Aucamville (Tarn-et-Garonne)
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43° 48′ 14″ N 1° 12′ 57″ E / 43.8038888889, 1.21583333333

Aucamville
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Verdun-sur-Garonne
Code commune 82005
Code postal 82600
Maire
Mandat en cours
Henri-Bernard Pech
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Garonne et Gascogne
Démographie
Population 904 hab. (2007)
Densité 39 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 14″ Nord
       1° 12′ 57″ Est
/ 43.8038888889, 1.21583333333
Altitudes mini. 97 m — maxi. 168 m
Superficie 22,91 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Aucamville est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Aucamvillois.

Sommaire

Géographie

Situation

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 32 km au nord de Toulouse et à 25 km de l'aéroport Toulouse-Blagnac, Aucamville est situé à la limite sud du département de Tarn-et-Garonne, à mi-distance entre Montauban et Toulouse.

Voies de communication,transports et communes limitrophes

La gare SNCF la plus proche est située à 8 km, sur la commune de Grisolles (gare de Grisolles).

On y a accès depuis Toulouse par la voie lactée (D902) jusqu'à Beauzelle puis par la D2 jusqu'à Grenade sur Garonne, et également depuis l'autoroute française A62, sortie 10.1 Grenade/Eurocentre.

La ville est située à environ 9 km à l'ouest de la RN20 à mi-distance de Toulouse et Montauban, l'axe principal qui traverse la ville est la D3 (prolongation de la D29a en Haute-Garonne) reliant Beaumont de Lomagne à Grenade sur Garonne.

Des chemins communaux relient en outre Aucamville aux communes voisines les plus proches de Saint-Cezert (31) ( à 3 km au sud ouest) et Le Burgaud (31) ( à 4 km à l'ouest)


Toponymie

Aucamville est cité pour la première fois au XIe siècle sous la forme Ochamsvilla, puis Aucamvilla après 1312.

Le blason de la ville représente une oie sur fond violet et blanc (dans un écu ovale, on voit une porte de ville et sur le seuil de la porte une oie passant), car selon la légende, le nom de la commune signifierait « la ville de l'oie », en latin Aucum Villa. Ce genre d'étymologie latine est fréquent dans les blasonnement des paroisses[1], mais généralement sans fondement.

Cet étymologie n'est pas assurée car le /m/ final du latin s'était amui depuis longtemps au moment de la formation des noms en -ville (au Moyen Âge). Un composé roman basée sur auca, oie est possible phonétiquement, si on suppose une nasalisation hypothétique de /a/. De plus, sur plusieurs millier de composés en -ville, seule une petite dizaine contient un nom d'animal, qui pourrait être un sobriquet, mais dont les formes anciennes sont parfaitement claires, ce qui n'est pas le cas ici. Ainsi, dans Quièvreville (Capravilla v. 1024) ou Chèvreville (Caprivillam 1186) avec « la chèvre » ou encore Villechien (1753), tous parfaitement identifiables et qu'Ernest Nègre[2] considère comme des surnoms de personnages.

En effet, il s'agit d'une formation mérovingienne ou carolingienne, basée probablement sur un nom de personne comme presque tous les noms en -ville, généralement de type germanique. Cela est à mettre en rapport avec les formes anciennes du type Ochamsvilla. Les spécialistes de la toponymie comme Ernest Nègre[3] proposent le nom d'homme germanique Ogmarus, traité comme *Ogamarus, alors qu'Albert Dauzat et Charles Rostaing[4] de leur côté, y voient le nom de femme wisigothique *Auka. On rencontre la variante Aukisa dans Aucazein (*Aukasinga), commune de l'Ariège. Cependant le /m/ là encore fait difficulté.

Homonymie avec Aucamville qui est peut-être une transposition du nom originel d'après Ernest Nègre[5].

Histoire

Les traces les plus anciennes d'habitat ont été retrouvées dans le parc de Nolet ; elles remontent à l'époque gallo-romaine (pièces de bronze), puis mérovingienne (plaques de ceinturons). Des fouilles ont révélé des restes de mosaïque et des vases en terre noire.

L'abbé Galabert rapporte dans son ouvrage qu'aux environs du XIIIe siècle, le village, primitivement établi à environ 500 m au nord du cimetière, fut détruit par un incendie et reconstruit à sa position actuelle.

Sur l'emplacement du cimetière subsistent les restes de la chapelle Saint Martin qui était l'ancienne église paroissiale.

La commune d'Aucamville fut intégrée au département de Tarn-et-Garonne le 21 novembre 1808; auparavant, elle dépendait, comme la totalité du canton de Verdun-sur-Garonne, du département de la Haute-Garonne.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Henri-Bernard Pech    
mars 2001 2008 André Dargassies    
juin 1995 2001 André Dargassies    
mars 1983 1989 André Dargassies    
mars 1977 1983 Mr Miramont    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique (Source : INSEE[6])
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
756 671 699 691 720 744 790 904[7]
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

Lieux et monuments

  • Église Saint-Martin (XIIIe siècle ; XVe siècle ; XVIe siècle)
  • Ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste

Sports et Loisirs

La ville comprend plusieurs associations sportives :

  • Le Jujutsu Club d'Aucamville, popularise un art martial d'origine Japonaise, la méthode Wa-Jutsu (art de l'accord et de la paix).
  • Un club de football nommé « la violette sportive aucamvilloise », qui joue en violet et blanc
  • Un club de Judo pour enfants « les ours aucamvillois »

Sont également présentes diverses associations non sportives :

  • une société de chasse (« Saint Hubert aucamvilloise »)
  • une société de pêche (« la rabote aucamvilloise »)
  • une association d'anciens combattants
  • un club réservé aux ainés (« l'amicale des ainés du coteau fleuri »).
  • le collectif ACANOT 82, (« Aucamvillois Contre l'Aéroport du Nord-Ouest Toulousain.» )

Personnalités liées à la commune

L'abbé Jean-Antoine-Firmin Galabert (qui fut le curé d'Aucamville de 1881 à 1907) écrivit et publia en 1890 un ouvrage sur l'histoire de la ville intitulé "Monographie d'Aucamville". Cet ouvrage, encore disponible aujourd'hui, reste le mieux documenté et le plus complet sur l'histoire de la ville.

Notes et références

  1. Par exemple : les deux tours en feu de Torigni-sur-Vire, basées sur un turris ignis « tours de feu », alors qu'il s'agit en fait, comme tous les Thorigny, Thorigné, d'un ancien Thoriniacum.
  2. Toponymie générale de la France, volume 2, Librairie Droz, Genève 1991.
  3. Op. cité.
  4. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
  5. Op. cité.
  6. Aucamville sur le site de l'Insee
  7. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?annee=2007&depcom=82005

Voir aussi

Article connexe

Liens externes


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