Auaricum

Bourges

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Bourges

La Cathédrale Saint-Étienne de Bourges.
La Cathédrale Saint-Étienne de Bourges.

Bourges#Héraldique
Détail

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Administration
Pays France
Région Centre
Département Cher (préfecture)
Arrondissement Bourges
Canton Chef-lieu de 5 cantons
Code Insee abr. 18033
Code postal 18000
Maire
Mandat en cours
Serge Lepeltier
2008-2014
Intercommunalité Bourges Plus
Site internet http://www.ville-bourges.fr/
Démographie
Population 70 828 hab. (2006)
Densité 1 030 hab./km²
Gentilé Berruyers[1]
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 04″ Nord
       2° 23′ 47″ Est
/ 47.0844444444, 2.39638888889
Altitudes mini. 120 m — maxi. 169 m
Superficie 68,74 km²

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Bourges est une commune française, préfecture du département du Cher. Avec une agglomération de plus de 100 000 habitants, elle est la 3e plus grande ville de la région Centre après Tours et Orléans. Elle est aussi l’ancienne capitale du Berry : Ancienne province s’étendant aux départements de l’Indre et du Cher.

Sommaire

Devise

Summa imperii penes Bituriges (Le souverain pouvoir appartient aux Bituriges).

Géographie

Marais de l’Yèvre et de la Voiselle

Situation

À quelques dizaines de kilomètres du centre de la France, et à 240 km de Paris. La ville de Bourges est située à la confluence de plusieurs rivières (Yèvre, Voiselle, Auron, Moulon), ce qui explique la surface importante de marais au pied de la ville médiévale. Ces marais sont pour la plupart canalisés, divisés en multiples parcelles et voués à l’exploitation potagère.

Climat

Le climat de Bourges est océanique. Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1961 - 1990:

Relevé météorologique de Bourges
mois jan. fév. mar. avr. mai. jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 3,3 4,7 7,0 9,8 13,3 16,7 19,2 18,8 16,3 12,1 6,8 4,0 11,0
Précipitations (mm) 60,5 58,7 60,1 51,7 80,8 56,9 51,8 59,4 61,2 59,0 59,4 63,1 722,5
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.

Histoire

La capitale du peuple gaulois des Bituriges Cubes

Dans l’Antiquité, la ville se nommait Avaricum « le port sur l’Yèvre » (le nom celte étant *Avariko- qui se retrouve dans le nom de la rivière Yèvre, Avar). Au Ve siècle av. J.-C., Bourges voit le développement d’une vaste agglomération proto-urbaine étendue sur plusieurs dizaines d’hectares et en contact étroit avec la Méditerranée (Marseille, Golasecca, Etrurie padane, etc.). La publication récente des fouilles réalisées dans le quartier Saint-Martin-des-Champs (Milcent P.-Y. 2007 Bourges-Avaricum. Un centre proto-urbain celtique du Ve siècle av. J.-C.) permet de mieux comprendre l’importance des activités artisanales dans le cycle de développement socio-économique observable à cette époque de l’extrême fin du 1er âge du Fer. Des tombes riches, comme le grand tumulus de Lazenay, manifestent par ailleurs la puissance de l’aristocratie biturige contemporaine. Compte tenu de ces récentes découvertes archéologiques, le texte de Tite-Live selon lequel les Bituriges Cubes auraient encadré les premières migrations celtiques en Italie du Nord prend un nouveau relief. À la fin du Ve siècle av. J.-C., le site semble abandonné en grande partie et n’est réoccupé densément qu’à partir du IIe siècle av. J.-C. Durant la guerre des Gaules, César en fit le siège, qui dura de longs mois. Partout ailleurs en Gaule, Vercingétorix avait mis en place une politique de la terre brûlée : aucune ville, aucune ferme ne devait servir à l’approvisionnement des légions romaines. Cependant, les habitants d’Avaricum le supplièrent d’épargner leur cité, mettant en avant la sûreté de leur ville protégée par des défenses naturelles (car située sur une butte entourée d’une rivière et de marais) et par une puissante muraille au sud. De cette muraille, lui revenait la nomination de Ville rouge, au même titre que Le Mans. César réussit à prendre la cité en affamant ses combattants et en repoussant l’armée de secours de Vercingétorix. Des 40 000 hommes, femmes et enfants enfermés dans ses murs, seuls 800 en réchappèrent.

Une fois la ville conquise, elle est reconstruite dans le style romain avec un plan carré et de nombreux complexes monumentaux : porte monumentale, aqueducs, thermes et amphithéâtre. De nombreuses villas furent bâties et la ville va atteindre une taille supérieure à celle du Moyen Âge.

Par la suite, pendant les invasions barbares, la ville se replie sur elle-même et une enceinte gallo-romaine est construite avec les restes des bâtiments officiels démantelés.

Bourges devient également le siège d’un archevêché, dont relèvent les diocèses d’Albi, de Cahors, de Clermont, de Mende, du Puy-en-Velay, de Rodez, de Saint-Flour et de Tulle. Le diocèse est l’un des tous premiers à être fondé par saint Ursin lors des premières campagnes d’évangélisation de la Gaule vers le IVe siècle. De ce fait le diocèse obtient des privilèges et les archevêques de Bourges deviennent primat des Aquitaines (cf. provinces romaines) et Patriarche de l’église romaine. Dès le Moyen Âge ces prérogatives sont contestées notamment par les archevêques de Bordeaux, et actuellement ne constitue plus qu’un titre honorifique.

Le Moyen Âge

Des Mérovingiens aux Capétiens

La période mérovingienne ne laisse que peu de trace. La ville, qui relevait du royaume d'Aquitaine, est prise par Charles Martel en 731[2], puis immédiatement reprise par Eudes d'Aquitaine.

En revanche, la période carolingienne est plus faste à en juger par les traces qu’elle laissa, bien que mal connue. De nombreux édifices sont construits signe d’une réorganisation sociale, politique et religieuse. De cette époque, date la construction d’un hôtel-Dieu et de la première cathédrale de Bourges, à l’emplacement de l’actuelle, par Raoul de Turenne. De cet édifice, subsiste une crypte mérovingienne sous le chœur de l’édifice actuel. On assiste aussi à la construction d’un palais sous l’actuelle préfecture. De nombreuses abbayes vont être fondées avec l’appui du pouvoir royal comme celle de Saint-Ambroix. Une première vague d’églises va être construite telle que l’église Saint-Paul.

Puis au XIIe siècle, Bourges était le chef-lieu d’une vicomté, jusqu’à ce que le dernier vicomte de Bourges, Eudes d'Arpin en 1101 vende ses fiefs pour 60 000 sous-or au roi de France afin de financer sa croisade. Bourges entre de ce fait dans le domaine royal, propriété propre de la Couronne. L’archevêque Aimoin constitue en 1038 une association diocésaine regroupant tous les hommes de plus de quinze ans, qui prêtent serment de défendre la Paix de Dieu[3]. Bien que peu efficace, elle est est relayée au XIIe siècle par une commune diocésaine (dès avant 1108), qui elle a une certaine efficacité : sa milice contraint en 1149 Renaud de Graçay à abandonner le château de Saint-Palais[4].

Durant ce siècle, la ville connaît un nouvel âge d’or, autour du chantier de la cathédrale, et la construction d’une nouvelle enceinte sous l’impulsion du roi Philippe Auguste. En effet, la ville est un centre religieux important, même si elle ne possède pas de centre de pèlerinage. De nombreux prélats se succèdent, dont certains vont connaître de brillantes carrières qui les mèneront même jusqu’au siège de Saint-Pierre. L’influence des familles locales qui sont devenues très proches du roi, tels les La Châtre et les Sully pour ne citer qu’eux, va concourir à la volonté de réaliser un édifice exceptionnel grâce à la puissance tant économique que politique des archevêques de Bourges. Le déclic vient par une nuit de tempête : la cathédrale foudroyée est en feu. Elle venait d’être reconstruite et n’était même pas encore achevée. Les décideurs hésitent, mais peut-être par rivalité avec l’archevêque de Bourges, Henri de Sully, frère du constructeur de Notre-Dame de Paris, décident en 1192 l’édification d’une nouvelle cathédrale sur un plan unique et original. Cette cathédrale constituera un manifeste visible de la puissance de l’église berruyère, mais aussi de la monarchie capétienne (les Anglais sont tout proches). De 1192 jusqu’au milieu du XVe siècle ce chantier démesuré va monopoliser toute la ville.

Le grand siècle de Bourges: (1360-1461)

Au XIVe siècle la ville devient la capitale du duché de Berry, qui est donné en apanage à Jean de Berry, troisième fils du roi de France Jean le Bon, et frère du roi Charles V. Ce grand seigneur, fils, frère, et oncle de roi, pair de France, va développer dans sa capitale une cour fastueuse. Il va attirer dans la ville de nombreux artistes parmi les plus brillants de son temps. Ces grands chantiers vont profondément marquer la ville. Son plus grand ouvrage sera la construction d’un palais ducal (grand palais) bâti sur les restes de la muraille gallo-romaine, et en continuité des restes d’un palais plus ancien appelé le petit palais (ancien palais des vicomtes de Bourges dont la construction primitive remonterait à Pépin le Bref). Ce palais sera rattaché par une galerie (galerie du cerf) à la Sainte-Chapelle (ou chapelle palatine). De ces édifices ne subsistent que deux des salles d’apparat du grand palais (actuel conseil général), le petit palais méconnaissable sous une façade replaquée au XIXe siècle (actuelle préfecture). La sainte chapelle a été complètement détruite ; certaines de ces verrières furent néanmoins placées dans les vitraux de l’église basse de la cathédrale. D’autres éléments montrent l’importance que joua ce prince mécène pour Bourges, ainsi l’on peut citer comme autres réalisations : le vitrail central de la façade principale de la cathédrale (grand housteau), le célèbre manuscrit des très riches heures du duc de Berry, l’horloge astronomique située à l’origine sur le jubé de la cathédrale (la première de France).

Le dauphin, futur Charles VII de France, ayant trouvé refuge à Bourges, va utiliser l’administration mise en place par son grand oncle, le duc de Berry, pour pouvoir reprendre le contrôle de son royaume (hôtel des monnaies, cour de justice, siège épiscopale). Son fils futur Louis XI naîtra d’ailleurs dans le palais des archevêques en 1423. Charles VII y promulgua la Pragmatique Sanction en 1438.

Jacques Cœur, fils d’un marchand drapier, sera l’un des habitants les plus illustres de cette époque. D’abord travaillant avec son père comme fournisseur de la cour ducale, il va connaître une ascension fulgurante. Il épouse la fille du prévôt de Bourges, Macée de Léodepart, puis va participer à la fabrication des monnaies (ce qui lui vaudra quelques déboires), puis il devient grand argentier c’est-à-dire fournisseur de la cour royale, il va ainsi développer un réseau commercial international grâce à l’établissement d’un réseau de comptoirs et d’une flotte commerciale. Mais sa fortune devient trop grande ; elle va éveiller les jalousies, et le conduire à sa perte. Traduit et condamné par la justice royale, il devient un homme traqué. Homme ruiné, il va trouver refuge auprès du pape Nicolas V. Tous ses biens sont confisqués et vendus au profit du roi, et il meurt en exil en 1456. La trace la plus marquante qu’il a laissée dans la ville est la construction d’un hôtel particulier encore existant aujourd’hui, le palais Jacques-Cœur.

En 1463, le roi Louis XI crée l’université de Bourges qui, après des débuts difficiles, attire des enseignants renommés et de nombreux étudiants au XVIe siècle[5].

Les quatre « prud’hommes » administrent la ville, puis sont remplacés en 1474 par un maire et 12 échevins. Le 22 juillet 1487, le Grand incendie de Bourges, encore appelé Grand incendie de la Madeleine, détruisit le tiers de la ville et marqua le début du déclin de la capitale du Berry.

Bourges sous l’Ancien Régime

Les guerres de religion

Montgomery prend la ville en mai 1562, puis ses hommes la saccagent. Le 21 décembre 1569, des troupes protestantes venues de la ville de Sancerre échouent, dans l’attaque de la Grosse Tour, face aux catholiques dirigés par le Gouverneur du Berry : La Châtre. La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Bourges le 26 août 1572, et le massacre des protestants y dure jusqu’au 11 septembre[6]. En 1585, son gouverneur La Chatre se rallie à la Ligue dès son lancement[7].

Du XVIIe siècle à la Révolution française

Au XVIIe siècle, la ville connaît un nouveau sursaut lié à deux évènements majeurs, la contre réforme d’abord, dont les jésuites vont être les principaux réalisateurs et qui va se matérialiser à Bourges par la construction d’un de leurs lycées. Et deuxièmement la présence puis son rôle en tant que gouverneur du Berry du futur prince de Condé. Nouvelles idées et influence politique transforment la ville. La cité encore médiévale s’ouvre, les murailles sont détruites, de nombreux édifices public sont bâtis (hôpital général, carmel) ou réaménagés (Hôtel-Dieu, hôtel des échevins). Deux hommes jouent un rôle fondamental : un architecte, Le juge, qui réalise la plupart de ces chantiers et l’archevêque Michel Phélyppeaux de la Vrillère, grand courtisan, dont la famille est l’une des plus riches de France qui fait construire un palais archiépiscopal, des jardins à la française signés Le Notre et un grand séminaire.

La vocation militaire de Bourges commença lorsqu’un régiment de Dragon y fut cantonné sous le règne de Louis XIV. Bourges et ses environs comptent désormais de nombreuses activités liées à la défense, notamment la soufflerie hypersonique du Subdray, les établissements MBDA (ex-Aérospatiale), l’établissement d’expérimentation technique de Bourges (essais de tirs). Ce dernier établissement est le successeur de l’école d’artillerie, implantée à Bourges en 1839 à la suite de pressions intensives des élus locaux[8].

Économie

Vue de Bourges depuis la cathédrale
  • Technologies de pointe
  • ESAM École supérieure d’application du Matériel (Armée de Terre)
  • Fabrication et test d’armement (ETBS : Établissement Technique de Bourges), GIAT industries devenu Nexter en décembre 2006
  • Centre de Formation de la Délégation générale pour l’armement (DGA)
  • Conception et fabrication Aéronautique, Aérospatiale. Anciennement Nord-Aviation. Puis en 2002 fusion avec Matra, pour devenir la société MBDA production missiles.
  • Usine Michelin, traite essentiellement les pneus aéronautiques (fabrication et rechapage).
  • Au XIXe siècle, Bourges doit une partie de sa prospérité à sa traversée par le canal de Berry dont elle a d’ailleurs demandé la modification du tracé initialement prévu, vers 1811, afin d’être desservie par lui.

Bourges est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Cher. Elle gère l’aéroport (code AITA : BOU).

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Urbanisation

Bourges est en plein renouvellement urbain car les habitants des quartiers nord de Bourges ne supportent plus les grandes tours insalubres et les vieilles barres HLM de la ville; pas moins de 3 000 logements sociaux vont être détruits dans le grand quartier de la Chancellerie qui comprend 30 000 habitants; plus d’un tiers de la population de Bourges, va être en partie refaite et les tours remplacéespar des petits HLM de maximum 5 étages.

Un autre projet important est en cours : le réaménagement du quartier Avaricum, se trouvant dans le centre ville. Ce quartier comprenait sept tours ; construite dans le courant des années 1960. Ces tours ont été abattues courant 2008, et actuellement, les travaux concernent le détournement d’une rivière souterraine (l’Yévrette)[9]. Une fois le site inauguré, le centre ville commercial se trouvera agrandi. Les travaux, qui devaient initialement se terminer courant 2010, ne se finiront probablement pas avant 2012[10]. Le projet comprendra :

  • Un pôle commercial de 13 000 m² de surface de vente, hors réserves[11].
  • 70 % des surfaces sont consacrées à des magasins de grande taille[11].
  • 30 logements sociaux, sur 2 200 m² de surface habitable avec 30 places de stationnement[11].
  • 48 logements privés, sur 3 500 m² de surface habitable[11].
  • Une résidence d’affaires de 104 appartements répartie sur 3 300 m²[11].
  • Un parc privé de stationnement souterrain de 946 places de stationnement, sur trois niveaux[11].

Voies de communication

Voies autoroutières

L’A71 (Orléans-Clermont-Ferrand) relie la ville à 1 heure d’Orléans, 2h30 de Paris et à 4 heures de Lyon. Il est possible, via l’A85 à Vierzon, d’aller à Tours en 1h30.

Voies urbaines

L’agglomération berruyère est desservie par le réseau de bus AggloBus (21 lignes, 120 bus) et reste reliée au reste du département grâce au réseau Lignes 18.

Voies ferroviaires

Article détaillé : Gare de Bourges.

Bourges est une des très rares villes en France à être mal desservie au niveau ferroviaire en fonction de sa taille. En effet, la gare ne se trouvant pas sur une des grandes radiales ferroviaires françaises, les trains devant aller jusqu’à Bourges doivent être le plus souvent en terminus, limitant ainsi l’effet de desserte de la ville, ou sinon, les gens devant aller jusqu’à la gare de Vierzon pour pouvoir prendre un train jusqu’à Paris.

On peut par exemple compter seulement 4 trains direct aller/retour par jour pour Paris-Austerlitz, sa gare tête-de-ligne. En comparaison, Nevers, étant une ville plus petite, mais sa gare étant sur une des radiales ferroviaires, bénéficie de 12 trains aller/retour pour Paris au quotidien.

Cependant, en contre-partie, la position de la gare de Bourges lui donne une très bonne desserte « Est-Ouest ». On peut par exemple aller depuis Bourges: à Tours, Angers, Nantes, Le Croisic, Montluçon, Nevers, Moulins, Roanne, Lyon.

Administration

L’hôtel de ville de Bourges
Liste des maires successifs après 1943
Période Identité Parti Qualité
2005 2014 Serge Lepeltier UMP Ancien député (1993-1997), Ancien sénateur (1998-2004), Ancien ministre (2004-2005)
2004 2005 Roland Chamiot UMP Conseiller général (2001-2008)
1995 2004 Serge Lepeltier UMP Ancien député (1993-1997), Ancien sénateur (1998-2004), Ancien ministre (2004-2005)
1993 1995 Jean-Claude Sandrier PCF Député
1977 1993 Jacques Rimbault PCF Député / décédé avant fin du mandat
1959 1977 Raymond Boisdé RPF Député
1953 1959 Louis Mallet - -
1948 1953 André Cothenet - -
1947 1948 Heni Salle - -
1943 1947 Charles Cochet - -

La ville est divisée en cinq cantons :

Démographie

Évolution démographique
1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
49 263 53 879 60 632 70 814 77 300 76 432 75 609 72 480 70 828
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Héraldique

Blason Bourges Majestueux.jpg

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville Bourges :

« D’azur, à trois moutons passants d’argent, à la bordure engrêlée de gueules, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or. »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Il existe une variante :

« D’azur à trois moutons d’argent, accornés de sable, accolés de gueules et clarinés d’or, à la bordure engrêlée de gueules; au chef cousu d’azur, chargé de trois fleurs de lis d’or. »

Voir une représentation de ce dernier blasonnement

Monuments

Cathédrale Saint-Étienne
Maisons à pans de bois

Bourges est classée Ville d’Art et d’Histoire.

  • La cathédrale Saint-Étienne de Bourges fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992.
  • Palais Jacques-Cœur (voir Jacques Cœur)
  • Musée Maurice-Estève, dans l’ancien hôtel des échevins
  • Les marais de l’Yèvre et de la Voiselle, jardins familiaux et cultures maraîchères ont été classés en 2003 sur la Liste des monuments naturels et des sites.
  • Les vestiges des remparts gallo-romains.
  • Les restes du palais du duc Jean de Berry (aujourd’hui préfecture)
  • La place Gordaine et ses maisons à pans de bois (XIVe siècle)
  • La grange des dîmes (XIIe siècle) - rue Molière, près de la cathédrale
  • Le palais archiépiscopal (XVIIe siècle) - ancien hôtel de ville - et son jardin à la française (jardin de l’archevêché) attribué à Le Nôtre.
  • Le canal de Berry et les rives de l’Auron
  • L’hôtel Cujas, qui abrite le Musée du Berry
  • L’Hôtel Lallemant, exemple de la première Renaissance française.

Culture

Chaque année depuis 1977, se tient dans la ville un festival musical et culturel, qui dure cinq jours et se déroule généralement en avril : le Printemps de Bourges.

Chaque année depuis 2005, Bourges accueille également le Festival International des Scénaristes qui se déroule fin mars et le Festival International du Film Écologique qui se déroule fin septembre.

La ville a accueilli également une des premières Maisons de la Culture créées par André Malraux. Celle-ci fut inaugurée en 1964 par André Malraux et le général de Gaulle.

Animaux naturalisés au Museum de Bourges

Plusieurs musées peuvent y être visités :

  • Musée du Berry (archéologie, arts et traditions populaires)
  • Muséum d’histoire naturelle Gabriel Foucher
  • Musée Estève (art contemporain)
  • Hôtel Lallemant (arts décoratifs)
  • Musée des Meilleurs Ouvriers de France
  • Musée de l’École

Sports

Bourges est une ville sportive : en 2008, 172 clubs accueillaient 21 500 licenciés.[12] À l’heure actuelle, les principaux clubs de sports de Bourges sont le Bourges Basket et le Bourges judo qui a déjà remporté plusieurs victoires au championnat de France, qui a déjà remporté huit championnats de France et trois Euroligues dont deux consécutives. Le CREPS de la Région Centre qui est un des plus grands centres sportifs d’Europe s’est implanté à Bourges en 2004.

Environnement

La ville a été récompensée par quatre fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[13]

Personnalités liées à la commune


Vie militaire

En 1860, en raison de sa position centrale, Bourges fut choisie pour être le centre de l’armement sous le Second Empire. La ville voit s’implanter la fonderie de canons (1866), l’arsenal, la direction de l’artillerie, l’école de pyrotechnie ainsi qu’un champ de tir.

En 1912, à côté de Bourges est créée l’école de pilotage d’Avord. Elle deviendra le plus grand centre de formation de la guerre 14-18.

En 1928, la firme Hanriot implante son école de pilotage à Bourges. C’est le début de l’épopée aéronautique. Les ateliers de fabrication seront construits entre 1932 et 1939, ils deviendront plus tard l’Aérospatiale.

Des aviateurs prestigieux séjourneront à Bourges et à Avord :

Unités ayant été stationnées à Bourges

Anecdote en rapport avec le 95e Régiment d’Infanterie

Bourges fut la garnison du 95e Régiment d’Infanterie ; le 8 avril 1915, aux Éparges, dans le secteur de Saint-Mihiel, au cours de la contre-offensive du Bois-Brûlé, afin de galvaniser ses hommes épuisés, l’adjudant Péricard, commandant une section de ce régiment, lança cette apostrophe restée célèbre : « Debout les morts ! ».

Industrie aéronautique et militaire

À partir de 1928 les industries aéronautiques vont se succéder à Bourges :

  • 1928 - L’école Hanriot s’installe à Bourges, et deux ans plus tard, la société Hanriot commence des fabrications d’avions.
  • SGA (Société Générale de l’Aéronautique) regroupe de 1930 à 1934 les usines Hanriot, des moteurs Lorraine, Nieuport Delage et SECM.
  • 1er février 1937 - Création de la SNCAC (Société Nationale de Construction Aéronautique du Centre) fusion et nationalisation des sociétés Hanriot et Farman.
  • 1950 - La SNCAC devient la SNCAN (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord).
  • 1958 - La SNCAN change d’appellation et devient Nord Aviation.
  • La SNIAS, Société Nationale des Industries Aéro-Spatiales, naît le 1er janvier 1970. Elle regroupe Nord Aviation, Sud Aviation et la Sereb.
  • 24 juin 1984 - la SNIAS s’appelle désormais Aérospatiale.

Avions fabriqués à Bourges

Avant-guerre
  • Avion d’observation Potez 25 (312 appareils - 1930 à 1933).
  • Avion d’entrainement Hanriot 431 (jusqu’en 1933), Hanriot 432 (2 exemplaires), avion d’observation Hanriot 433 (26 appareils - 1935) et avion d’observation Hanriot 436 (50 appareils - 1934).
  • Hanriot 16 et 16-1 (40 appareils - 1934).
  • Avion de bombardement Bloch MB.200 (45 matériels - 1935 à 1936).
  • Avion de bombardement Bloch MB.210 (50 ou 70 matériels - 1936 à 1939).
  • Hanriot 182 (45 matériels - 1935 à 1937. Puis environ 200 matériels de 1938 à 1939).
  • Hanriot 192 (9 matériels).
  • Chasseur monoplace Curtis H 75 A1 (Origine USA - assemblés à Bourges en 1939).
  • Bimoteur d’entrainement Hanriot 232 (19 matériels - 1940).
  • Avion d’assaut Bréguet 693 (27 matériels - 1940).
  • Avion d’entrainement Hanriot 437 (1 exemplaire).
  • Avion d’observation Hanriot 438 (12 exemplaires).
  • Hanriot 439 (13 exemplaires).
  • Prototypes trimoteur LH 70 (1930) et bipoutre H 110 puis H 115.
  • Bimoteur d’entrainement et d’observation NC 510 (2 prototypes - 1938 à 1939).
  • Prototypes bimoteur NC 530.
  • Chasseur bombardier - bimoteur triplace H 220 ou NC-600 (1 prototype et 1 exemplaire série - 1940).
Période de l’occupation
  • Avion de liaison bimoteur Siebel 204 A - 115 appareils - avril 1942 à fin 1943.
  • Avion école et de liaison bimoteur Siebel 204 D - 796 appareils commandés - livraison de septembre 1943 à juin 1944.
Après-guerre
  • Avion de liaison école NC 701 « Martinet » copie du Siebel 204 D (263 exemplaires - 1944 à 1949).
  • Avion de liaison NC 702 (62 exemplaires - 1947 à 1949).
  • Quadriplace NC 840 « Chardonneret » (1 prototype - 1945).
  • Avions légers NC 850 (1 prototype - 1947), NC 851 (9 ex - 1947), NC 852 (1 prototype), NC 853 (40 ex - 1949).
  • Avion cargo quadrimoteur « Cormoran » NC 210 et NC 211 (2 prototypes - 1948 à 1949).
  • Avion de tourisme NC 856 (1 exemplaire - 1949).
  • Avion de tourisme NC 860 (1 exemplaire - 1949).
  • Avion de transport Noratlas, ou Nord 2501 (221 exemplaires - 1952 à 1959).
  • Avion de transport Nord N262 et N262E « Frégate » (110 exemplaires - 1961 à 1976).
  • Avion de transport Transall C160 (56 exemplaires - 1963 à 1973).
  • Pointe avant du Mirage F1 (600 tronçons).
  • Tronçon voilure 21 du Concorde.
  • Case de train et « Bossettes » de l’A300.
  • Plan centraux ATR 42 et ATR 72.
  • Fuselage du Falcon 50.

Missiles fabriqués à Bourges

Villes jumelées

Notes et références

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 20/07/2008.
  2. Michel Dillange, Les Comtes de Poitou, Ducs d'Aquitaine (778-1204), Geste éditions, coll. « La Crèche », 1995, 304 p. (ISBN 2-910919-09-9), p. 17 .
  3. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 14-15
  4. Chédeville, op. cit., p 15
  5. J.-Y. Ribault, « L’Ancienne université de Bourges », dans Académie d’Orléans, Guide de l’étudiant, année 1964-1965, p. 23-25.
  6. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 286
  7. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980, (ISBN 2-7242-0785-8 ), p 341
  8. L’Encyclopédie de Bourges
  9. Projet Avaricum, dévoiement des réseaux, Site officiel de la Ville de Bourges
  10. Le projet Avaricum à Bourges lanouvellerépublique.fr
  11. a , b , c , d , e  et f Projet Avaricum, Site officiel de la Ville de Bourges
  12. Source
  13. Source : Villes et Villages Fleuris

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Roland Narboux, De Hanriot à l’aérospatiale, Tardy Quercy SA, 1990.
  • Roland Narboux, L’Histoire de Bourges au XXe siècle en 3 volumes, éditions Bernard Royer.
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