Augustin Lesage

Augustin Lesage, né le 9 août 1876 à Saint-Pierre-lez-Auchel (Pas-de-Calais), décédé le 21 février 1954, est un peintre français inclassable.

Rattaché au mouvement spirite, étudié par André Breton[1], il est intégré à la Collection de l'art brut, dont il est une figure majeure[2].

Sommaire

Biographie

Sources[3] :

Le mineur

Augustin Lesage naît à Saint-Pierre-lez-Auchel le 9 août 1876. À l'âge de 7 ans, il perd sa jeune sœur Marie, de 4 ans sa benjamine. Dans cette région minière du Nord de la France, c’est tout naturellement qu’il commence à travailler à la mine dès 14 ans, après son certificat d’études. Mais c'est cette fois sa mère qui, cette année-là, meurt d'un cancer de la lèvre. À 18 ans, il rencontre sa future femme avec qui il a une fille en 1895. À 20 ans, il est mobilisé dans des régiments de Dunkerque et Lille, d’où il revient en 1900 pour reprendre « l’existence simple et dure d’un travailleur du sous-sol ».

Le peintre-médium

Un soir de 1911, alors qu’il avait trente-cinq ans, il entendit au fond de la mine, effrayé, une voix lui annoncer : « Un jour, tu seras peintre ! ». Le message se répète peu de temps après, puis les voix – au sens sonore du terme -, ne se feront plus jamais entendre. L’année d’après, il est initié au spiritisme et participe à ses premières séances. Là, sous l’impulsion de ce qu’il pense être l’esprit de sa sœur Marie, morte à l’âge de trois ans, il commence ses premiers dessins automatiques. Des messages par écriture automatique lui sont également transmis à travers sa main : « Les voix que tu as entendues sont une réalité. Un jour tu seras peintre. » Puis, au bout de quelque temps, l’esprit lui dicte :

  • « Aujourd’hui il n’est plus question de dessin, mais de peintures. Sois sans crainte, et suis bien nos conseils. Oui, un jour tu seras peintre et tes peintures seront soumises à la science. Tu trouveras cela ridicule dans les débuts. C’est nous qui tracerons par ta main. Ne cherche pas à comprendre. Surtout suis bien nos conseils. Tout d’abord, nous allons te donner par l’écriture le nom des pinceaux et des couleurs que tu iras chercher chez M. Poriche à Lillers. Tu iras chercher là et tu trouveras tout ce qu’il te faudra. ».

Lesage achète donc du matériel et se met au travail. Puis vient le message : « Maintenant, tu vas travailler sur la toile ». Il demande alors à un ami de lui commander une petite toile, mais il en reçoit une de trois mètres sur trois ! Il va pour la couper, mais un message s’y oppose : « Ne découpez pas la toile, elle se réalisera, tout s’accomplira. Suis nos instructions et nous la remplirons dans la perfection… Mets-toi à la peinture. » Il commença alors la toile monumentale (que l’on peut encore voir de nos jours à la Collection de l'art brut) dans le coin supérieur droit, et la remplir lui prendra deux ans… « Chaque soir j’ai travaillé au sortir de la mine. J’arrivais fatigué, mais la fatigue partait aussitôt que je me mettais à peindre. L’Esprit m'a tenu sur un petit morceau de la toile pendant trois semaines. Ma main bougeait à peine. J’en perdais patience. Je n’avançais pas. Et il y avait tant de travail à faire ! ».

À partir de juillet 1913, Augustin Lesage interrompt son travail à la mine pour se consacrer à des activités de guérisseur. Des dizaines de malades affirment avoir été guéris par lui, et parviennent à obtenir son acquittement devant le tribunal qui, en janvier 1914, le poursuit pour exercice illégal de la médecine. Il est ensuite mobilisé pour la guerre entre 1914 et 1916, où il continue à dessiner des cartes postales. Dès son retour, il reprend la peinture qui ne la quittera désormais plus jusqu’à sa mort.

En 1921, il reçoit la visite de Jean Meyer, directeur de la Revue spirite. Celui-ci devient rapidement son mécène, ce qui permet à Augustin Lesage de quitter définitivement la mine en 1923 pour se consacrer entièrement à la peinture.

En 1925, il expose deux toiles à la Maison des Spirites à Paris, puis est organisée sa première exposition publique au Congrès Spirite International, où il rencontre Léon Denis et sir Arthur Conan Doyle. C’est le début d’une série d’expositions, dont le Salon des Beaux-Arts, le Salon d'automne de Paris, et même le Salon des artistes français.

En 1927, il est invité par le Dr Osty à l’Institut métapsychique international, un cercle privé fondé en 1920 à l’instigation de personnalités scientifiques qui se proposent d’étudier dans une perspective rationaliste les phénomènes paranormaux. Là, il réalise devant un public nombreux une toile de 2 m sur 1,50 m et en entame une autre, de format plus modeste. Des entretiens avec Augustin Lesage, Osty en retirera une étude publiée la première fois en 1928 dans la Revue métapsychique.

L’épisode égyptien

Fin 1938, Augustin Lesage peint une toile nommée La Moisson égyptienne, où l’on retrouve diverses figures et scènes de l’ancienne Égypte. Or, dès 1922, Lesage aurait été averti par les esprits : « Lorsque tu peindras la moisson des blés en Égypte, ton voyage vers le Nil sera très proche ».

Et effectivement, l’occasion de ce voyage se présente en 1939 dans le cadre de l’association Guillaume Budé, et le 20 février, Lesage et ses amis partent pour Alexandrie. Sur le bateau, Lesage déclare : « Mes guides m’ont révélé que je retrouverai la fresque de l’époque égyptienne représentant des scènes de moisson ».

Le séjour commence par Le Caire, mais c’est dans la Vallée des Reines, près de Louxor, qu’advient le « miracle » tant espéré. Là, on invite Lesage et ses compagnons à visiter la tombe d’un Egyptien appelé Menna. Or, quelle n’est pas la stupéfaction du groupe de découvrir, là, sur un mur, la scène même de moisson qu’il avait peinte trait pour trait, quelques mois auparavant… Lesage est alors persuadé qu’il s’agit d’une scène qu’il a peinte durant une vie précédente alors qu’il était Menna. « En un mot, j’ai revu ce pays que j’ai tant aimé, où j’ai vécu, travaillé ».

Une polémique s’ensuivit du fait que le milieu spirite et certains biographes ont présenté l’épisode comme étant une preuve irréfutable de la médiumnité de Lesage. Elle repose en grande partie sur l’assertion selon laquelle Lesage n’avait pas pu voir la fresque égyptienne avant son départ (sous prétexte d’une découverte récente). Mais cela n’est pas fondé, puisque cette peinture est mentionnée dans un ouvrage dès 1905, et reproduite dans plusieurs publications d’avant 1930. De fait, Lesage retrouve la peinture comme ses guides lui ont annoncé, mais sans avoir jamais dit qu’il ne l’avait pas une première fois trouvée reproduite dans un livre, puis transposée sur sa toile. Quoi qu’il en soit, cela n’enlève rien à la puissance et à l’étrangeté de ses peintures, ni aux profonds et sincères liens qui le rattachaient à l’Égypte…

L’héritage Lesage

À sa mort le 21 février 1954, il laisse près de 800 toiles réparties en collections privées, et publiques dont :

La rétrospective

En 1988-1989 a été organisée une grande rétrospective d’Augustin Lesage qui a donné lieu à un catalogue raisonné.

L’exposition s'est déroulée en quatre étapes internationales :

En dialogue avec l'art contemporain

Du 11 juin au 7 septembre 2008, la Maison rouge à Paris a présenté l'exposition Les Inspirés, mettant en parallèle les peintures d'Augustin Lesage et les sculptures d'Elmar Trenkwalder.

L’œuvre

« Si les profondeurs de notre esprit recèlent d’étranges forces capables d’augmenter celles de la surface, ou de lutter victorieusement contre elles, il y a tout intérêt à les capter, à les capter d’abord pour les soumettre ensuite, s’il y a lieu, au contrôle de notre raison. » André Breton, Manifeste du Surréalisme, 1924.

Les balbutiements 1911

Les premiers dessins d’Augustin Lesage datent de ces séances spirites que lui et son groupe d’amis organisent en 1911, et où très vite Lesage est désigné en tant que médium. Il se met à recueillir les messages, et à exécuter des dessins qu’il signe « Marie », du nom de sa sœur, morte en 1883 à l’âge de trois ans. Ces dessins médiumniques sont totalement abstraits, avec une graphie très spiralée, parfois ondulée. Le papier est travaillé sur toute sa surface et comme encadré par des aplats ou des lignes festonnées. Un semis de points colorés envahit le fond. Le vert, le noir et les trois couleurs primaires se répartissent en masses équilibrées, aucune ne prévaut.

Quand les « esprits » lui commandent de passer à la peinture, il se met à « tamponner » la feuille avec le pinceau en une multitude de points, jusqu’à en remplir toute la surface. À dominante brun et bleu ou brun et vert, on y retrouve les structures spiralées des dessins. Il n’aurait pas exécuté plus d’une dizaine de ces « ébauches », avant de passer à son Grand Œuvre…

La première toile 1912-1914

Nous sommes en 1912 lorsque Augustin Lesage reçoit cette immense toile de 3 m sur 3 m, et qu’il aborde comme aucun autre peintre ne l’avait fait avant lui : dans le coin supérieur droit, et sans aucun plan préconçu de ce qu’il adviendrait ensuite… « L’esprit m’a tenu dans ce petit carré pendant trois semaines consécutives. Je ne faisais rien et c’en était un travail… Après, tout s’est développé, le pinceau a marché de gauche à droite, il y a eu de la symétrie… ». Lesage peint chaque jour, au retour de la mine, dans la pièce principale de sa maison. L’exiguïté lui empêche, de toute façon, d’avoir une vue d’ensemble de la toile, et une partie de celle-ci reste roulée. Lesage « descend » donc le long de la toile en une sorte de processus organique où l’évolution stylistique est très nette, plus libre, évoquant souvent des motifs végétaux en haut, évoluant progressivement vers des constructions symétriques «libres» d’abord, puis plus construites et contraintes ensuite, menant vers une sorte de « cristallisation » géométrique et architecturale. L’impression finale de cette peinture, que Lesage mit deux ans à finir, est d’avoir plusieurs tableaux en un, avec cette immense partie sauvage, anarchique, qui va du haut à droite vers la gauche, et plusieurs autres parties symétriques, dont quatre sortes de « temples » de tailles différentes, deux en bas très géométriques et deux vers le haut, plus libres.

« La première grande peinture d’Augustin Lesage est l’une des plus audacieuses de l’art moderne. Sans être à proprement parler non-figurative (les figures, tant architecturales qu’anthropomorphes, y fourmillent), elle explore à peu près toutes les possibilités de l’abstractionlyrique aussi bien que géométrique- à une époque où cette dernière, chez les artistes professionnels, en est encore à ses balbutiements. Ornementale, décorative, elle n’en répond pas moins –comme les œuvres de Kandinsky dont elle est contemporaine- à une intention spirituelle. La distance est-elle si grande, d’ailleurs, entre la théosophie chère à l’artiste russe et le spiritisme embrassé par le mineur français ? Celui-là se réclame de Rudolf Steiner, celui-ci de Léon Denis[4]. »

La période classique 1916-1927

En revenant de la guerre, Augustin Lesage développe ce qui lui est apparu lors de l’exécution de sa première toile. La symétrie partielle de cette dernière fait alors place à une symétrie totale, les peintures s’ordonnant autour d’un axe médian conférant à la composition un caractère monumental et évoquant quelque architecture fantastique et hallucinée. Lesage atteint alors l’apogée de son art durant ces quelques années, à travers des compositions abstraites de grand format (en moyenne entre 1 et 2 mètres), constituées d’une succession de motifs répétitifs, progressant le plus souvent par couches horizontales (n’étant pas sans rappeler son travail de mineur ! ). Selon les témoins, son rythme de progression est étonnamment rapide (« ...à une allure égale et folle. Pas le temps de la réflexion… à la façon d’une machine, avec précision, sans à-coups »). Il peint donc de façon spontanée, ses « esprits » lui inspirant un art inconsciemment ornemental.

Il utilise de préférence des couleurs pures avec un pinceau pour chacune d'elles, couleurs disposées dans des godets. Presque toujours abstraites, on peut trouver cependant dans ces peintures, ici et là, minuscules, des visages ou des oiseaux, géométrisés, qui se lovent dans les constructions. La composition n’occupe pas la totalité de la surface, elle se découpe sur un fond uni, et laisse apparaître des coupoles et des tourelles.

L’intrusion des figures 1927-1954

La transition sauvage 1927-1930

En cette année 1927, Lesage prévient : « mes guides me disent depuis un certain temps que je suis arrivé à l’apogée de mon premier apostolat, que je dois entrer dans la deuxième phase de mon apostolat ». Et, effectivement, le changement advient, pour le moins brutal, puisque, occupant la toile jusqu’à en repousser les limites, des formes rondes et ovales se mettent à enfler et bourgeonner comme débarrassées du carcan des lignes et s’épanouissent en plumages chatoyants, soulignés par des touches de peinture, qui font penser à la première manière de Lesage, organique, avec laquelle il avait attaqué sa première toile. Mais là, ce sont des formes d’oiseaux très nombreuses qui apparaissent, et des visages de plus en plus présents qui vont jusqu’à occuper le centre même des toiles. Les tons purs se raréfient pour laisser place aux roux, bruns, mauves… Très vite, ces éléments « naturels » vont venir s’insérer, entourer les tabernacles symétriques chers au peintre.

L’imagerie traditionnelle 1930-1954

Puis, ce seront des reproductions d’imagerie d’origines diverses qui vont presque systématiquement venir agrémenter les compositions de manière plus ou moins heureuse, mais leur faisant perdre de toute façon leur force primordiale et symbolique. L’Égypte est la principale source de cette imagerie (et même omniprésente entre 1935 et 1942), mais on compte aussi un nombre important de motifs chrétiens et quelques références à l’art du Moyen-Orient.

L’ornement 1930-1954

Cependant, parallèlement au développement des figures, Augustin Lesage continue à peindre des compositions décoratives pures, abstraites, mais moins spectaculaires que celles d’avant 1927 car plus denses, plus stéréotypées. Elles deviennent très chatoyantes dans les années 1936, Lesage n’utilisant quasiment plus que des tons purs. Des empâtements légers font ressortir des points de couleur posés ça et là, renforçant le caractère précieux et préfigurant les peintures de Crépin. Les répétitions de mandorles et de rosaces (formes féminines par excellence) se font de plus en plus systématiques. Souffrant des yeux, affaibli par l’âge, Augustin Lesage doit se résigner à déposer les pinceaux durant l’année 1952, moins de deux ans avant sa mort.

À travers le spiritisme, Augustin Lesage aura réussi le tour de force, sans aucune formation artistique, à créer une œuvre peinte qui accompagne, voire anticipe trois des plus grands mouvements artistiques du XXe siècle : l’Art abstrait (la première œuvre non figurative de l’art occidental généralement admise est une aquarelle de Kandinsky de 1910, et le Carré Noir de Malévitch date de 1915) ; le surréalisme (les premiers essais de créations « automatiques » ne débuteront qu’après 1917) et l’Art brut (dont le terme et les fondements n’apparaissent qu’en 1945).

Parentés artistiques

Ferdinand Cheval (1836-1924)

On peut considérer Cheval et Lesage comme deux grandes figures de l’art populaire français, l’un en sculpture, l’autre en peinture, et pas seulement parce qu’ils étaient contemporains, mais avant tout parce qu’ils ont développé, chacun dans sa discipline, une œuvre monumentale, insensée et pionnière tout en ayant des origines très modestes, en dehors de toute influence et apprentissage artistiques. Mais les comparaisons ne s’arrêtent pas là… Ferdinand Cheval est de 30 ans l’ainé de Lesage ; travaillant aussi dès l’âge de treize ans, comme boulanger puis comme facteur, il a sa « révélation » artistique à 43 ans, de manière beaucoup plus prosaïque, en butant contre une pierre dont la forme originale l’interpelle… et qui l’amènera à construire durant 33 ans son Palais Idéal… Mais la manière dont Cheval s’y prend les douze premières années comporte des coïncidences troublantes avec celle dont Lesage abordera sa première toile. Comme on le voit ici : Palais ideal. Cheval a commencé à gauche par construire une sorte de grotte, pour ensuite faire évoluer son travail intuitivement, de manière organique, et arriver enfin à une structure beaucoup plus organisée, symétrique, une sorte de temple, exactement comme Lesage le fit en peinture. Et Cheval a pensé ce temple « à la mode des rois Pharaon et dont la forme serait égyptienne » ! Ferdinand Cheval acheva son chef-d’œuvre l’année même où Lesage commençait le sien…

Fleury Joseph Crépin (1875–1948)

Les points communs entre Crépin (quincailler et guérisseur renommé) et Lesage sont nombreux : du même âge, habitant la même région, ils finissent même par se rencontrer au début des années trente par le biais des milieux spirites. Lorsque Crépin se met à peindre, c’est donc naturellement avec une sorte de filiation naturelle qu’il élabore sa propre œuvre : palais imaginaires symétriques remplis de points et de figures sur des fonds unis. Mais ce « Lesage naïf » va développer son propre style, plus grossier, et du coup plus attachant que celui de son prédécesseur, avec des aplats de couleurs vives, des cernes épais et surtout l’application de grosses gouttelettes brillantes à la technique tenue secrète, qui achèveront sa « patte ». Et puis il entre dans la légende lorsque, à ses débuts en avril 1939, les voix lui disent : « Quand tu auras peint 300 tableaux, ce jour-là la guerre finira ». Et la 300e toile d’être achevée en mai 1945 ! À noter qu’il fut également très apprécié des surréalistes et qu’il est fort connu dans l’Art brut.

L’Art médiumnique [5]

Parfois, les états de transe et de communication avec un au-delà poussent quelqu’un à la création ; il se dit guidé dans ce qu’il fait, n’est qu’un « médium », comme ce fût le cas d’Augustin Lesage. De milieux modestes et populaires, très souvent liés au Spiritisme, ces créateurs sont devenus une partie importante de l’Art brut, puisqu’ils puisent leurs moyens de création en dehors de toute influence artistique. On appelle cela l’art médiumnique ; il en existe de grandes figures, comme :

Bibliographie

Sources

  1. Dans l'article « Le message automatique », revue Le Minotaure no 3-4, 1933
  2. Jean Dubuffet intègre les peintures de Lesage dans sa collection dès 1948, 3 ans seulement après l'avoir entamée (cf.Le Foyer de l'art brut), achète sa première toile « historique » pour 50.000 frs en 1964, puis écrit un article sur lui dans la publication L'Art brut no 3 (1965). Les peintures d'Augustin Lesage sont présentées en permanence jusqu'à aujourd'hui à la Collection de l'Art brut à Lausanne, et cela depuis son ouverture en 1975 (cf. Les créateurs notoires de la Collection). Il est présent dans toutes les éditions du catalogue de la Collection (1971, 1976, 1986) ainsi que dans le livre de son ancien conservateur Michel Thévoz, L'Art brut (1980). Augustin Lesage a fait l'objet d'une rétrospective présentée à Lausanne en 1989 (avec édition d'un catalogue), et il est cité dans les ouvrages abordant le sujet (par ex. dans L'Art brut (2003) de John Maizels, au chapitre « Les artistes de la Collection de l'art brut » (parmi une quinzaine d'autres créateurs). Enfin, il est, parmi les « médiumniques » de la Collection, le plus ancien historiquement (ayant débuté sa « carrière » en 1912, Burnat-Provins en 1914, Madge Gill en 1919, Jeanne Tripier en 1927, Laure Pigeon en 1933, Crépin en 1938, Lonné en 1950, Lamy en 1989)
  3. La biographie et les textes d’Hubert Larcher et Christian Delacampagne dans le catalogue Augustin Lesage 1876-1954, Arras-Béthune-Lausanne-Florence-Le Caire, Philippe Sers Editeur, 1988 ; du chapitre « Lesage : l’art des automatismes », Chapitre 4, pp 58-67, dans Outsiders, fous, naïfs et voyants dans la peinture moderne (1889-1960) de Christian Delacampagne, Editions Mengès, Paris, 1989 ; la biographie du catalogue Art médiumnique, visionnaire, Messages d’Outre-Monde , Hoëbeke, Paris, 1999 et la biographie du catalogue de la Collection de l’Art brut, Lausanne, 1976 & 1986.
  4. Christian Delacampagne « Lesage : l’art des automatismes », chapitre 4, pp 59 dans Outsiders, fous, naïfs et voyants…, op cité.
  5. Cf. Catalogue de l’exposition de la Halle Saint-Pierre, Art médiumnique, visionnaire, messages d’Outre-Monde, op cité.

Études

Monographies

Articles notables / Chapitres entiers de livres

  • M Augustin Lesage, peintre sans avoir appris par le Dr Eugène Osty, Revue Métapsychique, janvier 1928 p. 1-35
  • Le message automatique par André Breton, Minotaure no 3-4, 1933
  • Le mineur Lesage par Jean Dubuffet, Fascicule de l’Art brut no 3, Compagnie de l’Art Brut, Paris, 1965
  • (en) Michel Thévoz, Spiritualism and the work of Augustin Lesage, Raw Vision no 1, 1989
  • Lesage : l’art des automatismes, Chapitre 4, p. 58-67 dans Outsiders, fous, naïfs et voyants dans la peinture moderne (1889 -1960) de Christian Delacampagne, Éditions Mengès, Paris, 1989
  • (en) Augustin Lesage –Raw Classics par Geneviève Roulin, Raw Vision no 26, 1999

Ouvrages mentionnant Augustin Lesage

  • (en) Roger Cardinal, Outsider Art, Londres, Studio Vista, 1972 
  • Catalogue de la Collection de l’Art brut, Lausanne, 1976 & 1986
    Réeditions mises à jour du catalogue de 1971
     
  • Collectif, Les Singuliers de l’art, Paris, Musée d’Art moderne, 1978
    catalogue d’exposition
     
  • Michel Random, L’art visionnaire, Paris, Nathan, 1979 
  • Michel Thévoz, L’Art brut, Genève, Skyra, 1980 
  • Jean-Louis Ferrier, Les Primitifs du XXe siècle, Paris, Terrail, 1997 
  • Collectif, Art brut, Collection de l’Aracine, Lille, musée d’Art moderne Lille Métropole, 1997
    catalogue d’exposition
     
  • Collectif, Art médiumnique, visionnaire, Messages d’Outre-Monde, Paris, Hoëbeke, 1999
    catalogue d’exposition
     
  • John Maizels, L’art brut, l’art outsider et au-delà, Paris, Phaidon, 2003 

Catalogue d'exposition

  • Augustin Lesage et Elmar Trenkwalder, les Inspirés, Paris, éditions Fage, 2008 

Voir aussi

Article connexe

Liens externes


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