (le couvent des Cordeliers, la grande et très ancienne collégiale Saint-Rieul, l'église et le cloître du prieuré Saint-Maurice). Aucun bâtiment religieux n'échappe aux mutilations : de nombreuses sculptures sont « bûchées » ou décapitées, des clochers arasés (Saint-Aignan) ou abattus (église des Carmes), les intérieurs sont dévastés… Certains lieux échapperont à la destruction grâce à des reconversions (la chapelle Saint-Frambourg est transformée en « temple de la Raison » puis en manège, l'église Saint-Aignan en théâtre, l'église Saint-Pierre en grange, l'abbaye Saint-Vincent en caserne, les Carmes en mégisserie). Néanmoins bien que le Comité de salut public demande la destruction de la flèche de la cathédrale, la municipalité s'y opposera.

De la Révolution au XXIe siècle

Avec sa vie économique moribonde, privée de sa vie religieuse, délaissée par le chemin de fer du Nord qui passe dix kilomètres à l'ouest par Chantilly et Creil en 1859, la cité végète. Senlis reste une petite sous-préfecture provinciale fréquentée par la bonne société parisienne. Elle devient néanmoins une ville de garnison et accueille les Spahis de 1927 à 1962.

Senlis est occupée en 1870 par les Prussiens mais ne subit pas de dommages. En revanche, elle subit les représailles allemandes en 1914 suite à des tirs de l'arrière-garde française contre les troupes d'occupation : cent-dix maisons de la rue de République et de la rue Bellon sont incendiées. En octobre 1918, le maréchal Foch établit son quartier général à l'hôtel Dufresnes et d'où il dirige les dernières opérations alliées.

À partir des années 1950, le développement économique de l'agglomération parisienne, et la création de l'autoroute du Nord qui dessert Senlis à partir des années 1960 apportent une conjoncture favorable au développement économique de la ville. De nouveaux quartiers sont créés dans les faubourgs pour une population en extension rapide. En 1962, l'institution de la loi Malraux sur la préservation du patrimoine permet la création d'un secteur sauvegardé de quarante-deux hectares dans la ville ancienne. Depuis 1972, les Rendez-vous de septembre, manifestation culturelle qui rendent la ville piétonne un week-end des années impaires, laissent découvrir les jardins et les hôtels particuliers cachés derrière les portes cochères. Les maisons particulières et les monuments sont progressivement restaurés et quatre musées sont créés.

En 1969, une zone d'activité économique et commerciale est aménagée le long de l'autoroute du Nord. Le cadre ancien de la ville attire des artistes comme Georges Cziffra qui restaure l'ancienne église Saint-Frambourg, ainsi que les tournages cinématographiques, qui y trouvent un décor idéal proche de Paris pour les films historiques.

De nos jours, beaucoup d'employés de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle habitent la ville de Senlis, à tel point que certains la surnomment: "Le village Air France"[réf. nécessaire].

Héraldique

Armes de Senlis

Les armes de Senlis se blasonnent ainsi : De gueules au pal d'or.

Administration

Municipalité

Conseil municipal de Senlis (2008-2014)[12]
Groupe Président Effectif Statut
Div. droite Jean-François Canter 24 majorité
UMP Jérôme Bascher 7 opposition
PS Jean-Marie Mariani 2 opposition

Maires de Senlis


Liste des maires de Senlis depuis 1945
Période Identité Parti Qualité
1945 1946 Etienne Audibert
1946 1953 Eugène Gazeau
1953 1959 Jean Davidsen
1959 1964 Jean Fretay
1964 1971 Yves Carlier
1971 1974 Jean-Emile Reymond
1974 2008 Arthur Dehaine RPR puis UMP député honoraire
2008 Jean-Christophe Canter DVD Président de la communauté de communes du Pays de Senlis

Jumelages

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[14] et INSEE[15])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 429 4 312 4 665 4 662 5 066 5 016 5320 5 768 5 802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 881 5 831 5 229 5 336 6 545 6 888 7 127 7 116 7 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 115 7 126 7 006 6 472 6 673 7 253 7 549 6 764 7 992
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
9 371 11 169 13 639 14 514 14 439 16 327 16452 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Équipements et services

Enseignement

Senlis dépend de l'Académie d'Amiens et constitue le siège d'un circonscription pédagogique. On compte[16] :

  • 7 écoles maternelles : Beauval, Orion, Péravi, Brichebray, L'Argilière, Ecole du centre, Le Val d'Aunette,
  • 5 écoles primaires : Beauval, Brichebray, L'Argilière, école du Centre, le Val d'Aunette
  • 2 Collèges : collège du Bon secours (501 élèves en 2008, 39 enseignants), Collège de la Fontaine des prés (589 élèves inscrits en 2008, 45 enseignants)
  • 1 Lycée d'enseignement général et technologique : Lycée Hugues Capet (909 élèves en 2008, 78 enseignants)
  • 1 Lycée professionnel : Lycée Amyot d'Inville (649 élèves en 2008, 95 enseignants)

Plusieurs établissements privés catholiques sont situés à Senlis[17] :

  • 1 école primaire : école Notre-Dame du Sacré-Cœur (635 élèves, 27 enseignants)
  • 1 collège : collège Anne-Maire Javouhey (950 élèves, 57 enseignants)
  • 1 lycée : Lycée Saint-Vincent (702 élèves, 58 enseignants)

Santé

Plusieurs établissements de santés sont installés dans la commune :

  • un Centre hospitalier : il est situé à l'emplacement d'une ancienne maladrerie fondée en 1025 par Robert Le Pieux qui est transformée en « hospice des pauvres enfermés » en 1651 puis en hôpital général en 1839 avec la fusion des divers établissements de santé de la ville. De nouveaux locaux ont été construits en 2008. L'établissement actuel possède 448 lits répartis dans 7 pôles dont un service d'urgence. L'hôpital dispose d'un scanner et d'un IRM[18].
  • La polyclinique Saint-Joseph : comprend 59 lits et possède 12 spécialités médicales[19].
  • la clinique du Valois : spécialisée dans les personnes âgées, elle possède 40 lits courts séjours et 40 longs séjours[20].

Cultes

La paroisse catholique Saint-Rieul regroupe 17 communes : outre Senlis, Rully, Montépilloy, Raray, Villers-Saint-Frambourg, Villeneuve-sur-Verberie, Brasseuse, Ognon, Borest, Fontaine-Chaalis, Montlognon, Chamant, Barbery, Mont-l'Évêque, Avilly-Saint-Léonard Courteuil, Aumont-en-Halatte. Elles sont réparties en 6 communautés[21].

3 lieux sont encore utilisés à Senlis pour le culte catholique dans la commune :

  • la cathédrale
  • la chapelle Saint-Lazare du centre hospitalier
  • la chapelle Notre-Dame du Bon secours, en réalité sur la commune de Chamant

Une communauté protestante évangélique est par ailleurs présente dans la commune[22].

Sport

La commune compte 4426 licenciés dans 44 disciplines différentes. 14 équipes et 25 individuels jouent au niveau national, 16 équipes et 49 individuels jouent au niveau régional[23].

Équipements sportifs

La ville compte :

  • 6 gymnases ;
  • 1 stade d'athlétisme ;
  • 8 terrains de football ;
  • 2 terrains de rugby ;
  • 1 vélodrome ;
  • 2 piscines : une couverte, une en pleine-air.

Économie

Senlis est essentiellement une ville de services tertiaires, mais possède une zone d'activité économique et commerciale dans les secteurs de Bonsecours et Villevert-Aunette, le long de l'autoroute du Nord. elle accueille plusieurs entreprises comme Electrolux ou Guilbert ainsi que le CETIM.

Les pôles de développement économique constitués par l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et la zone de La Plaine Saint-Denis ont néanmoins une influence prépondérante sur l'activité de la ville.

Monuments et sites touristiques

Aux XIXe et XXe siècle, elle s'était fait une spécialité du « recyclage utilitaire » de ses anciens édifices religieux : église Saint-Pierre transformée en marché couvert, collégiale saint-Frambourg convertie en atelier de réparation automobile. Ces vénérables monuments ont depuis lors retrouvé une affectation plus conforme à leur valeur historique.

Monuments classés

Articles détaillés : Cathédrale Notre-Dame de Senlis et Collégiale Saint-Frambourg de Senlis.
Vestiges du château royal
  • La Cathédrale Notre-Dame, édifiée aux XIIe-XIIIe siècles, est le plus important monument du Moyen Âge que renferme la cité. Cette petite cathédrale bâtie sur l'enceinte gallo-romaine fait partie du groupe des cathédrales du premier art gothique, sur le modèle de la basilique Saint-Denis. Son portail occidental du XIIe siècle possède la plus ancienne représentation du thème du Couronnement de la Vierge, qui a servi de modèle à de nombreux édifices postérieurs. Le portail méridional flamboyant du XVIe siècle, œuvre de Martin et Pierre Chambiges, marque l'évolution de l'art gothique. La haute flèche de l'édifice, de soixante dix-huit mètres, la rend visible de loin à travers la plaine du Valois.
  • Arènes gallo-romaines (classement par liste de 1875) : elles ont été utilisées du Ier siècle au IIIe siècle de notre ère. La piste, partiellement creusée, forme une ellipse de 34 m et 41 m. Elles sont redécouvertes lors de fouilles archéologiques menées au XIXe siècle par Félix Vernois, un des membres fondateurs de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Senlis[24].
  • Ancien château royal - prieuré Saint Maurice (classement par liste de 1862). Le site est occupé dès l'époque romaine. Au cours du IXe siècle, le site est fréquenté par les rois Carolingiens. Le château actuel date du XIIe siècle sous Louis VI le Gros. La chapelle Saint-Denis et le corps de logis sont édifiés avant 1137. Les bâtiments sont remaniés plusieurs fois jusqu'au XVIe siècle, Henri IV étant le dernier roi à y résider[25]. Le prieuré voisin est fondé vers 1260 par Saint-Louis pour accueillir les reliques de Saint-Maurice. Le cloître est détruit au XVIIIe siècle et un logis pour le prieur est construit (actuel bâtiment du musée de la vénerie). L'ensemble est vendu comme bien national en 1793, et réuni en 1954 lors de l'achat par la commune[26].
  • Abbaye Saint Vincent (ancienne) (classement par liste de 1862). L'abbaye est fondée en 1065 par la reine Anne de Kiev et confiée aux moines Génovéfains dépendant de l'Abbaye Sainte-Geneviève de Paris. Les bâtiments sont transformés au XIIIe siècle puis au XVIIe siècle. Le bâtiment est transformé en pensionnat pour garçon géré par les Pères Maristes. C'est toujours un lycée privé[27]
  • Église Saint-Aignan (vestiges) (classement par arrêté du 23 juillet 1981)
  • Collégiale Saint-Frambourg (classement par liste de 1862) : collégiale fondée par Adélaïde d'Aquitaine, épouse d'Hugues Capet, au Xe siècle pour 12 chanoines. L'église actuelle est construite à partir de 1169 et la nef achevé vers 1230. Vendue comme bien national en 1790, elle est transformée en Temple de la raison, puis en manège en 1815 par l'Armée prussienne. Elle sert ensuite de magasin et d'entrepôt. Le pianiste Georges Cziffra la rachète, la restaure et en fait un auditorium[28].
  • Ancienne église paroissiale Saint-Pierre (classement par arrêté du 19 décembre 1887) : édifiée à l'emplacement d'une église pré-romane, sa construction s'étale entre le XIe siècle et le XVIe siècle qui voit se construire la façade et la tour sud. Le bâtiment est vendu comme bien national en 1792 : elle accueille un escadron de cavalerie, un magasin puis devient un marché couvert. Elle sert actuellement de salle polyvalente[29].
  • Ancien Évêché (classement par arrêté du 17 septembre 1964). Le bâtiment est mentionné pour la première fois au XIIe siècle. La chapelle est construite vers 1214-1215. Le palais épiscopal proprement dit remonte à la fin du XVe siècle, la tour des Anges est aménagé avant 1515 et une galerie renaissance est aménagée entre 1526 et 1567. De nouveaux travaux d'agrandissement s'étendent jusqu'en 1624. La façade est rénovée au début du XVIIIe siècle. Il est vendu comme bien national en 1791, sert de tribunal à partir de 1923 et devient musée municipal d'art et d'archéologie en 1985. Le bâtiment est entièrement restauré entre 2007 et 2010[30].
  • Ancien hôpital de la Charité (classement par arrêté du 19 janvier 1942)
  • Hôtel du Haubergier - 27, rue Sainte Geneviève - 20, rue du Haubergier, (classement par arrêté du 22 septembre 1987)
  • Immeuble 23, rue de Beauvais, porte cochère (classement par arrêté du 18 octobre 1949) et Façade et toiture sur rue ; le mur de clôture sur rue (inscription par arrêté du 23 novembre 1970)

Monuments inscrits

Hôtel de ville
  • Enceinte Gallo Romaine (inscription par arrêté du 5 avril 1930 et du 9 Avril 1999) : construite aux IIIe siècle et IVe siècle, elle enserrait un espace de 6 ha et comportait 26 tours. C'est l'une des mieux conservait de la Gaule du nord. Il subsiste encore 15 de ces tours, partiellement ou en totalité[31].
  • Enceinte médiévale (inscription par arrêté du 8 mai 1933). L'enceinte est construite au cours du XIIIe siècle. Elle est renforcée au cours du XVIe siècle par des bastions et 8 éperons. On mentionne 6 portes d'entrée (portes de Creil, de Bellon, de Saint-Rieul, de Meaux, de Paris, et d'Aguillère). Elle est presque entièrement détruite au cours du XIXe siècle, en dehors de quelques éléments le long du boulevard des otages[32].
  • Ancien hôtel Dieu, rue du Châtel, porte du 13e siècle et arcades intérieures : inscription par arrêté du 14 mai 1927
  • Hôtel de Ville : les façades du 18e siècle et les balcons en fer forgé: inscription par arrêté du 8 mai 1933
  • Hôtel de la Chancellerie (Hôtel d’herivaux) 23, rue de la Chancellerie, façades et la toiture : inscription par arrêté du 23 juin 1933
  • Hôtel Raoul de Vermandois (inscription le 1er mai 1933). Le bâtiment est construit par Raoul Ier de Vermandois, fils d'Henri Ier de France. Achevé probablement à sa mort en 1152, l'hôtel est donné au Chapitre Notre-Dame puis devient maison canoniale. L'étage et la tourelle d'escalier sont construits au XVIe siècle. Le bâtiment sert d'école au cours du XIXe siècle et est agrandi à cette occasion. Un musée d'histoire s'y installe en 1989[33].
  • Couvent des Carmes (ancien hôpital Saint-Louis) - église, bâtiment sur la rue Vieille de Paris, abritant les vestiges de l'ancienne galerie occidentale et de l'ancienne galerie méridionale du cloître, les façades et toitures du grand bâtiment d'habitation du XVI sur la cour, l'escalier en pierre et en bois du XVII° s à l'intérieur de ce grand bâtiment d'habitation, mur de clôture du jardin ; inscription par arrêté du 21 septembre 1994.
  • Ancienne chantrerie Saint Rieul façades et toitures; la salle voûtée ; les caves par arrêté du 21 décembre 1987
  • Ancien séminaire (inscription par arrêté du 23 janvier 1970) : bâtiment du XVIIe siècle, devenu tribunal de commerce puis musée
  • Ancienne Poste aux chevaux - 39, rue Vieille de Paris (inscription par arrêté du 6 octobre 1975)
  • Pavillon Saint Martin (inscription par arrêté du 18 avril 1966)
  • Ancien couvent de la Présentation : façades et toitures, les caves sous l’aile du bâtiment du côté impairs de la rue de Meaux : inscription par arrêté du 10 décembre 2001.
  • Hôtel de Rasse, rue Bellon (inscription par arrêté du 5 avril 1930)
  • Hôtel des Trois Pots, 33, rue du Châtel (inscription par arrêté du 28 juillet 1927)
  • Hôtel du Flamand - 4, rue des Cordeliers, porte monumentale sur rue, la façade sur cour et la toiture inscription par arrêté du 23 juin 1933
  • Hôtels Germain, Regnard et Bruslé place Gérard de Nerval - rue des Vétérans, façades et toitures de l'hôtel Germain, place Gérard de Nerval , le portail et le mur de clôture de l'hôtel Germain ; la cave médiévale de l'hôtel Germain et la carrière la prolongeant les façades et toitures des hôtels Regnard et Bruslé sis rue des Vétérans ; les caves médiévales des hôtels Regnard et Bruslé : inscription par arrêté du 21 décembre 1987
  • Hôtel 14, rue Bellon et ses abords : site Ins. 17 décembre 1948.
  • Maison 15, rue du Châtel (inscription par arrêté du 30 mars 1978)
  • Maison dite Hôtel de la Marine 2, rue du Chat Haret (inscription par arrêté du 27 mars 1936)
  • Gare : bâtiment de consigne-annexe, de toilettes et lampisterie, à droite de la gare ainsi que la bâtiment de annexe à gauche de la gare, en totalité, inscription par arrêté du 17 août 2001. Incendiée par les Allemands en 1914, elle est reconstruite dans le style anglo-normand par l'architecte Gustave Umbdenstock. Elle est à présent réhabilitée en maison de l'emploi.

Sites et monuments en périphérie de la commune

  • Domaine de Valgenceuse, à Villemetrie Terrasse bordant la rivière La Nonette avec sa balustrade en pierre, les statues et leurs socles : classement par arrêté du 10 août 1942. Façades et toitures du château et de l'orangerie ; parc, y compris le miroir d'eau : inscription par arrêté du 27 février 1992
  • Abbaye de la Victoire : restes de l'abbaye: inscription par arrêté du 14 mai 1927. Vestiges de l'église et son sol archéologique ; façades et toitures du corps principal Sud de la ferme, de l'ensemble du bâtiment Nord et de son cellier médiéval ; décors peints du bâtiment Sud de la ferme, pavillon de l'Anguillière : inscription par arrêté du 28 juin 1989

Musées

Senlis possède quatre musées dont deux labellisés musées de France :

  • Musée d'Art et d'Archéologie contient notamment des bagues, des ex-voto trouvés dans les fouilles du Temple gallo-romain de la forêt d'Halatte. Il est actuellement fermé pour travaux et réaménagement.
  • Musée de la Vénerie
  • Musée des Spahis
  • Musée de l'hôtel de Vermandois, consacré à l'histoire de la ville et de la cathédrale, actuellement fermé au public.

Culture

Festivals et événements

En 1972 sont créés les Rendez-vous de septembre. Cette manifestation culturelle qui rend la ville piétonne le temps d'un week-end de septembre les années impaires, laisse découvrir au public les jardins et les hôtels particuliers cachés derrière les portes cochères[34]. Le Salon du Jardin se tient tous les ans à Senlis, vers le mois d´Avril. Il y a également le Marché de Noel de Senlis. Ces deux événements prennent place autour de l´église St Pierre, et attirent beaucoup de monde des alentours.

Senlis dans la littérature

  • Dans ses Carnets de guerre 14-18, Edouard Cœurdevey décrit les destructions allemandes dont il est témoin en visitant Senlis le 6 juin 1915[35]. Le 8 juin 1918, il évoque « Senlis bondé d'Annamites... »[36].

Senlis au cinéma

La cadre historique de Senlis, aux ruelles anciennes pavées, ainsi que la proximité de Paris ont fait de la ville un grand lieu de tournages cinématographiques[37]. On peut citer :

Personnalités liées à la commune

Personnalités nées à Senlis

Personnalités ayant vécu à Senlis

  • Saint Rieul, premier évêque de Senlis
  • André Paisant (1868-1926), homme politique
  • Séraphine de Senlis (1864-1942), artiste peintre dont l'œuvre est rattachée à l'art naïf.
  • Daniel Boulanger, 1922, écrivain, acteur, a vécu à Senlis de 1969 à 1999.
  • Jean Davidsen, maire de Senlis de 1953 à 1959, réélu en avril 1959, kidnapé et assassiné en octobre de la même année. Il fut le premier maire de France à construire des maisons individuelles au prix de revient dans le cadre d'une SCOP afin de permettre aux enfants de la ville de rester au pays dans des conditions financières supportables. Les principales réalisations sous son mandat furent : la création du musée de la Vénerie dans l'enceinte du château royal, l'organisation des fêtes du VIIIe centenaire de la cathédrale, la restauration des arênes gallo-romaines (aujourd'hui inachevée) la première mondiale de la représentation du 'Misanthrope' en costumes de notre temps en partenariat avec la Comédie-Française, la création du son et lumière Les chasses royales de Senlis sous la direction de Jean de Broglie. En octobre 1953, Jean Davidsen fut nommé Délégué de l'Oise aux États Fédéraux des communes d'Europe qui se sont tenus à Versailles sous le Présidence d'Édouard Herriot.[réf. nécessaire]
  • Bridget Strevens, née en 1957, artiste peintre, illustratrice et écrivain.[réf. nécessaire]
  • Guillaume Le Baube, né en 1958, artiste peintre.
  • Hélène de Jessé, née en 1958, artiste peintre.[réf. nécessaire]
  • Yves Montand, chanteur et comédien, décédé à l'hôpital de Senlis le 9 novembre 1991
  • Jean Richard, comédien, directeur de cirques, bien connu pour avoir interprété le commissaire maigret à la télévision, est décédé à Senlis le 12 décembre 2001.
  • Anne-Lorraine Schmitt, jeune fille assassinée dans le RER D ; une foule immense est présente à ses funérailles à la cathédrale de Senlis en décembre 2007[réf. nécessaire].
  • Françoise Perrinel, née en 1962, championne du monde en tir à l'arc 3Di 2005, à Gênes en Italie, brevet d'état à la compagnie d'arc Senlis Montauban.[réf. nécessaire]

Notes et références

  1. David Malescourt et Olivier Andrieu - habitants.fr, « nom des habitants des communes françaises ». Consulté le 24 mai 2008
  2. Distance orthodromiques sur le site Lion1906.com
  3. Composition de l'Unité urbaine sur le site de l'Insee
  4. Dossier statistique de l'Aire urbaine de Senlis sur le site de l'Insee
  5. Notice de la carte géologique de Senlis au 1/50000e, XXIV-12 sur brgm.fr. Consulté le 29 août 2009
  6. Communiqué de presse : Senlis, le 23 septembre 2005, Sanef, partenaire exclusif des Rendez-Vous de Septembre de Senlis sur le site de SANEF
  7. Histoire de la ligne sur le site personnel de Patrick Serou
  8. Marc Bonnet-Laborderie et Philippe , Senlis et son patrimoine : la ville en ses forêts, GEMOB, Beauvais, 1995, p. 11 
  9. Manuscrits de l'Institut de France - Calames, « Publication de la paix de Senlis ; 23 mai 1493 ». Consulté le 24 mai 2008
  10. Thuerry Amalou, Une concorde urbaine. Senlis au temps des réformes, Presses universitaires de Limoges, 2007.
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ) p 353
  12. Conseil municipal sur Ville de Senlis. Consulté le 29 août 2009
  13. ville de Senlis, « Senlis - Site officiel ». Consulté le 24 mai 2008
  14. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  15. Dossier statistique de l'INSEE sur la commune
  16. Annuaire des établissements scolaires de l'académie sur Académie d'Amiens. Consulté le 30 août 2009
  17. Liste des établissements sur DDEC de l'Oise. Consulté le 30 août 2009
  18. Présentation de l'hôpital sur www.ch-senlis.fr. Consulté le 30 août 2009
  19. présentation de la clinique sur Polyclinique Saint-Joseph. Consulté le 30 août 2009
  20. présentation de la clinique sur Clinique du Valois. Consulté le 30 août 2009
  21. Communautés de ma paroisse sur Paroisse Saint-Rieul. Consulté le 30 août 2009
  22. page d'accueil de la communauté évangélique de Senlis sur epes.com. Consulté le 30 août 2009
  23. Le sport à Senlis sur Ville de Senlis. Consulté le 30 août 2009
  24. Photographies de l'amphithéâtre sur Société d'histoire et d'archéologie de Senlis. Consulté le 30 août 2009,Arènes gallo-romaines sur Ville de Senlis. Consulté le 30 août 2009
  25. Notice Mérimée du château royal sur ministère de la Culture. Consulté le 30 août 2009
  26. Notice Mérimée du prieuré Saint-Maurice sur ministère de la Culture. Consulté le 30 août 2009
  27. descriptif de l'ancienne abbaye Saint-Vincent sur Ville de Senlis. Consulté le 1er septembre 2009
  28. Notice Mérimée de la collégiale Saint-Frambourg sur ministère de la Culture. Consulté le 30 août 2009
  29. Notice Mérimée de l'église Saint-Pierre sur ministère de la Culture. Consulté le 30 août 2009
  30. Notice Mérimée de l'Ancien évêché sur ministère de la Culture. Consulté le 1er septembre 2009
  31. Notice Mérimée de l'enceinte gallo-romaine sur ministère de la Culture. Consulté le 1er septembre 2009
  32. Notice Mérimée de l'enceinte médiévale sur ministère de la Culture. Consulté le 1er septembre 2009
  33. Notice Mérimée de l'hôtel Raoul de Vermandois sur ministère de la Culture. Consulté le 1er septembre 2009
  34. Site officiel des Rendez-vous de septembre
  35. Edouard Cœurdevey, Carnets de guerre 14-18 : un témoin lucide, Plon, collection Terre humaine, p. 117
  36. Edouard Cœurdevey, Carnets de guerre 14-18 : un témoin lucide, Plon, collection Terre humaine, p. 805
  37. Liste de tournages sur le site L2TC.com ainsi que Michel Lalande, Claps sur Senlis : l'histoire du cinéma à Senlis, Pont-Sainte-Maxence, 1997, 125 p.

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Félis Louat, Histoire de la Ville de Senlis, 1944, rééd. 2004, Le livre d'histoire.
  • Jean-Paul Besse, Senlis dans l'histoire, 987-1987, 1987, 155 pages.


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